Chaque année, le Défap soutient des projets divers à l’international, permettant de répondre aux besoins locaux des communautés des Églises sœurs. Cinq projets s’inscrivent dans le cadre des engagements du Défap : renforcer les liens avec les partenaires et lutter pour la justice climatique et le respect de la dignité humaine. Les dons financent des actions de terrain portées par des acteurs locaux fiables.

Burkina Faso – Gestion durable des sols
Partenaires : Service Chrétien d’Appui à l’Animation Rurale | L'Office de Développement des Églises Évangéliques
Thématiques : Vie terrestre | Compensation carbone
Objectif : 5 953€
Au Burkina Faso, le secteur agricole demeure la principale activité de la majorité de la population. Toutefois, l’agriculture fait face à de nombreuses difficultés.
On observe d’abord des problèmes environnementaux, notamment la dégradation progressive des terres agricoles, qui deviennent de moins en moins fertiles. À cela s’ajoutent des problèmes sociaux, en particulier pour les femmes, qui sont fortement désavantagées : elles ont un accès limité au crédit, à la formation et à l’information, et disposent rarement des moyens de production nécessaires.
Par ailleurs, l’accaparement des terres par de grandes entreprises ainsi que le manque d’intrants agricoles compliquent davantage la situation des exploitants.
L’objectif du projet est donc d’équiper des coopératives en matériel adapté afin de réaliser des cordons pierreux, une technique de protection des sols qui permet de conserver l’eau et la matière organique, tout en améliorant la fertilité des terres.

République Démocratique du Congo – Soutien aux étudiantes de l’UPRECO
Partenaire : Université Presbytérienne Sheppard et Lapsley du Congo
Thématiques : Éducation de qualité | Égalité entre les sexes
Objectif : 4 000€
En République Démocratique du Congo, les traditions et la pauvreté empêchent souvent les jeunes filles d’accéder à l’éducation. Beaucoup sont victimes d’analphabétisme, de mariages précoces ou de prostitution, ce qui compromet leur avenir et leur dignité.
Face à cette situation, l’UPRECO (Université Presbytérienne Sheppard et Lapsley du Congo) met en place un projet visant à accorder des bourses d’études à 10 jeunes filles vulnérables issues de familles pauvres, afin de leur permettre de suivre une formation en Théologie.
Les bénéficiaires sont sélectionnées selon des critères précis (diplôme d’État, vulnérabilité économique, bon témoignage chrétien). La formation dure trois ans et mène à l’obtention d’une licence. Chaque étudiante reçoit une bourse annuelle de 400 €, couvrant les frais académiques et certains besoins essentiels.
L’objectif est de permettre à ces jeunes filles d’acquérir une formation de qualité et de devenir autonomes. Il s’agit d’un renouvellement du projet pour une durée de trois ans, les résultats obtenus jusqu’à présent étant très positifs et encourageant la poursuite de notre engagement

République Démocratique du Congo – Soutien aux étudiantes de ULPGL Bukavu
Partenaire : Université Libre des Pays des Grands Lacs
Thématiques : Éducation de qualité | Égalité entre les sexes
Objectif : 6 240€
À Bukavu, la crise économique provoquée par la COVID-19, aggravée par le conflit armé dans l’Est de la RDC, a fortement fragilisé les ménages. La baisse des revenus, les déplacements de populations et l’instabilité ont conduit de nombreuses familles à sacrifier l’éducation, en particulier celle des femmes.
Pour répondre à cette urgence, l’Université Libre des Pays des Grands Lacs (ULPGL-Bukavu) met en place un projet de soutien aux étudiantes en Théologie. D’une durée de trois ans (2025–2028), il prévoit le financement complet des frais académiques de 12 étudiantes par an, soit 36 bénéficiaires au total. Le projet inclut également des actions de sensibilisation auprès des églises et des communautés afin de promouvoir la poursuite des études et l’égalité des chances.
L’objectif est de réduire le taux d’abandon scolaire des femmes, de préserver leur droit à l’éducation et de leur offrir de meilleures perspectives d’avenir malgré le contexte de crise.

République Démocratique du Congo – Restauration et protection du corridor de Songolo
Partenaires : Centre Régional d'Appui et de Formation pour le Développement | SECAAR
Thématiques : Lutte contre le changement climatique | Compensation carbone
Objectif : 6 066€
Le développement rapide des petites et moyennes entreprises agricoles et agroalimentaires le long du corridor Boma–Kinshasa (Kongo Central) stimule l’économie locale, mais accentue également la pression environnementale. La déforestation, l’érosion des sols, le ruissellement et la pollution menacent durablement cet espace stratégique.
Face à ces risques, le CRAFOD, à travers son Centre d’Apprentissage de Proximité (CAP) de Songololo, met en œuvre un projet visant à protéger le corridor et promouvoir des pratiques agricoles durables, notamment la permaculture et l’agriculture biologique.
Le projet prévoit :
- la sensibilisation des communautés locales à la protection de l’environnement ;
- le reboisement du site avec des espèces adaptées et l’installation de dispositifs anti-érosifs ;
- la formation des populations à la maîtrise des feux de brousse ;
- la construction d’une latrine éco-santé permettant de transformer les déchets humains en engrais organique.
L’objectif général est de créer une dynamique de plantation agroforestière communautaire, d’améliorer la gestion durable des terres et de renforcer les capacités des ménages agricoles environnants.

Tunisie – Réhabilitation des sols et autonomie fourragère
Partenaire : Association Tunisienne d'Agriculture Environnementale
Thématique : Lutte contre le changement climatique
Objectif : 4 931,80€
En Tunisie, 80 % des terres agricoles sont touchées par la dégradation des sols, en raison de pratiques agricoles non durables et de sécheresses répétées. Cette situation fragilise la sécurité alimentaire, réduit la productivité des exploitations et accroît la dépendance des éleveurs à l’achat de fourrage, dont les prix sont instables. La production fourragère locale, peu diversifiée et techniquement limitée, ne couvre qu’une faible part des besoins du bétail.
Dans ce contexte, l’ATAE accompagne les petits et moyens producteurs ruraux vers des pratiques agroécologiques, notamment la mise en place de banques vertes : des parcelles d’arbres et d’arbustes fourragers permettant de restaurer les sols, stocker du carbone et fournir une alimentation résistante à la sécheresse. Le projet vise à installer 20 banques vertes dans les régions de Jendouba, Kairouan et Mahdia, bénéficiant à 20 agriculteurs (5 à 7 par région).
L’objectif général est de renforcer l’autonomie des agro-éleveurs, de réduire la dégradation des sols et de favoriser la séquestration du carbone, tout en introduisant des pratiques agroécologiques durables et adaptées aux besoins des producteurs.


