Une année avec les Actes des apôtres : méditation du jeudi 21 janvier 2021. Nous prions pour nos envoyés à Madagascar.

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À Iconium, la même chose se produisit : Paul et Barnabé entrèrent dans la synagogue des Juifs, et parlèrent de telle façon qu’un grand nombre de Juifs et de Grecs devinrent croyants.

Mais ceux des Juifs qui avaient refusé de croire se mirent à exciter les païens et à les monter contre les frères. Paul et Barnabé séjournèrent là un certain temps. Ils mettaient leur assurance dans le Seigneur : celui-ci rendait témoignage à l’annonce de la parole de sa grâce, et il leur donnait d’accomplir par leurs mains des signes et des prodiges.

La population de la ville se trouva divisée : les uns étaient pour les Juifs, les autres pour les Apôtres. Il y eut un mouvement chez les non-Juifs et chez les Juifs, avec leurs chefs, pour recourir à la violence et lapider Paul et Barnabé. Lorsque ceux-ci s’en aperçurent, ils se réfugièrent en Lycaonie dans les cités de Lystres et de Derbé et dans leurs territoires environnants. Là encore, ils annonçaient la Bonne Nouvelle.

Or, à Lystres, il y avait un homme qui était assis, incapable de se tenir sur ses pieds. Infirme de naissance, il n’avait jamais pu marcher. Cet homme écoutait les paroles de Paul. Celui-ci le fixa du regard et vit qu’il avait la foi pour être sauvé. Alors il lui dit d’une voix forte : « Lève-toi, tiens-toi droit sur tes pieds. » L’homme se dressa d’un bond : il marchait. En voyant ce que Paul venait de faire, les foules s’écrièrent en lycaonien : « Les dieux se sont faits pareils aux hommes, et ils sont descendus chez nous ! » Ils donnaient à Barnabé le nom de Zeus, et à Paul celui d’Hermès, puisque c’était lui le porte-parole.

Le prêtre du temple de Zeus, situé hors de la ville, fit amener aux portes de celle-ci des taureaux et des guirlandes. Il voulait offrir un sacrifice avec les foules. Informés de cela, les Apôtres Barnabé et Paul déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent dans la foule en criant : « Pourquoi faites-vous cela ? Nous aussi, nous sommes des hommes pareils à vous, et nous annonçons la Bonne Nouvelle : détournez-vous de ces vaines pratiques, et tournez-vous vers le Dieu vivant, lui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qu’ils contiennent.

Dans les générations passées, il a laissé toutes les nations suivre leurs chemins.

Pourtant, il n’a pas manqué de donner le témoignage de ses bienfaits, puisqu’il vous a envoyé du ciel la pluie et des saisons fertiles pour vous combler de nourriture et de bien-être. »

En parlant ainsi, ils empêchèrent, mais non sans peine, la foule de leur offrir un sacrifice.

Alors des Juifs arrivèrent d’Antioche de Pisidie et d’Iconium ; ils se rallièrent les foules, ils lapidèrent Paul et le traînèrent hors de la ville, pensant qu’il était mort. Mais, quand les disciples firent cercle autour de lui, il se releva et rentra dans la ville. Le lendemain, avec Barnabé, il partit pour Derbé. Ils annoncèrent la Bonne Nouvelle à cette cité et firent bon nombre de disciples. Puis ils retournèrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie . Actes 14,1-2

 

 

Comment est-il possible qu’une parole de grâce, d’espérance et de vie puisse faire naitre chez les uns la joie et la liberté, et provoquer chez d’autres un effondrement existentiel, suscitant des réactions violentes ? A Iconium, Paul et Barnabé sont confrontés à ces positions extrêmes.

Sommes-nous en mesure de comprendre aujourd’hui à quel point la bonne nouvelle de l’évangile, délivrée par Paul et Barnabé, a été un message révolutionnaire, bousculant les repères, chamboulant les certitudes, établissant un système de valeurs totalement étranger au monde ambiant ? Deux mille ans de christianisme nous ont donné le temps d’apprivoiser la religion chrétienne, au point de considérer parfois le message de l’évangile comme désuet, dépassé, et de réduire le scandale de la croix à l’état de bijou qui se porte autour du cou.

Mais retournons à Iconium, où la belle dynamique de la mission se poursuit, portée à bout de bras par deux hommes audacieux, Paul et Barnabé, dans un esprit de compagnonnage et de complémentarité. Même quand leur fidélité à Jésus le Christ les met en danger de mort ! Miracle (un homme qui guérit), malentendu (sont-ils des dieux incarnés ?), mise à mort (lapidation de Paul) jalonnent leur passage…L’évangile est-il à ce prix ?

Seul celui qui a été relevé et rendu à la vie peut à son tour témoigner, avec une confiance inébranlable, de Celui qui désormais donne sens à toute son existence. Seul celui ou celle qui désire ardemment partager ce qu’il a reçu de plus précieux peut donner sans compter.

L’évangile est-il encore cette bonne nouvelle qu’il est impossible de garder pour soi, tant elle brûle en notre cœur et nous lance vers les autres ?

 

 

Prions :

Merci pour Jésus, le Christ.
Par son passage à travers la mort,
Il a orienté le voyage des hommes définitivement vers la vie.
Nous t’en prions,
Père de Jésus, et notre Père :
Que la joyeuse nouvelle de la résurrection demeure brûlante en nous.
Quelle nous accompagne comme une parole et une musique obstinée,
Afin qu’en transfigurant notre vie, elle parvienne à tous nos frères
Et les réjouisse dans leur patient pèlerinage de chaque jour.
Amen.