Méditation du jeudi 5 octobre 2017. Nous prions pour notre envoyé au Cameroun et pour tous les Camerounais

   « Écoutez une autre parabole :
Il y avait un propriétaire qui planta une vigne ; il l’entoura d’un mur, y creusa la roche pour le pressoir à raisin et bâtit une tour de garde. Ensuite, il loua la vigne à des ouvriers vignerons et partit en voyage.
Quand vint le moment de récolter le raisin, il envoya ses serviteurs aux ouvriers vignerons pour recevoir sa récolte. Mais les vignerons saisirent ses serviteurs, battirent l’un, assassinèrent l’autre et tuèrent un troisième à coups de pierres.
Alors le propriétaire envoya d’autres serviteurs, en plus grand nombre que la première fois, mais les vignerons les traitèrent de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils en pensant : « Ils auront du respect pour mon fils. » Mais quand les vignerons virent le fils, ils se dirent entre eux : « Voici le futur héritier ! Allons, tuons-le et nous aurons sa propriété !» Ils le saisirent donc, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
« Eh bien, quand le propriétaire de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » demanda Jésus. Ils lui répondirent : « Il mettra à mort sans pitié ces criminels et louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui remettront la récolte au moment voulu. »
Puis Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que déclare l’Écriture ?
« La pierre que les bâtisseurs avaient rejetée est devenue la pierre principale. Cela vient du Seigneur, pour nous, c’est une merveille !»
« C’est pourquoi, ajouta Jésus, je vous le déclare : le Royaume de Dieu vous sera enlevé pour être confié à un peuple qui en produira les fruits
.  Matthieu 21,33-43

 

 


Source : Pixabay

 

La violence nous choque profondément, et notre réflexe est de nous en éloigner, identifiant les criminels à d’autres que nous-mêmes, et nous reconnaissant plutôt comme les nouveaux vignerons de la fin de la parabole, ceux qui « donneront au maître le produit de la récolte en temps voulu ».

C’est oublier que la tentation de la violence est récurrente dans l’histoire de l’humanité, et qu’elle nous concerne tous, chrétiens ou non.

Mais la tentation est une chose, le passage à l’acte autre chose.

Comment expliquer la folie meurtrière des premiers vignerons ? Par un manque de mémoire ? Peut-être ont-ils oublié, ou voulu oublier, que le bien qu’ils cultivaient ne leur appartenait pas ? Peut-être ont-ils caressé le doux espoir que le maître, ayant quitté le pays, n’y reviendrait jamais ? Mais au moment où ses envoyés d’abord, puis son fils ensuite, viennent réclamer son dû, comment n’ont-ils pas été arrêtés dans leur colère par « la crainte du Seigneur » ? N’ont-ils vraiment aucune conscience ? Le désir de posséder les a-t-il à ce point déshumanisés ?

De tous temps les prophètes, les témoins du Dieu vivant, ceux qui portent en son nom la vérité, la liberté, la justice et la miséricorde, ont été menacés, maltraités, tués par ceux qu’ils dérangeaient, qu’il s’agisse de foules en colère ou de défenseurs d’un système. Peu de temps avant sa passion Jésus rappelle cette réalité fondamentale qui le tuera lui aussi.

Que les nouveaux vignerons restent donc très vigilants ! Car eux-mêmes risqueront à leur tour d’oublier le maître et de devenir persécuteurs et meurtriers de ceux qui viendront les bousculer et leur demander des comptes au nom du maître.

Seul le souvenir que tout appartient à Dieu peut nous prémunir contre cette violence accaparatrice. La vigne de Dieu n’est la possession de personne, tous sont appelés à la cultiver, à la soigner pour l’amour du maître, et pour l’offrir aux générations à venir.

 

 

Nous prions pour notre envoyé au Cameroun et pour tous les Camerounais avec cette prière qui nous vient de l’Eglise Evangélique du Cameroun

 

 

Voici le jour du Seigneur. Qui viendra dans sa maison ?
Qui s’approchera ?
Celui qui se confie au Seigneur.
Qui veut vivre en sa présence ?
Qui veut marcher avec lui, sans se détourner ?
Celui qui se confie au Seigneur.
Qui veut vivre dans la paix,
Confiant en son prochain dans la charité ? Celui qui se confie au Seigneur.
Qui cesse de jeter l’opprobre
Sur son frère, son prochain Pour sauver son moi ? Celui qui se confie au Seigneur ?
Qui ne veut pas calomnier ?
Qui veut respecter son frère dans la vérité ?
Celui qui se confie au Seigneur.
Qui ne se rétractera pas ?
Qui ne dira oui et non ? Qui s’humiliera ? Celui qui se confie au Seigneur.
Qui saura donner vraiment,
Sans chercher son intérêt Pour aider son frère ? Celui qui se confie au Seigneur.

Expressions de foi de l’Eglise universelle 1987

 

Source : Pixabay