Méditation du jeudi 6 juin 2019. Nous prions pour nos envoyés en Egypte et au Burkina-Faso.

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Quand le jour de la Pentecôte arriva, ils se trouvaient réunis tous ensemble.

Tout à coup il y eut un bruit qui venait du ciel comme le souffle d’un violent coup de vent : la maison où ils se tenaient en fut toute remplie.

Alors leur apparurent comme des langues de feu qui se partageaient et il s’en posa sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler d’autres langues, comme l’Esprit leur donnait de s’exprimer.

Or, à Jérusalem, résidaient des Juifs pieux, venus de toutes les nations qui sont sous le ciel. A la rumeur qui se répandait, la foule se rassembla et se trouvait en plein désarroi, car chacun les entendait parler sa propre langue.

Déconcertés, émerveillés, ils disaient : « Tous ces gens qui parlent ne sont-ils pas des Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ?

Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, du Pont et de l’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Egypte et de la Libye cyrénaïque, ceux de Rome en résidence ici, tous, tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons annoncer dans nos langues les merveilles de Dieu. » Ils étaient tous déconcertés, et dans leur perplexité ils se disaient les uns aux autres : « Qu’est-ce que cela veut dire ? »

D’autres s’esclaffaient : « Ils sont pleins de vin doux. » Actes 2,1-11

La Pentecôte vue dans l’iconographie orthodoxe : monastère Saint Tikhon, Pennsylvanie © Maxpixel

Réunis pour célébrer le don de la Torah à Moïse sur le Mont Sinaï, les disciples vont bénéficier d’un nouveau don, annoncé par Jésus : celui de l’Esprit Saint. Celui-ci est mentionné plusieurs fois dans l’Ancien Testament ; il est comme un souffle, un vent, porteur de la Parole de Dieu. Au moment du baptême de Jésus il s’est manifesté sous forme de colombe. Aux disciples il va octroyer, de manière miraculeuse, le charisme des langues.

En notre époque polyglotte, cela peut suggérer de belles prouesses en matière de traduction et de communication. Et rapporté à l’histoire biblique, on pourrait le comprendre comme une sorte de remède apporté à la confusion de Babel, quand les humains, après avoir parlé une seule langue, furent dispersés à la fois géographiquement et linguistiquement.

En tout cas, cela montre que Dieu a le souci de se faire comprendre de manière intelligible à tous les humains de la terre, dans leurs langues et leurs cultures. Le parler en langue ne saurait se réduire à un langage inspiré mais sans mots chargés de signification. Dans l’épître aux Corinthiens Paul écrit : « Et maintenant de quelle utilité vous serais-je, frères, si je venais à parler en langues et si je ne vous parlais pas par révélation ou par connaissance, ou par prophétie, ou par doctrine ? »1 Co 1,14

Mais une autre précision s’impose. Quand les apôtres proclament l’évangile, « chacun les entend dans sa langue maternelle ». La seule compréhension du point de vue de l’intellect ne suffit pas. La langue maternelle signifie la langue du cœur, la langue des premiers jours de la vie, la langue familiale et familière, quotidienne et poétique, de l’enfance à l’âge adulte.

Si de si nombreuses personnes présentes à Jérusalem ont vraiment accueilli le message des apôtres de Jésus, c’est parce que ce message les a rejoints et touchés dans leur intimité, dans leur existence, dans leurs affections, dans leurs douleurs, dans leurs questions. Ce message est un message de vie et pour la vie.

De cette émotion première, si intime et si universelle à la fois, est née l’Église, visible et invisible !

 

 

Nous prions pour nos envoyés en Égypte et au Burkina–Faso et nous confessons notre foi avec cette confession de l’Église évangélique du Cameroun.

Mes frères, Jésus-Christ est la source et le but de la vie.
Gloire à Jésus-Christ, c’est le seul qui nous donne la vie.
Avec sa force, l’homme a voulu imposer l’amour.
Pourtant Jésus-Christ est le seul qui nous donne d’aimer.
Avec sa force, l’homme a voulu imposer sa joie.
Pourtant Jésus-Christ est le seul qui nous donne la joie.
Avec sa force, l’homme a voulu imposer la paix.
Pourtant Jésus-Christ est le seul qui nous donne la paix.
Avec sa force, l’homme a voulu imposer l’espoir.
Pourtant Jésus-Christ est le seul qui nous donne l’espoir.
Avec sa force, l’homme a voulu imposer l’honneur.
Pourtant Jésus-Christ est le seul à qui rendre l’honneur.

Église évangélique du Cameroun