Méditation du jeudi 21 décembre 2017. En ce temps de Noël, nous prions pour nos envoyés au Sénégal.

Le sixième mois, Dieu envoya l’ange Gabriel dans une ville de Galilée, Nazareth, chez une jeune fille fiancée à un homme appelé Joseph. Celui-ci était un descendant du roi David ; le nom de la jeune fille était Marie.

L’ange entra chez elle et lui dit : « Réjouis-toi ! Le Seigneur t’a accordé une grande faveur, il est avec toi. »

Marie fut très troublée par ces mots ; elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.

L’ange lui dit alors : « N’aie pas peur, Marie, car tu as la faveur de Dieu. Bientôt tu seras enceinte, puis tu mettras au monde un fils que tu nommeras Jésus. Il sera grand et on l’appellera le Fils du Dieu très-haut. Le Seigneur Dieu fera de lui un roi, comme le fut David son ancêtre, et il régnera pour toujours sur le peuple d’Israël, son règne n’aura point de fin. »

Marie dit à l’ange : « Comment cela sera-t-il possible, puisque je suis vierge ? »

L’ange lui répondit : « Le Saint-Esprit viendra sur toi et la puissance du Dieu très-haut te couvrira comme d’une ombre. C’est pourquoi on appellera saint et Fils de Dieu l’enfant qui doit naître. Élisabeth ta parente attend elle-même un fils, malgré son âge ; elle qu’on disait stérile en est maintenant à son sixième mois. Car rien n’est impossible à Dieu. »

Alors Marie dit : « Je suis la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi comme tu l’as dit. » Et l’ange la quitta. Luc 1, 26-38

 

 


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Marie, mère de Jésus, fait partie de toutes ces femmes de la Bible qui sont appelées par leur nom, pour une mission particulière, la mise au monde d’un enfant inattendu, au destin exceptionnel. Femmes stériles dans de nombreux cas, femmes servantes, femme vierge dans le cas de Marie, le fruit de leurs entrailles est également celui d’une mystérieuse volonté divine. Ces récits nous font comprendre que nous ne sommes pas seulement des êtres de chair et de sang, nés de la reproduction biologique, mais également des êtres nés de l’Esprit et porteurs de l’Esprit. C’est bien le sens de l’incarnation : la Parole faite chair, l’Esprit présent dans la chair, mais aussi la chair sanctifiée par l’Esprit ! En Jésus le Christ nous devenons tous enfants de Dieu.

Mais dans la merveilleuse annonce faite à Marie, le tragique est déjà présent. Car c’est au cœur de l’histoire humaine que prendra sens la vocation du Fils ! Il sera roi ! Mais quel roi ? Pour qui ? Comment ? Nous n’aurons jamais fini d’interpréter et de vivre les significations et les implications de cette royauté.

Cependant rien n’aurait été possible sans l’acquiescement simple, évident, de Marie fille d’Israël. Pourtant on lui demandait, non seulement d’accueillir la vie, mais aussi de risquer le déshonneur, la répudiation, et peut-être la mort. Touchée par la puissance de la Parole en elle, Marie sut, et crut, qu’à son oui seraient donnés force et courage pour qu’elle devienne entièrement servante du Seigneur. Et il en fut ainsi. Merci Marie !

 

 


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En ce temps de Noël, nous prions pour nos envoyés au Sénégal.

Comme un phare dans la nuit
Nous voici devant toi, hommes et femmes
Souvent perdus dans la pénombre des à peu près, de l’incertain et de l’éphémère.
L’obscurité nous entoure toujours, dissimulant l’espoir possible,
Masquant la rencontre qui nous relèverait.

Et pourtant, Seigneur, tu es là.
Comme un phare dans la nuit, ta lumière guide notre route, mais nous n’en voyons souvent que la lueur intermittente, passagère.
Fais grandir en nous la confiance, celle qui met le cap sur ta clarté, à l’horizon de nos existences.
Alors nous serons ensemble face à toi, et non plus isolés dans nos ténèbres.
La nuit sera complice de notre espérance, et non plus prison de nos échecs.

La clarté parsemée de nos bougies répondra en miroir au ciel étoilé de Noël.
Nos vies s’illumineront pour les autres, pour ceux qui sont loin, ceux qui sont seuls,
Ceux qui ploient sous leurs fardeaux, pour ceux qui ont des décisions importantes à prendre,
comme pour ceux qui sont dénués de tout et n’ont plus rien à décider pour eux-mêmes.
Seigneur, comme un phare dans la nuit,
Tu fais naître en nous la joie du chemin retrouvé, la sérénité d’un avenir sûr.
Que ta promesse soit notre force, pour que nous portions au monde l’éclat de ton amour et la lumière de ta paix.

Pasteur Geoffroy Perrin-Willm

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Luc 1, 26-38 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :