Méditation du jeudi 20 juin 2019. Nous prions pour nos envoyés au Liban, à Djibouti et à la Réunion et au Sénégal.

Des pas dans le désert © Maxpixel

 

Ruth répondit : Ne me presse pas de laisser et de retourner loin de toi ! Où tu iras j’irai, où tu demeureras je demeurerai. Ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu. Où tu mourras je mourrai, et j’y serai enterrée. Ruth 2,16-17

Ruth et Naomi, peinture de Philip Hermogenes Calderon (1886) © Wikimedia Commons – Domaine public
 

Dans notre société de migrations, où les mariages mixtes sont nombreux, l’exemple de Ruth la Moabite nous parle d’une intégration couronnée de succès. Ruth appartient à un peuple considéré comme étranger par Israël, mais qui résulte de l’inceste du patriarche Lot avec une de ses filles au temps de Sodome. Or elle a épousé un des deux fils de Naomi et d’Elimélec, venus de Bethléem à Moab pour cause de famine. Une certaine Orpa a épousé l’autre fils.

Mais le malheur s’abat sur cette maison : Elimélec et ses deux fils Machlon et Kiljon meurent, laissant trois veuves vouées à la misère. Quand Naomi décide de rentrer chez les siens, elle conseille à ses belles-filles, par mesure de sécurité, de retourner dans leur propre tribu, afin d’y trouver de nouveaux époux. Orpa finit par obtempérer, mais Ruth, sans hésitation, confirme sa décision d’associer son destin à celui de sa belle-mère et de son peuple. Après maintes péripéties elle se mariera avec Boaz et ils auront un fils, Obed, père de Jessé et grand-père du roi David.

Dans le judaïsme, on lit ce récit à la fête de Shavouot pour rendre honneur à cette femme qui s’est intégrée au peuple juif. Elle fait partie des 4 femmes nommées par l’évangéliste Mathieu dans la généalogie de Jésus.

Pour nous, Ruth peut symboliser la liberté de conscience et l’intelligence du cœur. Elle choisit de sortir d’un destin familial tout tracé pour entrer dans une histoire nouvelle, avec les risques que cela comporte, mais en compagnie d’une belle-mère appréciée et à l’écoute d’un Dieu qui se découvre pas à pas !

 

 

Nous prions pour nos envoyés au Liban, à Djibouti, à la Réunion et au Sénégal.

Dieu nous a parlé à travers les Écritures :

Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée.
Et tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Dieu nous a parlé par la voix de notre prochain :

J’ai frappé à ta porte
J’ai frappé à ton cœur pour avoir un bon lit, pour avoir un bon feu
Pour quoi me repousser ?
Ouvre-moi mon frère !
Pourquoi me demander si je suis d’Afrique, si je suis d’Amérique
Si je suis d’Asie, si je suis d’Europe ?
Ouvre-moi mon frère !
Pourquoi me demander la longueur de mon nez
L’épaisseur de ma bouche, la couleur de ma peau
Et le nom de mes dieux ?
Ouvre-moi mon frère !
Je ne suis pas un Noir, je ne suis pas un Rouge
Je ne suis pas un Jaune, je ne suis pas un Blanc
Mais je ne suis qu’un homme.
Ouvre-moi mon frère !
Ouvre-moi ta porte !
Ouvre -moi ton cœur !
Car je suis un homme.
L’homme de tous les temps, l’homme de tous les cieux, l’homme qui te ressemble !
Amen