Méditation du jeudi 26 janvier 2017 – Nous prions pour nos envoyés à Madagascar et pour le peuple malgache.

Quand Jésus vit ces foules, il monta sur une montagne et s’assit. Ses disciples vinrent auprès de lui et il se mit à leur donner cet enseignement :

Heureux ceux qui se savent pauvres en eux-mêmes, car le Royaume des cieux est à eux !

Heureux ceux qui pleurent, car Dieu les consolera !

Heureux ceux qui sont doux, car ils recevront la terre que Dieu a promise !

Heureux ceux qui ont faim et soif de vivre comme Dieu le demande, car Dieu exaucera leur désir !

Heureux ceux qui ont de la compassion pour autrui car Dieu aura de la compassion pour eux !

Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu !

Heureux ceux qui créent la paix autour d’eux, car Dieu les appellera ses fils !

Heureux ceux qu’on persécute parce qu’ils agissent comme Dieu le demande, car le Royaume des cieux est à eux !

Heureux êtes-vous si les hommes vous insultent, vous persécutent et disent faussement toute sorte de mal contre vous parce que vous croyez en moi.

Réjouissez-vous, soyez heureux, car une grande récompense vous attend dans les cieux. C’est ainsi, en effet, qu’on a persécuté les prophètes qui ont vécu avant vous. » Matthieu 5,1-12

 

Source: Pixabay

 

Il faut être Jésus pour prononcer de telles paroles du haut de la montagne !

A nous il n’est pas aisé de trouver le ton juste : chuchotement, confidence, chant psalmodié ? Car cette Parole des béatitudes cherche le fond de notre cœur. Là seule elle peut résonner, être entendue, reçue. Dans le recueillement et la méditation.

Là, dans ce temps ouvert à Dieu où c’est Dieu lui-même qui vit en nous, nous pouvons comprendre que la simplicité de cœur donne la véritable intelligence du monde, que la compassion humaine , au moment où elle s’épuise, est relayée par l’infinie compassion de Dieu, que nos larmes de douleur deviennent source de don spirituel, que le dénuement se revêt parfois d’une richesse inépuisable, que paroles et gestes d’apaisement peuvent se multiplier par contagion, que la soif de justice crée de fraternelles communions et que même la persécution pour cause de fidélité peut recéler une joie insoupçonnable.

Cet inattendu de Dieu qui transforme nos vies, des témoins de tous les temps en ont fait un jour l’expérience, et parfois le récit, avec étonnement et reconnaissance.

Merci à eux qui ouvrent notre regard sur la vie intérieure, celle du Christ en nous, toujours prête à féconder notre vie quotidienne dans le monde. 

 


En écho aux Béatitudes, nous prions pour nos envoyés à Madagascar avec cette prière d’un frère franciscain.


Seigneur, réconcilie-moi avec moi-même.
Comment pourrais-je rencontrer et aimer les autres
Si je ne me rencontre et ne m’aime plus ?

Seigneur, Toi qui m’aimes tel que je suis
Et non tel que je me rêve,
Aide-moi à accepter ma condition d’homme
Limité mais appelé à se dépasser.

Apprends-moi à vivre
Avec mes ombres et mes lumières, mes douceurs et mes colères,
Mes rires et mes larmes, mon passé et mon présent.

Donne-moi de m’accueillir comme Tu m’accueilles,
De m’aimer comme Tu m’aimes.
Délivre-moi de la perfection que Tu veux me donner,
Ouvre-moi à la sainteté que Tu veux m’accorder.

Epargne-moi le remords de Judas
Rentrant en lui-même pour n’en plus sortir,
Epouvanté et désespéré par son péché.

Accorde-moi le repentir de Pierre,
Rencontrant le silence de ton regard
Plein de tendresse et de pitié.

Et si je dois pleurer, que ce ne soit pas sur moi-même
Mais sur ton Amour offensé.

Seigneur, tu connais le désespoir qui ronge mon coeur.
Le dégoût de moi-même, je le projette sans cesse sur les autres !
Que ta tendresse me fasse exister à mes propres yeux !
Je voudrais tellement déverrouiller la porte de ma prison
Dont je serre moi-même la clef !

Donne-moi le courage de sortir de moi-même.
Dis-moi que tout est possible à celui qui croit.
Dis-moi si je peux encore guérir
Dans la lumière de ton regard et de ta Parole.

 

Source: Pixabay

 

 

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