Garder le lien par temps de Covid

La question de la mission, et de la manière d’en renouveler les formes, se pose depuis bien des années à tous les organismes missionnaires, et au-delà, aux Églises mêmes. La crise sanitaire n’a fait que rendre plus perceptibles ces questionnements. Le Défap avait déjà entamé une réflexion au long cours avec son processus de refondation ; réflexion qui se poursuit à travers ses «Ateliers de la mission», qui pour cause de contraintes sanitaires ont été convertis en une série de webinaires… Mais quelle parole spécifique peut porter le Service protestant de mission dans cette période si particulière ?

© Pixabay

C’est une voix à la radio, une lettre de nouvelles posée à l’entrée d’un temple ; c’est un site internet, une newsletter que vous recevez parmi vos mails. Une page Facebook. Des visages, des témoignages ; des récits de choses partagées, vécues ensemble. Derrière tout ceci, un acronyme de cinq lettres devenu à la longue un substantif : le Défap. Il fait un peu partie des murs de la maison. Il évoque, de manière peut-être un peu vague, des images de relations entretenues avec des Églises lointaines, par-delà les frontières. Mais qu’a-t-il à communiquer par temps de crise sanitaire, quand les Églises d’ici sont touchées par des restrictions qui sont, elles, très concrètes – quand les temples doivent fermer leurs portes ou adapter leurs cultes, et que les prêches se font via Youtube ?

Quand on parle de communication de crise, d’emblée viennent des images de réunions fébriles de communicants, d’éléments de langage à distiller au gré des petites phrases, de conférences de presse houleuses ; on a tout de suite présente à l’esprit une structure soumise à l’inquisition et à la curiosité de tous, en posture défensive.

Dans le cas du Défap, communiquer par ces temps de crise, c’est presque tout le contraire : c’est dire, simplement, qu’on poursuit le chemin – en dépit du brouhaha, des cahots et des nids-de-poule.

Soyons honnêtes : les contraintes sanitaires ont plutôt joué le rôle d’accélérateur, ou de révélateur, d’une crise générale qui était déjà bien présente. Certes, l’impact du coronavirus se mesure, non seulement en vies perdues, mais aussi en vies gâchées, en tensions accumulées, en inégalités accrues. Mais au sein de notre société, la fragmentation était déjà à l’œuvre. Au sein de nos Églises aussi.

Curieusement, il n’est pas difficile de parler de transcendance en ces temps incertains ; mais chacun aura tendance à voir Dieu à sa porte. Or il ne s’agit pas seulement de rejoindre chacun dans ses questionnements personnels et dans ses angoisses intimes ; il faut aussi parler de ce qui était, de ce qui est et sera. Avant, après, et au-delà de la crise, quel que soit le prisme à travers lequel on l’envisage : qu’elle soit sanitaire, sociale, systémique, écologique… Parler de ce projet vaste, global auquel nous sommes tous conviés. Cela s’appelle la mission.

Le terme a suscité tous les enthousiasmes et toutes les méfiances, au point de presque disparaître. Il connaît aujourd’hui, dans certaines Églises (pas dans toutes !) un spectaculaire retour en grâce. Mais que recouvre-t-il ? En quoi peut-il se rapporter à ces clichés en noir et blanc de jeunes gens partant, parfois pour une vie entière, vers des contrées alors inconnues ? Doit-on parler d’une actualisation de cette ancienne figure du missionnaire – ou est-ce tout autre chose ?

Les recettes sont nombreuses et il y a beaucoup d’appelés.

Là encore, soyons honnêtes : en ce XXIème siècle, à l’époque de l’Internet omniprésent et de la mondialisation triomphante, les terres non atteintes par la Bonne Nouvelle ne sont plus légion. La question est plutôt de savoir ce que l’on en fait.

Il ne sert à rien d’aller annoncer la Bonne Nouvelle jusqu’aux extrémités de la Terre, si c’est pour y évangéliser les fidèles d’une autre Église. D’ailleurs, aujourd’hui, le monde est chez nous : il suffit de regarder nombre de nos paroisses.

Or cette idée d’une mission conquérante, si proche de celle qui prévalait au XIXème siècle, a aujourd’hui de nombreux adeptes. Elle nous revient même à travers certaines de ces Églises implantées en France par des Églises autrefois «filles », devenues «Églises sœurs » ; ces Églises fondées par des missionnaires, qui envoient elles-mêmes des missionnaires jusque dans les contrées déchristianisées d’Europe – de nouveaux missionnaires qui eux-mêmes acquièrent bien vite leur autonomie. Floraison d’Églises. Pour quelle moisson ?

Présentation des activités du Défap, telle qu’elle aurait dû être faite lors des synodes régionaux de 2020, reportés pour cause de crise sanitaire

Qui faut-il évangéliser ? Au nom de quelle Église ?

Le nomadisme ecclésial n’est pas un gros mot : c’est une réalité sociologique. Mais n’est-ce pas aussi un aveu d’échec pour toutes ces Églises qui auront su attirer tel fidèle un dimanche, sans le faire revenir le dimanche d’après ?

Qui faut-il évangéliser ? Au nom de quelle Église ? L’important est-il de faire vivre telle structure au détriment de telle autre ? Faudra-t-il une Église différente pour chaque nationalité, pour chaque culture, pour chaque âge de la vie, pour chaque conception de l’être humain dans laquelle les uns ou les autres pourront se reconnaître, au gré des frontières invisibles qui partagent notre société ?

On entend souvent dire que notre époque est en manque de certitudes. Permettez-moi de penser le contraire : le problème n’est pas le manque, mais le trop-plein. Chaque groupe social défendant des acquis ou revendiquant des droits, chaque minorité réclamant à grands cris une reconnaissance, chaque conception du monde, de la société et de l’humanité en lutte contre toutes les autres pour faire reconnaître sa légitimité, sont autant de certitudes qui exigent notre foi exclusive et combattante. La vérité même devient malléable. Elle ne peut plus prétendre être un arbitre : elle-même devient un enjeu.

Et bien sûr, toutes ces certitudes arc-boutées dans leurs guerres intestines forment autant de lignes de fractures, non seulement dans la société où nous vivons, mais aussi dans nos propres Églises. Ce qui guette nos sociétés, ce n’est pas l’anomie – l’éparpillement dans le vide et le silence – c’est plutôt le vacarme de millions de voix, chacune se haussant pour surmonter les autres, quand plus personne n’écoute.

Nos Églises seront-elles une voix de plus dans ce vacarme ?

Prendre soin du vivre-ensemble

Tout au long de ses voyages autour de la Méditerranée, Paul a implanté des Églises. Il n’est jamais reparti en laissant derrière lui des recrues, chargées de poursuivre une mission d’enrôlement : il a créé des communautés. Des familles. Et chacune de ses lettres nous montre le soin qu’il prenait de cette vie communautaire. Du vivre-ensemble. Du besoin très humain de chacun d’être entendu dans ses besoins, guidé dans ses erreurs, départagé dans ses conflits, rassuré dans ses doutes, encouragé dans l’adversité, porté à son meilleur non seulement par sa foi, mais aussi par la communauté.

Voilà l’aspect très actuel de la «missio dei» : la mission ne se confond pas avec l’expansion d’une Église, d’une dénomination ; elle est avant tout mission de Dieu. Dieu nous invite à entrer dans sa famille et dans son projet – un projet vaste, global de réconciliation.

Dans ce projet, il ne s’agira pas de savoir qui supplantera l’autre : «j’ai planté, Apollos a arrosé, mais c’est Dieu qui a fait grandir». Alors, et alors seulement, chaque crise ne deviendra pas pour toute l’Église une occasion de chute – à l’image de la crise sanitaire que nous connaissons depuis plus d’un an – mais au contraire une occasion de resserrer les liens.

Dans notre vie humaine, d’où partent, et jusqu’où vont ces liens ? Ils se tissent, nous dit Jésus en Matthieu, « là où deux ou trois sont assemblés en mon nom» ; et ils vont, nous dit-il encore en Actes, «jusqu’aux extrémités de la terre». Voilà comment se réconcilient l’image de l’envoi en mission et celle de la vie communautaire : il ne s’agit pas d’aller faire des conquêtes, mais d’agrandir une famille.

Parler de partage

Témoignage d’Aurélie Chomel, envoyée au Cameroun, à l’hôpital de Bafia, recueilli à distance dans la perspective du Cinquantenaire du Défap

C’est l’idéal vers lequel tend le Défap depuis cinquante ans ; depuis que la Société des Missions Évangéliques de Paris, la vénérable SMEP, a choisi de se partager entre une Communauté d’Églises en Mission (la Cevaa) et un Service Protestant de Mission chargé d’entretenir le lien au près et au loin. Par quoi passe ce lien ? Par la communion spirituelle, tout d’abord ; mais aussi par des choses humaines et modestes. Des projets d’écoles, de dispensaires. Des envoyés de nos Églises qui vont enseigner ou soigner. Des relations entre instituts de théologie. Des échanges de professeurs. Des boursiers qui viennent de loin pour étudier en France ; qui, peut-être, deviendront des pasteurs de ces Églises-sœurs – voire même prêcheront dans nos propres Églises. Tous avec leur propre bagage culturel, leur propre approche historique, leur propre vision de la société, leurs propres idéaux politiques – autant de certitudes ancrées en chacun et qui pourraient être autant de prétextes de conflits, sans la lumière décapante de l’Évangile seule capable d’en montrer à chaque fois les limites.

Mais que peut être alors la communication en ces temps de crise ? Elle est un rappel que lorsqu’on parle de vivre-ensemble, il s’agit avant tout de vivre, plus que d’argumenter. Dans la cacophonie des certitudes et des revendications, il s’agit de parler de partage. C’est le témoignage des envoyés d’hier et d’aujourd’hui que vous pouvez retrouver dans le dossier «Cinquantenaire du Défap» sur notre site. Il s’agit encore de parler de mission : une mission, non pas conquérante ou défensive, mais où chacun soit accueilli. Ce sont les méditations que vous retrouvez régulièrement sur notre site, celles aussi qui scandent le calendrier des «Verbes de la mission» ; c’est encore cette série de webinaires qui débute au mois d’avril, «les jeudis de la mission».

Témoignage de Patrice Fondja, pasteur missionnaire, recueilli à distance dans la perspective du Cinquantenaire du Défap

Et ce sont aussi des outils, modestes. Une voix à la radio. Une lettre de nouvelles. Une newsletter parmi vos mails, que vous pouvez choisir d’ouvrir.

Ou pas.

Franck Lefebvre-Billiez




Covid19 : une semaine de prière du COE

En un an, la pandémie de Covid-19 a bouleversé le monde. Face à des difficultés inédites, les Églises ont dû s’adapter pour tenter d’accompagner toutes les populations frappées soit par la maladie, soit par les inégalités et les crises politiques ou sociales qui en ont été les corollaires. Devant cette crise sans précédent, le Conseil œcuménique des Églises appelle à observer jusqu’au 27 mars une semaine de prière.

Réunion de prière – montage © COE

Un an après que l’Organisation mondiale de la Santé a déclaré la pandémie de Covid-19 pandémie mondiale, le Conseil œcuménique des Églises (COE) observe une semaine de prière du 22 au 27 mars.

Cette semaine invite à un temps de prière et de réflexion à la fois sur les lamentations et l’espoir exprimés et éprouvés dans le monde entier au cours de ce qui a été une année de souffrances sans précédent, mais également une année où les Églises ont trouvé des façons toujours nouvelles d’œuvrer ensemble afin de s’adapter, d’intervenir auprès des communautés et de les accompagner dans cette crise mentale, physique, économique, spirituelle et environnementale.

Pour le père Ioan Sauca, secrétaire général par intérim du COE, cette semaine de prière doit être l’occasion d’éprouver et d’exprimer l’allégeance commune des Églises au Christ.

«Au cours de la semaine, nous nous réunirons pour proposer des intercessions, en particulier pour les plus vulnérables et pour celles et ceux qui sont en première ligne pour en prendre soin, souvent dans des circonstances difficiles, mais aussi pour nous engager de nouveau à faire preuve de compassion active au-delà de ce qui nous sépare, obéissant ainsi à celui qui avait de la compassion pour les foules et qui est venu à leur secours pour leur guérison», ajoute le père Sauca.

La semaine de prière est organisée avec les Églises membres du COE et les partenaires œcuméniques et doit être l’occasion de partager des prières et des ressources spirituelles produites en réponse à la pandémie.

Un service mondial en ligne auquel participeront huit régions du COE doit être organisé au cours de la semaine et une série de ressources seront mises à disposition sur le site web du COE d’ici au 18 mars 2021 en anglais, français, allemand et espagnol.




En route vers les Jeudis de la mission !




Hope 360 : bientôt la deuxième édition !

Deux an après la première édition au parc de l’Épervière, à Valence, le collectif Asah récidive et organise le 9 octobre prochain une deuxième édition de Hope 360. Comme la première fois, ce rendez-vous se veut à la fois ludique, sportif et solidaire… avec, innovation pour cette année, une déclinaison en distanciel pour amplifier l’impact de l’événement. Le Défap sera présent parmi la vingtaine d’acteurs chrétiens de la solidarité internationale mobilisés pour ce rendez-vous.

Conjuguer convivialité, rendez-vous sportif et engagement : c’est le mot d’ordre de Hope 360, qui, après sa première édition en octobre 2019, se prépare pour un nouveau rendez-vous à Valence, le 9 octobre 2021. Au menu : des courses à pied, mais aussi… en voitures à pédales, les divers participants concourant pour promouvoir un des projets solidaires portés par la vingtaine d’associations partenaires, dont le Défap, qui sera présent avec un projet lié à Madagascar (plus d’informations prochainement à ce sujet). L’idée étant bien sûr davantage de partager un bon moment que de réaliser une performance sportive… tout en manifestant son engagement et en courant pour une bonne cause, et en donnant de son temps au profit des autres.

Le concept est simple : il s’agit de courir afin de récolter des fonds pour soutenir un projet. Pour cela, il faut s’inscrire sur le site de l’événement (hope360.events/). Plusieurs parcours de courses sont proposés, et une sélection de projets à soutenir : il faudra donc choisir son parcours, le projet pour lequel s’engager, payer son inscription en ligne… Une fois l’inscription finalisée, il ne restera plus qu’à en parler à vos amis et proches pour faire connaître l’événement et susciter les bonnes volontés. Vous pourrez aussi décider d’ouvrir une cagnotte pour collecter des fonds au profit du projet que vous aurez choisi de soutenir. Vous pourrez, enfin, venir visiter le village des associations.

Une course connectée autour du monde

Une nouveauté toutefois, cette année l’événement aura lieu en présentiel à Valence et en distanciel en version connectée. Le contexte de la crise sanitaire a amené le collectif Asah à revoir l’organisation de la course solidaire. D’une situation complexe est ainsi née une solution qui se veut pérenne dans les années à venir : créer, en parallèle de la course en présentiel, une course connectée de la même importance. Mais comment faire d’un événement local, un événement connecté ? En imaginant un défi parlant à tout un chacun : faire le tour de la Terre ensemble (40 000 km). Avec l’idée forte « Toi aussi, où que tu sois, lève toi et cours pour la solidarité internationale », l’événement s’adresse désormais à un public plus large. Notons que les volontaires sur le terrain peuvent désormais être intégrés plus facilement grâce à ce nouveau concept. En outre, Hope 360 a vocation à être organisé dans d’autres villes de France dans les prochaines années.

Ce rendez-vous ludique autant que sportif est organisé par le collectif Asah, réseau de trente ONG d’inspiration chrétienne, agissant dans l’urgence, le développement, le plaidoyer, l’environnement ou la solidarité. Le Défap en est membre, aux côtés d’associations comme ADRA, Artisanat SEL, la Fondation La Cause, Medair… La motivation des associations engagées est de mettre leurs forces en commun pour un projet qui les dépasse mais qui contribue à leur mission commune :

  • Sensibiliser le grand public à la solidarité internationale
  • Montrer la richesse des actions mises en oeuvre par les ONG

Entre 1600 et 2000 coureurs, rouleurs ou encore marcheurs de toute la France et de tous âges sont attendues pour la course Hope 360. Ce projet contribuera à promouvoir dans la société l’engagement dans la solidarité internationale.

Retrouvez ci-dessous le programme :




Solidarité avec le CIPCRE, victime d’un grave incendie

Deux des bâtiments du siège camerounais du Cercle International pour la Promotion de la Création, situé à Bafoussam, ont été détruits par les flammes au cours du dimanche 7 mars. Le Défap fait part de son soutien au CIPCRE, qui mène depuis trois décennies un travail exemplaire et irremplaçable pour promouvoir le développement durable dans une perspective chrétienne.

Le siège du CIPCRE, avant et après l’incendie : deux bâtiments ont été ravagés © CIPCRE

Les dégâts auxquels fait face le CIPCRE (Cercle International pour la Promotion de la Création) ne sont pas seulement matériels : derrière les deux bâtiments de son siège de Bafoussam, au Cameroun, qui ont été ravagés par les flammes, il y a des années de travail… et une partie de l’histoire de cette ONG qui, depuis 30 ans, marie foi et développement durable dans l’Afrique francophone. Le feu a touché notamment le Centre de Documentation pour le Développement (la mémoire du CIPCRE), dont le premier étage a été ravagé.

L’incendie a eu lieu le dimanche 7 mars, à la mi-journée. Parti d’un champ voisin, où il avait été allumé par un cultivateur pratiquant la culture sur brûlis, il s’est propagé rapidement aux arbres proches du siège du CIPCRE. Puis aux bâtiments. «Les braises, transportées par le vent, sont allées attaquer le toit de la cantine près de 60 mètres plus loin», raconte le pasteur Jean-Blaise Kenmogné, Directeur général du CIPCRE. Avant de gagner le Centre de Documentation pour le Développement, à 15 m de distance. Deux bâtiments aux toits de chaume, «pour des raisons d’esthétique et culturelles», note encore le pasteur Jean-Blaise Kenmogné, «d’où la facilité d’expansion des flammes qui ont trouvé ici et là un terrain d’autant plus propice que la température ambiante ce jour-là dépassait les 30 degrés.» Par une cruelle ironie, «le CIPCRE, qui lutte contre les feux de brousse, a été victime de cette calamité d’ailleurs interdite par la loi.»

Inventer une «écologie globale» où l’humain ait sa juste place

À l’origine du CIPCRE, il y a un contexte : celui de la «vague de démocratisation» (selon l’expression de Samuel Huntington) que connaissent au début des années 90 nombre de pays africains, avec la multiplication des conférences nationales ; une effervescence qui va de concert avec une profonde crise qui touche alors tous les aspects des sociétés des pays concernés : crise sociale, morale, économique, culturelle, spirituelle et environnementale. Jean-Blaise Kenmogné, alors de retour au Cameroun après des études de théologie en France, assiste à la fois à cette montée des revendications pour plus de liberté, de justice sociale, et à la désorganisation qui touche parallèlement les services publics… à commencer par celui du ramassage des ordures, qui s’accumulent partout dans les rues. Comment réconcilier ces aspirations avec un développement respectueux de la création, comment inventer une «écologie globale» où l’humain puisse trouver sa juste place ? Ces interrogations, il les partage tout d’abord avec des amis enseignants et théologiens à travers un Cercle de lecture écologique de la Bible, avant que les réflexions ne fassent place à l’action avec la création du CIPCRE à Bafoussam, chef-lieu du département de la Mifi et de la région de l’Ouest du Cameroun. Avec très tôt des actions très concrètes : mise en place d’un programme de compostage des ordures, soutien à la fertilisation des sols victimes de la surexploitation, reboisement communautaire… Ce sont bientôt des centaines d’artisans mobilisés dans le domaine de la récupération, des milliers de paysans qui se retrouvent engagés avec le CIPCRE.

Parallèlement, des associations baptisées «Cercles des amis du CIPCRE» se créent dans plusieurs pays africains dont le Bénin. Le CIPCRE-Bénin sera officiellement créé en 1995, avec un programme de recyclage de déchets métalliques grâce à l’appui de forgerons et ferblantiers locaux, puis un programme d’éducation à l’environnement et un projet de Promotion de la Gouvernance Environnementale Locale qui vise à développer l’écocitoyenneté.

Mais pour vaincre les pesanteurs et les réticences des institutions locales, le soutien des partenaires étrangers aura été bien souvent décisif : celui des coopérations protestantes suisse, allemande et néerlandaise, celui du Défap… Jean-Blaise Kenmogné est ainsi un ami de longue date du Service protestant de mission, avec lequel il a également entretenu des liens à travers le Secaar, réseau d’Églises et d’ONG qui poursuit le même but de développement durable dans une perspective chrétienne. Face aux graves destructions qu’a subi le siège du CIPCRE à Bafoussam, l’appui de ces partenaires sera une nouvelle fois crucial ; et le Défap veut témoigner de son soutien et de sa solidarité, et souligner l’aspect nécessaire et irremplaçable de l’œuvre accomplie depuis 30 ans par le CIPCRE.

Voir en plein écran




Le Défap recrute un.e assistant.e de direction

Vous êtes organisé.e, à l’aise dans le travail en équipe, et vous avez une bonne connaissance des réseaux protestants ? Le Service protestant de mission – Défap recherche un.e assistant.e de direction. Poste à pourvoir au 12 avril 2021.

Assistant.e de direction

CDI-Temps plein
12 avril 2021

Temps plein 35h annualisé du lundi au vendredi.
Salaire indicatif brut annuel de 28 à 32 k€

Façade du 102 boulevard Arago, Paris © Défap

Missions du poste

  • Assistant.e secrétaire général : agenda, contacts, courriers, suivi de dossiers.
  • Secrétariat associatif : courrier, réunion, agenda, planning, dossier, archivage, base de données…
  • Gestion du personnel (congés, médecine du travail, formation professionnelle)
  • Gestion administrative des boursiers, chercheurs, accueils courts, archivage
  • Lien entre les services
  • Interface entre le service accueil-hospitalité et le secrétaire général.
  • La lettre du Défap (responsable de l’adressier, lien avec l’intervenant PAO…)

Profil du poste

  • Connaissance des réseaux protestants
  • Bonne utilisation des outils informatiques (Office365, Word, Excel…)
  • Bonne utilisation des outils internet
  • Organisé.e, savoir travailler en équipe

Candidature

CV et lettre de candidature à envoyer à l’adresse suivante :
Service protestant de mission – Défap,
À l’attention du Secrétaire général,
102 Bd Arago
75014 Paris (France)
+ 33(0)1 42 34 55 55
secretariat.general@defap.fr




La mission en débat aux synodes de l’EPUdF

Quelle mission pour l’Église de demain ? Sous quelle forme ? Quelles relations entre mission au près et au loin ? Autant de questions que l’Église protestante unie de France a décidé de placer au cœur de ses synodes régionaux de 2021 et de de son synode national de 2022. Elle a d’ores et déjà mis en ligne un dossier «Mission de l’Église et Ministères» destiné aux Églises locales.

© EPUdF

Les questions sur la mission, tous les organismes missionnaires y sont aujourd’hui confrontés, dans un temps qui connaît des évolutions de plus en plus rapides et de grande ampleur. Et ce qui est vrai des organismes missionnaires l’est tout autant des Églises elles-mêmes – et au sein du monde protestant, c’est tout particulièrement vrai des Églises dites «historiques». En témoigne le dernier numéro de Perspectives Missionnaires, unique revue de missiologie protestante dans le monde francophone, qui s’attache précisément aux questionnements auxquelles la mission fait face dans le contexte européen.

Au Défap, la réflexion est engagée depuis mars 2018, lorsque son président, Joël Dautheville, avait lancé un appel en faveur d’une dynamique refondatrice dans son message à l’ouverture de l’Assemblée générale. Une réflexion qui ne peut bien sûr être indépendante de celle des Églises constituant le Service Protestant de Mission. Mais en la matière, chacune avance en fonction de son propre contexte, de sa propre histoire et au rythme de ses propres instances. En octobre 2019, le colloque organisé au 102 boulevard Arago «Vers une nouvelle économie de la mission : parole aux Églises» avait permis de réunir les présidents des trois Églises constitutives du Défap : l’EPUdF, l’UEPAL et l’Unepref. Il s’était traduit par des échanges très riches au cours desquels s’étaient exprimées les diverses conceptions de la mission, et les diverses attentes vis-à-vis du Défap.

Une réflexion au long cours

Cette réflexion sur la mission, l’EPUdF a décidé d’en faire un des thèmes centraux de ses prochains synodes régionaux et nationaux, qui seront placés sous le thème «Mission de l’Église et Ministères». Un dossier destiné aux Églises locales est disponible pour la préparation des synodes régionaux 2021 et du synode national 2022.

«Les réflexions sur la mission et sur les ministères, indique l’EPUdF dans l’article de présentation de ce dossier, ont souvent occupé une place de choix dans les synodes de notre Église. Selon les circonstances, l’accent a été mis sur la mission lointaine ou proche, sur le ministère pastoral ou sur les ministères dits laïques. Chaque génération a ainsi repensé à nouveaux frais ces questions, tant elles modèlent la vie concrète de l’Église, dans des contextes qui ne cessent de changer. Il n’est donc pas étonnant que ces sujets reviennent aujourd’hui sur le devant de la scène, compte-tenu de l’évolution récente de notre Église et de sa situation au sein d’une société elle-même en mutation.

La création de l’Église protestante unie sous la bannière «Église de témoins», le développement d’outils de formations et d’évangélisation, le désir d’ouverture des ministères à de nouveaux profils supposant parfois de nouvelles formations, ainsi que la refondation en cours de nos outils de mission et de communion universelle ont amené à reprendre largement la question de la mission de l’Église et des ministères, comme le font beaucoup d’autres Églises en Europe et dans le monde.»

C’est une réflexion au long cours qui est désormais lancée, puisqu’elle occupera les synodes nationaux de l’EPUdF pendant trois années d’affilée (voir ici le calendrier prévu). Et c’est dans cette perspective qu’a été élaboré ce dossier «Mission de l’Église et Ministères» destiné aux Églises locales/paroisses, pour les aider à préparer les synodes régionaux 2021, en vue du synode national 2022.

La mission en débat à l’EPUdF : le dossier
 
L’avancée des réflexions au Défap



Europe, se convertir à la mission ?

Ce numéro 80 de Perspectives Missionnaires, unique revue de missiologie protestante dans le monde francophone, s’attache aux questionnements auxquelles la mission fait face dans le contexte européen. Un dossier préparé par Gilles Vidal, Doyen de la Faculté de théologie protestante de Montpellier.

Photo de couverture du n°80 de Perspectives Missionnaires © PM

« Que signifie l’expression tant débattue des « racines chrétiennes de l’Europe » ? Quel regard peuvent porter des missionnaires étrangers sur le contexte européen que l’on dit « déchristianisé » ? Et cette prétendue « déchristianisation », ne serait-elle pas l’envers d’une christianisation largement fantasmée ? Quelles nouvelles voies la mission devrait-elle emprunter en France et en Europe et quel public « cible » viser ? L’évangélisation serait-elle la clé pour revitaliser de vieilles traditions chrétiennes ou au contraire pour inventer de nouvelles formes de chrétienté ? »

Gilles Vidal

Le dossier

Tout d’abord, qu’est-ce qui relie le missionnaire d’hier à celui d’aujourd’hui ? Pour tenter d’y répondre, c’est à un voyage interstellaire que nous convie Gilles Vidal, en quête de constantes de la figure du missionnaire à travers les âges.

J. G. Gantenbein nous invite à revenir sur le processus historique qui a conduit à une séparation entre mission intérieure et mission extérieure (ou encore entre évangélisation et mission) puis sur l’adoption, au cours des années soixante, du paradigme de « la mission de partout vers partout ». Mais la pratique missionnaire peut-elle faire l’économie de tout critère « géographique » ?

Missiologue catholique, François-Xavier Amherdt nous propose un parcours à travers les différentes encycliques sur la mission et en particulier Evangelii Gaudium (2013) du pape François sur l’annonce de l’Évangile dans le monde d’aujourd’hui.

Une illustration concrète de nouvelles voies pour la mission nous est offerte avec un article de Gwenaël Boulet sur l’implantation d’un nouveau lieu de témoignage à Créteil, en banlieue parisienne, au sein de l’Église protestante unie de France.

 

Le sommaire de ce n°80

« Perspectives Missionnaires », revue de missiologie de référence
Il ne suffit pas de vouloir témoigner ; encore faut-il savoir comment s’y prendre. C’est l’un des grands défis de la Mission aujourd’hui, dans un monde changeant, travaillé par une mondialisation qui érige souvent plus de murs qu’elle n’abat de frontières. Voilà pourquoi la Mission a besoin de lieux de débats et d’espaces de réflexion. C’est le rôle que joue depuis plus de trente-cinq ans Perspectives missionnaires, unique revue protestante de missiologie de langue française.
Née en 1981 dans la mouvance évangélique, à une époque de remise en question des modèles missionnaires, elle s’est élargie aux différents acteurs francophones de la mission dans le monde protestant et avec une ouverture oecuménique. Elle est actuellement gérée par une association indépendante et s’appuie sur plusieurs organismes de mission de Suisse et de France (DM-échange et mission, et le Défap, avec lesquels elle entretient des partenariats étroits), et depuis fin 2017 la Cevaa.



«Jeudis de la mission» : pour s’inscrire, c’est ici

Il est toujours possible de participer à la session conclusive des «Ateliers de la mission» du Défap, qui sera constituée de témoignages de la part de celles et ceux qui vivent la mission aujourd’hui. Pour vous inscrire, c’est par ici :

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Pour tout savoir sur les «Jeudis de la mission»

L’objectif de ces «Ateliers de la mission» du Défap, soit six ateliers en vidéo, reprenant les conférences qui se sont tenues d’avril à juin 2021 : réfléchir aux nouveaux enjeux de la mission, qui nécessitent un nouveau témoignage… et répondre à la question : «Que sera la mission demain ?» Retrouvez ici le déroulé de nos «jeudis de la mission», ainsi que la bibliographie pour chaque atelier, et tous les enregistrements disponibles.

Pourquoi des «Jeudis de la mission» ?

Le monde change, la mission aussi. Face à un monde plus interconnecté, mais aussi plus fragmenté, où les visions du monde et les valeurs se confrontent, voire s’affrontent, quel témoignage apporter aujourd’hui – et sous quelle forme ? Ce constat, qui était à la base de l’organisation des «Ateliers de la mission», reste toujours pleinement valable ; et si les conditions sanitaires rendaient hypothétique l’organisation d’un forum en «présentiel», le passage à une série de conférences et d’ateliers en visio a permis d’atteindre un public plus large.

Le déroulé des «Ateliers» : du 10 avril au 17 juin 2021

Conférence de lancement : Samedi 10 avril – 10h à 12h. Cette date correspondait à celle qui avait été initialement prévue pour les «Ateliers de la mission», forum programmé les 9-10 et 11 avril à Sète. De même ce premier temps a duré 2 h, et les suivants 1 h 30.
• Intervention «inaugurale» de Joël Dautheville, président du Défap
• Conférence de Jean-François Zorn sur «La mission, un mot mutant ?». Depuis les temps bibliques jusqu’à nos jours, la notion de mission a résisté comme envoi des porteurs de la Parole de Dieu dans le monde mais les modalités de ce mouvement ont changé. Comment et que nous enseignent ces mutations ? Voyageons dans le temps et dans l’espace et interrogeons l’actualité de la mission à la lumière d’un riche héritage.
Partie 1 : Des temps bibliques à la Réformation (XVIe siècle)
• Travail en atelier avec prise de notes (petits groupes)
• Conclusion par Florence Taubmann : rappel de la suite des « Jeudis de la mission »

À lire, à voir, à télécharger :
• Le texte introductif de Jean-François Zorn
• L’enregistrement du webinaire
• La bibliographie en pdf

 

Conférence 2 : Jeudi 22 avril – 18 h 30 à 20h
• Conférence de Jean-François Zorn sur «La mission, un mot mutant ?».
Partie 2 : de la Réformation à nos jours
• Reprise par Jean-François Zorn des apports des Ateliers du 10 avril : commentaires, réponses, discussion
• Travail en atelier avec prise de notes (petits groupes)
• Conclusion par Florence Taubmann : rappel de la suite des « Jeudis de la mission »

À lire, à voir, à télécharger :
• L’enregistrement du webinaire
• Le texte complet des deux premières interventions de Jean-François Zorn en pdf
• La bibliographie en pdf

 

Conférence 3 : Jeudi 6 mai – 18 h 30 à 20h
La mission un mot universel. L’universel est en crise
• Conférence à deux voix avec Florence Taubmann et Basile Zouma (secrétaire général du Défap)
Aujourd’hui notre vision de l’universalisme est en crise. De l’Évangile pour toutes les nations à la Déclaration des droits de l’homme en passant par la philosophie des Lumières, nous nous sommes crus porteurs d’un progrès que rien ne pouvait arrêter. Aujourd’hui d’autres visions de l’universel cherchent à s’imposer, les cultures se révoltent, la planète vit sous la menace climatique. Comment repenser la mission dans ce contexte ?
• Travail en atelier (petits groupes)
• Conclusion par Basile Zouma : rappel de la suite des «Jeudis de la mission»

À lire, à voir, à télécharger :
• Le texte introductif et les questions pour préparer les travaux de groupe
• «La mission un mot universel. L’universel est en crise» : l’enregistrement du webinaire
• «La mission un mot universel. L’universel est en crise» : la bibliographie en pdf
• «La mission, un mot, une histoire» : synthèse des travaux des ateliers

 

Conférence 4 : Jeudi 20 mai – 18 h 30 à 20h
La mission un mot personnel. L’individu est en crise
• Conférence à deux voix avec Florence Taubmann et Omer Dagan (secrétaire exécutif de la Cevaa)
L’individu entre conscience et inconscience.
Depuis la Création jusqu’à l’Incarnation, le Dieu de la Bible a fondé l’humain dans sa singularité et sa dignité de personne irréductible au groupe et dominant la nature. Cette vision de l’humain est en crise, bouleversée par toutes les transformations et les questions de la post-modernité. Que sera l’humain de demain ? Quelle mission d’éducation pour les nouvelles générations ?
• Travail en atelier (petits groupes)
• Conclusion par Basile Zouma : rappel de la suite des « Jeudis de la mission »

À lire, à voir, à télécharger :
• Le texte introductif et les questions pour préparer les travaux de groupe
• «La mission un mot personnel. L’individu est en crise» : l’enregistrement du webinaire
• Le texte introductif et les questions pour préparer les travaux de groupe
• «La mission un mot personnel. L’individu est en crise» : la bibliographie en pdf

 

Conférence 5 : Jeudi 3 juin – 18 h 30 à 20h
La mission un mot interculturel. Pluralité d’approche
• Conférence à deux voix avec Florence Taubmann et Benjamin Simon (Institut œcuménique de Bossey – COE)
L’humain singulier-pluriel contre la guerre des dieux.
Au niveau mondial comme dans notre pays, le christianisme se vit dans le pluralisme des cultures et des contextes, enrichi par des missions croisées de partout vers partout, souvent en dialogue, parfois en froid ou en conflit avec d’autres religions. Comme nous l’avons appris dans le travail œcuménique, saurons-nous développer de nouvelles pratiques d’écoute mutuelle, de compréhension, et de travail en commun pour approfondir nos visions de Dieu et faire Église ensemble, au service de l’humain et de la création ?
• Travail en atelier (petits groupes)
• Conclusion par Basile Zouma : rappel de la suite des « Jeudis de la mission »

À lire, à voir, à télécharger :
• Le texte introductif et les questions pour préparer les travaux de groupe
• L’enregistrement du webinaire
• La bibliographie en pdf

 

Conférence 6 : Jeudi 17 juin – 18 h 30 à 20h
La mission : des témoignages. Ils la vivent, ils la racontent
• Conférence conclusive avec des témoignages ici et là-bas
• Sur le thème ou le mode «la mission a été l’occasion de…» ou bien «Je ne serais pas là si…» ou encore «Avant- après, ce qui a changé pour moi…»

À voir :
• «La mission : des témoignages. Ils la vivent, ils la racontent» : l’enregistrement du webinaire



Projet de loi «séparatismes» : la FPF réagit après le vote des députés

Au sortir du débat à l’Assemblée nationale, la Fédération protestante de France voit toujours dans ce projet de loi « un ensemble discriminant et stigmatisant ».

François Clavairoly sur le plateau de l’émission «À l’air Libre» © Médiapart

À l’issue du débat parlementaire et du vote de ce jour, la Fédération protestante de France (FPF) constate avec regret, que si son alerte a été entendue, elle ne semble pas avoir été écoutée, sinon sur quelques points ce dont elle sait gré aux parlementaires.

Le protestantisme français reste convaincu de la nécessité de la lutte contre les séparatismes. Il constate qu’un certain nombre de dispositions du projet de loi vont dans le bon sens à cet égard. Toutefois, il continue à affirmer qu’il n’y a aucune raison de restreindre les conditions d’exercice du culte, au point de porter atteinte au droit fondamental de cette liberté tel qu’il s’exprime dans la loi de séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905, et tel qu’il est garant par la Constitution.

En effet, le projet de loi tel que proposé même à l’issue du débat à l’Assemblée nationale présente toujours les mêmes défauts que la FPF dénonce encore aujourd’hui :

  • un ensemble, encore augmenté, de nouvelles contraintes, sans aucun rapport avec la lutte contre le terrorisme,
  • un contrôle accru de l’Etat sur toutes les associations,
  • l’accroissement spécifique des contraintes à l’encontre des associations cultuelles et à objet cultuel,
  • une immixtion dans l’autonomie interne des cultes,
  • un contrôle quasi-général des fonds provenant de l’étranger,
  • des sanctions accrues pour les responsables des associations.

Le protestantisme français réaffirme donc aujourd’hui sa vive inquiétude concernant ce projet de loi. Il entend poursuivre activement son plaidoyer jusqu’au terme du débat parlementaire au Sénat puis à nouveau à l’Assemblée nationale et sera particulièrement vigilant sur les dispositions des décrets qui mettront en application ce texte.




Le Grand KIFF : les inscriptions sont ouvertes !

L’aventure du Grand KIFF se prépare du 29 juillet au 2 août 2021 pour les 15-20 ans, sur le thème : la Terre en partage. Ou comment les questions environnementales et climatiques nous poussent à imaginer de nouvelles manières de vivre et de témoigner de notre foi : Heureux les doux, ils auront la terre en partage (Matthieu 5.4)… Rendez-vous sur le site du Grand KIFF pour plus d’informations et pour vous inscrire.

Illustration pour le Grand Kiff © EPUdF

Depuis 2009, l’Église protestante unie de France ancre sa dynamique jeunesse dans l’organisation d’événements nationaux conçu par et pour les jeunes : le Grand KIFF. Avec ses partenaires, l’Église affirme ainsi la place, à part entière, des jeunes au cœur de l’Église et leur propose de vivre un temps de rencontre qui leur est dédié. Cet événement offre l’opportunité à chacun de pouvoir rencontrer Jésus-Christ et cheminer dans un parcours de foi personnel notamment à travers la lecture de la Bible, des temps de louange, de musique, des animations, des jeux et de rencontres.

Le Grand KIFF se tiendra du 29 juillet au 2 août 2021 à Albi. Pour cette nouvelle édition, le Grand KIFF s’inscrit dans un partenariat privilégié avec les Éclaireurs et éclaireuses unionistes de France (EEUdF). Dans cet esprit de co-construction avec le dynamisme et l’expérience des EEUdF, en lien étroit avec les autres partenaires, le Grand KIFF sera un grand événement tant pour l’Église que pour tous les jeunes.

Ouverture des inscriptions

Les équipes de préparation travaillent pour accueillir les jeunes et leurs accompagnateurs dans de bonnes conditions en suivant un cadre sanitaire qui prend en compte plusieurs scénarios. Pour accompagner dès maintenant cette dynamique qui mène vers le Grand KIFF, les responsables de camps sont invités à effectuer une inscription d’intention de camp via le site web.

Cette déclaration d’intention est importante, même si le responsable du camp ne connaît pas encore le nombre de jeunes et le détail de son projet. Cet enregistrement permet de :

  • faire apparaître son séjour sur le formulaire d’inscription,
  • pouvoir suivre l’avancée des inscriptions pour son séjour,
  • définir le moyen de paiement pour les participants,
  • anticiper l’organisation générale.

L’équipe d’organisation du Grand KIFF est disponible pour accompagner cette inscription et la mise en place du séjour via le tchat en direct sur le site d’inscriptions ou au numéro : 09 72 33 75 43.

Dans un second temps les inscriptions individuelles seront ouvertes pour les :

  • Jeunes entre 15 à 20 ans (nés entre 2001 et 2006) du 29 juillet au 2 août et leurs accompagnateurs,
  • Jeunes adultes entre 18 à 30 ans pour l’Alter KIFF du 22 juillet au 4 août.