La première vente de timbres de collection directement dans les locaux du Défap, boulevard Arago à Paris, a eu lieu le 29 février dernier. Les vignettes, rares et précieuses pour certaines, communes pour d’autres, étaient vendues soit en vrac, soit à l’unité. En sus, des cartes postales – timbrées, bien sûr – étaient également proposées aux collectionneurs.

L’annonce de cette vente avait été diffusée non seulement dans les journaux spécialisés et dans les clubs, mais également et dans le magazine Paroles protestantes, sur la radio Fréquence protestante (100.5 FM) et au sein des paroisses parisiennes. Du coup, un public relativement nombreux a défilé au Défap toute la journée, attiré par le caractère exceptionnel de l’événement.

 

Geneviève Minssen © Défap

Geneviève Minssen et Alain Gilles, les deux bénévoles responsables du service Philatélie au Défap, ont accueilli et orienté collectionneurs, amateurs et simples curieux. « Certains viennent parce qu’ils sont passionnés et recherchent un timbre en particulier. En général, ceux-ci font déjà partie d’un club philatélique », explique Alain Gilles. D’autres se déplacent par curiosité, ou pour soutenir l’un des projets du Défap, comme cette dame venue de Belgique : « Ma mère a vu l’information et je suis venue pour soutenir la mission », confie-t-elle en examinant les timbres. Elle repartira quelques instants après avec un lot de vrac.

Les fonds récoltés – près de 500 euros – vont en effet servir à financer des bourses pour les étudiantes de l’Université presbytérienne du Congo (UPRECO), à Kananga, au centre de la République démocratique du Congo. Il s’agit de l’une des universités protestantes avec lesquelles les Églises de France sont en lien dans ce pays, à travers le Défap. Cette relation se traduit dans sa globalité par un soutien direct à la faculté de théologie, l’échange d’enseignants et plus spécifiquement par des bourses versées directement aux étudiantes qui suivent les enseignements délivrés à l’UPRECO en théologie, droit ou agronomie.