Armonie : «Qui es-tu, toi qui viens dans notre pays ?»

Armonie est partie pour une mission d’enseignement à Madagascar. Une mission qui a vu sa vie prendre une nouvelle direction, puisqu’elle a rencontré son mari sur place… Elle évoque les moments partagés avec les enfants en-dehors des cours et leur insatiable curiosité ; et ce qu’elle a découvert de la société malgache à travers eux : une société qui les oblige à grandir trop vite…

Armonie : « Qui es-tu, toi qui viens dans notre pays ? »


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Églises et médecines traditionnelles au Congo-Brazzaville

En République du Congo, l’arrivée des missionnaires n’a pas fait disparaître le recours aux médecines traditionnelles, héritières des croyances ancestrales. Pour quelles raisons ? C’est ce qu’étudie Jean-Michel Moungounga, chercheur qui a rédigé une thèse portant spécifiquement sur le cas de l’ethnie Bembe. Il constate à la fois un besoin au sein de la population, notamment du fait de la difficulté de l’accès aux soins, et un déni au sein de l’Église évangélique du Congo, qui tend à se détourner de l’héritage thérapeutique du Réveil de 1947, époque à laquelle les guérisons prenaient pourtant une grande place. Il préconise un meilleur encadrement théologique de ces pratiques médicales traditionnelles.

Églises et médecines traditionnelles au Congo-Brazzaville


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Timothée : «Ça m’a ouvert les yeux sur certains aspects de ma culture»

Timothée a passé cinq ans en famille à Madagascar, où il était enseignant à l’Institut supérieur de théologie évangélique (ISTE) de Tananarive. Rapport au confort matériel, à la vie en communauté, au temps qui passe : ce séjour au long cours a beaucoup modifié ses conceptions, et a éclairé d’une lumière crue certains aspects de sa culture.

Timothée : « Ça m’a ouvert les yeux sur certains aspects de ma culture »


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Noémie : «J’ai mieux compris ce qu’on peut vivre en étant étranger»

Noémie est partie à Beyrouth comme VSI pour une mission d’enseignement auprès d’enfants n’ayant pas accès à l’éducation dans de bonnes conditions : enfants de familles syriennes réfugiées au Liban, élèves issus de familles défavorisées et frappées de plein fouet par la crise des écoles libanaises, trop souvent fermées ces dernières années suite aux troubles sociaux… Orthophoniste de formation, elle vient d’Alsace. « Ça a changé ma façon de penser, par exemple vis-à-vis des personnes étrangères en France, témoigne-t-elle : avoir été moi-même une étrangère m’a permis de comprendre la solitude qu’on peut éprouver dans un autre pays, dont on ne parle pas la langue ».

Noémie : « J’ai mieux compris ce qu’on peut vivre en étant étranger »


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Magda : «On pense qu’on va donner, mais on reçoit beaucoup»

Magda est une jeune Égyptienne qui a passé neuf mois en France, à l’occasion d’une mission de service civique auprès des Diaconesses de Strasbourg. C’est un des aspects les moins connus du volontariat : il permet d’aller apporter un soutien pour des projets au loin… mais aussi d’accueillir des volontaires venu.es de pays partenaires. Depuis l’an dernier, le Défap permet ainsi à des volontaires issu.es d’Églises sœurs d’effectuer des missions au sein de structures liées à ses Églises membres en France. Avec un enrichissement mutuel : au cours de son séjour, Magda a beaucoup appris de la force de vie des personnes âgées qu’elle accompagnait.

Magda : « On pense qu’on va donner, mais on reçoit beaucoup »


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Basile Zouma et la théologie interculturelle : «Faciliter la rencontre des communautés»

Basile Zouma, Secrétaire général du Défap, évoque une session de formation à la théologie interculturelle organisée à l’Institut œcuménique de Bossey, en Suisse, où il est intervenu en binôme avec Anna Van den Kerchove, Doyenne de l’Institut Protestant de Théologie de Paris. Cette formation, unique dans l’espace protestant francophone, a été mise en place en partenariat avec la Cevaa, le Défap, DM (l’homologue suisse du Défap) et l’Office Protestant de la Formation (OPF), organisme chargé de la formation permanente des pasteurs des Églises réformées de Suisse romande. Une belle opportunité de découverte pour les membres engagés et pasteurs de nos Églises… Si vous êtes intéressé.e, le Défap peut faciliter votre démarche pour suivre une telle formation !

Basile Zouma : « Faciliter la rencontre des communautés »


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Sébastien Kalombo : «Je suis devenu un défenseur du Défap»

Après avoir été accueilli en France pour des travaux sur le pentecôtisme en République Démocratique du Congo, avec le soutien du Défap, Sébastien Kalombo Kapuku a publié un ouvrage qui fait désormais partie des références en la matière, préfacé par Sébastien Fath, spécialiste français de la sociohistoire des protestantismes. Aujourd’hui, Sébastien Kalombo est chef du département de théologie systématique et vice-doyen de la faculté de théologie de l’Université protestante au Congo (UPC). Et il reste un ardent défenseur du Défap.

Sébastien Kalombo : « Je suis devenu un défenseur du Défap »


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Samy et l’apprentissage de la patience

En septembre 2016, Samy arrivait à Madagascar comme envoyé du Défap. Octobre 2023 : il y est toujours… Entretemps, sa vie a pris de nouveaux chemins. Parti pour enseigner le français à des élèves dans un orphelinat, il en est venu au fil des ans à concevoir un projet bien plus ambitieux : un manuel de pédagogie. Madagascar a en effet deux langues officielles : le malgache (ou malagasy) et le français. Le malgache est la langue du quotidien ; le français, celle des procédures, des lettrés, de l’enseignement supérieur… Sans maîtrise du français, pas d’ascension sociale. la langue est pourtant peu et mal enseignée dans les écoles malgaches. La FJKM et la FLM, Églises partenaires du Défap, dispensent des cours de français aux élèves qui fréquentent leurs écoles, mais manquent de moyens, notamment pédagogiques. Un vide que Samy s’est employé à combler, avec le soutien du Défap… Mais, comme il le raconte dans cette « lettre de fin de mission », sept ans après son arrivée dans la Grande Île, s’il a beaucoup enseigné, il a aussi beaucoup appris. Et découvert sur lui-même.

Samy lors d’une session de formation © Samy pour Défap

 

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Les sept vies des « ça »

Ça déborde des quelques bacs à ordures dans la ville qui n’en sont que trop rarement débarrassés. Ça foisonne partout dans les rues, sur les trottoirs et dans la nature. Ça empeste et ça pollue. Ça, c’est tout ce que les Européens ou autres « développés » appellent des ordures, des déchets, des détritus. Mais ici, avant qu’on les relâche, il faut savoir qu’ils ont eu sept vies.

Quiconque vient à Madagascar est étonné de voir les longues rangées interminables de vendeurs de bibelots cassés, de bouteilles et pots en verre vides, de ferrailles en tout genre et autres camelotes. C’est qu’ici, il n’existe pas vraiment de poubelles puisqu’il n’existe pas vraiment de déchets.

Ce que nous appelons des déchets sont déchets-d’œuvre ici. Leurs objets d’artisanat sont faits de bouts de claquettes usées, de tubes de perfusion usagés ou du coton de pantalons troués. Les Malagasy ont élevé au rang d’art la réutilisation des déchets.

Vue d’une session de formation à l’usage du guide pédagogique développé par Samy © Samy pour Défap

 
Les Européens, les « développés », les riches, ont appris à ne se servir d’un objet que pour l’utilisation qu’on lui a donnée. À un enfant qui joue avec un carton comme cabane, on dit : « Ce n’est pas fait pour ça ! » et on le lui prend. Ici, les Malagasy ont bien compris la force créatrice du « ré-inventer ».

Ici, le journal n’est pas quotidien, il ne périme pas à la fin de sa journée, il se ressuscite en protège-cahier, en emballage de beignets et autres hors-d’œuvre de la rue.

Ici, les coques de pois de Bambara ou les morceaux de béton ne sont pas des débris, ce sont aussi des pions pour jouer dans la rue au « fanorona », jeu d’échecs du pays.

Ici, un pare-brise n’est pas que pour les voitures, c’est aussi la vitrine d’un vendeur pour protéger les beignets ou autre nourriture.

Ici, les feuilles des arbres ne sont pas que des feuilles, ce sont aussi l’isolant des toits ou des emballages de gâteaux traditionnels malagasy.

Ici, les conserves ne sont pas que des boîtes pour conserver la nourriture, ce sont les instruments de mesure nationale pour le riz ou les pois, ou encore des petites voitures avec des roues de bouchons de bouteille pour les petits enfants.

Ici, les sacs plastiques ne sont pas que des contenants, ce sont aussi des cerfs-volants de fortune attachés par quelques branches et épines, intrépides face au vent grâce à leur fil à recoudre.

Vue d’une session de formation à l’usage du guide pédagogique développé par Samy © Samy pour Défap

 
Tout objet a plusieurs vie, certains bien plus que les chats, avant de finir dans une décharge, qui sera encore, dépouillée de ce que l’on pourra encore en retirer. Et Madagascar est parfois une décharge à la taille d’un pays pour les Occidentaux qui se débarrassent de tout ce qui prend trop la poussière ; vêtements oubliés au fond du placard, manuel scolaire de latin, jouets défaillants et honte d’envoyer tout ça avec, sous une suie de bien-pensance et de bonne morale. Au lieu de culpabiliser d’avoir autant de déchets, on se donne bonne conscience de les « donner » à des plus nécessiteux que soi. Car bien souvent, ces objets sont bien plus jetés que donnés. Et Madagascar continue de les récupérer et de leur redonner des nouvelles vies.

À croire que Madagascar est un vaste dépotoir où il faudrait venir en seigneur pour y expliquer ce qu’il faudrait faire pour pouvoir la nettoyer de ces saletés. Car cela ne s’arrête pas aux déchets, mais ce sont aussi la culture, la façon de vivre, le « moramora » qui ont été dénigrés et remplacés.

Vue d’une session de formation à l’usage du guide pédagogique développé par Samy © Samy pour Défap

 

Être envoyé pour y apprendre

Encore et toujours, même depuis la fin du supposé colonialisme, des Européens, des Américains, des Japonais et tant d’autres de pays supposément développés viennent ici pour enseigner au Malagasy ce qu’ils doivent apprendre, ce qu’ils doivent faire et comment bien le faire. Mais moi, je me suis toujours demandé : et qu’est-ce qu’ils ont appris, eux, ici à Madagascar ? Est-ce qu’ils ont réussi à s’ouvrir assez pour apprendre à Madagascar ? Même lorsque je travaillais directement avec les enfants à Akanisoa, lorsque je leur enseignais le français, j’étais là à apprendre d’eux. J’apprenais ce que je ne savais plus en tant qu’adulte. Ce que la société m’avait appris à désapprendre. L’imagination, la joie simple du moment, la folie créatrice, le partage sans appréhension ni jugement. L’espace entier d’un moment, ne plus se soucier d’autre chose, ne pas avoir en arrière-pensée les choses que l’on doit faire après ou les règles qu’il faudrait suivre, mais simplement être présent. Avec eux, jouer ou apprendre, ou les deux en même temps, s’imprégner de son environnement et des personnes avec qui l’on est, participer et laisser libre cours à sa vivance. Beaucoup d’adultes vivent mais ne donnent que du morne autour d’eux.

Madagascar m’a appris et réappris bien plus que ça. Faire la liste complète de ce que j’y ai acquis dépasserait les deux pages imposées, cependant ce qui me vient en premier est le fait d’y être devenu pleinement un adulte et d’avoir retrouvé l’enfant en moi. De me sentir plein de mes différents « moi » qui peuvent s’exprimer librement selon le moment. L’adulte en qui on a confiance de donner des responsabilités et qui veut répondre à celles-ci et l’enfant qui retrouve ses jeux, les mots et de la complicité.

Vue d’une session de formation à l’usage du guide pédagogique développé par Samy © Samy pour Défap

 
J’ai essayé d’y vivre la sensation du temps cotonneux. Pas celui que l’on connaît en France et dont on ne donne qu’une certaine substance : cyclique et liquide. Ici, j’y ai appris que le temps peut être plus sirupeux et pourtant, on y prend goût quand on se laisse aller au « moramora ». Mais le temps peut aussi être celui, foudroyant, du non-retour, celui de l’instant gelé dont on se souviendra en brise froide. Vivre tous ces temps, les ressentir, permet d’apprendre ce que l’on ne connaît plus à force de courir sur place : la patience.

J’ai essayé d’y expérimenter la simplicité de la vie, contraire du confort, ce piège sournois et chaleureux qui touche tant de mes « congénères » qui se complaisent dans une vie qui ne leur donne qu’apparence et superficiel. J’ai dormi sur des « éponges » avec le dos collé à la dureté des planches, j’ai foulé du pied la nature au sol dur, j’ai sali mes doigts dans le charbon, j’ai lavé mes vêtements à la force de mes bras, j’ai tué de mes mains des poules pour en faire le prochain repas. J’ai vécu ce contact direct et parfois rude avec la vie, que les sociétés dites « développées » essayent de mettre à distance, distance de l’effort, distance de la souffrance, distance de la mort des animaux devenus nos viandes, distance du réel contact avec les autres où l’on se met en danger.

J’ai essayé d’y éprouver ce que cela fait d’être un « regardé ». Ne plus être un inconnu dans la rue, mais être un « différent » ou une proie au milieu des autres qui vous observent, qui vous épient, qui vous admirent. Et vous êtes absorbé par leur regard, vous êtes momentanément incapable de vous recentrer sur vos pensées parce que vous êtes interpellé par un cyclo-pousse, car un « vazaha » ne peut pas marcher à pied ; par des enfants ou adultes qui vous lancent des « vazaha » ou « bonjour vazaha » au mieux chaleureux, maladroits ; au pire moqueurs ; ou par ces regards inquisiteurs et qui vous jugent. Ce que je n’avais jamais pu sentir en France en tant qu’homme blanc hétérosexuel.

Vue d’une session de formation à l’usage du guide pédagogique développé par Samy © Samy pour Défap

 
J’ai essayé d’y apprendre à discerner l’apparence et la beauté. Les Malagasy portent un regard grave sur celles-ci et on pourrait les confondre. Est apparent ce que la société a donné comme possible à voir et à regarder ! Culte du corps, surtout féminin, et objectification de celui-ci. Le trait fin, l’absence de poil, ou plutôt leur épilation, et du far, du maquillage, des filtres, du « face play » pour cacher les rides, les impuretés, les boutons, pour apparaître selon le diktat de l’apparence. L’apparence de porter des vêtements coûteux, parfaitement lissés et immaculés le dimanche matin sans avoir de quoi manger le midi. La Beauté est, en opposition à l’apparence qui paraît, elle est, et reste toujours. Elle existe, quand l’apparence disparaît dans les rides et les vergetures, pourtant d’une beauté saisissante ! Elle est là dans les rides qui montrent les rires, dans un regard qui demande de la rigueur, dans les cicatrices, dans la différence. La Beauté existe dans chaque corps, pour qui sait regarder. Mais nous ne savons que rarement la voir.

J’ai essayé d’y parler, même si j’ai encore beaucoup de mal, ce langage particulier des Malagasy pour ne pas froisser les gens, un art de la conversation afin que chacun puisse rester digne en toutes circonstances, malgré ses torts ou ses maladresses.

Et il y a encore tellement de choses qu’offre une vie dans un nouveau pays et dont j’ai essayé de m’imprégner.

Et cette lettre de nouvelle de fin de mission n’est pas une lettre de fin puisque mon parcours ici continue et commence enfin à deux. Puisque ma « mission » va se poursuivre et le travail de formation et d’amélioration de la pédagogie et de l’enseignement dans les écoles primaires aussi. Je vais continuer à parcourir Madagascar pour y partager ce que j’ai appris et pour y apprendre à vivre.

Vue d’une session de formation à l’usage du guide pédagogique développé par Samy © Samy pour Défap

 




«Ces rencontres m’aident à grandir dans tous les aspects de ma vie»

Believe, notre Service civique venue du Togo, poursuit sa mission au sein de l’Association diaconale protestante Marhaban, à Marseille. Rencontres et découvertes, activités menées au sein de l’association : elle partage avec nous dans cette lettre de nouvelles ses défis, ses enthousiasmes et ses réflexions, avec toujours la même énergie communicative. Une expérience qu’elle vit comme une « opportunité » pour « trouver notre place en tant que jeune engagé dans l’Église, et aussi dans la société ».

Believe, service civique togolaise, en mission à Marseille au sein de l’association Marhaban © Believe pour Défap

 

VOLONTAIRE
  • Believe, Togolaise, 25 ans
  • Accompagnatrice de personnes en situation de précarité
MISSION
  • Association diaconale Marhaban
  • Mon service s’adresse aux adultes, jeunes et parfois aux enfants

Nombreuses sont les expériences que je vis actuellement. À tel point que quelques mots ne pourront tout vous résumer. Mais j’essaye quand même, en commençant par le fabuleux vernissage de l’exposition « Les repas dans la Bible », qui m’a appris que la nourriture est un sujet important dans la Bible, tout autant que de nos jours. Elle a une place importante dans la vie de l’être humain, les repas permettent de nous réunir et d’échanger… Donc parler à table n’est pas si mauvais, comme le montre la culture française qui voit beaucoup de décisions sur des choses essentielles prises en mangeant. Ceci étant dit, cela a été prétexte à toute une série d’activités autour de ce thème pendant tout l’été, qui m’ont émerveillée :

  • la salade d’histoires : on y partageait des contes et histoires bibliques ou autres lors de repas suivis d’une salade de fruits. Ces rencontres étaient ouvertes à tous, y compris aux enfants.
  • le mardi marinade : d’abord, baignade à la plage, puis pique-nique au parc avec les familles. La dernière séance s’est terminée par un simple goûter, pour cause de mistral.
  • Tapas ta Bible : un moment de convivialité et de partage biblique autour d’un apéro.
  • « les recettes de nos vies » : les participants échangeant des recettes, avec l’idée de rédiger un livre de cuisine dans lequel chacun partagerait des types de repas chers à son cœur.
  • le ciné gourmand : un moment de relaxation devant un film tout en grignotant.

Activité de cuisine participative organisée en collaboration avec l’équipe de Marhaban © Believe pour Défap

Teser, l’équipe battante de Marseille-Grignan, en plus d’avoir organisé toutes ces activités citées ci-dessus, a aussi préparé un cocktail pour dire au revoir à une collègue juste avant le vernissage avec l’appui du conseil presbytéral car elle a soutenu ce projet avec toutes ses compétences, et je reconnais avoir appris pas mal de choses en sa compagnie le peu de temps que j’ai passé avec elle. Ce projet vise à travailler sur quatre axes différents, à savoir : l’écoute active des membres et partenaires de l’Église en discernant bien sûr des activités qu’on peut faire ensemble et parler de Dieu ; attirer les gens vers la parole, créer un réseau chrétien avec nos frères et sœurs d’autres Églises permettant d’unir nos moyens et de faire de l’accueil tout en accompagnant les gens en situation difficile. Je n’aurais pas demandé mieux comme Église pour vraiment témoigner de ma foi et servir mon prochain comme Jésus-Christ nous l’a montré. Un conseil presbytéral élargi a suivi, et étant invitée, je dirai que ça fait plaisir de voir comment ils savent qu’ensemble nous pouvons aller loin en tenant compte aussi des idées de chacun ; d’où la pertinence de l’élargissement, car d’autres personnes membres et partenaires de l’Église ont pris part à cette initiative pour discuter de l’avenir de la paroisse. Les différents concerts au temple étaient ouverts à tous car la musique permettait vraiment de se détendre et se ressourcer.

Les activités d’été : cuisine participative, sorties…

Believe lors d’une distribution alimentaire © Believe pour Défap

Marhaban, malgré les vacances n’a pas laissé son public sans accompagnement. D’où toutes ces activités d’été bien vécues avec Teser, mais aussi une cuisine participative qui regroupait des gens de différentes cultures pour préparer et manger ensemble des plats français ou venus d’autres pays. Sans oublier les différentes sorties organisées en interne, comme les visites à la ferme, à l’Opéra, au musée ; des séances de jeux ; et puis, évidemment celles faites avec d’autres associations… surtout avec l’arrivée des scouts aînés de Batignolles, qui ont renforcé l’équipe dans pas mal d’activités pour que les familles ne manquent de rien pendant l’été en termes de provisions alimentaires. Je profite pour partager avec vous ma joie des petites collations de fin d’année célébrées dans les différentes classes de français et d’anglais avec les apprenants et les cadeaux obtenus.

Le « café club » (une activité organisée chaque vendredi soir, y compris en-dehors de l’été, où les étrangers, étudiants ou non, se retrouvent pour partager des moments formidables) m’a aussi permis de rencontrer de nouvelles personnes, en plus des jeunes de mon âge, et de communiquer autour de beaucoup de choses.

Par ailleurs, la fête nationale était une journée extraordinaire. J’ai suivi le défilé sur les Champs-Élysées à la télévision accompagnée de mon tuteur, qui répondait à mes questions. Le soir, autre défilé à Marseille, sur le Vieux-Port ; et pour terminer en beauté, le feu d’artifice. C’était le premier de ma vie : chez moi au Togo, plus précisément à Lomé, on lance des pétards pendant Noël jusqu’au début de chaque nouvelle année. Je ne connaissais pas la différence avec un « vrai » feu d’artifice et j’ai trouvé ça magnifique. J’ai aussi pris quelques jours de vacances pour faire un tour sur certains sites touristiques de Marseille, Toulon, Lille, Roubaix et Calais, jusqu’en Belgique. En bref, je dirai que j’ai passé un excellent été, meilleur que ce que je pouvais imaginer ; et plus les mois de mon service civique avancent, plus je me rends compte de ces temps formidables que je passe avec toutes ces belles personnes qui forment une famille incroyable, que je suis heureuse de connaître ou d’avoir rencontrées, et qui en retour m’aident énormément à grandir dans tous les aspects de ma vie.

Believe (au centre) lors d’une braderie organisée au Parvis du protestantisme, à Marseille : un lieu appartenant au temple de la rue Grignan et accueillant les événements organisés par la paroisse, et par l’association Marhaban© Believe pour Défap

Pour conclure, la rentrée s’annonce à merveille avec la braderie où Marhaban fera découvrir les travaux réalisés par le groupe « couture » de l’association, à travers les articles transformés ou créés à la main, et vendus à petits prix afin que le bénéfice aide à soutenir d’autres projets ou permette de faire des sorties pour les adhérentes qui ne sont jamais allées hors de Marseille. C’est aussi une occasion de porter la parole du Seigneur à autrui par le témoignage et le service à Grignan, en ouvrant le temple au public.

Comme vous pouvez le constater je suis en pleine forme et vis cette opportunité comme jamais avec tout ce que j’apprends. Une fois encore, merci à tous ceux qui nous permettent de trouver notre place en tant que jeune engagé dans l’Église, et aussi dans la société.

Believe (au premier rang) lors de la visite d’Anne-Sophie Macor, du Défap, à Marseille © Believe pour Défap

 




Philippe et Emilienne : en mission aux Antilles

Pasteur de l’Église protestante unie de France, Philippe part avec son épouse aux Antilles pour accompagner les communautés de Martinique et Guadeloupe. Voici sa première lettre de nouvelles, rédigée à l’issue de sa formation d’envoyé au Défap.

Philippe et Emilienne lors de la session de formation des envoyés du Défap © Défap

 

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Lorsque j’ai été reçu Pasteur-proposant en 1989 au Cameroun dans l’Église presbytérienne camerounaise, il m’a été demandé de choisir un verset biblique qui pourrait traduire mon engagement dans le ministère pastoral.

J’ai choisi Esaïe 6 verset 8 :

« J’entendis la voix du Seigneur, me disant :

Qui enverrai-je ? Et qui marchera pour nous ? Je répondais : me voici, envoie moi. »

J’ai été ministre de l’Eglise au Cameroun, en Suisse puis depuis dix ans en France. Donc souvent en posture d’envoyé.

Philippe et Emilienne lors de la session de formation des envoyés du Défap © Défap

Il me reste bien peu d’années avant de prendre ma retraite. Un grand nombre de propositions m’ont été faites. J’ai d’ailleurs eu la tentation de céder à la préférence pour les voies les plus sûres. Les plus simples et habituelles. Curieusement, une fois de plus, je me suis fait prendre par le serment que le prophète Esaïe m’a proposé. Emilienne, mon épouse, me l’a rappelé et a fortement exprimé, cette fois-ci plus que les autres fois, son assentiment pour un retour à notre mission envoyée par le Seigneur.

« Me voici, envoie moi ». Cette fois ci c’est aux Antilles !

Le Défap m’a accordé le privilège d’aller pendant neuf jours aux Antilles rencontrer les conseils presbytéraux de la Martinique et de la Guadeloupe. Ce voyage a été très gratifiant. Il m’a permis de connaître ce contexte. Mais aussi et surtout écouter les attentes de ce poste. Ces communautés ecclésiales souhaitaient avoir un Pasteur qui pourrait rester pendant un long séjour. Pour une vie paroissiale accompagnée par un Pasteur, inscrite dans la durée. C’est la mission que je suis appelé à accomplir.

La formation que nous recevons ici au Défap est un ingénieux assortiment de réponses, d’outils pédagogiques et ressorts spirituels très adaptés à toutes les formes de missions d’envoyés. Je suis très reconnaissant pour tout ce qu’elle m’a permis d’engranger comme savoirs et précautions liés à ma mission.

Session de formation des envoyés du Défap, juillet 2023 © Défap




Lisa, infirmière au Cameroun

Comme elle le raconte dans cette première lettre de nouvelles, rédigée avant son départ au Cameroun, Lisa a senti que le moment de partir était venu pour elle à l’issue de sa troisième année d’études d’infirmière. Direction : un hôpital de Yaoundé, au Cameroun…

Lisa lors de la session départ 2023, qui s’est déroulée en juillet au Défap © Défap

 

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Bonjour !

Je suis Lisa, j’ai 20 ans, je viens de Metz et je viens de finir 3 ans d’études d’infirmière. Je suis future VSI du Défap au Cameroun !

J’ai découvert le Défap lorsque j’étais bien plus jeune. Mais déjà à cette époque, lorsque le Défap m’a été présenté, j’avais pour projet de partir à l’étranger dans le cadre de missions humanitaires. Mon envie d’aller à la rencontre de l’autre dans leur différences était déjà très forte !

Enfin, je finis mes études et je sens que c’est le moment. J’ai besoin de partir découvrir une nouvelle culture, un nouveau mode de vie et une façon de penser. Pouvoir faire une expérience riche sur un terrain totalement inconnu…

(Et dans quelques années, je l’espère, faire un bout de chemin dans le monde humanitaire ?:) )

Lisa lors de la session départ 2023, qui s’est déroulée en juillet au Défap © Défap

La formation est très dense. En passant de l’interculturalité, aux religions et la place de l’Église dans la société, à l’anthropologie ou encore à la géopolitique. Ce sont tous des sujets passionnants…

Notre groupe est très « hétéroclite », et c’est aussi ce qui le rend intéressant.. Certaines Personnes connaissent L’Afrique et le monde de la mission comme leur poche tandis que d’autres n’ont pas beaucoup voyagé.. c’est incroyable tout ce que l’on peut apprendre des différentes expériences de chacun !!

Ma mission se déroulera à Yaoundé, au Cameroun, dans un hôpital. Je serai investie dans les soins infirmiers auprès des équipes sur place. Tandis que Marie-Eugénie, sera plus investie dans la santé publique.

Je remercie le Défap pour cette formation si riche et cette opportunité de départ à l’étranger ; je remercie tout le monde présent à la formation pour avoir rendu ces 10 jours passionnants, bienveillants, drôles, humains, et très enrichissants.

A tous « Bon vent » ! Et à très bientôt !

Lisa lors de la session départ 2023, qui s’est déroulée en juillet au Défap © Défap




Tijmen : aider à créer une ferme expérimentale en Tunisie

Pourquoi une ferme expérimentale ? Tout simplement pour aider à promouvoir, et faire la démonstration de techniques agricoles destinées à lutter contre l’avancée du désert, et à rendre leur fertilité à des terres rendues stériles par le réchauffement climatique. Un projet mené en lien avec l’association Abel Granier et l’Église Réformée de Tunisie, qui a fait de cette lutte contre la désertification l’un des axes majeurs de son engagement.

Tijmen lors de la session de formation des envoyés du Défap © Défap

 

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Chère communauté du Défap !

J’ai le plaisir de partager avec vous l’aventure que je vais vivre l’année prochaine en Tunisie.

Pour vous donner un peu de contexte, je vis déjà en Tunisie depuis 2 ans, travaillant dans le domaine de l’agriculture.

Une brève description de l’arrière-plan

Il est intéressant de noter que mes études ne sont pas celles d’un agronome ; j’ai étudié le Commerce International et les Langues à Rotterdam, aux Pays-Bas. Pendant mes études j’ai été contacté par une entreprise Hollandaise afin d’effectuer mon stage au Maroc en 2016. Le but du stage était de rédiger un plan de faisabilité déterminant s’il était réaliste, faisable et rentable de démarrer une production d’amandes au Maroc en tant qu’entreprise étrangère. Sans le savoir, cette expérience a contribué à mon cheminement vers la Tunisie et le domaine de l’agriculture.

Après avoir obtenu mon diplôme à Rotterdam et travaillé quelque temps aux Pays-Bas, la même entreprise qui m’avait envoyé au Maroc pour un stage m’a contacté et m’a présenté la possibilité de m’impliquer dans un projet en Tunisie. J’ai vu comment Dieu guidait les choses, ce qui m’a donné une paix profonde pour aller en Tunisie, même s’il n’était pas facile de quitter les Pays-Bas.

Le projet qui m’a été proposé et pour lequel je suis parti en Tunisie en 2021 s’articulait autour de deux axes de travail :

  • D’une part, nous avons constaté que les agriculteurs tunisiens, les collecteurs et les exportateurs de produits agricoles subissent de nombreuses pertes post-récolte, dues à des problèmes de désinfection et de stockage. Cela nous a amené à mettre en place des partenariats avec des entreprises néerlandaises fournissant des solutions post-récolte. Ma responsabilité était d’introduire ces solutions sur le marché tunisien.
  • D’autre part, mon rôle était de développer une initiative axée sur la création d’une ferme polyvalente dans la région nord du pays. La vision de la ferme est de développer des activités agricoles commerciales (qui répondent à des besoins réels dans le contexte tunisien), de créer un espace où des événements peuvent être accueillis (cela inclut l’agrotourisme et les activités liées à l’église) et de créer un écocentre axé sur la recherche de nouvelles méthodes et techniques agricoles pertinentes pour la région. Le projet de ferme est vraiment destiné à être une bénédiction pour la région et pour l’Église en Tunisie.

Tijmen lors de la session de formation des envoyés du Défap © Défap

Le projet : La ferme

Le travail de représentation commerciale a pris une grande partie de mon temps au cours des deux premières années, ce qui a été une expérience d’apprentissage enrichissante. Cependant, je souhaite m’impliquer plus concrètement dans l’initiative agricole (la ferme). C’est ma principale motivation pour la nouvelle année qui débutera en septembre. Grâce au contrat de volontariat, je serai officiellement plus impliquée dans l’initiative agricole de la ferme dans le cadre de mon rôle dans « la gestion du projet ».

Au cours de ces deux dernières années, nous (l’équipe) avons pu affiner notre vision et découvrir les activités agri commerciales les plus pertinentes et les plus compatibles avec le contexte agricole et économique actuel en Tunisie. Nous avons pu progresser dans les préparatifs et sommes maintenant prêts à prendre des mesures concrètes (telles que l’acquisition d’un terrain suivie de l’exécution directe d’activités agricoles). Nous visons acquérir au moins 30ha (nous avons déjà des prospections des terrains disponibles) pour une production caprin (avec trois produits finis : fromage, viande et multiplication des chèvres). Au même temps, nous allons prioriser la reforestation à travers de la plantation des arbres (une grande nécessité en Tunisie), et la mise en place d’une lieu d’accueil.

À présent, nous sommes en train de contacter des personnes, collectifs (tels que les Églises) entreprises et organisations en cherchant des possibilités de financement et partenariat pour avancer dans la mise en place du projet. Est-ce que notre initiative vous interpelle et vous voudriez découvrir des opportunités de soutien / partenariat dans le cadre de l’initiative de la ferme ? N’hésitez pas à contacter le Défap pour se mettre en contact.

Tijmen lors de la session de formation des envoyés du Défap © Défap

Mon chemin personnel

D’un point de vue personnel, je suis ouvert à l’idée de rester plus longtemps dans le pays ; mais à travers les activités et les développements de cette année, j’espère que Dieu me montrera la direction pour les années à venir. Je suis prêt à être surpris.

En outre, j’espère pouvoir me plonger dans l’exécution d’activités agricoles (mettre les mains dans la boue !) – car jusqu’à maintenant j’ai été plus impliqué dans des activités d’étude de marche ou bien activités commerciales. J’aimerais développer une passion pour les activités agricoles dans lesquels je serai impliqué.

Alors, qu’est-ce que cette formation au Défap m’a appris ?

Il a été rafraîchissant de plonger plus profondément dans les structures présentes dans ma façon de réfléchir, qui affectent réellement ma perception de la réalité. La formation, à travers des cours tels que l’anthropologie, la géopolitique et l’interaction multiculturelle, m’a fourni des outils pour réfléchir et évaluer mon propre point de vue et ma perception du contexte, de la culture et des personnes qui m’entoureront en Tunisie.

Même si ces deux dernières années m’ont permis de mieux comprendre le contexte dans lequel je vis, j’ai l’impression de ne toucher que la partie émergée de l’iceberg. J’ai hâte d’approfondir mes connaissances et ma compréhension du contexte dans lequel je vis en développant davantage mes amitiés et mes relations. Je veux être capable d’entrer en relation avec ceux qui m’entourent, de comprendre leur réalité (et, plus important encore, de comprendre la lentille à travers laquelle ils perçoivent la réalité), et pas seulement à la surface des choses.

En conclusion, je suis reconnaissant au Défap (et Mena) de me permettre de prolonger ma présence en Tunisie, et de pouvoir le faire dans le cadre du VSI. Je suis ravi de partager avec vous les nouvelles sur les développements qui sûrement auront lieu !

Pour ceux parmi vous qui nous contacterons pour savoir plus sur le projet, merci et ravi de faire connaissance !