Méditation du jeudi 3 décembre 2020. Nous prions pour notre envoyée au Liban.

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Commencement de l’Évangile de Jésus Christ, Fils de Dieu. Selon ce qui est écrit dans Ésaïe, le prophète : Voici, j’envoie devant toi mon messager, qui préparera ton chemin ; c’est la voix de celui qui crie dans le désert : « Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers ».
Jean parut, baptisant dans le désert, et prêchant le baptême de repentance, pour la rémission des péchés.  Tout le pays de Judée et tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui ; et, confessant leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain. Jean avait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il prêchait, disant : Il vient après moi celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier, en me baissant, la courroie de ses souliers. Moi, je vous ai baptisés d’eau ; lui, il vous baptisera du Saint Esprit.
Marc 1 : 1-8

 

 

Qui est cet homme d’une discipline de fer, cet étrange locavore aux goûts bizarres, aux difficiles exigences et qui pourtant attire les foules en quête de sens ?

Faut-il rechercher l’originalité et la singularité pour changer le monde ? Faut-il être une forte personnalité pour se faire entendre ? A chacune et chacun ses propres dons, capacités, aptitudes et désirs pour incarner par sa vie et sa trajectoire, ses décisions et ses choix, la vie ou la mort.

Jean Baptiste est de ceux qui s’engagent corps et âme, de tout leur être et sans compromis, à porter un message de vie pour les autres. Son appel est exigeant, et ne peut y répondre que celui ou celle qui le laisse résonner au plus profond de son être. Car pour changer de vie, pour s’accorder à soi-même en s’accordant à l’autre, il faut être libéré de ses peurs et assumer sa vie devant les autres. Accepter de n’être que le messager de Celui qui viendra, que nous attendons, que nous espérons, à qui nos combats et nos victoires, nos déceptions et nos joies, peuvent être confiés, hier comme aujourd’hui. Alors, notre vie, nos engagements, nos relations, nos amours et même notre attente ne seront rien d’autre que témoignage du Tout Autre.

 

 

Nous prions :

Seigneur, le pardon que tu m’offres inlassablement,
M’appelle à me redresser pour reprendre ma route.
Pourtant, je suis habité par la peur, et tu le sais.
Je n’ose pas agir et le jugement des autres me paralyse.
Mais tu me tends la main, solide et sure
Et tu me confies que tu es là, tout à côté de moi.
Donne -moi, Seigneur, sur ma route de l’Avent,
D’oser vivre ta parole,
Celle qui donne la vie,
Celle qui ouvre l’horizon,
Celle qui repousse les ténèbres,
Celle qui met l’homme debout.