Quand les Pharisiens apprirent que Jésus avait réduit au silence les Sadducéens, ils se réunirent. Et l’un d’eux, un maître de la loi, voulut lui tendre un piège ; il lui demanda :

« Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ? »

Jésus lui répondit : « Tu dois aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ton intelligence. C’est là le commandement le plus grand et le plus important.

Et voici le second commandement, qui est d’une importance semblable : « Tu dois aimer ton prochain comme toi-même. » Toute la loi de Moïse et tout l’enseignement des prophètes dépendent de ces deux commandements. » Matthieu 22,34-40

 


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Rendons justice aux pharisiens. Loin d’être un piège, la question qu’ils posent à Jésus est essentielle, et Jésus y répond de très bonne grâce. Car s’il peut y avoir un consensus c’est bien celui-là : l’amour de Dieu, comme commandement fondamental reçu du Deutéronome et qui constitue le fondement de la vie juive : « Écoute, Israël ! L’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. Et tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force. »  Deut 6,4-5

Quant à l’amour du prochain, il vient du Lévitique : « Tu ne te vengeras pas, et tu ne garderas pas de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Eternel. Lévitique 19,17-18

Quelle est la relation entre les deux commandements d’amour ? Pour Jésus, ils sont de même importance. Ultérieurement, on lira dans l’épître de Jean : « Si quelqu’un dit: J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas? » I Jean 4,20.

Et dans l’enseignement juif qu’en est-il ?

Le maître Hillel, contemporain de Jésus, répondit à un homme qui voulait être initié au judaïsme sans avoir de temps à consacrer à une vraie formation : « Ce qui est détestable à tes yeux, ne le fais pas à autrui. C’est là toute la Torah, le reste n’est que commentaire. Maintenant, va et étudie ». Dans la version positive, Jésus ne fait que renforcer l’impératif de cette règle d’or : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes » Matthieu 7,12

Mais aimer est difficile. Il faut vraiment désirer aimer, il faut aimer aimer. Cela s’apprend et se cultive, dans la méditation de l’Évangile, dans la prière, dans la rencontre et l’échange avec les autres.

 

 

Nous prions pour nos envoyées au Bénin et pour tous les Béninois.

Toi !
Toi qui es au-dessus de nous,
Toi qui es un de nous
Toi qui es aussi en nous
Fais que tout le monde te voie aussi en moi !
Que je prépare le chemin !

Qu’alors je te remercie de tout ce qui m’arrive.
Qu’alors je n’oublie pas la misère des autres.
Garde- moi dans ton amour
Comme tu veux que les autres demeurent dans le mien.
Que tout ce qui fait partie de mon être
Te soit gloire, et que je ne désespère jamais !
Car je suis dans ta main,
Et en toi sont toute force et toute bonté.

Donne-moi un cœur pur, afin que je voie,
Un esprit humble afin, que j’entende,
L’esprit de l’amour, afin que je te serve,
L’esprit de la foi, afin que je demeure en toi.

Toi que je ne connais pas mais à qui j’appartiens.
Toi que je ne comprends pas mais qui m’a voué à mon destin.
Toi !

Dag Hammarskjold 1905-1961,  ancien secrétaire général de l’Onu.


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