Il n’y a pas de roi qui soit sauvé par une grande armée ;

le vaillant guerrier n’est pas délivré par une grande force.

Que le cheval assure le salut, c’est un mensonge,

et toute sa vigueur ne donne pas la délivrance.

L’œil du Seigneur est sur ceux qui le craignent,

sur ceux qui attendent sa fidélité,

afin de les délivrer de la mort et de les faire vivre pendant la famine.

 

Nous attendons le Seigneur : il est notre secours, notre bouclier ;

oui notre cœur se réjouit en lui,

car nous avons mis notre confiance en son nom saint.

 

Seigneur que ta fidélité soit sur nous, comme nous l’attendons de toi !

Ps 33 ,16-22

 

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Sagesse ou folie, illusion ou simple constatation que les propos du psalmiste sur la faiblesse des rois?
La puissance génère le plus souvent orgueil fou et paranoïa, et les grands potentats de l’histoire ont tous sombré faute de savoir s’arrêter à temps, sacrifiant en passant des millions de vies humaines.

Aujourd’hui le fracas des combats au Moyen Orient et ailleurs, la complexité des situations politiques, tout cela nous rend bien modestes pour affirmer que les résistances doivent se mener armes à la main ou dans la non-violence. Nous ne sommes pas encore dans le royaume de Dieu, loin de là.  Pris dans les jeux de pouvoir, l’étau du réalisme politique, les scandales de la corruption, un autre choix est-il possible que la réaction immédiate, à court terme, dans l’urgence, avec les moyens du bord qui sont souvent ceux de la violence ?

La Bible ne nous invite pas à l’évasion céleste, mais à la lucidité de la prière. Il existe, dans le cœur de l’homme, un point d’impact où le regard de Dieu fait naître une résistance intérieure, une boule de confiance, une sorte de certitude invincible. La véritable force n’est pas dans la performance des armes, mais là où se transmet, de cœur à cœur, d’œil à œil, et de main à main, le flambeau de la fidélité et de la confiance.

 

Si le monde n’est pas encore détruit, c’est parce que, entre sa main de justice et sa main de miséricorde, Dieu le retient sans cesse au-dessus  de l’abîme.

 

Prions cette semaine avec ces mots du Pasteur Gérard Delteil, en communion avec nos envoyés au Maroc et la communauté protestante du Maroc.

 

Que jamais le bonheur de la vie n’éteigne en nous la révolte contre ce qui la défigure, 

mais que jamais non plus le scandale du mal n’efface en nous la louange de la vie.

Que jamais les mots qui nous font vivre : tendresse, plaisir, liberté, confiance,

ne se referment en des certitudes figées,

mais qu’ils soient source d’une quête toujours inachevée.

Que notre foi ne soit jamais sans le doute,

et que nos doutes ne soient jamais sans la confiance.

Que l’émerveillement de recevoir la vie comme un don,

comme une grâce,

n’altère pas nos capacités d’indignation devant l’injustice,

mais soutienne en nous la promesse et la passion d’un monde autre.

Tel est le désir qui nous porte !

Telle est la prière qui nous met en route !

Que la petite espérance nous prenne par la main,

qu’elle nous entraîne sur des chemins inattendus,

et qu’elle chante en nous,

comme un défi,

l’amour de la vie !

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