Épouse du Dr. Célin Nzambé, médecin-chef de l’hôpital de Dang, et mère de trois enfants, Albertine Nzambé a été emportée le 17 mars 2019 par une crise cardiaque. Le Défap se tient en prière aux côtés de la famille Nzambé endeuillée, engagée depuis des années dans une expérience missionnaire au long cours au Cameroun.

Célin et Albertine Nzambé – DR

Le Défap se tient en communion de prière avec le Dr. Célin Nzambé, ses proches et ses enfants, douloureusement frappés par la disparition d’Albertine Nzambé. Elle a succombé à une crise cardiaque, au soir du 17 mars 2019, dans l’ambulance qui l’emmenait vers l’hôpital.

Pour Albertine comme pour son époux Célin, la présence au Cameroun de la famille Nzambé s’est inscrite depuis des années dans le cadre d’un engagement missionnaire. Nés tous deux en République Démocratique du Congo, accueillis au sein de l’EEAM, l’Église Évangélique au Maroc, les époux Nzambé ont découvert le Cameroun en tant qu’envoyés de la Cevaa. C’est dans ce cadre que Célin Nzambé a occupé le poste de médecin-chef à l’hôpital de Nkoteng, de l’UEBC (Union des Églises Baptistes du Cameroun) de septembre 2009 à août 2015.

Albertine Nzambé reposera au cimetière missionnaire d’Étoudi

Pour aller plus loin :

Pour cette mission, Célin et Albertine Nzambé étaient envoyés par l’EEAM : une aventure vécue en famille, et qui s’est prolongée bien au-delà de l’engagement prévu dans le cadre de la Cevaa. Ce pays découvert comme envoyés, et au service des œuvres de santé de l’UEBC, Célin, Albertine et leurs enfants y sont restés depuis lors, pour travailler à réhabiliter des hôpitaux de l’Église Presbytérienne Camerounaise (EPC). Un réseau d’établissements hérités des anciennes missions américaines – et en particulier de la mission presbytérienne, présente dans le pays dès 1871 – qui, malgré leur qualité reconnue, ont pâti de difficultés de gestion, jusqu’à être abandonnés.

D’où le projet de rendre à leur usage initial des bâtiments dans lesquels le personnel médical habitait encore, mais en ayant cessé d’exercer, faute d’être payé. La tâche, immense, nécessitait bien l’appui de toute une famille, pour une œuvre autant pastorale que médicale : en tout, c’est une quinzaine d’hôpitaux qu’il s’agirait, à terme, de réhabiliter. Le travail est en bonne voie pour quatre d’entre eux. Actuellement, le Dr. Nzambe occupe le poste de médecin-chef de l’hôpital de Dang. Dans cette vaste entreprise de réhabilitation, la famille Nzambé a reçu le soutien de paroisses françaises via les liens établis avec le Défap : c’est notamment le cas de la paroisse de La Rochelle, et en particulier du docteur Jean-Pierre Perrot, cardiologue, qui vient régulièrement prêter main-forte à Célin Nzambé.

Ayant vécu des années au Cameroun dans le cadre de ce projet missionnaire commun, c’est dans ce pays qu’Albertine Nzambé reposera désormais : elle sera inhumée à Yaoundé, au cimetière missionnaire d’Étoudi. Pour ses funérailles, un culte sera organisé en commun par l’Église Évangélique du Cameroun, l’Union des Églises Baptistes du Cameroun et l’Église Presbytérienne Camerounaise.

Albertine Nzambé en compagnie de ses enfants : Clanie, Myria et Jonathan – DR