Haïti : « Je me souviens »

Un nouveau séisme a frappé Haïti le 24 janvier, à 8h16 heure locale, dans le département de l’Ouest, non loin de Port-au-Prince. Si la secousse, d’une magnitude comprise entre 5,2 et 5,4 selon les premières données, laisse espérer que les dégâts restent limités, ce tremblement de terre n’en ravive pas moins le souvenir de celui, destructeur, de l’été dernier… et surtout celui du 12 janvier 2010, qui avait fait plus de 280.000 morts il y a tout juste 12 ans. À l’occasion de ce terrible anniversaire, retrouvez ce témoignage de Kettia Jérôme : lors de la catastrophe, elle était dans un orphelinat. « Il n’y avait plus d’espoir », raconte-t-elle. Cet espoir, si elle l’a retrouvé, c’est grâce à l’aide venue de France via La Cause et le Défap, qui lui ont permis de poursuivre et de mener à bien des études de médecine.

Suite au séisme de 2010, grâce au soutien du protestantisme français, des écoliers défavorisés ont pu bénéficier d’aides et poursuivre des études. Ici, Kettia Jérôme, photographiée en 2011 © Sophie Reille pour Défap

« Je me souviens. J’étais à l’église, en train de suivre une étude biblique, quand j’ai commencé à sentir la terre en train de se mouvoir. Au commencement, je pensais que c’étaient des bulldozers, des chars de guerre qui passaient sur la route devant l’orphelinat où je vivais, parce qu’on sentait trembler la terre à chacun de leurs passages. Des gens commençaient à courir, à sortir de l’église. Moi je suis restée assise parce que je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait. Quelques instant après, je n’ai plus rien ressenti. Tout le monde avait été jeté par terre. Alors j’ai voulu me relever… Hélas ! J’étais coincée sous le béton. Plus personne ne pouvait sortir.

Après quelques minutes, puisque tout semblait s’être calmé, des gens sont venus nous retirer de sous les décombres. C’est alors que j’ai entendu dire qu’il y avait eu un tremblement de terre. La plupart d’entre nous n’avions que des écorchures sur tout le corps. Mais un petit garçon de quatre ans a été retrouvé mort sous les ruines. Sa mère l’avait emmené à l’orphelinat un mois après sa naissance. Je m’attendais à entendre des cris, mais il y n’y a eu qu’un silence assourdissant.

Le pasteur Luc Tondreau et sa femme, fondateurs de l’orphelinat, nous ont dit que ce n’était pas prudent de rester debout. Alors nous nous sommes tous réfugiés dans la cour de l’orphelinat.

À chaque secousse tout le monde criait : « Jésus, Jésus… »

Kettia Jérôme, photographiée en 2013 © Sylvain Cuzent pour Défap

La plupart des gens du quartier sont venus nous rejoindre. C’est là que nous avons dormi cette nuit-là. Par la suite, nous avons passé des jours et des nuits à la belle étoile… Je crois que ça n’était jamais arrivé auparavant. On était couché par terre et lors des répliques, on pouvait sentir les secousses au plus profond de soi. La nuit était froide, on avait l’impression qu’il allait pleuvoir. Cette première nuit a été la plus longue que j’aie jamais connue. Tout le monde chantait, priait Dieu pour lui demander pardon parce qu’on pensait que le séisme était la conséquence de notre mauvaise conduite et à chaque secousse tout le monde criait : « Jésus, Jésus, Jésus… ».

Ce qui m’a le plus marquée pendant cette période, ce sont ces camions que je voyais passer tous les jours, remplis de cadavres que l’on allait les jeter dans une fosse commune à Titanyen [localité située au nord de Port-au-Prince, NDLR]. La ville était détruite, couverte de débris et de morts. Il me semblait qu’il y avait plus de morts que de survivants, toutes les activités à Port-au-Prince étaient interrompues.

A l’orphelinat, il n’y avait plus d’espoir, nous vivions dans une misère totale. Mais après quelque temps, nous avons eu la chance de rencontrer des étrangers français, envoyés du Défap et de La Cause en Haïti : parmi eux, le pasteur Philippe Verseils, le Dr Jean Déaux (Mon Parrain) et Madame Fabienne Mühlemann qui de leur côté ont fait le suivi de notre cas. Le Défap et La Cause ont envoyé des aides d’urgence telles que : nourriture, eau potable, soutien aux écoliers, aux orphelinats, aux étudiants… Beaucoup de gens, dont je fais partie, ont bénéficié de leur aide dans le pays. Grâce à ce soutien, j’ai eu la chance de rentrer à l’université : lorsque j’ai terminé mes études classiques en 2009, l’orphelinat n’avait pas de moyens financiers suffisants pour me permettre de poursuivre mon cursus. Mais avec l’aide que j’ai reçue, j’ai pu entrer en faculté de médecine. »

Kettia Jérôme

Le Défap et la Plateforme Haïti
Des liens privilégiés existent de longue date entre la Fédération protestante de France (FPF) et la Fédération protestante d’Haïti (FPH). Le passage de quatre tempêtes dévastatrices sur le territoire haïtien en 2008 (Fay, Gustav, Hanna et Ike) s’était traduit par la création de la Plateforme Haïti, regroupant divers acteurs du monde protestant sous l’égide de la FPF. En 2010, au moment du tremblement de terre qui devait faire plus de 280.000 morts, les réseaux protestants étaient donc bien en place, et la solidarité avait trouvé rapidement des canaux pour s’exprimer. Le président actuel de la Plateforme Haïti est le pasteur Rodrigue Valentin, de l’Église du Nazaréen, et sa coordination administrative est assurée par le Défap. La Plateforme rassemble les acteurs suivants :

 




Le Défap et Djibouti : un documentaire à voir sur France 2 le 12 décembre à 10h

Dimanche 12 décembre, retrouvez sur France 2 le documentaire de Présence protestante «Le Défap, 50 ans au service des Églises en mission – L’Église protestante évangélique de Djibouti». Un thème qui sera aussi au centre de la prochaine émission « Courrier de mission – le Défap », présentée par Marion Rouillard sur la radio Fréquence Protestante.

Une cérémonie de remise de diplômes se prépare dans le temple de l’Eped © Défap, mars 2019

Depuis sa création en 1971, le Défap s’inscrit dans un réseau d’Églises, au sein desquelles il joue le rôle de facilitateur pour permettre de réaliser des projets, des échanges de personnes… autant d’actions qui ont avant tout pour but d’entretenir des relations entre Églises par-delà les distances géographiques et culturelles. Cet aspect de relations entretenues au sein d’une communauté, qui se comprend avant tout au sein du réseau de la Cevaa – Communauté d’Églises en mission, mais sans s’y limiter strictement, est tout particulièrement important pour des Églises qui sont minoritaires dans leur pays. La petite Église de Djibouti, officiellement désignée sous le titre d’Eped (Église protestante évangélique de Djibouti) fait partie de ces communautés pour lesquelles les relations avec le Défap sont cruciales, car elles représentent l’inscription au sein d’une communauté plus large. Pour l’Eped, la relation avec les Églises d’Europe passe ainsi à la fois par son appartenance à la Ceeefe (la Communauté des Églises francophones) et par le Défap.

L’histoire du Défap, de sa création aux célébrations de son cinquantenaire en 2021, et ses actions concrètes, à travers l’exemple des relations avec l’Église Protestante Évangélique de Djibouti, sont à la base du documentaire qui sera diffusé dimanche 12 décembre sur France 2, dans le cadre de l’émission Présence protestante : «Le Défap, 50 ans au service des Églises en mission – L’Église protestante évangélique de Djibouti». Un film réalisé par Pierre Vella, que vous pourrez retrouver par la suite en replay sur le site de France 2 et sur celui du Défap ; et ces relations seront aussi au centre de la prochaine émission « Courrier de mission – le Défap », présentée par Marion Rouillard sur la radio Fréquence Protestante.

L’Eped, une Église qui croît

À Djibouti, l’islam est religion d’État depuis 1992. La liberté religieuse est garantie par la constitution, mais le prosélytisme est découragé par les autorités. La plupart des chrétiens présents dans ce petit pays d’un peu plus de 23.000 km2, frontalier de l’Érythrée, de l’Éthiopie, et de la Somalie, appartiennent en majorité soit à l’Église catholique romaine, soit à l’Église éthiopienne orthodoxe. Officiellement, le protestantisme est exclusivement représenté par l’Eped (Église protestante de Djibouti). Seule Église protestante officiellement reconnue par le gouvernement de ce pays musulman, l’Eped est héritière d’une situation historique unique, qui l’amène à accueillir une très grande diversité confessionnelle. À l’origine, elle avait été créée par l’aumônier des troupes françaises stationnées à Djibouti. La construction du temple proprement dit avait eu lieu en 1962. Le chantier avait été rendu possible grâce à la bienveillance du gouverneur de l’époque, et grâce au soutien de l’Assemblée Territoriale, à majorité musulmane, qui avait apporté le terrain. Le chantier avait aussi bénéficié de l’aide financière du FIDES (Fonds d’Investissement et de Développement Économique et Social – des fonds publics donc) et des Églises Réformées de France. Après le référendum d’autodétermination de 1977 et la naissance de la République de Djibouti, les bâtiments devaient devenir officiellement propriété de la Ceeefe, mise en place par la Fédération Protestante de France précisément pour s’occuper des Églises créées par des Français à l’étranger, pendant que le Défap assumait la responsabilité de cette paroisse unique.

Le Centre de l’Eped a développé une formation pour la maintenance des panneaux solaires © Eped

Aujourd’hui, l’Eped est une Église qui croît. Elle accueille des chrétiens de différents pays (Éthiopie, France, Burundi, États-Unis, etc.) et de différentes branches du protestantisme. Elle bénéficie tout à la fois de la forte croissance économique de Djibouti et de sa situation stratégique à la Corne de l’Afrique, qui en fait un lieu de passage et un enjeu incontournable : fait révélateur, l’activité portuaire est le premier secteur économique du pays. Mais l’Église se situe dans un contexte fortement instable. Instabilité de la politique intérieure de Djibouti, qui sur le plan extérieur entretient des relations complexes à la fois avec la France et les États-Unis ; inégalités sociales criantes, dénoncées à la fois par l’Église et les ONG, et aggravées par une forte immigration du fait des conflits au Yémen et en Érythrée ; et forte mobilité des membres mêmes de l’Église, dont peu restent à Djibouti plus de trois ans.

Pour cette Église à la communauté aussi diverse que fluctuante, les bâtiments jouent un rôle fondamental : lieu d’accueil, lieu où se rassemble la communauté, mais aussi lieu de témoignage. Le chantier de rénovation du temple, mené à bien avec le soutien du Défap, qui s’est étalé sur près d’une dizaine d’années, a ainsi donné une visibilité et une crédibilité à cette communauté protestante de Djibouti ; un effet qui s’est trouvé renforcé avec la réhabilitation du centre de formation, dans lequel ont été déjà formés nombre de jeunes Djiboutiens aux métiers de la maçonnerie, de l’électricité, de la plomberie, de la soudure ou des panneaux solaires. Aujourd’hui, ce centre est reconnu par les autorités djiboutiennes pour son expérience dans la formation des jeunes en général, et des jeunes en situation de handicap en particulier. Derrière les bâtiments, il y a donc toute une communauté qui vit. Une communauté avec un pasteur, Pierre Thiam, venu du Sénégal, qui a su trouver un équilibre liturgique tenant compte de la grande diversité des origines des paroissiens ; une communauté qui se projette dans l’avenir et s’attache à programmer de nouvelles formations de façon à pérenniser le fonctionnement du Centre et de son personnel.

Retrouvez ci-dessous la présentation de l’émission Présence Protestante sur France 2 :

 




En communion avec Haïti

Enlèvements de pasteurs ou de missionnaires, emprise croissante des gangs qui bloquent le pays, ses commerces et ses hôpitaux en empêchant l’accès aux terminaux pétroliers : les nouvelles venues d’Haïti peuvent paraître désespérantes. Mais si la crise haïtienne est multiforme, les Haïtiens ont avant tout besoin qu’on ne les oublie pas.

Des enfants dans un camp pour personnes déplacées à Port-au-Prince, Haïti © ONU/Sophia Paris

« Haïti est un pays assiégé ». L’homme qui s’exprime en ces termes a pour nom Jerry Tardieu ; c’est un ancien élu de l’Assemblée nationale d’Haïti, devenu depuis lors le coordinateur national du mouvement « En Avant » – une formation qui réclame un sursaut national pour sauver le pays face à la déliquescence politique et à l’emprise toujours plus grande des groupes armés. Ce même Jerry Tardieu n’hésite pas à dénoncer « une collusion au plus haut niveau de l’État, avec des hommes politiques qui veulent que ces gangs puissent servir leur désir de voler les élections ». Un autre bon connaisseur de la politique haïtienne, Daniel Dorsainvil, ancien ministre de l’Économie et des Finances de 2006 à 2009, signe pour sa part une tribune dans Le Nouvelliste, l’un des plus respectés des journaux haïtiens, dans laquelle il appelle à des réformes urgentes en soulignant : « Le quotidien des Haïtiennes et des Haïtiens est fait de frayeur, d’anxiété, d’incertitude, et de mal-vivre. Cette situation ne cesse d’empirer, à un point tel qu’il n’est plus question de s’inquiéter qu’Haïti s’enfonce. Il sied plutôt de constater : Haïti s’est enfoncée. »

À Port-au-Prince, ce sont désormais les gangs qui font la loi, bloquant les terminaux pétroliers et plongeant le pays dans le noir, multipliant les enlèvements, érigeant des barrages sur les routes ; les pays voisins, pour leur part, de la République dominicaine jusqu’aux États-Unis, s’efforcent de se tenir à l’écart du brûlant creuset haïtien. Ceux qui fuient la violence sont refoulés. Les présidents du Panama, du Costa Rica et de la République dominicaine ont appelé les États-Unis à prendre des « mesures concrètes » pour freiner la migration des Haïtiens à travers l’Amérique latine en direction de la frontière américaine. Aux États-Unis même, la volonté de tenir la crise haïtienne à distance est patente, que ce soit à travers les images de migrants repoussés par des gardes à cheval ou à travers les citations d’officiels selon lesquelles les problèmes d’Haïti doivent trouver une solution en Haïti – allusion transparente à l’organisation d’élections dont nul ne pense, en Haïti même, qu’elles pourraient changer quoi que ce soit.

Il est pourtant possible d’agir

Les soubresauts du quotidien haïtien trouvent parfois des échos lorsque des étrangers en sont directement victimes : les autorités américaines ont ainsi dépêché une équipe du FBI pour aider à la libération d’un groupe de missionnaires de l’organisation « Christian Aid ministries » enlevés le 16 octobre. Ces 17 ressortissants étrangers, 16 Américains et un Canadien, sont toujours séquestrés après l’attaque de leur convoi à Croix-des-Bouquets par le gang des « 400 Mawozo ». Mais les attaques de lieux de culte et les enlèvements de pasteurs, les balles perdues blessant des élèves en plein cours dans leur salle de classe, les barrages et les scènes de guerre civile entre gangs rivaux, font en réalité partie du quotidien. Plus de 100 femmes et enfants ont été enlevés de janvier à août 2021, selon l’UNICEF. Bruno Lemarquis, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies et Coordinateur résident et humanitaire en Haïti, souligne pour sa part que « depuis juin, la violence des gangs dans la région de Port-au-Prince a déplacé au moins 19.000 personnes et a affecté 1,5 million de personnes. » Les équipes de l’ONU ont reçu pour consigne de limiter autant que possible leurs déplacements. La liste des lieux à éviter pour ne pas tomber aux mains d’un groupe armé s’allonge quotidiennement. Le Premier ministre Ariel Henry lui-même, tentant de commémorer le 17 octobre dernier la mort d’un des pères de la nation haïtienne, Jean-Jacques Dessalines, assassiné le 17 octobre 1806 à Pont-Rouge, en a été empêché par un gang armé qui a contraint le convoi présidentiel à quitter les lieux.

Si la crise haïtienne est multiforme, les Haïtiens ont avant tout besoin qu’on ne les oublie pas. Les regards des nations voisines qui se détournent, les réfugiés refoulés aux frontières, sont un blanc-seing donné aux gangs. Dans ces conditions plus que difficiles, il est pourtant possible d’agir. Les partenaires de la Plateforme Haïti, créée sous l’égide de la Fédération protestante de France et dont la coordination administrative est assurée par le Défap, s’y emploient. L’UEBH (Union Évangélique Baptiste d’Haïti), partenaire haïtien de la Mission Biblique, a pu fournir une aide financière d’urgence aux familles les plus touchées par le tremblement de terre du 14 août dernier ; elle a aussi appelé, du 30 octobre au 2 novembre, à trois journées de jeûne et de prière à travers l’ensemble de ses Églises pour la situation générale du pays. Présente sur place, ADRA-Haïti a été parmi les premières ONG à intervenir dans les zones touchées par le séisme, distribuant de l’aide en évitant les axes de circulation contrôlés par les gangs. La Fondation La Cause, qui travaille depuis une dizaine d’années avec 8 orphelinats haïtiens, a noué un partenariat avec ADRA-France pour envoyer une aide financière, de façon à permettre la distribution de produits de première nécessité (eau potable, kits alimentaires, kits d’hygiène et tentes) ainsi que le déploiement d’infirmières bénévoles et d’agents de santé communautaire, et la mise en place d’une clinique mobile. Et les divers membres de la Plateforme Haïti restent mobilisés.

N’oublions pas Haïti !

Le Défap et la Plateforme Haïti
Des liens privilégiés existent de longue date entre la Fédération protestante de France (FPF) et la Fédération protestante d’Haïti (FPH). Le passage de quatre tempêtes dévastatrices sur le territoire haïtien en 2008 (Fay, Gustav, Hanna et Ike) s’était traduit par la création de la Plateforme Haïti, regroupant divers acteurs du monde protestant sous l’égide de la FPF. En 2010, au moment du tremblement de terre qui devait faire plus de 230.000 morts, les réseaux protestants étaient donc bien en place, et la solidarité avait trouvé rapidement des canaux pour s’exprimer. Le président actuel de la Plateforme Haïti est le pasteur Rodrigue Valentin, de l’Église du Nazaréen, et sa coordination administrative est assurée par le Défap. La Plateforme rassemble les acteurs suivants :

 




Hope 360 : revivez la journée du 9 octobre en vidéo

Hope 360, c’est fini pour 2021… et c’est maintenant que tout commence pour la suite ! Retrouvez en images le reportage concocté par Asah sur cette journée de courses sportives et solidaires, en attendant GO 360 en 2022 et la troisième édition de Hope 360 en 2023 !

Sur le stand du Défap à Valence lors de la deuxième édition de Hope 360 © Défap

De la bonne humeur, des sourires et des rires, mais aussi de l’engagement et la volonté de se dépasser pour apporter plus aux autres : c’est ça, l’esprit de Hope 360, cette initiative à la fois ludique et solidaire portée par Asah, collectif des acteurs chrétiens de la solidarité internationale.

Retrouvez en images l’ambiance de la journée du 9 octobre à Valence, dans le parc de l’Épervière où on été organisés à la fois les courses, les concerts et les rencontres (vous pourrez retrouver quelques aperçus de l’équipe du Défap) ; merci à tous les participants et rendez-vous en 2022 pour GO 360, puis en 2023 pour la troisième édition de Hope 360 !
 




Hope 360 : Valence, et après ?

La deuxième édition de Hope 360 s’est achevée : cette course festive et solidaire organisée par Asah, le collectif des acteurs chrétiens de la solidarité internationale dont fait partie le Défap, s’est tenue cette année en deux temps, avec tout d’abord une course connectée et délocalisée, avant de culminer en un rendez-vous physique d’une journée au parc de l’Épervière, à Valence. L’événement a eu des échos indéniables au niveau local, les dons pour les projets présentés finissent d’être recueillis : c’est l’heure de tirer le bilan et de préparer la suite.

Sur le stand du Défap à Valence lors de la deuxième édition de Hope 360 © Défap

Hope 360 est plus qu’une course, plus qu’un événement solidaire : c’est un agrégateur de volontés de changement. Celles des membres des ONG qui s’engagent dans son organisation et sont présentes sur leurs stands lors de la journée où se déroulent les épreuves ; celles des coureurs et bénévoles qui s’investissent, chacun à son niveau, soit pour courir, soit pour aider aux préparatifs ; celles de toutes les personnes qui découvrent le concept et décident d’y adhérer, que ce soit par un don ou en décidant de s’informer sur les manières de s’investir… Pour cette année 2021, Hope 360 a réuni au parc de l’Épervière, à Valence, environ 1200 personnes lors d’une journée combinant rencontres festives, courses solidaires et points d’information sur les possibilités d’engagement. Et en tout, environ 800 coureurs ont participé aux épreuves, soit en présentiel, soit à travers les défis connectés, pour aider à faire connaître les projets de la quinzaine d’acteurs chrétiens de la solidarité internationale participant à l’opération. Et pour motiver les donateurs en faveur de ces projets…

Au-delà de cette journée, qui a eu des échos positifs dans la presse locale et dont le déroulement a été suivi en direct par RCF, Hope 360, c’est un événement qui représente des mois de préparation, non seulement pour l’équipe d’Asah (Association au Service de l’Action Humanitaire, collectif rassemblant des mouvement chrétiens engagés dans l’action solidaire à l’international), mais aussi pour les associations directement engagées. L’événement culminant du 9 octobre à Valence a été précédé, non seulement par une longue période de mise en place, mais aussi par une phase de mobilisation « virtuelle » des coureurs à travers une course connectée. L’idée avait émergé lors de la précédente édition de Hope 360, lorsque Célin Nzambé, médecin-chef de l’hôpital de Bafia et référent pour le projet porté cette année-là par le Défap, avait aidé à l’organisation d’une course au Cameroun en parallèle de celle prévue en France. Un concept développé bien plus largement en cette année 2021, alors que les contraintes sanitaires ont conduit beaucoup d’organisations à innover dans le travail et la mobilisation à distance en période de Covid… Cette « course connectée », grâce à laquelle des équipes pouvaient s’engager de partout pour soutenir les divers projets présentés lors de l’édition 2021 de Hope 360, a ainsi pu débuter dès le début de l’été, et se poursuivre même après le 9 octobre.

Une dynamique locale positive pour tous

Présentation du projet « Microcrédits à Bukavu » sur le stand du Défap à Valence © Défap

Bilan global en quelques chiffres : pas loin de 45.000 euros collectés en faveur des divers projets (somme qui n’inclut pas les frais d’inscription des coureurs), près de 37.000 km parcourus à l’occasion du « défi connecté » qui fixait comme objectif de « faire le tour de la Terre » (soit 40.000 km)… et au-delà des nombreux projets qui ont pu mieux se faire connaître, la mise en place de multiples rencontres et dynamiques locales. Car c’est là un aspect dont les chiffres ne peuvent rendre compte : les liens qui se tissent lors de telles opérations dépassent les cadres des institutions participantes et les frontières confessionnelles. Asah, réunissant des acteurs chrétiens engagés dans la solidarité, participe d’un mouvement œcuménique dans lequel s’unissent les efforts d’organisations, de bénévoles et de coureurs issus de milieux qui entretiennent généralement peu de liens. Valence a d’ailleurs été choisie pour cette même raison – pour la dynamique œcuménique qui existe déjà dans cette ville. Et comme il s’agissait de la deuxième édition de Hope 360 dans cette ville, la municipalité a témoigné elle aussi d’un engagement inédit, allant jusqu’à participer aux épreuves avec sa propre équipe de coureurs.

Une dynamique dont les effets se révèlent bénéfiques aussi pour chacune des organisations participantes : c’est ainsi que, dans le cas du Défap, Hope 360 a permis de mobiliser sur place un réseau local au sein des paroisses de l’EPUdF (avec notamment le rôle pivot du pasteur Dina Radafiarijaona) et a vu la participations de coureurs où se retrouvaient à la fois des membres des paroisses de l’EPUdF, des anciens envoyés du Défap, des jeunes de l’Unepref emmenés par le pasteur Pascal Gonzales… Les visites au stand du Défap, nombreuses, ont permis de présenter non seulement le projet porté à l’occasion de cette édition 2021 de Hope 360 (des microcrédits pour des familles précarisées de Bukavu), mais aussi plus largement les actions du Service protestant de mission… L’événement a même trouvé des échos auprès d’autres communautés avec lesquelles le Défap est en lien, car implantées en France par des membres d’Églises venus de pays où le Défap a des activités et des partenaires : c’est le cas du consistoire Europe de l’Église presbytérienne camerounaise, dont le modérateur, Moïse Ngwe, était à Valence le 9 octobre.

Quant au projet présenté par le Défap à l’occasion de cette édition 2021 de Hope360, il a été porté par une équipe de 39 coureurs qui ont totalisé 1174 km : il s’agissait de microcrédits pour aider des familles de Bukavu, en République Démocratique du Congo, à sortir de la précarité. Vous pouvez afficher cette présentation en plein écran en cliquant sur les trois petits points verticaux en bas, à gauche des numéros de slides.

Cette « course solidaire » organisée par Asah sera prolongée en 2022 à travers GO 360, un événement jeunesse pour les 18-30 ans, avant une troisième édition de Hope 360 prévue en 2023.

Voir en plein écran




Hope 360 : tous en piste pour Valence !

Le grand rendez-vous de Hope 360, la course solidaire créée par Asah, c’est ce week-end ! Au Défap comme parmi la quinzaine d’associations qui font partie de l’aventure, on s’active pour les derniers préparatifs – pendant qu’à Valence, tout se met en place pour accueillir exposants et coureurs… Au programme : cinq courses différentes (à pied, en vélo, en caisse à savon…) mais aussi un concert, des rencontres… Il est encore temps de vous inscrire ! Et sur place, l’équipe de Hope 360 a aussi besoin de bénévoles.

À Valence, tout se prépare ! © Hope 360

Hope 360 entre dans sa phase décisive. Le samedi 9 octobre 2021, à Valence, il vous sera enfin possible de rencontrer celles et ceux qui font vivre le projet depuis de longs mois, à travers une multitude d’initiatives : course connectée, concours photo… qui ont déjà permis à des participants un peu partout en France, mais aussi en Allemagne, en Suède et en Italie de se joindre à l’aventure à distance.

Hope 360 est un concept imaginé par Asah (Association au Service de l’Action Humanitaire), le collectif des acteurs chrétiens de la solidarité internationale – un réseau agissant dans l’urgence, le développement, le plaidoyer, l’environnement ou la solidarité au Nord et au Sud, dont fait partie le Défap. L’objet d’Asah est de favoriser l’échange, la réflexion et la collaboration entre les associations humanitaires et autres organismes, de mutualiser et renforcer l’efficacité et la qualité des actions de ses membres, et plus largement des acteurs de solidarité, afin de répondre aux besoins réels des populations les plus démunies. Pour la série de courses et de rencontres programmées le 9 octobre dans le cadre de cette deuxième édition de Hope 360, tout aura lieu en plein air au parc de l’Épervière, et le pass sanitaire ne sera pas exigé – mais les gestes barrières devront être strictement respectés. Petit aperçu du programme :

 

On recherche des bénévoles

Entretemps, la course connectée continue, avec toujours l’objectif d’engranger des kilomètres : collectivement, pour tenter de s’approcher le plus possible du chiffre symbolique des 40.000 (soit le tour de la Terre) ; et par projet, pour défendre au mieux celui qui vous tient le plus à cœur ! Celui du Défap – des microcrédits pour aider des familles de Bukavu à sortir de la précarité – cumule actuellement un peu plus d’un millier de kilomètres parcourus par les 32 coureurs engagés. Ce qui est une honorable moyenne parmi les divers projets présentés… Mais le soutien financier manque un peu. Car c’est bien le but de cette course solidaire organisée par Asah : récolter des fonds au profit des diverses associations impliquées. N’hésitez pas à parler du projet du Défap autour de vous, et donnez pour Bukavu !
 

Alors, inscrivez-vous, et joignez-vous à la course le 9 octobre ! Et si vous êtes aussi disponible pour participer à cette journée en tant que bénévole, voici les domaines dans lesquels l’équipe d’organisation a besoin d’aide :

  • L’accueil des coureurs et la gestion des inscriptions
  • L’aide à l’installation et à la désinstallation
  • La sécurité du site
  • La sécurité de la course
  • La buvette
  • Les animations

Un domaine vous parle et vous êtes disponible sur 3h, 6h ou plus ? Vous êtes les bienvenus ! La première édition en 2019 avait réuni 1600 personnes dans le Parc de l’Épervière. Pour cette édition, les organisateurs espèrent atteindre les 2000 participants, à la fois sur les quatre mois de course connectée et lors de l’événement de Valence. Pour s’inscrire, c’est ici :

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Inscrivez-vous comme bénévole




Le protestantisme haïtien en grève contre la violence

En dépit des dégâts liés au dernier séisme, et aggravés par la saison des cyclones, le pire problème auquel Haïti est confronté aujourd’hui reste l’insécurité. Les gangs qui contrôlent des quartiers entiers de Port-au-Prince bloquent l’aide internationale, rançonnent la population en multipliant les rapts et menacent même l’approvisionnement en pétrole du pays. Suite à la mort d’un diacre, abattu en plein culte dans le quartier du Palais National, censé être le plus protégé du pays, la Fédération protestante d’Haïti organise une journée de grève le vendredi 1er octobre. Le dimanche 3 octobre, les protestants haïtiens sont invités à s’habiller en noir et blanc en signe de deuil.

Culte à la Première Église Baptiste de Port-au-Prince © DR

Il s’appelait Sylner Lafaille ; il avait 60 ans, il était diacre ; il est mort le dimanche 26 septembre 2021, vers les sept heures du matin, sur le seuil de la Première Église Baptiste de Port-au-Prince où devait commencer la célébration du premier office. Sa femme et lui venaient d’être assaillis par un groupe lourdement armé. L’objectif des agresseurs : enlever Marie Marthe Laurent Lafaille, 59 ans, l’épouse du diacre, pour réclamer une rançon. C’est parce qu’il tentait de les empêcher d’entraîner sa femme que Sylner Lafaille a été abattu. Les coups de feu ont provoqué une panique chez les fidèles présents, dont plusieurs ont été blessés dans le mouvement de foule qui a suivi.

Cette nouvelle attaque en plein lieu de culte a suscité une émotion profonde au sein du protestantisme haïtien, et plus largement au sein de toute la population. Non que les rapts contre rançon soient rares : ils sont au contraire devenus une vraie source de financement pour les gangs armés qui contrôlent des quartiers entiers de la capitale. Ainsi, au cours du seul week-end où est mort le diacre Sylner Lafaille, plus d’une douzaine de personnes ont été enlevées dans Port-au-Prince et sa banlieue. Trois jours plus tôt, c’est une journaliste de la Télévision Nationale d’Haïti qui avait disparu dans des circonstances similaires. Mais la mort de Sylner Lafaille à la porte de la Première Église Baptiste de Port-au-Prince (un patrimoine national), située à la rue de la Réunion (c’est-à-dire tout près du Palais National, censé être le lieu le plus protégé du pays), montre aux yeux de beaucoup d’Haïtiens que la sécurité n’est plus garantie où que ce soit, ni pour qui que ce soit. Ce qu’a souligné dans un communiqué l’Office de la Protection du Citoyen (OPC), une institution indépendante chargée de veiller au respect des Droits Humains : « Après le drame survenu à l’église Baptiste de la Réunion, considéré comme lieu saint et espace inviolable, aucun endroit n’est protégé. Les églises, les écoles, les universités, les stations de radio et de télé, les bureaux publics et privés, les magasins sont exposés à la furie des bandits armés opérant en toute impunité ». Il s’agissait en outre de la seconde attaque d’un lieu de culte, après l’enlèvement, filmé en direct, le 1er avril dernier, de six personnes à l’Église Adventiste Galaad de Diquini, dans la commune de Carrefour.

Les protestants haïtiens invités à s’habiller en noir et blanc en signe de deuil

La Première Église Baptiste de Port-au-Prince © DR

Pour dénoncer le meurtre du diacre Lafaille et cette insécurité que rien ne semble devoir diminuer, et qui n’a en rien décru depuis la mort du président Jovenel Moïse, la Fédération protestante d’Haïti a annoncé l’organisation d’une journée de grève ce vendredi 1er octobre. Lors de ce mouvement prévu dans les 10 départements du pays, les activités seront paralysées dans toutes les institutions protestantes, notamment les écoles et universités – seuls les hôpitaux et centres de santé poursuivant leurs activités, a indiqué le pasteur Calixte Fleuridor, président de la fédération. Ce dernier en a profité pour demander aux ravisseurs de libérer l’épouse du défunt afin qu’elle puisse préparer les funérailles de son mari : ce sont des gens humbles qui n’ont pas les moyens de payer la rançon exigée par les ravisseurs, a-t-il fait savoir. Et le dimanche 3 octobre, les protestants haïtiens sont appelés à s’habiller en noir et blanc en signe de deuil, les autres confessions religieuses et tous les secteurs de la vie économique et sociale étant invités à se joindre au mouvement.

Avant cet appel à la grève, la Conférence des pasteurs haïtiens avait déjà demandé au gouvernement et aux autorités de mettre fin à ces actes qui sèment la terreur au sein de la population haïtienne. Et au-delà du milieu des Églises, plusieurs syndicats des transports et de la sous-traitance ont également appelé à la grève générale le lundi 4 octobre pour dénoncer les kidnappings et la violence des groupes armés. Les gangs qui gangrènent la capitale font en effet peser une menace sur les terminaux pétroliers, dont celui de Varreux, qui représente à lui seul 70% des capacités de stockage du pays. Une situation qui provoque une pénurie à Port-au-Prince, avec comme conséquence une flambée des prix du carburant (dont le prix réel a presque quadruplé dans certaines stations-services, en dépit des tarifs officiellement affichés), et qui a poussé il y a quelques semaines l’Association des professionnels du pétrole à lancer un véritable SOS aux autorités. Ces mêmes gangs continuent par ailleurs à gêner considérablement l’arrivée de l’aide dans les secteurs sinistrés suite au tremblement de terre du 14 août.

Le Défap et la Plateforme Haïti
Des liens privilégiés existent de longue date entre la Fédération protestante de France (FPF) et la Fédération protestante d’Haïti (FPH). Le passage de quatre tempêtes dévastatrices sur le territoire haïtien en 2008 (Fay, Gustav, Hanna et Ike) s’était traduit par la création de la Plateforme Haïti, regroupant divers acteurs du monde protestant sous l’égide de la FPF. En 2010, au moment du tremblement de terre qui devait faire plus de 230.000 morts, les réseaux protestants étaient donc bien en place, et la solidarité avait trouvé rapidement des canaux pour s’exprimer. Le président actuel de la Plateforme Haïti est le pasteur Rodrigue Valentin, de l’Église du Nazaréen, et sa coordination administrative est assurée par le Défap. La Plateforme rassemble les acteurs suivants :

 




Haïti : appel à la solidarité protestante

Le Sud d’Haïti s’installe dans la crise post-séisme : de nombreuses familles sinistrées restent divisées entre des camps de fortune, privées d’un hébergement stable en pleine saison cyclonique, et l’acheminement de l’aide reste difficile. Les partenaires présents sur place de la Plateforme Haïti nous donnent des nouvelles. La plateforme Solidarité Protestante, qui a déjà fourni une aide exceptionnelle, lance un nouvel appel à la solidarité.

Distribution d’aide par ADRA Haïti dans la zone frappée par le séisme © ADRA Haïti

Plus d’un mois après le tremblement de terre de magnitude 7,2 qui a ravagé le sud d’Haïti, des sinistrés encore privés de toit réclament de l’aide des autorités pour rebâtir leurs maisons. Alors que la phase de reconstruction doit s’amorcer, le manque d’eau et de nourriture place toujours le pays dans une situation d’urgence. La direction générale de la Protection civile en appelle aux membres du Système national de gestion des risques de désastre et aux partenaires nationaux et internationaux, en évoquant « les besoins vitaux et urgents » qui restent non pourvus. Et elle souligne : « Il devient de plus en plus prioritaire, surtout dans le contexte de la saison cyclonique, de distribuer des produits non alimentaires susceptibles de permettre aux familles sans-abris de s’installer, même temporairement, dans des conditions d’hygiène respectables et à l’abri des intempéries. » Comme le souligne son directeur général, le Dr Jerry Chandler, « notre pays est train de gérer bien plus qu’un tremblement de terre. Il est en même temps confronté à une crise politique aiguë, une précarité sociale persistante, une situation d’insécurité complexe, une pandémie sournoise et une saison cyclonique au-dessus de la moyenne. Nous sommes donc tenus d’utiliser aux mieux les ressources dont nous disposons pour répondre aux vrais besoins prioritaires de la population, éviter les duplications, le gaspillage et les abus, et veiller à ce que les plus nécessiteux ne sombrent dans une détresse extrême ».

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Le tremblement de terre du 14 août a causé la mort de plus de 2200 personne dans le Sud-Ouest du pays et fait plus de 12.000 blessés. Mais il a fait aussi des dégâts matériels immenses qui désorganisent l’aide aux victimes. Selon les chiffres de la Mission Biblique, partenaire du Défap dans le cadre de la Plateforme Haïti, 350 églises et 200 écoles ont été détruites. Outre les milliers de maisons détruites ou endommagées et rendues dangereuses… Dans les zones les plus touchées, les sinistrés restent hébergés de manière précaire dans des camps de fortune, et des familles restent encore divisées, leurs divers membres cherchant des nouvelles les uns des autres.

« La situation est alarmante »

Les partenaires sur place en lien avec les membres de la Plateforme Haïti s’efforcent d’apporter leur aide, en dépit de la désorganisation et des risques causés par une criminalité toujours omniprésente. ADRA-Haïti annonce ainsi que 300 familles réparties entre trois camps situées sur la commune de La Sucrière Henry de St-Louis du Sud, ont commencé à recevoir des tentes, eau, kits hygiéniques et alimentaires. La Mission Biblique, en lien avec l’UEBH (Union Évangélique Baptiste d’Haïti), a fait savoir que pour contourner les difficultés d’acheminement de l’aide, des fonds avaient pu être avancés directement à des familles de sinistrés via la Mission Évangélique Baptiste du Sud d’Haïti.

Distribution de fonds aux victimes à l’Église MEBSH à Maniche © Mission Biblique

Cette aide sur place est rendue possible par les fonds qui ont d’ores et déjà été débloqués dans l’urgence, ainsi que par les dons qui continuent à arriver : ainsi, la Fondation du Protestantisme a apporté un soutien exceptionnel. Solidarité Protestante continue à faire appel à la générosité du protestantisme français et a diffusé récemment un nouveau communiqué :

« Le nom même d’Haïti résonne à nos oreilles comme le nom d’un malheur. Et pire que cela, un malheur déjà oublié, une cause oubliée. Le protestantisme français n’oublie pas, malgré le temps qui passe et les drames qui se succèdent, nous voulons demeurer solidaires de nos frères et sœurs haïtiens.

La situation est alarmante, il s’agit d’un état d’urgence.

Nos partenaires, nous font part de leurs attentes et de leurs besoins notamment de deux ordres :

Acheminement et distribution des produits de première nécessité : eau, assainissement, nourriture, kits sanitaire, bâches, couvertures.
Mise à l’abri des plus vulnérables : sécurisation des lieux d’habitation, de scolarisation.
Les dons collectés par la Fondation du protestantisme seront confiés à nos partenaires déjà à l’œuvre sur place, tels que le DEFAP service protestant de mission, la Fédération protestante d’Haïti, ADRA Haïti, l’Union évangélique baptiste d’Haïti.

Cette aide peut prendre des formes multiples : recherche de logement, fourniture de couvertures et de combustibles, d’aliments, de produits d’hygiène, de soins et de médicaments, sécurisation des lieux et mise à l’abri des personnes.

La Fédération protestante de France appelle de son côté à soutenir également les Haïtiens et les acteurs de la solidarité dans la prière et dans l’intercession tant personnelles qu’ecclésiales ou communautaires. »

Pour donner, plusieurs solutions :

Envoyer un chèque libellé « séisme Haïti 2021 » à l’ordre du Défap : Service protestant de Mission – Défap 102 Bd Arago – 75014 Paris
Par virement au Défap : DEFAP – Mission protestante – « séisme Haïti 2021 » – FR56 2004 1000 0100 0528 9E02 025 – PSSTFRPPPAR – Banque Postale
Donner en ligne à Solidarité Protestante

© ADRA Haïti

Le Défap et la Plateforme Haïti
Des liens privilégiés existent de longue date entre la Fédération protestante de France (FPF) et la Fédération protestante d’Haïti (FPH). Le passage de quatre tempêtes dévastatrices sur le territoire haïtien en 2008 (Fay, Gustav, Hanna et Ike) s’était traduit par la création de la Plateforme Haïti, regroupant divers acteurs du monde protestant sous l’égide de la FPF. En 2010, au moment du tremblement de terre qui devait faire plus de 230.000 morts, les réseaux protestants étaient donc bien en place, et la solidarité avait trouvé rapidement des canaux pour s’exprimer. Le président actuel de la Plateforme Haïti est le pasteur Rodrigue Valentin, de l’Église du Nazaréen, et sa coordination administrative est assurée par le Défap. La Plateforme rassemble les acteurs suivants :

 




Hope 360 : à vos baskets, prêts… Partez !

Pendant que se poursuit la course connectée, le grand rendez-vous du 9 octobre à Valence se prépare pour tous les participants de Hope360, la course solidaire organisée par Asah. Bientôt 20.000 km parcourus par tous les « hopeurs » et plus de 14.000 euros récoltés… Inscrivez-vous et venez vous joindre à nous ! Le Défap sera présent, parmi une quinzaine d’acteurs chrétiens de la solidarité internationale, avec un projet de microcrédits à Bukavu, en République Démocratique du Congo.

Participantes du projet porté par le Défap lors de la deuxième édition de Hope 360 © Défap

Des « hopeurs » venus de tous les horizons : le « défi connecté » lancé à l’occasion de la deuxième édition de Hope360 réunit déjà dans une même course des participants présents un peu partout en France, mais aussi en Allemagne, en Suède et en Italie. Lancé au début de l’été, ce nouveau concept permet à tous ceux qui veulent s’engager pour défendre un projet de solidarité de cumuler des kilomètres où qu’ils se trouvent, et de les créditer, via une appli de sport, sur le site de Hope360. À ce jour, plus de 330 participants prennent part à ce challenge. Les coureurs/marcheurs/cyclistes engagés pour soutenir le projet du Défap totalisent près de 1000 km… Mais au-delà du soutien à un projet, il s’agit de parvenir, collectivement, à un seuil symbolique : engranger ensemble plus de 40.000 km – soit le tour de la Terre ! Pour l’instant, c’est près de 20.000 km qui ont été enregistrés sur le site de Hope360, tous projets confondus… On compte sur vous pour doubler la mise d’ici le 9 octobre !

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Pour nous aider à y parvenir, une seule chose à faire : venir vous inscrire ici, et vous laisser guider pour découvrir comment accumuler des kilomètres pour le projet qui vous tient à cœur ! Et pour le faire savoir autour de vous, afin de susciter les bonnes volontés et que des amis et des proches viennent eux aussi soutenir ce projet… Le but étant de faire connaître la course et les divers projets présentés afin de recueillir des fonds.

Le 9 octobre : des courses à pied, à vélo ou en caisse à savon

Et le 9 octobre, ce sera… le grand rendez-vous de Hope360 : une journée festive durant laquelle tous les coureurs engagés pourront se retrouver à Valence, au parc de l’Épervière, pour participer ensemble à des courses à pied, à vélo ou en caisse à savon… Au programme toute la journée : interviews de grands témoins, musique, animations, village d’exposants, restauration, ateliers. Accueil des participants sur place dès 8h30 ; lancement des festivités et échauffement pour la première course à 9h30 ; puis les diverses courses s’enchaîneront à partir de 10h, jusqu’à la remise des prix à 17h. Le 9 octobre, soyez des nôtres !

Hope360 est un concept imaginé par Asah (Association au Service de l’Action Humanitaire), le collectif des acteurs chrétiens de la solidarité internationale – un réseau agissant dans l’urgence, le développement, le plaidoyer, l’environnement ou la solidarité au Nord et au Sud, dont fait partie le Défap. L’objet d’Asah est de favoriser l’échange, la réflexion et la collaboration entre les associations humanitaires et autres organismes, de mutualiser et renforcer l’efficacité et la qualité des actions de ses membres, et plus largement des acteurs de solidarité, afin de répondre aux besoins réels des populations les plus démunies.

Pour cette édition 2021 de Hope360, voici un aperçu du projet du Défap (pour le soutenir, cliquez ici) : des microcrédits pour aider des familles de Bukavu, en République Démocratique du Congo, à sortir de la précarité. Vous pouvez afficher cette présentation en plein écran en cliquant sur les trois petits points verticaux en bas, à gauche des numéros de slides. Et pour en savoir plus, rendez-vous le 9 octobre sur le stand du Défap à Valence !




Journées portes ouvertes : se former à l’interculturel, mais pourquoi ?

À l’occasion de ses journées Portes Ouvertes, du 10 au 19 septembre, le Défap vous invite à assister à deux conférences. Après la conférence théologique du 13 septembre, la deuxième a lieu ce 15 septembre, à 18h30 ; elle sera consacrée à des thématiques sociologiques, et réunira les deux sociologues Evelyne Engel et Pamela Millet. Elles nous amèneront à réfléchir à la question suivante : Se former à l’interculturel, un enjeu pour notre société et nos Églises ? Une conférence à laquelle vous pourrez aussi assister en direct sur Zoom (lien ci-dessous).

Pamela Laureine Millet Mouity (à gauche) ; Evelyne Engel (à droite) – Montage

Evelyne Engel et Pamela Millet apporteront leurs regards complémentaires sur la question du défi de l’interculturalité de nos jours. Elles présenteront leurs sujets de recherche en lien avec cette question, et nous aideront à réfléchir autour des besoins et des enjeux de la formation à l’interculturalité pour notre société française et pour nos Églises.

Où et quand ?

Le 15 septembre 2021 à 18h30, au 102 boulevard Arago, 75014 Paris.
Si vous n’avez pas pu vous inscrire, cliquez ici pour assister en direct à la conférence sur Zoom

Les intervenants

Evelyne Engel :
Evelyne Engel est une sociologue qui s’intéresse depuis toujours à la question de l’interculturalité. Ancienne responsable d’un centre d’hébergement pour réfugiés politiques, elle est aujourd’hui consultante sur les questions d’aménagement et d’interculturalité. Depuis 2014, elle forme les envoyés du Défap avant leur départ en mission.
Pamela Millet :
Pamela Millet est une socio-anthropologue qui travaille sur l’immigration subsaharienne, haïtienne, antillaise, afro-brésilienne et afro-colombienne à travers différents objets et angles analytiques. Elle a particulièrement travaillé sur le lien entre fait religieux et interculturalité. Elle est chargée d’enseignement à l’Université d’Evry Val-d’Essonne et à l’Institut Protestant de Théologie de Paris.




Journées portes ouvertes : 11 bonnes raisons de venir

Du 10 au 19 septembre, le Défap organise ses Journées portes ouvertes dans le cadre des célébrations de son Cinquantenaire. Journée de rencontres et de retrouvailles, conférences, témoignages à découvrir ou redécouvrir, expo et animations pour les jeunes et les moins jeunes : retrouvez ici toutes les bonnes raisons de venir nous rendre visite au 102 boulevard Arago, à Paris. On vous attend !

Venez faire la fête avec nous !
 

✅Raison 1/11 : Jouer à notre jeu de société escape game

Ce jeu a été spécialement créé pour l’occasion par une équipe de 5 anciens envoyés du Défap ! Grâce à lui vous pourrez explorer le Défap en vous amusant.

Vous incarnez un envoyé qui vient de finir sa formation au Défap. Cet envoyé est un peu tête en l’air puisqu’il se rend compte, peu de temps avant de prendre son avion, qu’il a échangé son passeport avec celui de Finiavana, une envoyée malgache accueillie en France. Il doit donc retourner au Défap, rendre le passeport, récupérer le sien et tout ça en un temps record pour attraper son avion !

Bref rendez-vous tous les jours du 11 au 18 septembre, de 10h à 17h au 102 boulevard Arago pour le tester.

✅ Raison 2/11 : Jouer dans la mini-maison du Défap

Cette petite cabane pour les enfants leur permettra de découvrir le Défap tout en s’amusant. Au programme dans la cabane : mémory, dessin, lecture et autres réjouissances.

Rendez-vous tous les jours du 11 au 18 septembre, de 10h à 17h au 102 boulevard Arago pour la découvrir.

✅ Raison 3/11 : Découvrir l’exposition sur l’histoire du Défap

L’équipe de la bibliothèque a créé cette exposition pour retracer ces cinquante ans de Défap. Chaque panneau explore une décennie.

Rendez-vous tous les jours du 11 au 18 septembre, de 10h à 17h au 102 boulevard Arago pour l’explorer.

✅ Raison 4/11 : Vous mettre à l’écoute de témoignages

Nous avons récolté 50 témoignages pour ces cinquante ans. Venez prendre le temps de les écouter ou de les lire tranquillement. Ce sera aussi l’occasion de nous partager votre expérience, à vous, avec le Défap.

Rendez-vous tous les jours du 11 au 18 septembre, de 10h à 17h au 102 boulevard Arago pour les découvrir.

✅ Raison 5/11 : Découvrir le stand de la philatélie

Notre équipe bénévole de la philatélie, depuis des années, collecte et vend des timbres pour financer les bourses d’étude de jeunes filles en République Démocratique du Congo.
Un stand sera présent toute la semaine pour acheter des timbres ou simplement regarder.

Rendez-vous tous les jours du 11 au 18 septembre, de 10h à 17h au 102 boulevard Arago pour le tester.

✅ Raison 6/11 : L’inauguration de la semaine et de l’exposition

Nous aurons l’honneur d’accueillir et de donner la parole à Emmanuel Kasarhérou, président du Quai Branly, ainsi qu’à des partenaires historiques et Églises membres du Défap.
L’équipe qui a conçu l’exposition présentera cette dernière, puis nous partagerons un cocktail pour fêter cet anniversaire.

Rendez-vous vendredi 10 septembre à 17h au 102 boulevard Arago.

✅ Raison 7/11 : Conférence théologique

Gilles Vidal et Pierre Diarra vous attendent le 13 septembre prochain pour la première des deux conférences proposées par le Défap à l’occasion de ses journées Portes Ouvertes, sur le thème : «Regards croisés sur l’Afrique et le Pacifique. Une théologie qui se vit et une théologie qui se pense (contextualisation et inculturation)».

Rendez-vous vendredi 13 septembre à 18h30 au 102 boulevard Arago.

✅ Raison 8/11 :Journée KT

Bienvenue aux jeunes accompagnés, seuls ou en groupe !

Les enfants pourrons écouter une histoire biblique par kamishibaï à partir de laquelle nous discuterons puis ils pourront vivre différentes activités : mini-maison, tissage végétal, écoute d’histoire en lien avec les rencontres interculturelles.

Les adolescents, quant à eux, pourront jouer au jeu de société escape game, écouter des témoignages, découvrir l’exposition, faire le tissage végétal, discuter avec nous.

Nous proposons deux créneaux dans la journée pour les enfants et adolescents : l’un de 10 à 12h et l’autre de 14h à 16h.

Si vous souhaitez venir en groupe, merci de vous inscrire sur notre site internet : https://www.defap.fr/journees-portes-ouvertes/

Rendez-vous mercredi 15 septembre au 102 boulevard Arago.

✅ Raison 9/11 : Conférence sociologique

Se former à l’interculturel, un enjeu pour notre société et nos Églises ?

Evelyne Engel et Pamela Millet nous aideront à réfléchir autour des besoins et les enjeux de formation à l’interculturalité pour notre société française et pour nos Églises.

Inscription conseillée : https://www.defap.fr/…/journees-portes-ouvertes…/

Rendez-vous mercredi 15 septembre à 18h30 au 102 boulevard Arago.

✅ Raison 10/11 : Journée festive !

Bienvenue à toutes et tous, proches du Défap ou non, pour cette journée festive !

Au programme :
– Retrouvailles et rencontres
– Repas de midi
– Présentation des publications d’anciens envoyés : Manior pour sa BD « Les deux pieds en Afrique » (vente en avant-première et dédicace de la BD sur place) et Cécile Millot pour son projet de roman / récit de voyage.
– Chorales
– Jam session, si vous avez des instruments n’hésitez pas à les apporter
– Banquet du monde le soir, découvrez des plats de différents pays
– Les animations en continu : exposition, escape game, coin témoignages, mini-maison, stand philatélie

Pensez à vous inscrire, notamment pour les repas, les places sont limitées : https://www.defap.fr/…/journees-portes-ouvertes-11-18…/

Rendez-vous samedi 18 septembre au 102 boulevard Arago.

✅ Raison 11/11 : Culte

Soyez toutes et tous les bienvenus au Temple de l’Étoile pour célébrer ensemble un culte. C’est dans ce Temple qu’a eu lieu, il y a 50 ans, le culte d’inauguration du Défap ! Pour celles et ceux qui ne pourraient se déplacer, vous pourrez y assister sur youtube. Nous mettrons le lien ici et sur notre site internet.

Rendez-vous dimanche 19 septembre à 10h30 au Temple de l’Étoile.




Journées portes ouvertes : une rencontre exceptionnelle ce soir au Défap

À l’occasion de ses journées Portes Ouvertes, du 10 au 19 septembre, le Défap vous invite à assister à deux conférences. La première a lieu ce lundi 13 septembre, à 18h30 ; elle sera consacrée à des thématiques théologiques, et réunira Gilles Vidal, doyen de l’IPT-Montpellier (Institut protestant de théologie, faculté de Montpellier) et Pierre Diarra, anthropologue des religions africaines et théologien, responsable en France de l’Union pontificale missionnaire et enseignant à l’Institut Catholique de Paris. Le thème de cette conférence : Regards croisés sur l’Afrique et le Pacifique. Pour celles et ceux qui ne pourraient venir, retrouvez ici le lien pour y assister à distance en direct.

Gilles Vidal (droite) et Pierre Diarra (gauche) – Montage photo

Gilles Vidal et Pierre Diarra sont tous deux à la croisée des mondes ; des passeurs de frontières, qu’elles soient géographiques, culturelles ou théologiques. L’un, né à Strasbourg, est parti à la découverte du Pacifique, où il a été envoyé du Défap et a notamment enseigné au Centre de Formation Pastorale et Théologique de Béthanie, à Lifou, en Nouvelle-Calédonie. L’autre, né chez les Bwa du Mali, a fait une grande partie de ses études à Paris, dont un doctorat à la Sorbonne. Tous deux théologiens, tous deux faisant dialoguer foi et culture, Gilles Vidal le protestant et Pierre Diarra le catholique vous attendent le 13 septembre prochain pour la première des deux conférences proposées par le Défap à l’occasion de ses journées Portes Ouvertes, sur le thème : «Regards croisés sur l’Afrique et le Pacifique. Une théologie qui se vit et une théologie qui se pense (contextualisation et inculturation)».

Où et quand ?

Le 13 septembre 2021 à 18h30, au 102 boulevard Arago, 75014 Paris.
N’oubliez pas de vous inscrire pour assister à cette rencontre !
Si vous ne pouvez vous déplacer jusqu’au 102 boulevard Arago, vous pouvez aussi assister à la rencontre à distance, en direct, en vous connectant via Zoom.

Le programme

Cette conférence sera articulée comme suit :

  • contextualisation/inculturation : définition de ces notions et éventuelles différences entre une compréhension catholique et une compréhension protestante
  • émancipation/influence : historiquement le phénomène missionnaire porté par le monde occidental a formaté la foi chrétienne outre-mer, qu’en est-il aujourd’hui ?
  • préoccupations en matière de salut/ préoccupations «spéculatives» ou méthodologiques : le caractère existentiel ou non de la théologie
  • avènement du Règne/Royaume et questions d’engagement socioculturel et politique

Les intervenants

Gilles Vidal :

  • Doyen de l’IPT-Montpellier (Institut protestant de théologie, faculté de Montpellier), il y est également maître de conférence en histoire du christianisme à l’époque contemporaine.
  • Co-directeur du Centre Maurice-Lenhardt (IPT).

Pierre Diarra :

  • Docteur en théologie (Institut Catholique de Paris) et en histoire des religions et anthropologie religieuse (Sorbonne), Pierre Diarra enseigne à l’ICP.
  • Responsable en France de l’Union pontificale missionnaire, l’une des quatre Œuvres pontificales missionnaires (OPM) chargée de la formation missionnaire.
  • Consulteur du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux (Rome), membre de l’Association des théologiens africains (ATA), de l’AFOM (Association francophone œcuménique de missiologie) et d’APPLA&Co (Centre de recherche Approches pragmatiques en philosophie du langage et de la communication, à la Sorbonne Nouvelle).