le contexte

La Tunisie, située entre l’Algérie et la Libye, traverse une phase de tensions économiques, sociales et institutionnelles. Depuis 2011, la transition politique reste inachevée, avec une instabilité gouvernementale et, depuis 2021, une concentration des pouvoirs renforçant les craintes pour l’équilibre démocratique. L’économie souffre d’une croissance faible, d’une dette élevée, d’une inflation persistante et d’un chômage structurel, particulièrement chez les jeunes et dans les régions de l’intérieur. La hausse du coût de la vie, les pénuries et les inégalités territoriales fragilisent la cohésion sociale. S’ajoutent des vulnérabilités écologiques face au changement climatique (stress hydrique, sécheresses, pression sur l’eau) et des enjeux sécuritaires et migratoires liés aux frontières. Malgré ces difficultés, le pays dispose d’atouts — population instruite, société civile dynamique, position stratégique — qui pourraient permettre un redressement moyennant des réformes inclusives.

LES PARTENAIRES

L’Église Réformée de Tunisie (ERT) trouve ses origines à la fin du XIXᵉ siècle. Deux figures fondatrices s’en détachent : Jocelyn Bureau, missionnaire arrivé en 1881, puis Georges-Jacques Durmeyer, ancien officier devenu pasteur, fondateur de la paroisse française de Tunis. Le 11 novembre 1882 marque symboliquement la naissance de l’ERT, avec un premier culte célébré dans l’appartement de Durmeyer. Le temple actuel de Tunis est dédié en 1889 ; l’expansion se poursuit ensuite à Sfax, Gabès, Sousse et Bizerte. Après Durmeyer, le long ministère de Jules Cabantous (1903-1949) assure une continuité entre périodes coloniale et post-coloniale. Le XXᵉ siècle voit se succéder plusieurs pasteurs, entre tradition liturgique, influence œcuménique et, à partir des années 1970-1990, un tournant évangélique. L’arrivée d’étudiants subsahariens et des pasteurs Lee Dehoog puis William Brown favorise l’ouverture théologique tout en maintenant l’héritage réformé du XVIᵉ siècle et l’identité locale de l’ERT.

L’Association Tunisienne d’Agriculture Environnementale (ATAE), fondée en 2011, réunit agronomes, chercheurs, agriculteurs, étudiants et citoyens engagés autour d’un objectif non lucratif : accompagner les agriculteurs sur le terrain afin de diffuser des pratiques agricoles respectueuses des écosystèmes et de la fertilité des sols. Ses activités portent sur la transmission des connaissances sol-végétal, la maîtrise des dynamiques biologiques, la restauration des écosystèmes agricoles face au changement climatique, la promotion de légumineuses fourragères adaptées et le soutien aux jeunes agronomes dans leur formation. Inspirée des travaux d’Abel Granier et correspondante maghrébine de l’Association Abel Granier, l’ATAE milite contre les effets de l’agriculture industrielle et œuvre à la protection de l’environnement et de la santé humaine. Animée par les valeurs de responsabilité, solidarité, innovation et transmission, elle ambitionne de faire de la Tunisie un prototype régional valorisant les petits agriculteurs et assurant une production alimentaire durable.

LA LISTE DES PROJETS

Participation au projet de la ferme Bor El Jamel

RESPONSABLE PAYS

Caroline Mpessa Lobe, responsable du volontariat à l’international

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