En route vers les Jeudis de la mission !




Hope 360 : bientôt la deuxième édition !

Deux an après la première édition au parc de l’Épervière, à Valence, le collectif Asah récidive et organise le 9 octobre prochain une deuxième édition de Hope 360. Comme la première fois, ce rendez-vous se veut à la fois ludique, sportif et solidaire… avec, innovation pour cette année, une déclinaison en distanciel pour amplifier l’impact de l’événement. Le Défap sera présent parmi la vingtaine d’acteurs chrétiens de la solidarité internationale mobilisés pour ce rendez-vous.

Conjuguer convivialité, rendez-vous sportif et engagement : c’est le mot d’ordre de Hope 360, qui, après sa première édition en octobre 2019, se prépare pour un nouveau rendez-vous à Valence, le 9 octobre 2021. Au menu : des courses à pied, mais aussi… en voitures à pédales, les divers participants concourant pour promouvoir un des projets solidaires portés par la vingtaine d’associations partenaires, dont le Défap, qui sera présent avec un projet lié à Madagascar (plus d’informations prochainement à ce sujet). L’idée étant bien sûr davantage de partager un bon moment que de réaliser une performance sportive… tout en manifestant son engagement et en courant pour une bonne cause, et en donnant de son temps au profit des autres.

Le concept est simple : il s’agit de courir afin de récolter des fonds pour soutenir un projet. Pour cela, il faut s’inscrire sur le site de l’événement (hope360.events/). Plusieurs parcours de courses sont proposés, et une sélection de projets à soutenir : il faudra donc choisir son parcours, le projet pour lequel s’engager, payer son inscription en ligne… Une fois l’inscription finalisée, il ne restera plus qu’à en parler à vos amis et proches pour faire connaître l’événement et susciter les bonnes volontés. Vous pourrez aussi décider d’ouvrir une cagnotte pour collecter des fonds au profit du projet que vous aurez choisi de soutenir. Vous pourrez, enfin, venir visiter le village des associations.

Une course connectée autour du monde

Une nouveauté toutefois, cette année l’événement aura lieu en présentiel à Valence et en distanciel en version connectée. Le contexte de la crise sanitaire a amené le collectif Asah à revoir l’organisation de la course solidaire. D’une situation complexe est ainsi née une solution qui se veut pérenne dans les années à venir : créer, en parallèle de la course en présentiel, une course connectée de la même importance. Mais comment faire d’un événement local, un événement connecté ? En imaginant un défi parlant à tout un chacun : faire le tour de la Terre ensemble (40 000 km). Avec l’idée forte « Toi aussi, où que tu sois, lève toi et cours pour la solidarité internationale », l’événement s’adresse désormais à un public plus large. Notons que les volontaires sur le terrain peuvent désormais être intégrés plus facilement grâce à ce nouveau concept. En outre, Hope 360 a vocation à être organisé dans d’autres villes de France dans les prochaines années.

Ce rendez-vous ludique autant que sportif est organisé par le collectif Asah, réseau de trente ONG d’inspiration chrétienne, agissant dans l’urgence, le développement, le plaidoyer, l’environnement ou la solidarité. Le Défap en est membre, aux côtés d’associations comme ADRA, Artisanat SEL, la Fondation La Cause, Medair… La motivation des associations engagées est de mettre leurs forces en commun pour un projet qui les dépasse mais qui contribue à leur mission commune :

  • Sensibiliser le grand public à la solidarité internationale
  • Montrer la richesse des actions mises en oeuvre par les ONG

Entre 1600 et 2000 coureurs, rouleurs ou encore marcheurs de toute la France et de tous âges sont attendues pour la course Hope 360. Ce projet contribuera à promouvoir dans la société l’engagement dans la solidarité internationale.

Retrouvez ci-dessous le programme :




Solidarité avec le CIPCRE, victime d’un grave incendie

Deux des bâtiments du siège camerounais du Cercle International pour la Promotion de la Création, situé à Bafoussam, ont été détruits par les flammes au cours du dimanche 7 mars. Le Défap fait part de son soutien au CIPCRE, qui mène depuis trois décennies un travail exemplaire et irremplaçable pour promouvoir le développement durable dans une perspective chrétienne.

Le siège du CIPCRE, avant et après l’incendie : deux bâtiments ont été ravagés © CIPCRE

Les dégâts auxquels fait face le CIPCRE (Cercle International pour la Promotion de la Création) ne sont pas seulement matériels : derrière les deux bâtiments de son siège de Bafoussam, au Cameroun, qui ont été ravagés par les flammes, il y a des années de travail… et une partie de l’histoire de cette ONG qui, depuis 30 ans, marie foi et développement durable dans l’Afrique francophone. Le feu a touché notamment le Centre de Documentation pour le Développement (la mémoire du CIPCRE), dont le premier étage a été ravagé.

L’incendie a eu lieu le dimanche 7 mars, à la mi-journée. Parti d’un champ voisin, où il avait été allumé par un cultivateur pratiquant la culture sur brûlis, il s’est propagé rapidement aux arbres proches du siège du CIPCRE. Puis aux bâtiments. «Les braises, transportées par le vent, sont allées attaquer le toit de la cantine près de 60 mètres plus loin», raconte le pasteur Jean-Blaise Kenmogné, Directeur général du CIPCRE. Avant de gagner le Centre de Documentation pour le Développement, à 15 m de distance. Deux bâtiments aux toits de chaume, «pour des raisons d’esthétique et culturelles», note encore le pasteur Jean-Blaise Kenmogné, «d’où la facilité d’expansion des flammes qui ont trouvé ici et là un terrain d’autant plus propice que la température ambiante ce jour-là dépassait les 30 degrés.» Par une cruelle ironie, «le CIPCRE, qui lutte contre les feux de brousse, a été victime de cette calamité d’ailleurs interdite par la loi.»

Inventer une «écologie globale» où l’humain ait sa juste place

À l’origine du CIPCRE, il y a un contexte : celui de la «vague de démocratisation» (selon l’expression de Samuel Huntington) que connaissent au début des années 90 nombre de pays africains, avec la multiplication des conférences nationales ; une effervescence qui va de concert avec une profonde crise qui touche alors tous les aspects des sociétés des pays concernés : crise sociale, morale, économique, culturelle, spirituelle et environnementale. Jean-Blaise Kenmogné, alors de retour au Cameroun après des études de théologie en France, assiste à la fois à cette montée des revendications pour plus de liberté, de justice sociale, et à la désorganisation qui touche parallèlement les services publics… à commencer par celui du ramassage des ordures, qui s’accumulent partout dans les rues. Comment réconcilier ces aspirations avec un développement respectueux de la création, comment inventer une «écologie globale» où l’humain puisse trouver sa juste place ? Ces interrogations, il les partage tout d’abord avec des amis enseignants et théologiens à travers un Cercle de lecture écologique de la Bible, avant que les réflexions ne fassent place à l’action avec la création du CIPCRE à Bafoussam, chef-lieu du département de la Mifi et de la région de l’Ouest du Cameroun. Avec très tôt des actions très concrètes : mise en place d’un programme de compostage des ordures, soutien à la fertilisation des sols victimes de la surexploitation, reboisement communautaire… Ce sont bientôt des centaines d’artisans mobilisés dans le domaine de la récupération, des milliers de paysans qui se retrouvent engagés avec le CIPCRE.

Parallèlement, des associations baptisées «Cercles des amis du CIPCRE» se créent dans plusieurs pays africains dont le Bénin. Le CIPCRE-Bénin sera officiellement créé en 1995, avec un programme de recyclage de déchets métalliques grâce à l’appui de forgerons et ferblantiers locaux, puis un programme d’éducation à l’environnement et un projet de Promotion de la Gouvernance Environnementale Locale qui vise à développer l’écocitoyenneté.

Mais pour vaincre les pesanteurs et les réticences des institutions locales, le soutien des partenaires étrangers aura été bien souvent décisif : celui des coopérations protestantes suisse, allemande et néerlandaise, celui du Défap… Jean-Blaise Kenmogné est ainsi un ami de longue date du Service protestant de mission, avec lequel il a également entretenu des liens à travers le Secaar, réseau d’Églises et d’ONG qui poursuit le même but de développement durable dans une perspective chrétienne. Face aux graves destructions qu’a subi le siège du CIPCRE à Bafoussam, l’appui de ces partenaires sera une nouvelle fois crucial ; et le Défap veut témoigner de son soutien et de sa solidarité, et souligner l’aspect nécessaire et irremplaçable de l’œuvre accomplie depuis 30 ans par le CIPCRE.

Voir en plein écran




Le Défap recrute un.e assistant.e de direction

Vous êtes organisé.e, à l’aise dans le travail en équipe, et vous avez une bonne connaissance des réseaux protestants ? Le Service protestant de mission – Défap recherche un.e assistant.e de direction. Poste à pourvoir au 12 avril 2021.

Assistant.e de direction

CDI-Temps plein
12 avril 2021

Temps plein 35h annualisé du lundi au vendredi.
Salaire indicatif brut annuel de 28 à 32 k€

Façade du 102 boulevard Arago, Paris © Défap

Missions du poste

  • Assistant.e secrétaire général : agenda, contacts, courriers, suivi de dossiers.
  • Secrétariat associatif : courrier, réunion, agenda, planning, dossier, archivage, base de données…
  • Gestion du personnel (congés, médecine du travail, formation professionnelle)
  • Gestion administrative des boursiers, chercheurs, accueils courts, archivage
  • Lien entre les services
  • Interface entre le service accueil-hospitalité et le secrétaire général.
  • La lettre du Défap (responsable de l’adressier, lien avec l’intervenant PAO…)

Profil du poste

  • Connaissance des réseaux protestants
  • Bonne utilisation des outils informatiques (Office365, Word, Excel…)
  • Bonne utilisation des outils internet
  • Organisé.e, savoir travailler en équipe

Candidature

CV et lettre de candidature à envoyer à l’adresse suivante :
Service protestant de mission – Défap,
À l’attention du Secrétaire général,
102 Bd Arago
75014 Paris (France)
+ 33(0)1 42 34 55 55
secretariat.general@defap.fr




La mission en débat aux synodes de l’EPUdF

Quelle mission pour l’Église de demain ? Sous quelle forme ? Quelles relations entre mission au près et au loin ? Autant de questions que l’Église protestante unie de France a décidé de placer au cœur de ses synodes régionaux de 2021 et de de son synode national de 2022. Elle a d’ores et déjà mis en ligne un dossier «Mission de l’Église et Ministères» destiné aux Églises locales.

© EPUdF

Les questions sur la mission, tous les organismes missionnaires y sont aujourd’hui confrontés, dans un temps qui connaît des évolutions de plus en plus rapides et de grande ampleur. Et ce qui est vrai des organismes missionnaires l’est tout autant des Églises elles-mêmes – et au sein du monde protestant, c’est tout particulièrement vrai des Églises dites «historiques». En témoigne le dernier numéro de Perspectives Missionnaires, unique revue de missiologie protestante dans le monde francophone, qui s’attache précisément aux questionnements auxquelles la mission fait face dans le contexte européen.

Au Défap, la réflexion est engagée depuis mars 2018, lorsque son président, Joël Dautheville, avait lancé un appel en faveur d’une dynamique refondatrice dans son message à l’ouverture de l’Assemblée générale. Une réflexion qui ne peut bien sûr être indépendante de celle des Églises constituant le Service Protestant de Mission. Mais en la matière, chacune avance en fonction de son propre contexte, de sa propre histoire et au rythme de ses propres instances. En octobre 2019, le colloque organisé au 102 boulevard Arago «Vers une nouvelle économie de la mission : parole aux Églises» avait permis de réunir les présidents des trois Églises constitutives du Défap : l’EPUdF, l’UEPAL et l’Unepref. Il s’était traduit par des échanges très riches au cours desquels s’étaient exprimées les diverses conceptions de la mission, et les diverses attentes vis-à-vis du Défap.

Une réflexion au long cours

Cette réflexion sur la mission, l’EPUdF a décidé d’en faire un des thèmes centraux de ses prochains synodes régionaux et nationaux, qui seront placés sous le thème «Mission de l’Église et Ministères». Un dossier destiné aux Églises locales est disponible pour la préparation des synodes régionaux 2021 et du synode national 2022.

«Les réflexions sur la mission et sur les ministères, indique l’EPUdF dans l’article de présentation de ce dossier, ont souvent occupé une place de choix dans les synodes de notre Église. Selon les circonstances, l’accent a été mis sur la mission lointaine ou proche, sur le ministère pastoral ou sur les ministères dits laïques. Chaque génération a ainsi repensé à nouveaux frais ces questions, tant elles modèlent la vie concrète de l’Église, dans des contextes qui ne cessent de changer. Il n’est donc pas étonnant que ces sujets reviennent aujourd’hui sur le devant de la scène, compte-tenu de l’évolution récente de notre Église et de sa situation au sein d’une société elle-même en mutation.

La création de l’Église protestante unie sous la bannière «Église de témoins», le développement d’outils de formations et d’évangélisation, le désir d’ouverture des ministères à de nouveaux profils supposant parfois de nouvelles formations, ainsi que la refondation en cours de nos outils de mission et de communion universelle ont amené à reprendre largement la question de la mission de l’Église et des ministères, comme le font beaucoup d’autres Églises en Europe et dans le monde.»

C’est une réflexion au long cours qui est désormais lancée, puisqu’elle occupera les synodes nationaux de l’EPUdF pendant trois années d’affilée (voir ici le calendrier prévu). Et c’est dans cette perspective qu’a été élaboré ce dossier «Mission de l’Église et Ministères» destiné aux Églises locales/paroisses, pour les aider à préparer les synodes régionaux 2021, en vue du synode national 2022.

La mission en débat à l’EPUdF : le dossier
 
L’avancée des réflexions au Défap



Europe, se convertir à la mission ?

Ce numéro 80 de Perspectives Missionnaires, unique revue de missiologie protestante dans le monde francophone, s’attache aux questionnements auxquelles la mission fait face dans le contexte européen. Un dossier préparé par Gilles Vidal, Doyen de la Faculté de théologie protestante de Montpellier.

Photo de couverture du n°80 de Perspectives Missionnaires © PM

« Que signifie l’expression tant débattue des « racines chrétiennes de l’Europe » ? Quel regard peuvent porter des missionnaires étrangers sur le contexte européen que l’on dit « déchristianisé » ? Et cette prétendue « déchristianisation », ne serait-elle pas l’envers d’une christianisation largement fantasmée ? Quelles nouvelles voies la mission devrait-elle emprunter en France et en Europe et quel public « cible » viser ? L’évangélisation serait-elle la clé pour revitaliser de vieilles traditions chrétiennes ou au contraire pour inventer de nouvelles formes de chrétienté ? »

Gilles Vidal

Le dossier

Tout d’abord, qu’est-ce qui relie le missionnaire d’hier à celui d’aujourd’hui ? Pour tenter d’y répondre, c’est à un voyage interstellaire que nous convie Gilles Vidal, en quête de constantes de la figure du missionnaire à travers les âges.

J. G. Gantenbein nous invite à revenir sur le processus historique qui a conduit à une séparation entre mission intérieure et mission extérieure (ou encore entre évangélisation et mission) puis sur l’adoption, au cours des années soixante, du paradigme de « la mission de partout vers partout ». Mais la pratique missionnaire peut-elle faire l’économie de tout critère « géographique » ?

Missiologue catholique, François-Xavier Amherdt nous propose un parcours à travers les différentes encycliques sur la mission et en particulier Evangelii Gaudium (2013) du pape François sur l’annonce de l’Évangile dans le monde d’aujourd’hui.

Une illustration concrète de nouvelles voies pour la mission nous est offerte avec un article de Gwenaël Boulet sur l’implantation d’un nouveau lieu de témoignage à Créteil, en banlieue parisienne, au sein de l’Église protestante unie de France.

 

Le sommaire de ce n°80

« Perspectives Missionnaires », revue de missiologie de référence
Il ne suffit pas de vouloir témoigner ; encore faut-il savoir comment s’y prendre. C’est l’un des grands défis de la Mission aujourd’hui, dans un monde changeant, travaillé par une mondialisation qui érige souvent plus de murs qu’elle n’abat de frontières. Voilà pourquoi la Mission a besoin de lieux de débats et d’espaces de réflexion. C’est le rôle que joue depuis plus de trente-cinq ans Perspectives missionnaires, unique revue protestante de missiologie de langue française.
Née en 1981 dans la mouvance évangélique, à une époque de remise en question des modèles missionnaires, elle s’est élargie aux différents acteurs francophones de la mission dans le monde protestant et avec une ouverture oecuménique. Elle est actuellement gérée par une association indépendante et s’appuie sur plusieurs organismes de mission de Suisse et de France (DM-échange et mission, et le Défap, avec lesquels elle entretient des partenariats étroits), et depuis fin 2017 la Cevaa.



«Jeudis de la mission» : pour s’inscrire, c’est ici

Il est toujours possible de participer à la session conclusive des «Ateliers de la mission» du Défap, qui sera constituée de témoignages de la part de celles et ceux qui vivent la mission aujourd’hui. Pour vous inscrire, c’est par ici :

© Maxpixel.net



Pour tout savoir sur les «Jeudis de la mission»

L’objectif de ces «Ateliers de la mission» du Défap, soit six ateliers en vidéo, reprenant les conférences qui se sont tenues d’avril à juin 2021 : réfléchir aux nouveaux enjeux de la mission, qui nécessitent un nouveau témoignage… et répondre à la question : «Que sera la mission demain ?» Retrouvez ici le déroulé de nos «jeudis de la mission», ainsi que la bibliographie pour chaque atelier, et tous les enregistrements disponibles.

Pourquoi des «Jeudis de la mission» ?

Le monde change, la mission aussi. Face à un monde plus interconnecté, mais aussi plus fragmenté, où les visions du monde et les valeurs se confrontent, voire s’affrontent, quel témoignage apporter aujourd’hui – et sous quelle forme ? Ce constat, qui était à la base de l’organisation des «Ateliers de la mission», reste toujours pleinement valable ; et si les conditions sanitaires rendaient hypothétique l’organisation d’un forum en «présentiel», le passage à une série de conférences et d’ateliers en visio a permis d’atteindre un public plus large.

Le déroulé des «Ateliers» : du 10 avril au 17 juin 2021

Conférence de lancement : Samedi 10 avril – 10h à 12h. Cette date correspondait à celle qui avait été initialement prévue pour les «Ateliers de la mission», forum programmé les 9-10 et 11 avril à Sète. De même ce premier temps a duré 2 h, et les suivants 1 h 30.
• Intervention «inaugurale» de Joël Dautheville, président du Défap
• Conférence de Jean-François Zorn sur «La mission, un mot mutant ?». Depuis les temps bibliques jusqu’à nos jours, la notion de mission a résisté comme envoi des porteurs de la Parole de Dieu dans le monde mais les modalités de ce mouvement ont changé. Comment et que nous enseignent ces mutations ? Voyageons dans le temps et dans l’espace et interrogeons l’actualité de la mission à la lumière d’un riche héritage.
Partie 1 : Des temps bibliques à la Réformation (XVIe siècle)
• Travail en atelier avec prise de notes (petits groupes)
• Conclusion par Florence Taubmann : rappel de la suite des « Jeudis de la mission »

À lire, à voir, à télécharger :
• Le texte introductif de Jean-François Zorn
• L’enregistrement du webinaire
• La bibliographie en pdf

 

Conférence 2 : Jeudi 22 avril – 18 h 30 à 20h
• Conférence de Jean-François Zorn sur «La mission, un mot mutant ?».
Partie 2 : de la Réformation à nos jours
• Reprise par Jean-François Zorn des apports des Ateliers du 10 avril : commentaires, réponses, discussion
• Travail en atelier avec prise de notes (petits groupes)
• Conclusion par Florence Taubmann : rappel de la suite des « Jeudis de la mission »

À lire, à voir, à télécharger :
• L’enregistrement du webinaire
• Le texte complet des deux premières interventions de Jean-François Zorn en pdf
• La bibliographie en pdf

 

Conférence 3 : Jeudi 6 mai – 18 h 30 à 20h
La mission un mot universel. L’universel est en crise
• Conférence à deux voix avec Florence Taubmann et Basile Zouma (secrétaire général du Défap)
Aujourd’hui notre vision de l’universalisme est en crise. De l’Évangile pour toutes les nations à la Déclaration des droits de l’homme en passant par la philosophie des Lumières, nous nous sommes crus porteurs d’un progrès que rien ne pouvait arrêter. Aujourd’hui d’autres visions de l’universel cherchent à s’imposer, les cultures se révoltent, la planète vit sous la menace climatique. Comment repenser la mission dans ce contexte ?
• Travail en atelier (petits groupes)
• Conclusion par Basile Zouma : rappel de la suite des «Jeudis de la mission»

À lire, à voir, à télécharger :
• Le texte introductif et les questions pour préparer les travaux de groupe
• «La mission un mot universel. L’universel est en crise» : l’enregistrement du webinaire
• «La mission un mot universel. L’universel est en crise» : la bibliographie en pdf
• «La mission, un mot, une histoire» : synthèse des travaux des ateliers

 

Conférence 4 : Jeudi 20 mai – 18 h 30 à 20h
La mission un mot personnel. L’individu est en crise
• Conférence à deux voix avec Florence Taubmann et Omer Dagan (secrétaire exécutif de la Cevaa)
L’individu entre conscience et inconscience.
Depuis la Création jusqu’à l’Incarnation, le Dieu de la Bible a fondé l’humain dans sa singularité et sa dignité de personne irréductible au groupe et dominant la nature. Cette vision de l’humain est en crise, bouleversée par toutes les transformations et les questions de la post-modernité. Que sera l’humain de demain ? Quelle mission d’éducation pour les nouvelles générations ?
• Travail en atelier (petits groupes)
• Conclusion par Basile Zouma : rappel de la suite des « Jeudis de la mission »

À lire, à voir, à télécharger :
• Le texte introductif et les questions pour préparer les travaux de groupe
• «La mission un mot personnel. L’individu est en crise» : l’enregistrement du webinaire
• Le texte introductif et les questions pour préparer les travaux de groupe
• «La mission un mot personnel. L’individu est en crise» : la bibliographie en pdf

 

Conférence 5 : Jeudi 3 juin – 18 h 30 à 20h
La mission un mot interculturel. Pluralité d’approche
• Conférence à deux voix avec Florence Taubmann et Benjamin Simon (Institut œcuménique de Bossey – COE)
L’humain singulier-pluriel contre la guerre des dieux.
Au niveau mondial comme dans notre pays, le christianisme se vit dans le pluralisme des cultures et des contextes, enrichi par des missions croisées de partout vers partout, souvent en dialogue, parfois en froid ou en conflit avec d’autres religions. Comme nous l’avons appris dans le travail œcuménique, saurons-nous développer de nouvelles pratiques d’écoute mutuelle, de compréhension, et de travail en commun pour approfondir nos visions de Dieu et faire Église ensemble, au service de l’humain et de la création ?
• Travail en atelier (petits groupes)
• Conclusion par Basile Zouma : rappel de la suite des « Jeudis de la mission »

À lire, à voir, à télécharger :
• Le texte introductif et les questions pour préparer les travaux de groupe
• L’enregistrement du webinaire
• La bibliographie en pdf

 

Conférence 6 : Jeudi 17 juin – 18 h 30 à 20h
La mission : des témoignages. Ils la vivent, ils la racontent
• Conférence conclusive avec des témoignages ici et là-bas
• Sur le thème ou le mode «la mission a été l’occasion de…» ou bien «Je ne serais pas là si…» ou encore «Avant- après, ce qui a changé pour moi…»

À voir :
• «La mission : des témoignages. Ils la vivent, ils la racontent» : l’enregistrement du webinaire



Projet de loi «séparatismes» : la FPF réagit après le vote des députés

Au sortir du débat à l’Assemblée nationale, la Fédération protestante de France voit toujours dans ce projet de loi « un ensemble discriminant et stigmatisant ».

François Clavairoly sur le plateau de l’émission «À l’air Libre» © Médiapart

À l’issue du débat parlementaire et du vote de ce jour, la Fédération protestante de France (FPF) constate avec regret, que si son alerte a été entendue, elle ne semble pas avoir été écoutée, sinon sur quelques points ce dont elle sait gré aux parlementaires.

Le protestantisme français reste convaincu de la nécessité de la lutte contre les séparatismes. Il constate qu’un certain nombre de dispositions du projet de loi vont dans le bon sens à cet égard. Toutefois, il continue à affirmer qu’il n’y a aucune raison de restreindre les conditions d’exercice du culte, au point de porter atteinte au droit fondamental de cette liberté tel qu’il s’exprime dans la loi de séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905, et tel qu’il est garant par la Constitution.

En effet, le projet de loi tel que proposé même à l’issue du débat à l’Assemblée nationale présente toujours les mêmes défauts que la FPF dénonce encore aujourd’hui :

  • un ensemble, encore augmenté, de nouvelles contraintes, sans aucun rapport avec la lutte contre le terrorisme,
  • un contrôle accru de l’Etat sur toutes les associations,
  • l’accroissement spécifique des contraintes à l’encontre des associations cultuelles et à objet cultuel,
  • une immixtion dans l’autonomie interne des cultes,
  • un contrôle quasi-général des fonds provenant de l’étranger,
  • des sanctions accrues pour les responsables des associations.

Le protestantisme français réaffirme donc aujourd’hui sa vive inquiétude concernant ce projet de loi. Il entend poursuivre activement son plaidoyer jusqu’au terme du débat parlementaire au Sénat puis à nouveau à l’Assemblée nationale et sera particulièrement vigilant sur les dispositions des décrets qui mettront en application ce texte.




Le Grand KIFF : les inscriptions sont ouvertes !

L’aventure du Grand KIFF se prépare du 29 juillet au 2 août 2021 pour les 15-20 ans, sur le thème : la Terre en partage. Ou comment les questions environnementales et climatiques nous poussent à imaginer de nouvelles manières de vivre et de témoigner de notre foi : Heureux les doux, ils auront la terre en partage (Matthieu 5.4)… Rendez-vous sur le site du Grand KIFF pour plus d’informations et pour vous inscrire.

Illustration pour le Grand Kiff © EPUdF

Depuis 2009, l’Église protestante unie de France ancre sa dynamique jeunesse dans l’organisation d’événements nationaux conçu par et pour les jeunes : le Grand KIFF. Avec ses partenaires, l’Église affirme ainsi la place, à part entière, des jeunes au cœur de l’Église et leur propose de vivre un temps de rencontre qui leur est dédié. Cet événement offre l’opportunité à chacun de pouvoir rencontrer Jésus-Christ et cheminer dans un parcours de foi personnel notamment à travers la lecture de la Bible, des temps de louange, de musique, des animations, des jeux et de rencontres.

Le Grand KIFF se tiendra du 29 juillet au 2 août 2021 à Albi. Pour cette nouvelle édition, le Grand KIFF s’inscrit dans un partenariat privilégié avec les Éclaireurs et éclaireuses unionistes de France (EEUdF). Dans cet esprit de co-construction avec le dynamisme et l’expérience des EEUdF, en lien étroit avec les autres partenaires, le Grand KIFF sera un grand événement tant pour l’Église que pour tous les jeunes.

Ouverture des inscriptions

Les équipes de préparation travaillent pour accueillir les jeunes et leurs accompagnateurs dans de bonnes conditions en suivant un cadre sanitaire qui prend en compte plusieurs scénarios. Pour accompagner dès maintenant cette dynamique qui mène vers le Grand KIFF, les responsables de camps sont invités à effectuer une inscription d’intention de camp via le site web.

Cette déclaration d’intention est importante, même si le responsable du camp ne connaît pas encore le nombre de jeunes et le détail de son projet. Cet enregistrement permet de :

  • faire apparaître son séjour sur le formulaire d’inscription,
  • pouvoir suivre l’avancée des inscriptions pour son séjour,
  • définir le moyen de paiement pour les participants,
  • anticiper l’organisation générale.

L’équipe d’organisation du Grand KIFF est disponible pour accompagner cette inscription et la mise en place du séjour via le tchat en direct sur le site d’inscriptions ou au numéro : 09 72 33 75 43.

Dans un second temps les inscriptions individuelles seront ouvertes pour les :

  • Jeunes entre 15 à 20 ans (nés entre 2001 et 2006) du 29 juillet au 2 août et leurs accompagnateurs,
  • Jeunes adultes entre 18 à 30 ans pour l’Alter KIFF du 22 juillet au 4 août.



Les Chrétiens pourraient changer le monde

Durant la période du Carême, du 17 février au 3 avril, rendez-vous sur France Culture chaque dimanche à 16h pour une série de conférences proposée cette année par le pasteur Samuel Amédro, sur le thème « Les Chrétiens pourraient changer le monde ».

Illustration pour Carême Protestant © EPUdF

Peut-on faire Carême en étant protestant ? Tout dépend de la manière dont on envisage le Carême… Carême et protestantisme semblent ne pas vraiment aller ensemble, si on l’envisage de manière stricte et sous la forme d’un jeûne, et associer les deux termes comme le fait Carême protestant dans une série de conférences diffusées chaque année sur France Culture ne peut qu’impliquer une pratique bien différente.

Le Carême ne fait pas partie de la tradition protestante. Essentiellement pour des raisons historiques. Au tout début du protestantisme, les Réformateurs ne se sont pas prononcés à son sujet. Le carême était trop associé à un contexte de bonnes oeuvres, à un esprit de contrition contradictoire avec l’idée de Grâce. Par la suite, tout ce qui ne relevait pas de la Grâce seule a été rapidement abandonné. De ce fait, le carême est tombé en désuétude chez les protestants, qui sont, de surcroît, relativement étrangers au fait de se fixer des règles de conduite pour une période particulière.

Et pourtant, cela fait maintenant plusieurs années que les protestants retrouvent l’utilité de ce temps précédant Pâques. Il n’existe, bien entendu, aucune règle institutionnelle en la matière. Mais le Carême peut, dans notre vie chrétienne, correspondre à un temps de réflexion. Une période pendant laquelle on peut se demander, ou se redemander, ce que signifie être disciple du Christ dans notre quotidien…

Carême protestant 2021


Samuel Amedro, pasteur à la paroisse du Saint Esprit à Paris propose une série de six conférences à retrouver sur France Culture chaque dimanche à 16h durant la période de Carême :

Comment être soi dans la complexité du monde d’aujourd’hui ? Être soi face au pouvoir politique. Être soi devant le « dieu argent ». Être soi face aux rêves portés par la science. Être soi dans un monde numérique omniprésent. Être soi quand rien ne vient dévier le cours d’une catastrophe climatique. Kierkegaard aurait répondu « Tu dois aimer ! »

C’est la vocation du chrétien : ni dénonciation ni pure adhésion. Pour essayer de changer le monde, tentons ensemble une parole libre : il n’y a pas d’amour sans liberté.

C’est le défi que je voudrais relever avec vous. “Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé” (Romains 5,20)

  • 1er dimanche 21 février : « En guise d’ouverture : Soyons subversifs ! »
  • 2è dimanche 28 février : « Les chrétiens doivent-ils faire de la politique ? »
  • 3è dimanche 7 mars : « Que faire avec le dieu de l’argent ? »
  • 4è dimanche 14 mars : « La Science pourrait-elle nous sauver ? »
  • 5è dimanche 21 mars : « Les 7 défis capitaux de la culture web pour nos Églises ou comment dire l’Évangile dans un monde numérique ? »
  • 6è dimanche 28 mars : « Notre planète a-t-elle encore un avenir ? »

Les 6 conférences sont diffusées :

L’histoire de Carême protestant

1928

Le Pasteur Boegner présente sa première conférence dans sa paroisse de l’Annonciation. Il sera suivi par bien d’autres pasteurs. Pendant l’occupation, le Pasteur Boegner se battra avec la censure allemande pour que ses conférences soient retransmises par la radio. Il gagnera. Les retransmissions n’avaient pas le retentissement qu’elles ont actuellement ; les postes de radio n’étaient pas aussi nombreux.

1981

Le titre de « Carême protestant » apparaît pour la première fois – une trouvaille qui va faire une percée fulgurante dans tous les milieux et qui est maintenant déposée comme une marque. Peu à peu, le cercle des auditeurs de toutes confessions s’agrandit et comprend 25% de catholiques intéressés par la pensée protestante. Les conférences sont éditées en brochures, en cassettes audio et en CD qui connaissent un bon succès. « Carême protestant » fait partie des émissions satellites de France Culture qui couvrent l’Europe et le bassin méditerranéen, jusqu’en Égypte.

Depuis 1997

« Carême protestant » a son propre site internet, et les prédications sont proposées en intégralité aussitôt après Pâques.

 




Appel à témoins !

En 2021 le Défap fête ses 50 ans. Et pour que cet anniversaire ne soit pas qu’une simple commémoration, nous avons besoin de vous : anciens envoyés prêts à partager leur témoignage et à dire ce que leur mission pour le Défap a changé dans leur vie, paroisses prêtes à accueillir ces témoins… Nous voulons vous mettre en relation et enclencher une dynamique pour que ce Cinquantenaire soit aussi l’occasion de rencontres dans toutes les régions. Contactez-nous !

La sagesse populaire est riche d’expressions imagées, qui trouvent leur forme dans les proverbes. Des expressions dont l’apparente simplicité va parfois chercher au plus profond, au plus caché de la nature humaine ou de notre rapport au monde. Il n’est pas anodin que l’un des livres de la Bible ait pris justement cette forme et ce titre de «Proverbes»… Et s’ils semblent parfois contradictoires, les associer peut alors déboucher sur de nouvelles images d’une richesse inattendue. «Il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas», nous dit l’un ; or, un autre (inspiré, précisément, d’une parole de Jésus rapportée dans les Évangiles) nous assure justement que «la foi déplace les montagnes»…

Voilà ce qu’est la mission ! La mission est déplacement ; la mission est rencontre, et, au-delà de la rencontre elle-même, elle est foi mise en action qui permet de mettre en relation même ce qui était destiné à ne jamais se rencontrer. Elle permet de déplacer toutes nos montagnes, de réduire les distances géographiques, historiques ou culturelles, de créer des ponts là où n’existaient que des précipices.

Depuis cinquante ans, le Défap a été catalyseur de telles rencontres ; aussi, à l’occasion des célébrations de notre Cinquantenaire, nous faisons appel à vous. Vous, anciens envoyés du Nord et du Sud qui avez vécu la rencontre à travers le Défap ; vous, paroisses qui êtes prêtes à recueillir aujourd’hui leurs témoignages.

Manifestez-vous !

Vous, qui avez été envoyés un jour, hier ou avant-hier, depuis la France ou de l’étranger ; vous qui avez largué les amarres pour vivre la rencontre, le partage, la fraternité en tant qu’enseignant·e, animateur·rice, personnel médical, agronome, technicien·ne, ingénieur·e, pasteur·e, étudiant·e, groupe de jeunes, paroisse… votre expérience nous intéresse ! Nous avons besoin de vous ! Nous l’avons entendu de plusieurs d’entre vous, votre vie n’aurait pas été la même sans cet «envoi en mission». Cette expatriation a été fondatrice de vos existences. Votre regard sur les gens, sur les choses, sur le monde a changé. Alors, si la rencontre vous a déplacés durablement, osez partager votre témoignage, avec ses ombres et ses lumières ! D’autres ont besoin de le découvrir… des jeunes… et des moins jeunes aussi !

Parce que nous souhaitons que ce Cinquantenaire puisse être l’occasion de rencontres dans toutes les régions, nous proposons à d’anciens envoyés du nord et du sud, et à des paroisses, de se rencontrer. Que ces rencontres soient en présentiel, en visio ou épistolaires, l’idée est de découvrir ensemble les richesses des expressions de foi, des cultures et des parcours des uns et des autres. Pour cela, nous avons besoin de l’accord d’un maximum de personnes pour témoigner ou recueillir un témoignage afin de vous mettre en contact.

Par ailleurs, nous souhaitons aussi partager des témoignages sur les réseaux sociaux durant les 50 jours entre Pâques et la Pentecôte. Pour cela, aussi, nous avons besoin que d’anciens envoyés se portent volontaires pour que nous puissions les contacter. Alors, que vous soyez d’ancien(ne)s envoyé(e)s ou des paroisses, si vous voulez participer à cette aventure du Cinquantenaire du Défap, inscrivez-vous ci-dessous :

    MonsieurMadame

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