Dessine-moi la Cevaa !

Tout comme le Défap, la Cevaa célèbre son cinquantenaire cette année. La Communauté d’Églises en mission a choisi pour cela huit axes de célébration entre 2020 et 2022 : organisation d’un dimanche de la Cevaa, concours de chants, célébrer-fêter, recueil de prières… Parmi ces divers projets figure un concours de dessins d’enfants afin de sensibiliser les enfants à la diversité des Églises, et rappeler aux parents et encadrants sa propre mission.

Du 20 avril au 30 mai, la Cevaa organise dans le cadre de son jubilé, un concours de dessins sur le thème « Dessine-moi la Cevaa », en vue d’une exposition lors de son Assemblée générale qui aura lieu en 2021.

La Cevaa, c’est cette Communauté de 35 Églises, présentes dans 24 pays et sur quatre continents, qui partage avec le Défap l’héritage de la Société des Missions Évangéliques de Paris, la SMEP. Si le Défap a poursuivi ses activités dans la maison du 102 boulevard Arago, à Paris, et continué le rôle de service missionnaire des Églises de la tradition luthéro-réformée qui le constituaient, la Cevaa, quant à elle, a reçu la charge de faire vivre la grande famille d’Églises nées des travaux de la SMEP. Les activités du Défap se développent donc prioritairement avec des Églises de la Cevaa… mais pas seulement ; car depuis la naissance du Défap et de la Cevaa, d’autres partenariats ont pu être noués, d’autres relations établies.

«Exprimer par le dessin ce que représente la parole de l’Évangile qui nous unit»

Le concours de dessins est ouvert aux enfants de 8 à 12 ans. La participation à ce concours est gratuite, sous la forme de l’envoi d’un seul dessin par personne. Les dessins doivent être réalisés au format A4 ou 20×30 cm. Le grammage du papier doit être de 80 à 300gr/m2, non plié. Toutes les techniques manuelles sont acceptées : peinture, feutre, crayon, collage. Pas de dessin numérique.

«Le plus beau cadeau d’anniversaire que peut faire un enfant est souvent un dessin, pour faire plaisir à celui qui le reçoit. Pour fêter la Cevaa chaque enfant pourra exprimer par le dessin, à sa manière, ce que représente la parole de l’Évangile qui nous unit», souligne Magda Curpanen, membre du Conseil exécutif de la Cevaa.

Retrouvez ci-dessous le discours du Secrétaire général de la Cevaa, le pasteur Céléstin Kiki, annonçant à la Communauté le programme des festivités du Jubilé de la Cevaa, tout en rappelant son soutien aux diverses Églises en cette période de pandémie :

 




Retrouvez le premier des «Ateliers de la mission» sur Fréquence Protestante

Pour la diffusion de la série de webinaires des «Ateliers de la mission», le Défap s’est associé à Fréquence Protestante. Chaque session sera ainsi mise en ligne sur le site du Défap, et rediffusée dès le lendemain par la radio lors de son émission «Vendredi culture». Retrouvez dès ce vendredi le premier atelier du Défap à 17 heures sur Fréquence Protestante.

«Le monde change, la mission aussi» : une thématique qui sous-tend toute la série des «Ateliers de la mission» du Défap, mais qui, au-delà, concerne plus largement tous les organismes missionnaires, toutes les Églises… et interpelle aussi les conceptions que nous pouvons avoir de notre rôle dans la société ; une société aujourd’hui largement déchristianisée, dans laquelle les questions de foi sont de plus en plus repoussées dans la sphère de l’intime et ont de moins en moins de place dans l’espace public… Dès lors, la question de la mission, de ce qu’elle recouvre aujourd’hui, et de la manière dont chacun peut se l’approprier, apparaît comme cruciale, non seulement pour la vie des Églises, mais pour tous leurs membres, à la fois participants d’une communauté ecclésiale ayant des convictions à partager, et participants (souvent actifs) de la société.

La session introductive des «Ateliers de la mission» a eu lieu samedi dernier, le 10 avril ; elle avait pour thème : «La mission, un mot, une histoire», présenté par le missiologue Jean-François Zorn. Vous pouvez dès ce vendredi la réécouter sur Fréquence Protestante à partir de 17 heures. Elle sera ensuite disponible en podcast sur le site de la radio – l’enregistrement vidéo de l’intervention de Jean-François Zorn étant pour sa part accessible sur le site du Défap. Tous les «Ateliers de la mission», qui après la séance introductive, auront lieu un jeudi sur deux jusqu’à la mi-juin, seront ainsi rediffusés dès le lendemain sur Fréquence Protestante lors de l’émission «Vendredi culture».

Retrouvez sur Fréquence Protestante :

Vous pouvez également accéder au support utilisé par le professeur Jean-François Zorn pour cette session introductive des «Ateliers de la mission» :

À revoir, à lire, à télécharger :
• L’enregistrement vidéo du premier webinaire
• Le texte introductif de Jean-François Zorn
• La bibliographie en pdf
• Le programme des «Ateliers de la mission»
• Pour vous inscrire aux sessions suivantes, c’est ici !

 




Un protestantisme recomposé et multiculturel

Deux études, réalisées par le sociologue Jean-Paul Willaime et par l’historien spécialisé dans l’étude du protestantisme évangélique Sébastien Fath, montrent tout à la fois l’ampleur des évolutions du protestantisme contemporain, sa multiplicité… et son aspect de plus en plus multiculturel. Un protestantisme engagé dans la société en dépit de sa diversité. Un protestantisme qui «joue le jeu de la laïcité et de la République», et assume son rôle de «vigies de la République» en «interpellant les pouvoirs et l’opinion publics sur divers sujets sociétaux.»

À l’heure où le Défap célèbre ses cinquante ans et vient de lancer ses «Ateliers de la mission», deux études, parues simultanément, montrent tout à la fois la richesse du protestantisme contemporain et l’ampleur des évolutions qu’il connaît. Elles ont été menées par deux personnalités majeures de la recherche dans ce domaine : Sébastien Fath, historien spécialisé dans l’étude du protestantisme évangélique ; et le sociologue Jean-Paul Willaime, directeur d’études émérite à l’École Pratique des Hautes Études. Ces évolutions, le Défap en est aussi l’un des témoins privilégiés, et elles étaient déjà au cœur d’un forum organisé les 23 et 24 novembre 2018 à Paris, en partenariat avec la revue Perspectives Missionnaires, la Cevaa, la Fédération Protestante de France et DM-échange et mission, sur le thème : «Églises et replis identitaires : pourquoi sortir de l’entre-soi ?».

Les conclusions de ces deux études ont déjà été largement diffusées et commentées, notamment par l’hebdomadaire Réforme ; il ne s’agit pas ici d’en faire un nouveau résumé, mais plutôt de souligner quelques points qui concernent particulièrement le Défap. Comme l’a rappelé récemment son Secrétaire général, Basile Zouma, lors d’une émission de radio de la FPF, le «cœur de métier» du Défap, constitué par ces trois Églises ou unions d’Églises que sont l’EPUdF, l’UEPAL et l’Unepref, c’est la rencontre et l’échange. Des rencontres et des échanges entre Églises naissent des projets, qui font vivre le lien ; il y a donc une relation directe entre foi et solidarité, par-delà les différences culturelles, et parfois aussi par-delà les diverses formes que prennent les expressions de la foi.

«Les religions en France aujourd’hui, ce n’est pas qu’un héritage»

Dans «Les protestants en forme… grâce aux évangéliques», enquête publiée dans le numéro 3892 du journal Réforme, Sébastien Fath dresse une radiographie du protestantisme français en 2021. D’abord sous forme de chiffres : il représente environ 3% de la population (un peu plus de 2 millions de personnes) que l’on peut répartir en :

  • 54% d’évangéliques (1,6 % de la population),
  • 30% de luthérien et réformé stable (0,9 % de la population)
  • 16% d’autres protestants en marge (0,5 % de la population).

Sébastien Fath a fait un résumé en vidéo de cette enquête, disponible sur son blog, dans lequel il souligne notamment que ce protestantisme français, avec toute sa diversité, «joue globalement le jeu de la laïcité et de la République» ; il se caractérise aussi par «un taux d’engagement associatif supérieur à la moyenne nationale». En conclusion, Sébastien Fath note enfin que «les religions en France aujourd’hui, ce n’est pas qu’un héritage : elles contribuent à écrire l’histoire nationale au XXIème siècle».

Parue la veille, le 30 mars, l’étude du sociologue Jean-Paul Willaime («Les protestants en France, une minorité active») a été pour sa part publiée par la Fondation pour l’innovation politique. Elle souligne également «l’importante reconfiguration» du protestantisme au cours des dernières décennies – un protestantisme en croissance, essentiellement du fait des évangéliques, avec un «déplacement du centre de gravité du protestantisme du pôle luthéro-réformé vers le pôle évangélique». Un protestantisme qui est aussi très hétérogène, avec des convictions et des approches des principaux problèmes sociétaux très variées ; mais ce qui le caractérise généralement, c’est l’engagement. Comme Jean-Paul Willaime le souligne dès son introduction, «invités par le président Emmanuel Macron, à l’occasion de la commémoration des 500 ans de la Réforme, à rester les «vigies de la République», les protestants endossent sans problème ce rôle en interpellant les pouvoirs et l’opinion publics sur divers sujets sociétaux. La Fédération protestante de France s’est notamment opposée vigoureusement au «Projet de loi confortant le respect des principes de la République» (anciennement «Projet de loi contre le séparatisme») qui, derrière cet objectif, a selon elle mis en place une laïcité sécuritaire de contrôle impactant particulièrement le culte protestant.»

«Une véritable multiculturisation du protestantisme»

Que recouvre cette hétérogénéité du protestantisme français ? Elle est d’abord un aspect d’un mouvement qui dépasse très largement les frontières nationales : «le protestantisme s’est déseuropéanisé, il est devenu africain, chinois, coréen, malgache, latino-américain : il est très significatif de constater que les cinq pays qui, dans le monde, comptent actuellement le plus de protestants ne sont pas européens.» La mondialisation a des effets palpables sur le paysage religieux, qu’on l’observe au niveau mondial, national, ou local : «En France même, on assiste à une véritable multiculturisation du protestantisme à travers l’implantation et le développement d’Églises que l’on a appelées au début «Églises issues de l’immigration» (…) Cette multiculturisation, on l’observe aussi, à des degrés divers il est vrai, au sein des paroisses de l’EPUdF et de l’Uepal.» Un aspect qui est désormais visible dans nombre de paroisses urbaines… mais aussi au niveau du corps pastoral : «en France métropolitaine, le pastorat lui-même est devenu aujourd’hui beaucoup plus multiculturel qu’il ne l’était auparavant : en 2015, 22,6 % des pasteurs de l’EPUdF (104 sur 460) étaient d’origine étrangère, avec, à côté de pasteurs venant d’autres pays européens (notamment 31 venant d’Allemagne), 24 pasteurs venant du continent africain et 9 en particulier de Madagascar.»

Dans un sous-chapitre titré «Une religiosité transconfessionnelle», Jean-Paul Willaime rappelle aussi divers articles à travers lesquels il a développé ses «analyses concernant ce que j’appelle l’«évangelicalisation sociologique» du christianisme, plus particulièrement du protestantisme. En forgeant le concept sociologique d’«évangélicalisation» à partir du mot evangelical, qui désigne en anglais la sensibilité évangélique, je veux désigner le fait que, dans un environnement où la normalité dominante est devenue la sécularité, être chrétien est devenu du même coup un non-conformisme, une affaire de choix personnel. Un choix personnel contre-culturel qui demande un effort particulier parce qu’allant à contre-courant de la tendance dominante : la sécularité indifférente au religieux ou hostile au religieux (…) La fracture, dans le monde protestant français, passerait moins entre les luthéro-réformés et les évangéliques – car l’évangélisme est bien, depuis le XVIe siècle, une branche plurielle de la famille protestante –, mais entre les évangéliques protestants et une mouvance religieuse de convertis sans autre nom que born again. La religiosité transconfessionnelle des convertis peut donc aussi évoluer vers une religiosité aconfessionnelle.»




«Le Défap, un outil des Églises au service de l’universel»

Le Secrétaire général du Défap, Basile Zouma, a participé à l’émission «L’invité de la FPF». Au micro de Benjamin Bories, il revient sur le Défap et son cœur de mission, évoque son parcours personnel. Il présente également ce qui a été mis en place pour les 50 ans du Défap, ainsi que les «Ateliers de la mission», dont la première session s’est tenue le samedi 10 avril.

Présenter des personnalités inspirantes qui font l’actualité du monde protestant : tel est l’objectif de l’émission «L’invité de la FPF», animée par Benjamin Bories, qui a déjà reçu des invité.es comme Joëlle Sutter-Razanajohary, secrétaire générale de la Fédération Baptiste, Élisabeth Parmentier, professeur de théologie pratique à Genève, ou Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire de la Laïcité. Cette émission, comme toutes celles que produit la Fédération Protestante de France, est partagée avec les radios membres de la Plateforme protestante des radios locales et disponible sur les principales plateformes de podcast.

Ce 7 avril, l’invité en était Basile Zouma, Secrétaire général du Défap. L’occasion pour lui de rappeler les convictions qui ont été à l’origine du Service protestant de mission : les Églises constitutives du Défap, souligne-t-il, «ont mis en place cet outil pour signifier l’universel de leur engagement ecclésial». Le cœur d’activité du Défap, c’est ainsi la relation ; et pour nouer ou entretenir ces relations, il n’est pas forcément nécessaire d’aller au bout du monde : «elles commencent ici, elles se prolongent au loin». Le Défap est avant tout un espace d’échange entre Églises au près et au loin : «quand on se rencontre, quand on prie ensemble, on peut ensuite travailler ensemble et élaborer des projets communs.»

Au cours de cette émission, Basile Zouma revient également sur son parcours personnel, qui l’a amené, depuis ses études de médecine, à se passionner pour la théologie jusqu’à devenir pasteur. Il évoque également les diverses opérations mises en place à l’occasion des 50 ans du Défap, ainsi que les «Ateliers de la mission», dont la première session s’est tenue le samedi 10 avril.

Retrouvez ci-dessous cet entretien, ainsi que sur le site de la Fédération Protestante de France.




«La mission, un mot, une histoire» : revivez le premier webinaire

La visioconférence de lancement des «Ateliers de la mission» du Défap s’est tenue le samedi 10 avril 2021. Un premier module historique, présenté par le professeur Jean-François Zorn, qui a permis de revisiter les différentes perceptions de la mission au cours de l’histoire, en commençant par un retour aux racines bibliques. Retrouvez ici l’enregistrement de l’intégralité de l’intervention de Jean-François Zorn.

Le mot de «mission» est aujourd’hui tellement chargé de connotations que son usage même en est devenu délicat. Associé à une vision de l’action évangélisatrice qui s’est trouvée, au fil de l’histoire, compromise à la fois dans les jeux politiques et les visées coloniales de certains États, il est encore jugé suspect dans certaines Églises ; quand d’autres revendiquent au contraire sans complexe une vision conquérante de la mission, citant par exemple cette parole de Jésus-Christ dans Actes 1-8 : «vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre». Et dans le même temps, paradoxalement, jamais ce même terme de «mission» n’a été autant utilisé dans le vocabulaire laïc, et dans les milieux les plus divers – du monde de l’entreprise à celui des ONG…

Mais d’où vient vraiment ce mot de «mission», quels sens a-t-il pu prendre au fil de l’histoire, quelles sont ses racines et quelles ont été ses évolutions ? Cette perspective historique, nécessaire pour bien situer à la fois le terme et les enjeux qu’il recouvre, était le thème du premier des «Ateliers de la mission» du Défap – une série de webinaires organisés sur Zoom, dont la session introductive a eu lieu ce samedi 10 avril, et qui se poursuivra par la suite un jeudi sur deux jusqu’à la mi-juin.

Ce thème : «La mission, un mot, une histoire», présenté par le missiologue Jean-François Zorn, occupe les deux premières sessions des «Ateliers de la mission». Vous pouvez retrouver ci-dessous l’enregistrement de la première partie de ces deux webinaires.

 

Vous pouvez également accéder au support utilisé par le professeur Jean-François Zorn pour cette session introductive des «Ateliers de la mission» :

À lire, à télécharger :
• Le texte introductif de Jean-François Zorn
• La bibliographie en pdf
• Le programme des «Ateliers de la mission»
• Pour vous inscrire aux sessions suivantes, c’est ici !

 




La mission, un mot, une histoire : documents préparatoires

À l’approche de la conférence de lancement des «Ateliers de la mission» du Défap, nous avons mis en ligne un premier texte du professeur Jean-François Zorn, traçant les grandes lignes de sa prochaine intervention lors de ce premier webinaire… et posant aux futurs participants un certain nombre de questions afin de stimuler les réflexions et de rendre les échanges aussi riches et interactifs que possible. À présent, pour celles et ceux qui voudraient continuer à creuser le sujet, voici une bibliographie, également fournie par Jean-François Zorn. Nous mettrons en ligne ainsi régulièrement, au fil des conférences, les listes des ressources qui auront été consultées par les intervenants.

© Maxpixel.net

« La mission, un mot mutant ? »
par Jean-François Zorn

  • samedi 10 avril : Partie 1 : des temps bibliques à la Réformation (XVIe siècle)

  • jeudi 22 avril : Partie 2 : du Réveil (XIXe siècle) à nos jours

Vous trouverez ci-dessous les ressources proposées par l’intervenant pour sa conférence. Lorsque cela est
possible, la cote de la bibliothèque (1) est mentionnée.

Ouvrages

  • BUCKLER, Andy. Jean Calvin et la mission de l’Eglise. Lyon : Olivétan. 2008, 248 p.
  • COMBY, Jean. Deux mille ans d’évangélisation. Paris : Desclée, 1992. 327 p. Cote : 235.1 COM
  • MATTHEY, Jacques. Et pourtant la mission. Perspectives actuelles selon les Actes des Apôtres. Aubonne : éditions du moulin, 1985. Cote : MAG22247
  • PRUDHOMME, Claude. Missions chrétiennes et colonisation XVIe-XXe siècle, Paris : Cerf, 2004. 172 p. Cote : 235 PRU
  • TESTOT, Laurent (dir). La grande histoire du christianisme. Paris : éditions des sciences humaines, 2019. 237 p. Cote : 63641 B236
  • ZORN, Jean-François & ALEXANDRE, Jean. Missiologie. Histoire et Enjeux. Paris : Défap, 1998. 63 p. (Cahier de Mission, n°82) Cote : 63291 B226

Articles et chapitres

  • Collectif. La Réforme et la mission chrétienne. [dossier]. Spiritus. Juin 2017. [consulté le 4 avril 2021]. n°227, p.159-218. disponible à l’adresse : https://www.revue-spiritus.com/portfolio/227
  • Collectif. Europe, se convertir à la mission. [dossier]. Perspectives Missionnaires. 2020, n°80, p. 5-64. disponible à la bibliothèque
  • ZORN, Jean-François. De la mission conquête à la mission requête. Lumière et Vie. Octobre-décembre 2007.
    [consulté le 4 avril 2021]. n°276, p. 76-86. disponible à l’adresse : http://lumiere-et-vie.fr/numeros/LV_276_num_C3_A9ro_complet.pdf

_______________________

(1) Pour contacter la bibliothèque : bibliotheque@defap.fr – site web : https://defap-bibliotheque.fr/




«Ateliers de la mission» : bientôt la séance inaugurale

La séance inaugurale des «Ateliers de la mission» du Défap, c’est samedi prochain, le 10 avril : vous pourrez alors participer au premier de cette série de webinaires organisés via Zoom, avec, pour alimenter les premières réflexions, un retour historique préparé par le missiologue Jean-François Zorn, sur l’histoire et les mutations du mot même de «mission». N’oubliez pas de vous inscrire pour recevoir le lien et pouvoir vous connecter : toutes les informations sont ici (ainsi que sur les pages Facebook du Défap et de la Cevaa).

Le premier de nos «Ateliers de la mission» approche et vous êtes déjà nombreuses et nombreux à vous y être inscrits. Pour les autres, n’oubliez pas de remplir d’ici jeudi ce formulaire d’inscription afin de recevoir le lien Zoom le moment venu ! Après la première session initiale du samedi 10 avril, les webinaires auront lieu au rythme d’un jeudi sur deux. Vous pouvez retrouver ici le programme complet de ces «Ateliers de la mission» ; et vous rendre sur le dossier spécial du site du Défap consacré à ces webinaires.

Les défis sont multiples et passionnants ; ils sont liés tout à la fois à la transformation du monde dans lequel nous vivons, avec l’impact massif de la mondialisation et de l’accélération des échanges ; aux prises de conscience et aux évolutions réciproques nées de ces échanges accrus ; à l’atomisation et à la sécularisation croissantes de nos sociétés (et pas seulement nos sociétés occidentales) ; à la manière dont le paysage ecclésial évolue et se recompose en fonction de ces critères dans tous les pays ; aux nouvelles quêtes de sens qui animent celles et ceux qui participent à la vie des Églises (paroissiens, visiteurs de passage, chrétiens à la jonction entre plusieurs cultures et plusieurs Églises…) Face à tous ces défis, aucune Église, aucun organisme missionnaire ne peut prétendre rester à l’écart de ces interrogations ou camper sur des certitudes.

Pour aller plus loin :
• Le programme complet des «Ateliers de la mission»
• Le formulaire d’inscription
• Le texte introductif et les questions de Jean-François Zorn
• Le dossier spécial
• Présentation et interview sur le site de la Cevaa

Ces «Ateliers de la mission» qui se tiendront en distanciel sont donc largement ouverts ; ils rassembleront des participants issus d’Églises, de pays et de cultures reflétant la diversité des liens entretenus par le Défap. La Cevaa a relayé cette initiative sur son site internet et sa page Facebook : vous pouvez lire ici l’entretien réalisé par Cécile Richter, qui a interrogé le Secrétaire général du Défap, Basile Zouma, ainsi que la Secrétaire exécutive responsable du service Animation France, Florence Taubmann.

La première session de ces webinaires verra l’intervention du missiologue Jean-François Zorn, qui a préparé un texte introductif destiné à stimuler par avance les réflexions et les questions des participants – afin que ce premier webinaire soit aussi interactif que possible. Comme le rappelle Florence Taubmann dans l’interview diffusée par la Cevaa, «pour retravailler la définition de cette nouvelle vision de la mission, nous remonterons d’abord dans le temps. Au commencement, il y a toujours l’histoire. On va revisiter, ensemble, notre passé pour faire la part des choses entre ce qui relève du mythe et ce qui appartient au domaine de la réalité.»

«La réflexion sur la mission est toujours à renouveler»

Le monde change, la mission aussi : la réflexion sur la mission est toujours à renouveler. À la suite de cette première approche historique, qui occupera les deux premières sessions, les réflexions se poursuivront en suivant trois pistes de réflexion, exprimées sous forme de questions :

  • la question de l’universalisme ;
  • la question du personnalisme : ce qu’il y a de très spécifique à la culture judéo-chrétienne, c’est l’affirmation de l’être humain comme unique, singulier, irremplaçable et irréductible à la multitude ;
  • la question de l’interculturalisme : la manière dont, aujourd’hui, on peut s’ouvrir davantage aux manières de penser et de comprendre des autres cultures ; avec en filigrane la nécessité de réciprocité, d’enrichissement mutuel, de dialogue.

Ces différents points ont été détaillés par Basile Zouma et Florence Taubmann dans cet entretien enregistré pour Fréquence Protestante :

Les «Ateliers de la mission» : présentation sur Fréquence Protestante


Télécharger cette émission

Comme le souligne Basile Zouma, il s’agit de «stimuler les Églises. Redéfinir ce qu’est la mission et les objectifs que le Défap doit fixer avec elles. La mission est en élaboration. Elle ne peut pas rester figée. Ces ateliers sont l’ébauche de nos retrouvailles, en 2022, avec nos partenaires mais aussi tous ceux et celles qui souhaitent travailler ces questions. Le Défap est un lieu d’expérimentation et d’expertise de la mission, dont le but est de contribuer à la réflexion des Eglises. Alors rencontrons-nous !»




De Pâques à Pentecôte, 50 aperçus de la mission

À partir de ce dimanche, et jusqu’à Pentecôte, le Défap vous propose, à travers son site internet et ses réseaux sociaux, un voyage dans le temps et l’espace : 50 témoignages illustrant la mission, de la part de 50 témoins qui la racontent telle qu’ils l’ont vécue hier, ou telle qu’ils la vivent aujourd’hui. Chacun répondra à sa manière à la question suivante : qu’est-ce que la rencontre m’a apporté ?

De Pâques à Pentecôte, il y a… 50 jours. Période riche de sens pour tout chrétien, qui va de la résurrection de Jésus à la descente de l’Esprit saint sur les Apôtres, et au discours de Pierre marquant l’acte fondateur de l’Église… Or le Défap célèbre aussi cette année ses 50 ans. Il y avait là, en cette année si particulière pour le Service protestant de mission, un double symbole qu’il nous fallait illustrer.

Très vite est venue l’idée de ces 50 témoignages. La mission n’est pas seulement une odyssée spirituelle, c’est aussi une riche aventure humaine ; ce sont quelques facettes de cette aventure que nous voulions vous montrer. La mission se vit, se goûte et s’expérimente, de multiples manières et en de multiples lieux. D’où la diversité des témoins – anciens ou récents ; d’où aussi la diversité des formes de témoignages : tantôt vous entendrez une voix, tantôt vous pourrez voir un extrait de vidéo, ou des scènes d’hier ou d’aujourd’hui sous forme de photos ; tantôt encore, vous pourrez lire des récits – dont certains recouvrent l’étendue d’une vie entière…

50 manières de vivre le lien

Ces 50 témoignages, vous pourrez les découvrir ici-même, un nouveau chaque jour – et les suivre aussi sur notre page Facebook, ainsi que sur notre toute nouvelle page Instagram. Vous pourrez, à travers eux, partir à la rencontre d’enseignants-missionnaires ayant consacré leur vie entière à un pays et une Église à des milliers de kilomètres de leur lieu d’origine ; vous pourrez comprendre mieux ce que vivent un boursier qui vient faire des études de théologie en France, accueilli par le Défap, ou un.e envoyé.e qui part pour quelques mois ou quelques années dans un pays, une culture et pour travailler au sein d’une école ou d’un hôpital dépendant d’une Église dont il/elle ignore tout… Chacun de nos 50 témoins répondra à sa manière à la question suivante : qu’est-ce que la rencontre m’a apporté ?

Fils de missionnaire, envoyé d’aujourd’hui, tous vivent une aventure commune qui se poursuit depuis des décennies, qui les porte et les traverse, à laquelle chacun apporte sa contribution – et à travers laquelle tous verront leur vision du monde et leur vie changées. Cette aventure commune, c’est celle qui consiste à entretenir le lien entre Églises par-delà les frontières, les mers et les continents ; par-delà les distances culturelles, économiques ; parce que la mission se construit ensemble, à travers toutes ces Églises dont chacune est en mission dans son propre champ, mais qui peuvent aussi tant s’apporter les unes aux autres. Les échanges de personnes – d’envoyés, de boursiers, de professeurs ; les projets – d’enseignement, de santé, de développement communautaire ; les relations institutionnelles – avec des Églises, des oeuvres ou des mouvements : tout ceci se rassemble et trouve sa justification dans cette volonté d’entretenir le lien.

Ce sont 50 aperçus de cette aventure, 50 manières différentes de vivre et d’exprimer ce lien, que vous allez pouvoir découvrir d’ici Pentecôte.




Covid-19 : une cérémonie en communion avec le Cameroun

Ce vendredi saint, 2 avril, une prière a eu lieu de 13h à 14h dans la chapelle du Défap, avec les pasteurs des communautés camerounaises en France EPC, EPA, EEC, UEBC en signe de solidarité avec les familles et les Églises mères qui ont perdu 13 pasteurs à cause de la pandémie de Covid-19.

Depuis plus d’un an, la pandémie de Covid-19 ne s’est pas seulement traduite par des fermetures de frontières, des activités réduites dans de multiples domaines – et dans le milieu des Églises, par des difficultés nouvelles à maintenir les liens ; elle s’est aussi et surtout traduite par de multiples drames humains – et là encore, les Églises n’ont pas été épargnées plus que le reste de la société.

Prier ensemble, face à ce défi commun et pour toutes les victimes de la pandémie, c’est aussi une manière d’être en lien ; et la cérémonie qui s’est tenue ce vendredi saint, 2 avril, au Défap, a permis de réunir des pasteurs de diverses communautés protestantes camerounaises présentes en France. Elle avait été organisée en signe de solidarité avec les familles et les Églises mères qui ont perdu 13 pasteurs au cours de l’année du fait de la pandémie. L’un des plus récemment disparus étant le pasteur Samuel Désiré Johnson, bien connu au Défap puisqu’il avait été Secrétaire exécutif chargé de l’Animation au sein de la Cevaa, et qu’il faisait également partie de l’équipe de rédaction de la revue Perspectives Missionnaires.

Cette cérémonie de prière a ainsi rassemblé des pasteurs de l’EPC (l’Église presbytérienne camerounaise), de l’EPA (l’Église protestante africaine), de l’EEC (l’Église évangélique du Cameroun) et de l’UEBC (l’Union des Églises baptistes du Cameroun), autant d’Églises avec lesquelles le Défap est en lien et qui sont présentes en France à travers diverses communautés, parfois nombreuses (elles sont par exemple plus d’une vingtaine en France liées à l’EPC). Elles sont aussi toutes membres du Cepca, le Conseil des Églises protestantes du Cameroun avec lequel avait été organisée cette prière, qui représente onze Églises luthériennes, réformées, baptistes et anglicanes. Anciennement nommé Fédération des Églises et Missions évangéliques du Cameroun (Femec), il est l’un des principaux partenaires du Défap dans le pays.

Cette prière s’est déroulée de 13 heures à 14 heures dans la chapelle du 102 boulevard Arago, avec la participation de :

  • Pasteur MOUNYEMB TENWO (EPA)
  • Pasteur DIN KALLA Marie Louise (UEBC)
  • Pasteur Michel Samè DIKONGUE (UEBC)
  • Pasteur DONGMO Hervé (EEC)
  • Pasteur TILLIET Colette (EPA)
  • Pasteur TJOMP Jacques (EPC)
  • Pasteur NGWEM Isai (EPC)



Célébration œcuménique du Vendredi saint

Découvrez la bande annonce de cet évènement à suivre sur France 3 Alsace et France 3 Lorraine le 2 avril à 10h45, et auquel participe l’UEPAL, l’une des trois unions d’Églises membres du Défap.

Le Diocèse de Strasbourg et l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine font mémoire de la Passion et la crucifixion de Jésus-Christ en la cathédrale Notre dame de Strasbourg, pour accompagner celles et ceux qui ne pourront se déplacer à l’église en cette période si particulière.

Cette célébration est retransmise sur France 3 Alsace et France 3 Lorraine, le vendredi 2 avril à 10h45. Également sur les chaînes Youtube respectives du Diocèse de Strasbourg et de l’UEPAL.

L’Alsace est une terre profondément attachée à l’œcuménisme. Monseigneur Luc Ravel, Archevêque de Strasbourg et le pasteur Christian Krieger, Président de l’Église protestante réformée d’Alsace et de Lorraine et vice-président de l’UEPAL, invitent à cette célébration conduite par l’Archiprêtre Michel Wackenheim et la pasteure Bettina Schaller et manifestent ainsi leur désir d’être en union de prière avec tous ceux qui pourront suivre cet évènement à la télévision.

« Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (LUC 23, 34)

À partir de ce verset de la Bible, les deux confessions chrétiennes vous proposent une célébration où alterneront gestes symboliques, temps de méditations et moments musicaux.

Les participants : Charlotte Sonnendrücker, Christian Albecker et Michaël Mailfert.
« Quatuor Anapnoè », avec Nathalie Gaudefroy, soprano, Anne-Juliette Meyer, alto, Jean-Philippe Billmann, ténor, et Xavier Bazoge, basse. Il sera accompagné par Sara Taboada, clarinette, Tristan Lescêne, violoncelle, et Daniel Leininger, orgue.
Conception musicale : Daniel Leininger.




La Moisson, un projet artistique

En partenariat avec le Grand KIFF – événement auquel est associé le Défap – ce projet est une invitation à la créativité, au témoignage et à partager ce qui nous anime chaque jour : la foi.

La Moisson est un appel à projet artistique jusqu’au 15 mai 2021 sur le thème de « La Terre en partage » pour les jeunes de 17 à 25 ans, quelles que soient leurs convictions religieuses.

Avec ce projet, Marion Panoma, volontaire au service civique encourage les jeunes à s’exprimer autour d’une vision commune et à donner de la voix.

La Moisson est une invitation à venir s’exprimer de manière novatrice par le chant, le dessin, la peinture, la danse, la photo, la vidéo, la mode ou la performance…

Tous les champs d’expression artistique sont possibles ! Il n’y a pas de contraintes de format ou de techniques, tu es libre de t’exprimer comme tu le souhaites !

Bien sûr, si ton œuvre finale est aussi grande qu’un chêne il faudra la prendre en photo !

Il y aura ensuite une exposition virtuelle ou présentielle (en fonction de la situation sanitaire) et d’autres opportunités se présenteront à nous en fonction des projets, des envies et des ambitions de chacun.

« La Terre en partage c’est partager les trésors que chacun a reçus ».

Pour en savoir plus : contact@lamoisson-production.fr




50 ans du Défap, « Ateliers de la Mission » et Convictions et Actions au menu de l’AG du Défap

C’est une nouvelle Assemblée Générale en visioconférence, alors que les mesures de restrictions sanitaires ont été durcies pour faire face à la croissance du nombre de personnes touchées par la pandémie de Covid-19, qui s’est tenue ce samedi 27 mars 2021 au Défap. Au menu de cette réunion, notamment : des informations sur les « Ateliers de la Mission » et sur le cinquantenaire du Défap, ainsi que la mise en discussion et au vote du texte sur les Convictions et Actions 2021-2025.

Depuis l’entrée dans cette période si particulière que constitue la «période Covid-19», avec son lot de restrictions sanitaires, de difficultés accrues de déplacements et de rencontres rendues impossibles ou devenues virtuelles, le Défap a dû, comme beaucoup d’autres institutions, s’adapter. Cette nouvelle Assemblée Générale réunie par Zoom (comme c’est devenu désormais le lot commun de beaucoup d’ONG et d’associations) en était un signe supplémentaire. Mais derrière ce recours accru à la technique, des problèmes se posent, lourds à gérer : problèmes anciens rendus bien plus difficiles à prendre à compte (comment franchir la distance culturelle avec les partenaires, avec les visiteurs, quand s’y ajoute en outre une nouvelle distance physique ?) ; et problèmes nouveaux, liés non seulement à la technique elle-même, mais aussi à la nécessité d’inventer de nouvelles relations et de nouvelles manières de communiquer et d’intervenir.

2020, une année hors norme

 

Ces défis déjà anciens, et que le Défap doit continuer à prendre en compte et à relever, sont ceux sur lesquels le président du Défap, Joël Dautheville, a d’abord mis l’accent dans son message d’introduction de l’Assemblée Générale ; tout en adressant de chaleureux remerciements à toute l’équipe du Défap qui a su continuer à manœuvrer dans la tempête, et en soulignant la solidité dont a fait preuve l’institution dans son ensemble, il a rappelé les défis toujours présents de l’interculturalité dans notre société – interculturalité qui se traduit aussi dans les paroisses de nos Eglises.

Les défis nouveaux, auxquels toute l’équipe a dû répondre durant l’année 2020 qui a vu le Défap «cloué au sol», sont ceux sur lesquels le Secrétaire général, Basile Zouma, a insisté pour sa part. Comme il l’a souligné dans la présentation de son rapport, le Défap, en cette crise, est passé par trois états :

  • la sidération : l’année 2020 a été une réelle traversée de crise. Sachant que toute crise est aussi une opportunité d’ouvrir des chemins impossibles à trouver autrement… Tout ce qui était conditionné par le voyage a été empêché. La distance installée avec les partenaires est devenue difficile à franchir : difficile de voir les partenaires, d’accueillir des visiteurs, des boursiers – alors que la maison Défap a pour cœur de métier de mettre en relation. Cette sidération a été amplifiée par des mouvements de personnel : départ de Valérie Thorin au service Communication et absence prolongée pour cause de maladie de Franck Lefebvre ;
  • le tâtonnement : il a fallu tâtonner pour dépasser cette sidération initiale. Comment maintenir la vie communautaire quand la rencontre n’est plus possible ? Il a fallu avoir recours à la technique pour maintenir les liens au près et au loin ;
  • l’adaptation : la mobilisation de l’équipe pour s’adapter à la crise et à la baisse des ressources. Le Défap a dû réorganiser le travail des permanents et trouver de nouveaux moyens de rester en lien avec les partenaires. L’équipe a su garder une veille active pour rester opérationnelle. Il a fallu inventer en avançant.

La force de l’espérance, la vie malgré tout, ont permis de surmonter la crise.

L’année 2020 a donc été l’année des petits pas, une résistance à l’immobilité imposée par la crise. Quelques perspectives pour finir, extraites du rapport d’activité : si les difficultés d’aujourd’hui devaient rendre impossibles les réalisations de demain, le Défap n’aurait pas eu la bonne attitude dans la traversée de la crise sanitaire. Toute crise étant une opportunité dans la douleur. Au sortir de cette année mouvementée marquée par la paralysie générale et le ralentissement forcé des activités du Défap, ainsi que de l’important mouvement au sein de l’équipe, la première perspective est celle toute naturelle de reprendre pleinement nos engagements dans les rencontres avec nos partenaires et dans la relance de projets fédérateurs. Reprendre aussi la visite des paroisses en France en vue de la création d’espaces de réflexion et la co-construction de célébrations autour de la mission de partout vers partout. Le sens de la veille active de l’équipe est de faciliter cette reprise enrichie des apports de cette traversée douloureuse.

2021 sera l’année de deux événements : le forum « Les Ateliers de la mission » et la célébration des 50 ans du Défap. Deux lieux pour deux dynamiques ; une réflexion autour de la mission et une célébration pour faire un bilan de ces 50 ans de mission. Ces événements vont participer du processus de refondation initié par le Défap et porté par les Églises fondatrices en vue d’une décision concertée pour l’année 2025.

Présentation des 50 ans du Défap

Éline O., prenant la suite, et après les nouvelles des partenaires, a présenté son travail de chargée d’événementiel « 50 ans du Défap », qui se décline en quatre axes :

  • Dis-moi la mission, en 10 mois ; un verbe est présenté chaque mois sur le site, décliné chaque semaine en 4 modules : Réflexion, Témoignage, Animation et Célébration – ce dernier module, en particulier, présentant des éléments de liturgie utilisables pour organiser des cultes centrés sur les 50 ans du Défap.
  • 50 témoignages diffusés sur les réseaux sociaux, de Pâques à Pentecôte ; l’idée est de faire parler des intervenants qui ont été en relation avec le Défap, soit en tant qu’envoyés, soit en tant que boursiers…
  • Appel à témoins : il s’agit de permettre des rencontres entre anciens envoyés et paroisses, dans le cadre d’une dynamique locale
  • Pendant une semaine en septembre, différentes activités au 102 boulevard Arago, avec notamment une exposition sur place (et en ligne), un escape-game (jouable sur place et disponible en téléchargement), avec en outre une salle où seront diffusés les 50 témoignages. Il y aura aussi deux rencontres et conférences durant la semaine ; et une journée rencontres-retrouvailles le samedi et le dimanche.

 

Un rapport d’activités 2020 sous le signe de la résilience

Les contraintes sanitaires se sont avant tout traduites pour le Défap par de nouvelles distances, avec des frontières devenues difficilement franchissables et des déplacements rendus plus ardus : distances nouvelles avec les envoyés, avec les partenaires, avec les Églises en lien avec le Défap, et même avec les visiteurs ou les paroisses de France… C’est ce thème de la distance à franchir pour trouver une résilience qui a servi de fil conducteur à la présentation du rapport d’activité 2020 par les divers secrétaires exécutifs.

 

Adoption du document «Convictions et Actions 2021-2025»

C’était un des aspects majeurs de cette Assemblée générale : le texte qui a été soumis à l’approbation des délégués, et destiné à guider l’activité du Défap au cours des quatre années à venir, avait été élaboré, comme l’a souligné le Secrétaire général Basile Zouma, au cours d’un travail commun lancé entre le Conseil, le Bureau et l’ensemble de l’équipe des Secrétaires exécutifs du Défap. La demande des Églises fondatrices d’ouvrir un espace de réflexion en leur sein, et le travail de refondation lancé au sein du Défap, doivent se rencontrer et il faut du temps pour toutes ces réflexions ; les Églises membres ont donc demandé au Défap de se doter d’une nouvelle feuille de route en attendant que les travaux de réflexion des uns et des autres puissent trouver leur point de rencontre d’ici 2025.

Il s’agissait donc lors de cette AG d’adopter, et si besoin d’amender ce texte élaboré au sein du Défap, pour le présenter aux Églises fondatrices. Des discussions se sont donc engagées sur les cinq points qui structurent ce texte :

  • Les convictions missionnaires du Défap (une partie plutôt théologique) ;
  • Un préambule ;
  • Une première partie consacrée aux liens institutionnels et aux relations avec les partenaires ;
  • Une deuxième partie marquant l’engagement du Défap pour la justice, le respect de la création et la dignité humaine ;
  • Une troisième partie consacrée aux moyens et aux manières de vivre l’interculturalité.

C’est l’adoption, avec quelques modifications mineures mais après d’intenses discussions, de ce document essentiel pour le Défap qui aura marqué le moment essentiel de la deuxième partie de cette Assemblée générale, juste avant la clôture au cours de laquelle le président Joël Dautheville aura remercié une nouvelle fois toute l’équipe du Défap pour son travail, et souligné les efforts d’adaptation et de résilience qui auront marqué toute l’année 2020.