Traduire

Méditer

« Ils étaient tous dans l’étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres : Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle ? » Actes 2,7-8

Prenez un temps personnel pour méditer sur cette photo et ce verset.

Puis, en deux mots, exprimez ce que vous inspire cette photo en lien avec le verbe traduire.

Quelle résonance ce verset trouve-t-il en vous ?

Sommes-nous conscients des langues qui se parlent parmi nous et autour de nous ?

Partageons cette annonce du Christ ressuscité en plusieurs langues :

Parmi nous, autour de nous, dans nos familles, et chez nos ancêtres, quelles langues sont ou ont été parlées ?

Pouvez-vous ajouter d’autres traductions de « Christ est ressuscité » ?

Traduire, c’est plus que traduire…

Voici quelques exemples de verbes qui résonnent avec le verbe traduire, dans le même sens ou à l’opposé. En voyez-vous d’autres ? Que vous inspirent ces exemples ?

Et dans la Bible ?

L’exigence biblique fondamentale, de l’Ancien au Nouveau Testament, est l’écoute et la mise en pratique de la Parole de Dieu. L’échec se traduit souvent par cette expression : « ils ont des oreilles et ils n’entendent pas ». La traduction, comme mise à disposition du sens, est donc une nécessité, autant pour Dieu qui veut se faire comprendre que pour les humains qui désirent se comprendre entre eux. Dans le livre du prophète Esaïe au chapitre 56, on entend l’appel de Dieu au rassemblement de toute l’humanité dans sa maison appelée maison de prière pour tous les peuples. Et à partir de Pentecôte l’Évangile est annoncé sur toute la terre.

« Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme si un vent violent se mettait à souffler, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent alors apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et elles se posèrent une à une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer. A Jérusalem vivaient des Juifs pieux, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. Ils étaient remplis d’étonnement et d’admiration, et disaient :« Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas Galiléens ? Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? » Actes 2,1-8

Questionner

Que représente la langue maternelle pour chacun d’entre vous ? Connaissez-vous d’autres langues que votre langue maternelle ? Quel impact cela a-t-il sur votre manière de penser, de croire, de voir le monde ?

Même quand nous parlons la même langue, sommes-nous sûrs de nous comprendre ? N’avez-vous pas des exemples de malentendus, dans la famille, la communauté, au travail ?

Êtes-vous conscients qu’autour de vous, tous n’ont pas la même langue maternelle ? Êtes-vous curieux de la langue des autres et de leur culture ?

En France il y a beaucoup de personnes chrétiennes d’origine étrangère, et des Églises dites « issues de l’immigration ». En connaissez-vous ? Avez-vous des relations avec certaines d’entre elles ? Priez-vous ensemble ?

Et si nous partagions ce chant en arabe de jeunes chrétiens égyptiens :

Quelqu’un a dit : « Traduire fait appel à tous nos sens. Quand on entre dans la langue de quelqu’un d’autre, dans sa culture, cela ouvre tout un monde, comme si un monde nouveau s’offrait à nous. Au point que les écrivains bilingues n’écrivent pas la même chose selon la langue dans laquelle ils écrivent. »

 

Version téléchargeable :

 

« Traduire – Réflexion » : le texte complet en pdf