Les ingénieurs d’ADRA sont sur place pour chiffrer le coût des réparations, la nourriture des orphelinats soutenus par La Cause est assurée pour trois mois… Mais après le passage du cyclone Batsirai, pour reconstruire à la fois les bâtiments, et l’équilibre dont dépendent ces centres pour pouvoir prendre soin des enfants abandonnés de Mananjary, nous avons besoin de vous. Le point sur ce projet mené en partenariat par La Cause, le Défap, ADRA et les Amis du Catja.


On chercherait en vain, aujourd’hui, des nouvelles de Mananjary dans l’actualité internationale. La sidération de la guerre qui ravage l’Ukraine a effacé tout le reste. Et le mouvement de solidarité, massif, qui s’est développé en Europe et en France, et dans lequel le protestantisme français tient toute sa place, fait malheureusement oublier d’autres drames, d’autres régions, d’autres Églises aussi, avec lesquelles nous avons pourtant des liens forts depuis longtemps.

Chaque année, la saison cyclonique apporte son lot de destructions de routes et de bâtiments à Madagascar ; mais cette année 2022 a commencé de manière catastrophique. Coup sur coup, entre début janvier et début février, deux tempêtes tropicales et deux cyclones ont traversé le pays. Sur la côte sud-est, la ville de Mananjary, frappée de plein fouet par le cyclone Batsirai, a été ravagée à 90%. La fondation La Cause, qui entretient des relations étroites depuis longtemps avec le Défap, a aussitôt lancé un appel aux dons en lien avec les « Amis du Catja » ; et le Défap a décidé de soutenir l’opération. Les « Amis du Catja » rassemblent en grande partie des familles ayant adopté un enfant de cet orphelinat, ou qui y parrainent un enfant. Le Catja (Centre d’Accueil et de Transit des Jumeaux Abandonnés) est un des deux orphelinats que La Cause soutient à Mananjary, l’autre étant le centre Akany Fanantenana. En tout, ils regroupent environ 180 enfants ; et ces centres, en temps normal, ont leurs cultures vivrières, leurs élevages, et des relations d’échanges avec la population, qui permettent aux structures de fonctionner et de subvenir aux besoins des enfants. La brutalité de la catastrophe Batsirai a tout à la fois détruit une partie des bâtiments et rompu ce fragile équilibre.

40.000 euros : le coût estimé pour faire revivre les orphelinats

Pour aider à la fois le Catja et le centre Akanay Fananatenana à prendre soin des enfants abandonnés de Mananjary, nous avons besoin de vous. La guerre en Ukraine n’amoindrit en rien les besoins de Mananjary. Au total, d’ici septembre, remettre sur pied les structures collectives, les équipements, ainsi que les cultures et les élevages devrait nécessiter dans les 40.000 euros. Récolter davantage permettrait en outre de préparer la rentrée dans de bonnes conditions en renouvelant aussi le mobilier et le matériel scolaire détruit. Récolter moins, cela signifiera que des besoins basiques ne seront pas pourvus.

Vue des dégâts après le passage du cyclone Batsirai © ULPGL

Les premières étapes ont consisté à apporter des biens de première nécessité, notamment alimentaires. La suite – l’évaluation des besoins en termes de renforcement ou de reconstruction des bâtiments – prendra nécessairement du temps. Les partenaires de l’opération – La Cause, le Défap, ADRA et les Amis du Catja – se répartiront ensuite le financement des divers besoins qui auront été identifiés sur place par les ingénieurs d’ADRA. Mais pour l’instant, dans tout le district de Mananjary – et pas seulement dans la ville elle-même – les habitants ont dû reconstruire de manière fragile et provisoire, en utilisant ce qu’ils pouvaient récupérer des matériaux abandonnés sur place par la tempête. Même des bâtiments « en dur » ont parfois perdu leur toiture ; quant aux fragiles habitations en toit de tôles, elles ont souvent été réduites en pièces. Pour avoir une idée de l’ampleur des dégâts, et du temps qu’il faudra pour effacer les traces du passage de Batsirai, voici encore quelques images prises au moment de la tempête :

Et des images de la ville au lendemain du passage de Batsirai :

Pour donner, plusieurs solutions :

Ou alors par carte en passant par Hello asso et le formulaire ci-dessous :