En cette année 2019, au cours du week-end de l’Ascension, l’Église protestante unie de France a tenu son synode national à Grenoble autour du thème «Vivre ensemble». Retour en interviews et vidéos.
Vue du synode national de l’EPUdF © EPUdF

 

C’était il y a six ans, à Lyon. Le processus de rapprochement entamé depuis 2007 entre l’Église réformée de France et l’Église évangélique luthérienne de France trouvait son aboutissement : après l’approbation par les synodes régionaux, et le synode fondateur de Belfort en mai 2012, l’Église protestante unie de France tenait son premier synode national en mai 2013. En ce mois de mai 2019, week-end de l’Ascension, six années après cet acte de naissance, ce sont 220 délégués de l’EPUdF, venus de toute la France, qui se sont réunis à Grenoble au centre œcuménique Saint-Marc, autour du thème «Vivre ensemble». Ils représentaient 250 000 fidèles réunis au sein de 450 paroisses.

Pour tous ces délégués, il s’agissait de retravailler les textes qui régissent la vie de leur Église pour les amender. Ce synode venait parachever le travail mené durant toute l’année 2018 par les Églises locales et les synodes régionaux. Dans le cadre du régime presbytérien-synodal, la réflexion avait en effet commencé dans les Églises locales, avant de se poursuivre au niveau régional, à l’automne ; puis l’ensemble des contributions des synodes régionaux ont été utilisées pour préparer le débat en synode national.

«Quelle soif est la nôtre?»

Une modification de sa Constitution dont l’EPUdF souligne tout à la fois qu’elle représente «un travail minutieux que les Églises locales et les synodes régionaux ont mené durant l’année 2018», mais aussi «un geste ordinaire de notre vie d’Église dans les règles qu’elle se donne pour sa gouvernance», montrant ainsi que «l’Église n’est pas un organisme figé, mais bien vivant». L’une des nouveautés majeures étant «la possibilité, pour les pasteurs, de prendre un temps sabbatique», comme le détaillait avant le début des travaux une déléguée à ce synode national, Joëlle HerchtelJornod. La révision des textes de référence a aussi vu l’inscription, à l’article 1 de la Constitution, de la nouvelle Déclaration de foi de l’EPUdF adoptée par le synode national de Lille en 2017.

Dans son discours d’ouverture, le jeudi 30 mai, la pasteure Emmanuelle Seyboldt, présidente de l’EPUdF, se référant à un passage biblique extrait du livre de Jérémie a interrogé : «Et nous, que voyons-nous? Quelle direction doit prendre l’Église protestante unie aujourd’hui?» Évoquant les grands sujets qui marquent la société, écologie, immigration, justice sociale, amis aussi violence et abus, elle a pourtant invité à l’espérance: «L’espérance dit «le matin vient» alors qu’il fait encore noir. Le chrétien affirme la résurrection, quand tout semble dans l’impasse». «Quelle soif est la nôtre?» a encore interrogé Emmanuelle Seyboldt. Et de répondre: «Accueillir de manière renouvelée chaque jour la Grâce donnée en Jésus-Christ qui est parole de vérité sur nos vies».

Suivis par divers médias locaux et nationaux, les travaux de ce de ce septième synode de l’EPUdF ont donné lieu, entre autres, à une émission spéciale sur RCF, avec comme invités Philippe Sautter, président de l’Église protestante unie de Grenoble ; Christine Mielke, responsable de l’animation des réseaux jeunesse de l’EPUdF ; Gwenaël Boulet, secrétaire de la coordination nationale évangélisation-formation de l’EPUdF ; Daniel Cassou, chargé de la communication au sein de l’EPUdF :

Témoignant d’une volonté de communiquer largement autour des enjeux et du déroulement de cette réunion, l’événement a aussi été largement relayé sous forme de vidéos et sur les réseaux sociaux :

Emmanuelle Seyboldt, présidente du Conseil national

Philippe Sautter, président de l’Église de Grenoble

Christian Galtier, modérateur du Synode

Nicole Fabre, aumônier

Interviews de Jean-Daniel Roque et du pasteur Jan-Albert Roetman

Interview de la pasteure Anne Heimerdinger

Interview de la pasteure Sophie Ollier

Interview de la pasteure Christine Mielke