Le révérend pasteur Jean Samuel Hendje Toya a succombé à un malaise cardiaque le matin du 15 juin. Il avait été élu Président de l’Église évangélique du Cameroun en 2017 lors du synode de Ngaoundéré. Le 15 décembre 2021, il avait annoncé sa démission et un comité provisoire pour gérer les affaires courantes de l’Église avait été mis en place.

Le révérend pasteur Jean Samuel Hendje Toya © DR

Le Défap a appris avec tristesse le décès de l’ancien Président de l’Église évangélique du Cameroun, Jean Samuel Hendje Toya, tôt le matin du mercredi 15 juin, des suites d’un malaise cardiaque. Son corps a été acheminé au funérarium de l’hôpital régional de Nkongsamba, département du Moungo, dans le Littoral camerounais.

Le pasteur Jean Samuel Hendje Toya avait été élu en 2017 lors du synode de Ngaoundéré. Son élection avait par la suite donné lieu à des contestations en justice. Le 15 décembre 2021, il avait annoncé sa démission et un comité provisoire pour gérer les affaires courantes de l’Église avait été mis en place. Ce comité était piloté par le Rv. Charles Emmanuel Djike, lui-même décédé depuis quelques semaines.

Le Défap et l’EEC : des liens de longue date

L’Église évangélique du Cameroun est un partenaire de longue date du Défap. L’EEC est issue des actions missionnaires entreprises par des protestants afro-jamaïcains, suivies par plusieurs sociétés de mission : la Baptist Missionary Society, la Mission de Bâle, et la Société des missions évangéliques de Paris – la SMEP, ancêtre du Défap. Le Cameroun faisait ainsi partie des « champs de mission » hérités par la SMEP à l’occasion de l’ébranlement colonial du début du XXème siècle : suite à la défaite allemande de 1918, la SMEP avait été appelée à prendre la relève de la Mission de Bâle et de la Mission baptiste de Berlin. Ne pouvant remplacer les cent douze missionnaires allemands expulsés qui étaient déjà associés à des pasteurs camerounais, la Société des missions évangéliques de Paris avait envoyé sur place quatre missionnaires français. Deux d’entre eux, Franck Christol et Élie Allégret, devaient fournir par la suite les premiers ouvrages d’information et d’histoire sur la mission du Cameroun.

L’histoire de l’EEC est ainsi intimement liée à celle de la SMEP, et même à la naissance du Défap : le pasteur qui, au cours de l’assemblée générale de 1964, avait interpellé le président de la Mission de Paris, le vénérable pasteur Marc Bœgner, alors âgé de 83 ans, en lui lançant cette citation du prophète Ésaïe : « Monsieur le Président, élargis l’espace de ta tente »… n’était autre que Jean Kotto, alors secrétaire général de l’Église évangélique du Cameroun. Devenue autonome de la Mission de Paris en 1957, l’EEC a été reconnue par l’État camerounais le 14 octobre 1974.

Aujourd’hui, les relations entre l’EEC et le Défap se poursuivent notamment à travers la faculté de théologie de Ndoungé (où Jean Samuel Hendje Toya avait enseigné), qui est l’institut de formation des pasteurs de l’EEC. Cette faculté accueille par ailleurs des étudiants venant d’autres Églises partenaires. Le Défap a également apporté son soutien au projet de l’Association « Espérance Nord Sud » qui a organisé des voyages d’échange. Et il accueille des boursiers de l’EEC (comme, récemment, Hyppolite Tayo Tayendji).