Lettre de nouvelles : Une vision qui se développe

Actuellement en mission à Madagascar, Noémie est volontaire de service civique originaire de l’île d’Oléron. Avant son départ, ses attentes étaient simples : grandir dans un environnement inconnu, apporter un soutien affectif et éducatif aux enfants, vivre des moments de convivialité, découvrir la culture culinaire malgache, être en cohésion avec mon binôme et s’ouvrir au monde. Aujourd’hui, elle partage son aventure.

C’est toujours un exercice compliqué de résumer en quelques lignes des semaines, des mois de vécu… des ressentis, des rencontres. Mais c’est nécessaire d’écrire. Pour ne pas oublier. Pour laisser une trace. J’en suis à plus de la moitié de mon volontariat, et ça me déchire un peu le cœur et l’esprit de me dire que dans 4 mois, tout ça ne sera plus que des souvenirs. J’aimerais pouvoir arrêter le temps, juste un peu. Depuis ma dernière lettre, il s’est passé tellement de choses.

Déjà, niveau santé, je sens que mon système immunitaire s’est renforcé. Ça fait du bien de ne plus se sentir fébrile tous les quatre matins. Mais une nouvelle douleur est apparue à mon genou gauche, qui irradie dans toute la jambe. J’ai fait des examens ces derniers jours, j’attends les résultats… un peu dans le flou.

Concernant la mission, je me sens de mieux en mieux à la cantine. Toujours heureuse de partager ces moments avec les enfants. Par contre, j’ai arrêté de me rendre à l’orphelinat. Il y avait trop de frustration, de fatigue accumulée, des malentendus… et j’ai compris qu’il n’y avait rien de grave à ça. On ne peut pas s’entendre avec tout le monde. Même si j’adorais passer du temps avec les enfants là-bas, il fallait savoir s’arrêter pour que ça ne devienne pas quelque chose de négatif. Je préfère garder les bons souvenirs. À côté de ça, je fais plein d’activités avec les soeurs. Des gâteaux avec soeur Alexandrine, de la poterie avec soeur Pélagie… je lui lis même la Bible en anglais en la traduisant. Honnêtement, je n’aurais jamais imaginé faire tout ça un jour.Notre voyage sur la RN7 avec Lily, Ambre et Shekina a été un vrai régal. Les paysages me fascinent toujours autant. Le parc de l’Isalo, qu’on surnomme le Colorado malagasy, m’a vraiment marquée. Et puis des moments comme faire de la pirogue sur le canal du Mozambique… c’était incroyable. Mais au-delà des paysages, c’est surtout tout ce qu’on a partagé. On a tellement ri. Ça nous a fait du bien, à toutes.

J’ai aussi passé un week-end à Tamatave après le passage du cyclone avec mon ami journaliste Angelo. Beaucoup de dégâts, beaucoup d’émotions… J’y ai fait des interviews, des reportages, et surtout de très belles rencontres. Des gens forts, marqués, mais debout. J’ai fait deux fois du parapente… quel kiffe. Notamment à Ampefy, au-dessus du lac et des rizières. C’est le genre de moments où tu te sens vraiment vivante. Je crois que je peux le dire : je me sens épanouie. Ma vie sociale est riche, je fais plein de choses, je rencontre beaucoup de monde… je vis, tout simplement.

Ma vision du luxe a complètement changé. Avant, je pensais que le luxe, c’était l’opulence, les beaux hôtels, les piscines, les spas… Aujourd’hui, le luxe, c’est avoir accès à l’eau, à l’électricité, être en bonne santé, et être entourée de personnes avec qui tout partager. Avec le temps, je m’habitue au mora mora. Et j’aime ça. Prendre le temps. Pour soi. Pour découvrir. La phrase “ce n’est pas la destination qui compte mais le chemin parcouru, et surtout les détours” n’a jamais eu autant de sens. À Madagascar, tu peux tout organiser… il y aura toujours des imprévus. Et c’est ça, aussi, la beauté du pays. L’imprévisible. Tu apprends à t’adapter. Tout le temps.

Les Malagasy sont extrêmement accueillants. Toujours le sourire. Beaucoup d’entraide, surtout envers les vazaha. En tout cas, c’est comme ça que je le ressens. Si je suis perdue, je peux demander à n’importe qui. Mais il existe aussi des rivalités, de la jalousie… et ça, c’est plus dur à voir. Le pays est très pauvre : environ 81 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Une chose m’a profondément bouleversée : le rapport aux ancêtres. Quand quelqu’un décède, la famille se réunit, veille, célèbre. C’est beau. Très beau même. Je pensais que ça m’aiderait à apprivoiser la mort… mais c’est presque l’inverse. Ici, la mort est partout. Parfois sans explication. Dans mon quartier, il y a eu plusieurs décès ces derniers mois. Des jeunes. Même de mon âge. Et quand je demande pourquoi, on me répond juste qu’ils étaient “fatigués”. À 20 ans…Alors oui, ça me fait peur. Parce que ça reste flou. Mystérieux. J’ai vécu des choses que je n’aurais jamais imaginé vivre : un “coup d’État” en septembre, des éboulements de terrain chez nos voisins, pendant deux semaines, on a hébergé 32 personnes, le mpox, les cyclones qui frappent régulièrement l’île… Des événements forts, parfois violents, surtout dans un pays qui n’est déjà pas privilégié.

Mais malgré tout, je ne vois pas ça que comme du négatif. Au contraire. Ça me construit. Ça m’ouvre les yeux. Ça m’apprend qu’il n’y a pas qu’une seule façon de voir le monde. Toutes les cultures ont leur richesse. Toutes. Les paysages sont à couper le souffle : rizières en terrasses, montagnes sculptées, terre rouge, plages à l’eau turquoise, forêts tropicales… une faune unique. Mais au fond, ce ne sont pas les paysages le plus marquant. Ce sont les gens. C’est peut-être ça, le plus beau cadeau de ces six mois. Les soeurs d’abord. Je n’aurais jamais pensé créer des liens aussi forts avec elles. Moi qui ne viens pas du tout de ce monde religieux et spirituel… et pourtant. Les liens sont là. Sincères. Profonds. Et puis les enfants. Même quand on ne se comprend pas toujours avec des mots, ils sont tellement attachants. Ils m’apprennent chaque jour que l’amour est une langue universelle. Un regard, un geste, un sourire… et tout passe.

Madagascar est un pays que je recommande profondément. Une culture riche, intense, qui mérite d’être découverte. Je n’ai même pas encore parlé des fady, des croyances, des histoires de sorcières… ce sera pour une autre page de ma lettre de nouvelle. J’aime profondément ce pays.J’ai hâte de vivre encore ces prochains mois. J’ai hâte de faire découvrir tout ça à ma grande soeur. Ici, les gens prennent le temps. Et moi… j’apprends à faire pareil. Mirary tontolo andro mahafinaritra ho anao.

À bientôt !Télécharger la lettre




Lettre de Nouvelles : Les quatre premiers mois

Daniel est responsable national des projets au Comité d’Entraide Internationale en volontariat de solidarité internationale au Maroc depuis quatre mois.  Le CEI est un organisme rattaché à l’Église Évangélique au Maroc, qui œuvre depuis plus de vingt ans pour l’amélioration des conditions de vie des migrants au Maroc. Le CEI intervient dans plusieurs domaines : la santé, l’éducation, la formation, L’autonomisation des femmes, distribution des kits alimentaires, et bien d’autres encore.

Je souhaite une très bonne et heureuse année 2026 à toutes et à tous. Que cette nouvelle année soit une année de succès et de réussite dans chacun de nos projets. Cela fait exactement 4 mois que je suis au Maroc, et cela me semble presque irréel. J’ai l’impression que le temps a filé sans que je m’en rende compte. Est-ce à cause d’un quotidien particulièrement chargé ? De la richesse de l’expérience marocaine ? Ou encore de la passion que j’éprouve pour ma mission ? Probablement un peu de tout cela à la fois. Il n’y a sans doute pas une seule réponse, mais un ensemble de raisons qui expliquent ce ressenti. Mon adaptation au Maroc a été très rapide. Progressivement, j’ai su m’intégrer dans un environnement marqué par une grande diversité culturelle et humaine, particulièrement riche et inspirante.

Faits marquants de ces quatre premiers mois

Visites de plusieurs régions marocaines et rencontres avec des populations autochtones et migrantes : dans le cadre de ma mission, j’ai eu l’opportunité, en quatre mois, de parcourir plusieurs villes et villages du Maroc. Ces déplacements m’ont permis de suivre l’évolution de nos différents projets sur le terrain et de rencontrer les bénéficiaires de nos actions. Ces expériences m’ont profondément aidé à comprendre la résilience de populations exposées à de nombreux dangers et à des conditions de vie très difficiles.

Deux éléments m’ont particulièrement marqué

Dans le cadre du projet d’assistance aux personnes victimes du séisme survenu au Maroc en 2023, le Comité d’Entraide Internationale (CEI) – mon organisme d’accueil – a piloté un projet d’approvisionnement en eau dans 4 villages situés dans la région du Haut Atlas. Ce projet visait à fournir de l’eau potable et de l’eau destinée aux usages domestiques à des villages perchés à près de 4 000 mètres d’altitude. Je vous laisse imaginer à quel point ces zones sont difficiles d’accès.

La plupart des habitants de ces villages ont été contraints de quitter leurs maisons, détruites par le séisme. Pourtant, plutôt que de s’installer dans des zones plus accessibles ou plus « calmes », beaucoup ont fait le choix de rester dans la région sinistrée. Leur raison est simple et émouvante : c’est là que leurs grands-parents ont vécu, et c’est là que se trouvent leurs racines.

J’ai été marqué par le niveau de résilience de ces communautés. Malgré une pauvreté extrême, elles affichent une force remarquable : des sourires constants, une lueur d’espoir dans le regard et une détermination à se battre pour un avenir meilleur. Sur le plan économique, les hommes concassent des pierres ensuite revendues pour des travaux de construction locaux. Les femmes, quant à elles, concassent des noix utilisées pour la fabrication d’huile traditionnelle marocaine.

Au-delà de la dureté de leur quotidien, ce sont des populations d’une hospitalité exceptionnelle. Lors de nos différentes visites, elles nous ont offert des repas traditionnels marocains que nous avons partagés ensemble. Je tiens d’ailleurs à préciser que, parmi tous les repas que j’ai mangés au Maroc, ceux partagés dans ces villages restent, sans hésitation, les meilleurs. J’ai été très impressionné par l’art culinaire et le savoir-faire des femmes de ces communautés.

Ces repas étaient bien plus que de simples moments de partage : ils représentaient un véritable signe de reconnaissance et de gratitude pour l’aide apportée par notre organisation, notamment à travers l’approvisionnement en eau de la région.

Visites des populations migrantes dans plusieurs villes et villages du Maroc

Au-delà de ma fonction de coordinateur de projets, j’accorde une importance particulière au travail de terrain. Aller rencontrer des migrants, observer et comprendre de près les réalités qu’ils vivent, fait pleinement partie de mon engagement. Tout comme les communautés marocaines victimes du séisme, les populations migrantes font preuve d’une capacité de résilience exceptionnelle.

Leur quotidien est difficile, parfois même éprouvant. Pourtant, malgré ces conditions de vie pénibles, beaucoup d’entre elles restent optimistes, souriantes et animées d’un esprit collectif fort. La majorité vit en communauté, ce qui leur permet de partager à la fois leurs peines et leurs moments de joie. C’est dans ces espaces de vie collective que j’ai saisi le sens profond du mot «solidarité ».

Malgré ces forces remarquables, certaines situations vécues par les migrants m’ont attristé et marqué. Les faits qui m’ont le plus choqué concernent notamment les violences subies par les femmes migrantes. Beaucoup d’entre elles sont invitées par des connaissances ou par des hommes depuis leurs pays d’origine, avec la promesse de trouver du travail au Maroc ou de faciliter leur passage vers l’Europe. Elles quittent alors leur pays avec une lueur d’espoir. Malheureusement, cet espoir se transforme bien souvent en désillusion totale, et leurs rêves en véritables cauchemars.

La majorité de ces femmes sont victimes d’agressions sexuelles, de viols, de menaces de mort, et parfois contraintes de travailler dans des fermes ou dans d’autres environnements, dans des conditions difficiles à décrire, simplement pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants. Beaucoup donnent naissance à des enfants dont le père est inconnu.

Récemment, lors d’une mission de terrain, j’ai échangé avec une femme migrante qui m’a confié son histoire, les larmes aux yeux. Elle portait dans ses bras un bébé de 6 mois, issu d’un viol, sans connaître l’identité du père. Lorsqu’elle a envisagé de retourner dans son pays d’origine, ses parents lui ont imposé une condition douloureuse : abandonner cet enfant, qu’ils considèrent comme né « hors mariage ». Cette histoire n’est malheureusement qu’un exemple parmi tantd’autres que nous rencontrons au quotidien.

Il est toutefois important de souligner que, parmi les migrants, se trouvent également des hommes responsables et engagés, qui défendent les droits et les causes des femmes, même s’ils sont eux-mêmes confrontés à une grande précarité.

À ces réalités s’ajoutent d’autres difficultés majeures : l’insuffisance d’accompagnement des femmes en matière de santé sexuelle et reproductive, la non-scolarisation de nombreux enfants, ainsi que l’abandon de femmes avec plusieurs enfants par leurs conjoints, partis tenter leur chance vers l’Europe. L’ensemble de ces facteurs contribue à aggraver davantage la vulnérabilité et la précarité de ces populations

Le travail du Comité d’Entraide Internationale

Ces 4 mois de mission m’ont permis de mesurer à quel point les actions menées par le CEI sont essentielles. Le CEI apporte une aide multiforme : assistance médicale, distribution alimentaire, accompagnement des mères et des enfants, ainsi que la mise en œuvre de projets d’autonomisation en faveur des migrants au Maroc.

Ces interventions sont largement reconnues et appréciées, tant par les autorités marocaines que par les bénéficiaires et les partenaires techniques et financiers. Le CEI fait aujourd’hui partie des organisations de référence œuvrant pour l’amélioration des conditions de vie des migrants au Maroc. Il joueégalement un rôle central dans les espaces de concertation entre l’État, les organisations de la société civile et d’autres acteurs clés, notamment au sein de la délégation de l’Union Européenne et de différents groupes de travail thématiques.

Si le CEI bénéficie aujourd’hui d’une reconnaissance en tant qu’acteur majeur de la promotion du bien-être des migrants, c’est en grande partie grâce à l’engagement de ses équipes locales déployées sur le terrain. J’ai été profondément marqué par le dynamisme de la majorité de nos équipes, ainsi que par leur détermination à servir une cause aussi noble que la protection et l’accompagnement des populations migrantes.

Mon intégration au sein des équipes

En tant que coordinateur de projets, je me réjouis du travail mené aux côtés de nos différentes équipes et de constater à quel point nos contributions collectives participent à l’amélioration des conditions de vie de nos bénéficiaires. Les défis sont nombreux et parfois considérables, mais j’ai toujours su instaurer une relation de travail saine et constructive avec les équipes. Cela m’a permis de les accompagner au mieux, conformément à mon cahier des charges et à mes compétences, tout en apprenant énormément à leur contact. Aujourd’hui, je me réjouis des résultats de nos différentes interventions et j’ose espérer que cette dynamique positive se poursuivra dans la durée.

Je ne peux terminer sans évoquer la Coupe d’Afrique des Nations, ce grand rendez-vous qui rassemble tout le continent. Je suis profondément touché par l’ambiance exceptionnelle qui règne autour de la compétition ici au Maroc. C’est une belle occasion de découvrir la richesse des cultures africaines à travers des communautés venues de tous horizons. Même si mon pays, la Guinée, n’y a pas participé, je me réjouis de pouvoir suivre cet événement de près. Cette CAN a également coïncidé avec le retour de fortes pluies, un phénomène rare depuis près d’un an. Malgré quelques inondations locales, les Marocains ont accueilli cette pluie avec beaucoup de joie. La compétition se déroule dans une atmosphère remarquable et arrive bientôt à son terme. J’espère que cette ferveur et cet esprit de fraternité perdureront bien au-delà de l’événement.

Pour conclure, je dirais que cette 1ère partie de l’année a été particulièrement intense, marquée à la fois par des chocs, des surprises, des moments de joie et de nombreux questionnements. Je me retrouve aujourd’hui dans un quotidien que j’ai toujours espéré : contribuer au bien-être des plus vulnérables et exercer un travail porteur de sens.

Cependant, les défis restent importants. En raison de la baisse progressive des financements, de nombreuses organisations ont été contraintes de fermer leurs portes au Maroc. Celles qui poursuivent encore leurs activités se retrouvent souvent submergées par de nouveaux cas, sans toujours disposer des ressources nécessaires pour y répondre, du fait de fortes limitations budgétaires.

Cette expérience au Maroc m’a fait prendre conscience des inégalités et m’a permis de relativiser nos plaintes quotidiennes. Alors que nous manquons parfois de confort, beaucoup luttent pour satisfaire des besoins essentiels. C’est le cas des migrants au Maroc qui aspirent avant tout à des conditions de vie dignes.

Les témoignages racontés visent non pas à susciter la colère, mais à mieux comprendre les réalités des migrants et à encourager leur épanouissement.

Comme le dit Proverbes 11:25 : « L’âme bienfaisante sera rassasiée, et celui qui arrose sera lui-même arrosé. »

Merci pour vos prières, vos messages et vos encouragements quotidiens, qui me donnent la force de continuer. Choucrane BJEF !!!

Daniel

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Lettre de Nouvelles – Manahoana !

Shékina, volontaire en service civique, a entamé sa mission en septembre au sein de l’orphelinat Akanisoa, à Antsirabe, Madagascar. À travers cette lettre de nouvelles, elle partage la richesse de son engagement ainsi que les découvertes humaines et culturelles qui jalonnent son quotidien.

Je vous écris depuis Antsirabe, où j’ai commencé ma mission au sein de l’orphelinat Akanisoa. Les premiers jours ont été riches en émotions. J’ai été accueillie avec beaucoup de douceur et de simplicité, comme si je faisais déjà partie de la famille. Ici, chacun prend soin de l’autre, et cette attention quotidienne m’impressionne beaucoup. La vie à l’orphelinat est rythmée par la foi et la communauté. Chaque matin, nous commençons la journée par un culte suivi de cantiques. Le soir, nous terminons aussi la journée par des cantiques et une prière autour du repas. Ce moment, partagé comme un rituel, crée un lien très fort entre tous. Ce n’est pas seulement une habitude, c’est un vrai temps de gratitude et d’unité. J’apprends énormément en observant cette manière naturelle qu’ils ont de remercier pour chaque chose, même la plus simple.

Quand les enfants rentrent de l’école, je les aide pour les devoirs. Certains viennent me chercher spontanément pour me montrer leurs cahiers, d’autres s’assoient près de moi sans rien dire mais avec un grand sourire. On sent qu’ils sont heureux qu’on prenne du temps pour eux, individuellement.

Ensuite vient le moment des jeux. J’ai découvert le jeu des billes, extrêmement populaire ici. Les enfants y jouent tous les jours, avec une concentration et un enthousiasme incroyable. Ils m’apprennent leurs techniques, et je dois avouer que j’en perds souvent… mais l’important, c’est ce moment de complicité qui se crée. Quand ils rient aux éclats parce que je tire “à côté”, j’ai l’impression de partager bien plus qu’un jeu. Ce qui me touche le plus, c’est cette joie qui ne dépend pas du matériel, mais du lien humain. Ils possèdent très peu, mais ils offrent énormément : des sourires, de la tendresse, de la confiance. Je sens déjà que cette expérience va profondément me marquer.

Dans cette région, le quotidien est marqué par des habitudes très ancrées dans la culture locale. Par exemple, le transport ici est un véritable défi en soi. Les taxi-brousse, des minibus souvent bondés, sont le moyen de transport le plus courant, reliant les villes entre elles, mais aussi les villages aux villes. C’est une expérience à part entière : on y trouve une diversité incroyable de passagers, de marchandises, et souvent de musique malgache qui réchauffe l’atmosphère. Côté nourriture, je découvre avec émerveillement la richesse des plats malgaches. Le riz est omniprésent, toujours accompagné de viande, de poisson ou de légumes. Le romazava fait partie de mes découvertes préférées, tout comme les fruits locaux, savoureux et abondants.

Pendant plusieurs semaines, le pays a traversé une période agitée. À Antananarivo et dans plusieurs grandes villes, dont Antsirabe, des manifestations menées par de nombreux jeunes ont éclaté pour dénoncer les difficultés du quotidien, les coupures d’eau et d’électricité et pour réclamer des changements politiques. Ces rassemblements ont parfois dégénéré, entraînant des tensions avec la police et l’armée. Ces événements rappellent combien la population aspire à une vie meilleure, plus juste, et à un avenir stable pour les enfants comme ceux que j’accompagne chaque jour.

Malgré ce contexte, j’ai pu observer la force tranquille d’un peuple qui, malgré les difficultés, garde l’espérance et le sourire.

Mandra-pihaona

Shékina

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Lettre de Nouvelles : C’était une année forte en partage et en rigolade

C’est déjà la fin ou en tout cas fini au moment où j’écris cette lettre.

C’était, une année, forte en émotions, en découvertes, en changements et en souvenirs.

C’était des rires, des larmes, des rencontres, des discussions, des au revoir, mais surtout du bonheur.

C’était de la cuisine, des devoirs, des jeux, des sorties et des voyages.

Justement, en parlant de voyages, le 27 juin 2025, le voyage scolaire prévu à Mahajanga a commencé avec les enfants de la cantine grâce aux dons recueillis par la cagnotte en ligne et ceux des différentes paroisses. Départ très tôt le matin avec une soixantaine d’enfants tous excités comme des puces ! Le voyage en bus a été riche en chanson, musique, rire, dodo et aussi un peu en vomi haha. Evidemment, à Mada, rien ne se déroulant sans quelques péripéties, nous avons dû changer de lieu de camp. Le moral des enfants n’en a pas été plombé pour autant, ni celui des adultes au final, car c’était ça l’aventure.

Les activités ont été très variées :

  • Visite du Parc National d’Ankarafantsika avec les lémuriens
  • Grottes de Belobaka avec une descente dans une grotte à 16m de profondeur avec serpents et chauves-souris
  • Baignade à la plage du Grand Pavois et Petite Plage
  • Balade au Cirque Rouge
  • Construction de cerfs-volants, ballon au prisonnier, foot, …
  • Visite de la ville, Village Touristique, Ponton de mer
  • Parc aquatique avec toboggans et grandes piscines

Je suis vraiment reconnaissante d’avoir pu faire ce voyage avec eux, de les avoir découverts dans un autre environnement, d’avoir vu les étoiles s’allumer dans leurs yeux à chaque découverte, leur excitation pour leur 1ère fois dans la mer pour certains. Ce voyage nous a vraiment rapprochés en particulier avec les grandes filles de CM1 et cela a été encore plus dur de leur dire au revoir à tous à la fin.

En parlant de départ et d’au revoir, nous avons aussi dû expliquer aux enfants de l’orphelinat de Topaza que nous ne reviendrions pas l’année d’après. Cela n’a pas non plus été facile même si sur le moment, je n’ai pas vraiment réalisé. Nous nous sommes quand même bien amusés avec eux la dernière après-midi entre la chasse aux trésors, des jeux et un GROS goûter !

J’ai beaucoup pensé au départ, j’ai essayé de m’y préparer, mais rien à faire je ne l’ai pas super bien vécu. Le stress des derniers moments, des valises qui seront sûrement trop lourdes (ça a été le cas), la peur de ne pas avoir dit au revoir à tout le monde, profiter aussi, mais toujours avec un tic-tac du temps qui passe dans la tête. Heureusement qu’avec Léonie nous avons pu voyager une dernière fois ensemble dans le nord du pays à Nosy Be et Diego-Suárez, ça a été incroyable et ça m’a quand même bien occupé l’esprit et les yeux !

Au final,

C’était, une année, forte en partage, en rigolade avec les sœurs, en apprentissage.

C’était des rires, des larmes, des rencontres, des discussions, des au revoir, mais surtout du bonheur.

C’était de l’échange, de l’amour, et de grands sourires.

C’était des émotions, des découvertes, des changements et surtout des SOUVENIRS.

À bientôt,

Salomé 😉Télécharger la lettre




Volontariat de réciprocité : quand La Cause et le Défap se rejoignent

Dans cette émission, Julien Coffinet, directeur général de la Fondation La Cause, revient sur l’accueil d’un volontaire malgache en mission de réciprocité en 2024. Une expérience rendue possible grâce au Défap, qui ouvre depuis 2023 cette forme d’engagement à des partenaires du Sud. Éclairage sur les enjeux, les bénéfices et le sens d’un volontariat qui fait grandir toutes les parties prenantes.

Julien Coffinet au Défap

 

Volontariat de réciprocité : quand La Cause et le Défap se rejoignent

Courrier de Mission
Émission du 4 juillet 2025 sur Fréquence Protestante

 




Madagascar au fil des jours : ancrage local, rituels partagés et souvenirs précieux

Depuis six mois, Léonie vit une expérience de volontariat à Madagascar, partagée entre une cantine scolaire et un orphelinat. Si la routine s’est installée, les rencontres et les événements vécus, des ateliers de Pâques aux reboisements en pleine nature, ont laissé une empreinte forte. Elle nous livre ici un témoignage vivant, drôle et émouvant, à l’approche de son départ.

 

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Manao ahoana !

Cela paraît plus difficile d’écrire une lettre de nouvelles après six mois déjà passés ici à Mada, la découverte ayant laissé place à la routine. Mais en y repensant, depuis fin décembre, tellement de choses se sont passées !

À la cantine comme à l’orphelinat, le volontariat suit son cours. À la cantine, on continue de couper des légumes le matin et de prendre des élèves en soutien l’après-midi, avant de terminer la journée à Topaza pour donner des devoirs aux enfants et les corriger. Plutôt que de m’étaler sur ce que je fais depuis le début du volontariat à la cantine scolaire et à l’orphelinat, je vais vous raconter une anecdote pour chacun de ces deux points d’ancrage.

À Madagascar, quand arrive la saison des pluies commence la période des « reboisements », organisés par différentes associations. C’est assez drôle de voir l’importance que cela revêt pour de nombreuses personnes d’aller planter des arbres tandis que de nombreuses autres personnes font brûler la forêt, notamment pour récupérer du charbon. L’orphelinat a pris part à ce traditionnel reboisement, et j’ai donc eu la chance d’y prendre moi aussi part, à 2 reprises. La 1ère fois sur un immense terrain appartenant à la FJKM, à Andanona, où 10 000 arbres auraient été plantés (étant arrivée très tard dans la matinée, je n’en ai planté que 3, c’est pas énorme haha). La 2ème fois, c’était nettement différent, à part les adultes et les enfants et ados de Topaza, il devait y avoir à peine une vingtaine d’autres adultes, et nous avons planté des arbres fruitiers… dont les fruits seront justement récoltés pour l’orphelinat une fois les arbres suffisamment âgés pour en donner ! C’était super de prendre de l’air avec beaucoup plus de jeunes de Topaza que pour le 1er reboisement que nous avions fait, et qui plus est sur le terrain où est initialement né Topaza, bien loin de la capitale.
À la cantine scolaire, les semaines avant les vacances de Pâques ont été rythmées par la préparation des décorations de Pâques pour la salle, et autant vous dire qu’on a beaucoup rigolé. L’idée, c’était de faire peindre à chaque enfant un œuf de Pâques qu’on accrocherait ensuite dans la cantine à une grande corde pour qu’il y ait partout dans la cantine des œufs de Pâques qui flottent au-dessus des têtes des enfants. Sauf qu’ils sont une centaine à manger à la cantine, et qu’il fallait donc vider une centaine d’œufs pour en faire des omelettes, et ce sans les casser. Entre cette matinée de rires à souffler les œufs et l’atelier peinture des œufs par les enfants, cela reste sans doute mon meilleur souvenir de cette année passée à la cantine. Puisqu’il faisait très chaud et très beau, une fois que les grands avaient fini de peindre leurs œufs qui étaient déjà accrochés à la ficelle pour les pendre ensuite dans la cantine, ils se baladaient dehors avec leurs œufs comme si c’était un petit animal qu’ils promenaient, c’était vraiment trop drôle et surtout très mignon.

En dehors du volontariat, j’ai pris l’habitude d’aller voir des films à l’IFM, ce qui rend ma vie culturelle nettement plus développée à Tana qu’en France, je me suis essayée au padel et j’ai vécu la nuit la plus incroyable de ma vie. En effet, nous sommes allées avec notre ami Angelo, qui est entre autres reporter, à Mahamasina pour vivre le nouvel an Malagasy : « Taombaovao ». On était les seules vazaha présentes parmi des centaines de Malagasy, c’était hyper beau et émouvant de pouvoir assister à un tel événement, hyper nationaliste… auquel on n’aurait jamais pu assister sans Angelo.

Je finis de rédiger cette lettre en mai, et le déchirement de quitter en particulier les enfants et les jeunes de Topaza dans pas si longtemps que ça prend de plus en plus de place dans ma tête. En attendant j’essaie quand même de profiter le plus possible de chacun d’entre eux.

Léonie

 

 

 

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6 mois d’engagement solidaire : coordination, découvertes et apprentissages

Cela fait six mois déjà que Karnelia, volontaire en réciprocité, est responsable des actions de parrainage international au sein de la Fondation La Cause. Une mission intense et enrichissante qui l’a menée au cœur de la coopération avec plusieurs pays partenaires tout en lui offrant une découverte culturelle de la France. Retour sur une expérience humaine forte, entre solidarité et exploration.

 

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Durant ces six derniers mois au sein de la Fondation La Cause, j’ai encore eu l’opportunité d’exercer la fonction de responsable des actions de parrainage à l’international qui est à la fois stimulante et enrichissante. Cela m’a permis d’acquérir de nouvelles compétences et de renforcer mon engagement pour la cause des enfants qui ont besoin d’aide et de soutien.

J’ai été en lien permanent avec les structures partenaires de la Fondation situées à Madagascar, en Haïti, au Togo et au Cameroun. Il s’agissait de coordonner les actions de parrainage, de responsabiliser les directeurs locaux dans le suivi et l’accompagnement du bien-être des enfants parrainés, et d’assurer la qualité de notre collaboration. J’ai organisé des séances de bilan et d’évaluation mensuelles avec chaque structure, favorisant ainsi un suivi régulier et une dynamique d’amélioration continue. Une autre partie essentielle de mon travail a été la mise à jour des données des enfants et le suivi des informations transmises par nos partenaires. Cela a permis de fluidifier le travail entre les différents acteurs, de mieux organiser le parrainage, et d’assurer une continuité dans l’accompagnement des enfants.

Sur le plan personnel, c’est aussi l’occasion pour moi de découvrir la France et sa richesse culturelle. Installé en région parisienne, j’ai profité de mes temps libres pour me balader dans Paris, visiter ses monuments historiques, flâner le long de la Seine, et explorer plusieurs musées emblématiques comme le Louvre, le musée d’Orsay, etc.

J’ai aussi eu l’opportunité de voyager dans d’autres régions françaises, ce qui m’a permis d’apprécier la diversité du pays. L’une des expériences les plus marquantes a été ma visite à Strasbourg, une ville au charme unique mêlant culture française et allemande, avec son centre historique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, sa majestueuse cathédrale, et ses ruelles pittoresques. Ces moments de découverte m’ont permis de mieux comprendre la richesse culturelle de la France et m’ont profondément marqué.

Cette mission a donc été une expérience humaine, professionnelle et culturelle profondément marquante. Elle m’a permis de renforcer mes compétences professionnelles dans le domaine de l’action sociale et de m’engager encore plus fermement dans les actions de solidarité internationale.

Karnelia

 

 

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Service civique : engagez-vous pour l’éducation à Madagascar !

Madagascar

Mission de service civique de 9 à 11 mois

 

Postulez !

Contexte

Le centre Maso Hafa accueille une vingtaine d’enfants dans la banlieue d’Antananarivo et propose un service d’internat. La structure offre un lieu de rencontre pour les orphelins accueillis dans le centre et les enfants du quartier. Les activités se font en français afin de permettre aux enfants de se familiariser avec la langue qui est celle de l’enseignement secondaire et supérieur.

Dans le cadre du partenariat avec le Défap, Maso Hafa ouvre deux missions de volontariat de service civique afin de promouvoir les échanges interculturels et linguistiques.

Mission : promouvoir les échanges interculturels et linguistiques

  • Accompagner les enfants sur des temps de lecture et de familiarisation avec la langue française : aide aux devoirs, participation à des ateliers…
  • Contribuer au développement d’activités socio-éducatives et ludiques (jeux collectifs, chants, théâtre, musique) en fonction de ses compétences
  • Accompagner des activités extrascolaires (de plein air, sportives, culturelles…)
  • Participer à l’accueil et l’encadrement des enfants au sein de la structure.

 

Nb : Le cahier des charges et l’emploi du temps sont établis avec le tuteur local, en fonction des compétences et centres d’intérêt du volontaire, et peuvent être évolutifs tout au long de la mission.

Les bonnes raisons de s’engager sur cette mission

• Expérimenter une immersion dans la vie quotidienne des enfants accueillis au sein d’un centre social
• Développer des compétences relationnelles et des soft skills : aisance relationnelle, capacité d’adaptation, travail en équipe, créativité, prise d’initiative, force de proposition
• Développer des compétences en animation, planification, diagnostic/bilan de compétences et évaluation des acquis

En candidatant, merci de préciser l’intitulé de la mission et le pays concerné.

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Service civique : soutenez la pratique du français à Madagascar

Madagascar

Mission de service civique de 9 à 11 mois

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Contexte

Le centre Akanisoa, situé à Antsirabe, sur les hauts plateaux, regroupe un orphelinat et une école. Il accueille chaque rentrée scolaire depuis une dizaine d’année un volontaire en mission qui vient soutenir les activités des enseignants et intervenants et contribue ainsi à ce que l’éducation soit accessible à tous.

Mission : promouvoir les échanges interculturels et linguistiques

  • Aider aux devoirs, participer à des activités d’accompagnement à la lecture et à la conversation en français par une approche participative (pratique orale de la langue)
  • Participer à des animations socio-éducatives et des activités ludiques (jeux collectifs, chants, théâtre, musique..) en fonction de ses compétences
  • Accompagner des activités extrascolaires (de plein air, sportives, culturelles…)

 

Nb : Le cahier des charges et l’emploi du temps sont établis avec le tuteur local, en fonction des compétences et centres d’intérêt du volontaire, et peuvent être évolutifs tout au long de la mission.

Les bonnes raisons de s’engager sur cette mission

  • Expérimenter une immersion dans la vie quotidienne des enfants accueillis au sein d’un centre social
  • Développer votre créativité, votre aisance relationnelle et votre esprit d’équipe
  • Renforcer/acquérir des compétences en animation, planification, diagnostic/bilan de compétences et évaluation des acquis

En candidatant, merci de préciser l’intitulé de la mission et le pays concerné.

Je postule !

« Voir les attaches que j’ai avec les enfants d’Akanisoa, mes collègues de travail ou avec mes amis malgaches, sentir ces liens et ces nœuds, que l’on a tissés peu à peu, jusqu’à en faire des tresses ténues et solides, basées sur la confiance et le respect… »
Samy

« J’en ai retiré beaucoup de choses pour mes études : en matière de pédagogie, dans mon travail sur la langue, l’interculturel ; et aussi sur la communication non-violente. »
Mahieu




Service civique : apportez votre soutien aux enfants de Madagascar

Madagascar

Mission de service civique de 9 à 11 mois

 

Postulez !

Contexte

Deux missions de volontariat de service civique au sein de la communauté de Mamré et de l’orphelinat Topaza.

Le Défap collabore avec la communauté de Mamré sur des projets de développement et d’accompagnement des populations défavorisées du quartier d’Andohalo situé au centre-ville de Tananarive depuis plus de cinquante ans ; plus particulièrement la communauté est active auprès des enfants venant de familles nombreuses et démunies. La cantine scolaire de la communauté accueille chaque jour 80 à 100 enfants pour le repas de midi et des activités extrascolaires dans l’après-midi (repas, fêtes de fin d’année, accompagnement aux devoirs, activités ludiques, ateliers musique ou théâtre). Les activités se font en français afin de permettre aux enfants de se familiariser avec la langue qui est celle de l’enseignement secondaire et supérieur.

L’Église réformée de Madagascar (FJKM), partenaire du Défap, coordonne de nombreuses œuvres sociales réparties à travers le pays. La mission auprès de l’orphelinat de Topaza situé à Tananarive consiste à l’accompagnement des enfants accueillis (49 enfants de 0 à 18 ans).

L’enjeu se situe dans les échanges interculturels et linguistiques autant que dans la pratique du français : il s’agit de donner l’occasion d’échanger avec une personne de langue maternelle française et d’améliorer ainsi leur maîtrise du français, mais aussi de s’ouvrir mutuellement à d’autres méthodes d’apprentissage et à une culture différente.

Mission : promouvoir les échanges interculturels et linguistiques

  • Renforcer la maîtrise du français pour les enfants : aider aux devoirs, participer à des activités d’accompagnement à la lecture et à la conversation en français
  • Participer à des animations socio-éducatives et des activités ludiques (jeux collectifs, chants, théâtre, musique, atelier découverte de l’informatique…) en fonction de ses compétences
  • Accompagner des activités extrascolaires (de plein air, sportives, culturelles…)
  • Participer à l’accueil et l’encadrement des enfants au sein de la communauté
  • Aide à la cantine

 

Le cahier des charges et l’emploi du temps sont établis avec le tuteur local, en fonction des compétences et centres d’intérêt du volontaire, et peuvent être évolutifs tout au long de la mission.

Les bonnes raisons de s’engager pour cette mission

  • Devenir partie prenante d’un programme d’amélioration des conditions de vie sociales et psycho-affectives des enfants
  • Développer des compétences en animation et conception d’outils
  • Renforcer les capacités en : accompagnement, planification, diagnostic/bilan de compétences et évaluation des acquis

En candidatant, merci de préciser l’intitulé de la mission et le pays concerné.

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Nomena et le volontariat : une nouvelle aventure !

De Madagascar à Paris, Nomena s’engage dans une mission de Volontariat de Solidarité Internationale avec le Défap. Entre communication, découverte culturelle et adaptation au monde du travail, il partage ses premiers pas dans cette aventure unique, faite d’apprentissage et d’ouverture.

Nomena et le volontariat : une nouvelle aventure ! Nomena

 

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Bonjour, je suis Nomena, j’ai 23 ans, je viens de Madagascar, et j’ai fait des études en Sciences Sociales Appliquées au Développement que j’ai terminées récemment.

Volontariat. Ceci est ma première expérience en tant que Volontaire de Solidarité Internationale. Envoyé par le Défap, ma mission consiste à aider la partie communication de la paroisse luthérienne de la Rédemption ainsi que celle du Défap pour une durée de 12 mois. L’objectif de ma mission est d’assister à la communication des deux structures, de gérer les contenus à publier : des podcasts, des annonces d’événements, des flyers, des illustrations.

Pendant ma mission, je ne suis pas que dans une, mais deux structures. Chacun a son style et sa stratégie de communication, mais les techniques sont presque similaires en ce qui concerne l’utilisation de logiciels de conception, d’illustration et de montage vidéo. De plus, cette mission m’a permis d’élargir les outils de conception illustrative qui sont à ma disposition. Ça peut paraître simple, mais c’est bien plus complexe que ça en a l’air. Le rôle de la communication ne se limite pas à créer des contenus de qualité et de quantité sur une page. La question de couverture médiatique est sujet à plusieurs critères tels que les tendances, les centres d’intérêt des internautes, les stratégies et domaines que la structure vise ainsi que les objectifs à court, moyen et long terme. Il y a tout un processus de réflexion et de prises de décision qu’il faut faire avant de pouvoir se lancer dans la création et la publication de contenus.

Les structures de mission sont toutes sympathiques, que ce soit du côté de La Rédemption ou celui du Défap. Leur accueil est très sympa. J’ai pu m’intégrer sans grande difficulté dans les deux structures. La seule difficulté est peut-être pour moi de faire la transition entre la fin des études et l’entrée dans le monde du travail. J’ai pu apprendre deux logiciels de création que sont Canva et Affinity Publisher (je m’actualise en tant qu’un habitué des suites Office et Adobe).

Il faut aussi savoir que pour pleinement profiter de mon volontariat, il est intéressant de bien pouvoir profiter de ces années ici en France. Comme il s’agit d’une mission de réciprocité et de solidarité internationale, il est intéressant de voir l’aspect multiculturel que je peux constater auprès de La Rédemption ainsi que du Défap. Je découvre la culture même de mes structures de mission, et en parallèle, la culture française. Aussi, je partage ma culture avec les autres (art culinaire, traditions, langues, etc).

Ma phase d’adaptation s’est déroulée de manière simple. Je n’ai pas vraiment éprouvé un très grand choc culturel, que ce soit sur les achats, les transports, les horaires, mis à part le fait qu’ici en France, tout est numérisé, même les paiements. C’était la seule difficulté que j’ai pu ressentir puisque je suis habitué à toujours payer en espèce. Les moyens de transports sont nombreux et ont chacun leurs points forts et points faibles (trajets, temps d’attente,…).

Mes premiers réflexes en arrivant à Paris étaient de me fixer des repères. Ces repères me servent à mieux m’orienter lorsque je veux faire des balades dans la ville. Une fois les repères fixés, mes déplacements à Paris sont moins frustrants. En théorie, je n’ai pas vraiment eu de souci pour me déplacer, mais le premier mois était compliqué en raison de l’achat cumulatif de tickets de transport que je prenais au fur et à mesure. Mais après des semaines d’attente et quelques petits sacrifices, j’ai fini par avoir un « pass Navigo » et je pouvais alors me déplacer librement et sans encombre (enfin, sauf pendant les contrôles).

Ce que je peux retenir de ce début de mission en tant que volontaire, c’est de pouvoir saisir toutes les possibilités qui peuvent nous arriver, ainsi que de développer une meilleure version de soi. La réciprocité et le statut de Volontariat de Solidarité Internationale, c’est aussi l’occasion de s’ouvrir au monde et à une nouvelle culture, de marcher dans l’inconnu et d’élargir ses horizons. C’est pourquoi ce volontariat, pour moi, est le début d’une nouvelle aventure.

Et pourquoi pas vous aussi, vouloir tenter cette aventure ?

Nomena

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Alexis de retour de Madagascar : « rentrer en France avec un tout nouvel état d’esprit »

Après une première en mission en Equateur qui lui a donné l’envie d’en réaliser une autre à Madagascar, Alexis est de retour et nous partage son expérience en tant qu’éducateur dans un orphelinat.

Retour d'Alexis de Madagascar

Alexis de retour de Madagascar : « rentrer en France avec un tout nouvel état d’esprit »

 

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