Méditation du jeudi 10 octobre 2019. Nous prions pour nos envoyés au Cameroun.

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Tandis que Jésus faisait route vers Jérusalem, il passa le long de la frontière qui sépare la Samarie et la Galilée.  Il entrait dans un village quand dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils se tinrent à distance et se mirent à crier : « Jésus, Maître, aie pitié de nous ! » Jésus les vit et leur dit : « Allez vous faire examiner par les prêtres. » Pendant qu’ils y allaient, ils furent guéris. L’un d’entre eux, quand il vit qu’il était guéri, revint sur ses pas en louant Dieu à haute voix. Il se jeta aux pieds de Jésus, le visage contre terre, et le remercia. Cet homme était Samaritain. Jésus dit alors : « Tous les dix ont été guéris, n’est-ce pas ? Où sont les neuf autres ? Personne n’a-t-il pensé à revenir pour remercier Dieu, sinon cet étranger ? » Puis Jésus lui dit : « Relève-toi et va ; ta foi t’a sauvé. »

Luc 17,11-19

La guérison des lépreux, tableau de Niels Larsen Stevns (Skovgaard Museum, Viborg, Danemark)
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Tous sont lépreux ; tous en appellent à Jésus, tous sont envoyés par lui aux prêtres qui, selon la loi, ont la responsabilité de les déclarer, soit impurs et parias, soit guéris et réintégrables dans la société. En chemin tous sont guéris, tous doivent se réjouir, et pourtant un seul revient vers Jésus en criant sa reconnaissance vers le ciel. Cet homme reconnaissant, c’est un samaritain, comme si son statut religieux et social problématique lui donnait une sensibilité particulière à cette grâce de Dieu qui se dit à travers une guérison.
Nous qui nous savons pécheurs, à la fois bons et mauvais, purs et impurs, sans doute trouvons-nous naturelle l’heureuse gratitude du samaritain ! Car nous l’éprouverions ; du moins nous pensons que nous l’éprouverions à sa place.

Alors pourquoi les neuf autres n’agissent-ils pas de même ? Réalisent-ils qu’ils sont guéris ? Le vivent-ils comme un dû ? Ou simplement comme un événement inexplicable ? Alors ils n’ont rien de plus pressé que de retourner à une « vie normale », après avoir accompli le rituel religieux nécessaire. Ils n’ont même pas idée d’un retour ou d’un détour spirituel pour exprimer leur joie d’être guéris.

Or si neuf des dix lépreux se comportent ainsi, il n’est pas impossible que nous fassions parfois partie du nombre, plutôt que d’incarner l’exception.

Pourtant il n’y a pas de plus grand bonheur que d’exprimer reconnaissance et gratitude, louange et action de grâce. Dieu ne nous doit rien, il nous donne tout. Il ne nous demande pas d’être soumis à sa puissance, mais d’être heureux de son amour. Et de le lui dire, sur tous les tons, en priant et en chantant ! C’est cela la foi !

 

Nous prions pour nos envoyés au Cameroun

Apprends-moi, Seigneur, à dire merci…

Merci pour le pain, le vent, la terre et l’eau.
Merci pour la musique et pour le silence.
Merci pour le miracle de chaque nouveau jour.

Merci pour les gestes et les mots de tendresse.
Merci pour les rires et les sourires.
Merci pour tout ce qui m’aide à vivre
malgré les souffrances et les détresses.
Merci à tous ceux que j’aime et qui m’aiment.

Et que ces mille mercis
se transforment en une immense action de grâces
quand je me tourne vers Toi,
la source de toute grâce
et le rocher de ma vie.

Merci pour ton amour sans limite.
Merci pour la paix qui vient de Toi.
Merci pour le pain de la Cène.
Merci pour la liberté que Tu nous donnes.

Avec mes frères et sœurs je proclame ta louange
pour notre vie qui est entre tes mains,
pour nos âmes qui Te sont confiées,
pour les bienfaits dont Tu nous combles
et que nous ne savons pas toujours voir.

Dieu bon et miséricordieux,
que ton nom soit béni à jamais.

Jean-Pierre Dubois-Dumée