Albi accueille le Grand KIFF 2020

Une nouvelle aventure s’annonce du 29 juillet au 2 août 2020 à Albi pour les 15-20 ans, sur le thème : la Terre en partage.

L’affiche du Grand Kiff © EPUdF

Depuis 2009, l’Église protestante unie ancre sa dynamique jeunesse dans l’organisation d’événements nationaux conçue par et pour les jeunes : le Grand KIFF. Cet événement offre l’opportunité à chacun de pouvoir rencontrer Jésus-Christ et cheminer dans un parcours de foi personnel notamment à travers la lecture de la Bible, des temps de louange, de musique, des animations, des jeux et des rencontres.

Pour cette nouvelle édition

Le Grand KIFF s’inscrit dans un partenariat privilégié avec les Éclaireurs et éclaireuses unionistes de France (EEUdF). Dans cet esprit de co-construction avec le dynamisme et l’expérience des EEUdF, en lien étroit avec les autres partenaires, le Grand KIFF sera un grand événement tant pour l’Église que pour tous les jeunes.

Le Grand KIFF est une porte ouverte sur le monde, sur Dieu et sur soi où chacun est appelé à vivre en plénitude. Quel que soit son parcours de vie, chacun est accueilli tel qu’il est ; ses mots, ses gestes, sa présence et sa foi ont leur place. Il ouvre un espace de parole pour apprendre à être soi avec les autres et oser l’engagement.

Le Grand KIFF est une étape pour que chacun puisse questionner le sens donné à sa vie. C’est un lieu d’appropriation de son cheminement spirituel, un outil pour enrichir la route empruntée, à l’écoute de ses préoccupations, de ses questionnements et de ses rêves. Il offre un espace de dialogue pour parler en “je” et oser dire “je crois”, “je doute”.

Le Grand KIFF est une invitation à se mettre à l’écoute, échanger, témoigner et affirmer ce qui nous anime et nous met en mouvement. C’est un lieu d’appropriation de son cheminement spirituel, un outil pour enrichir la route empruntée, à l’écoute de ses préoccupations, de ses questionnements et de ses rêves. Il offre un espace de dialogue pour parler en “je” et oser dire “je crois”, “je doute”.

La Terre en partage

Avec l’expertise de nombreux partenaires en France et à l’étranger, le thème du Grand KIFF portera sur l’écologie et le partage d’une fraternité et d’une solidarité : la Terre en partage. Comment les questions environnementales et climatiques nous poussent-elles à imaginer de nouvelles manières de vivre et de témoigner de notre foi ? Heureux les doux, ils auront la terre en partage (Matthieu 5.4).

Le Grand KIFF est ancré dans le travail synodal de l’Eglise pour se laisser interpeller et agir concrètement sur des questions de société autour de l’écologie et de la solidarité pour poser des gestes et des convictions sur la création et l’environnement, l’accueil et la migration, la fraternité et l’égalité, la citoyenneté et l’engagement. Albi sera le lieu d’un rassemblement international, en favorisant des rencontres entre jeunes et jeunes adultes venant de divers pays, cultures et Églises, membres de notre Eglise ou venant d’Églises-sœurs.

La volonté du Grand KIFF 2020 est d’être au service des dynamique locales et régionales, par des actions permettant la réflexion et le dialogue. Des ambassadeurs iront à la rencontre des groupes et des paroisses pour préparer cet événement.

Le Grand KIFF 2020, en quelques chiffres

  • 1 600 personnes attendues
  • 1 170 jeunes de 15 à 20 ans
  • 170 bénévoles de 18 à 30 ans, à l’Alter’KIFF, un camp de service, du 22 juillet au 4 août 2020
  • 130 accompagnateurs de groupes locaux
  • 130 bénévoles et professionnels



Vivre la théologie autrement

Flora Pichard a participé au camp d’été Alternative Théologie qui s’est déroulé du 25 au 30 août dernier à Paris, organisé par l’Institut protestant de Théologie, le Défap, la Coordination Évangélisation-Formation de l’EPUdF et le réseau jeunesse. Elle témoigne de ce partage théologique original sur le thème de la Liberté.

Participants du camp © IPT

Des intervenants comme Brice Deymié, directeur des aumôniers de prison de France ou Floriane Chinsky, femme rabbin à Paris ont rendu visite aux jeunes du camp et marqué les esprits.

Comme le témoignage de Floriane Chinsky sur le concept de liberté dans la religion juive, autour de la fête de Pessa’h, aussi nommée « Fête de la liberté » qui célèbre la libération du peuple juif par Dieu des Egyptiens, le réduisant alors à l’esclavage. Toute la religion juive est en effet construite sur cette notion de liberté. Dieu a prouvé son amour à son peuple par son secours.

« La liberté repose essentiellement sur notre capacité à se poser des questions. Arrivés avec plein de questions sur la théologie nous sommes repartis avec autant voire plus.

Pour ma part, j’ai vécu cinq jours extrêmement riches tant du point de vue des connaissances que des rencontres avec des jeunes d’ici et d’ailleurs à la recherche de liberté et de connexion avec Dieu. Sous la forme d’un camp, nous sommes parvenus à former un groupe de partage solidaire dans une ambiance ouverte et fraternelle.

Vivre la théologie autrement, c’est ce qui nous avait été promis et nous n’avons pas été déçus… », conclut Flora Pichard.

Après cette deuxième édition d’Alternative Théologie, l’engagement des jeunes se poursuivra pendant toute l’année scolaire dans les régions au sein des paroisses, mais également l’été prochain lors de la prochaine édition du Grand KIFF qui se tiendra à Albi du 29 juillet au 2 août 2020 et de l’Alter KIFF du 22 juillet au 4 aout 2020.

 

Retrouvez ci-dessous des interviews de participants…

… et le film de la visite du Défap :




Accueillir l’autre en Europe

Ayant pour thème principal «Les chrétiens et l’accueil de l’autre en Europe», une journée œcuménique, placée sous l’égide du Conseil d’Églises chrétiennes en France, se tiendra le 12 octobre prochain à Paris.

Jamais les tensions politiques autour des migrants n’ont été aussi importantes, aussi visibles en Europe qu’au cours de cet été 2019, lorsque le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, a lancé un bras-de-fer avec les ONG qui portaient secours aux naufragés en Méditerranée. Avec comme résultat des scènes absurdes ou révoltantes, comme l’image de l’Open-Arms, le navire de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms, bloqué face à l’île italienne de Lampedusa sans pouvoir y débarquer ses passagers ; des migrants désespérés se jetant à l’eau pour rejoindre la terre ferme à la nage – parfois sans savoir réellement nager ; et le ballet des navires des gardes-côtes italiens continuant, dans le même temps, à débarquer des dizaines de migrants recueillis en mer, puisque toute l’attention médiatique et politique se concentrait sur un seul point. Salvini parti du gouvernement, le premier ministre italien Giuseppe Conte a promis une «nouvelle ère réformatrice» dans un discours prononcé devant le Parlement lundi 9 septembre avant d’obtenir le vote de confiance des députés. Son programme se veut l’antithèse de la politique menée jusque-là par Matteo Salvini. Il a insisté sur la nécessité d’une plus grande solidarité au sein de l’Union européenne pour résoudre le problème des flux migratoires. Giuseppe Conte a également proposé des «couloirs humanitaires européens» permettant d’accueillir de manière organisée des réfugiés qui en ont le droit. La nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, veut quant à elle proposer un «nouveau pacte pour les migrations et l’asile». Il s’agit de mieux répartir les efforts au sein de l’UE et notamment d’aider les pays comme l’Italie, l’Espagne, la Grèce, en première ligne pour les arrivées de migrants. Elle veut aussi rouvrir les discussions sur la réforme du règlement de Dublin, qui confie actuellement aux pays d’arrivée la charge du traitement des demandes d’asile.

Les Églises d’Italie en pointe

Cette question des «couloirs humanitaires» a déjà été soulevée depuis longtemps dans le réseau des ONG européennes, et tout particulièrement dans le milieu des Églises. C’est précisément en Italie qu’est né un programme associant la Fédération des Églises évangéliques italiennes et la communauté catholique de Sant’Egidio, ayant pour objectif l’accueil de personnes vulnérables se trouvant dans les camps au Liban, indépendamment de leur appartenance religieuse ou ethnique. Un programme similaire a depuis été mis en place en France, régi par un protocole d’entente signé à l’Élysée et qui associe les ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères à cinq partenaires issus du milieu des Églises : la Fédération protestante de France, la Fédération de l’Entraide protestante, la Conférence des évêques de France et le Secours catholique – Caritas France. Une alternative légale aux «voyages de la mort» à travers la Méditerranée… Ces personnes en situation de grande vulnérabilité sont accueillies légalement en France dans le réseau de la FEP et de ses partenaires locaux. Elles n’arrivent qu’une fois assuré leur accueil dans de bonnes conditions par un collectif d’accueil local. Des collectifs et des hébergements pour lesquels se sont mobilisés nombre de bénévoles issus de l’Église protestante unie de France (EPUdF) ou de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL), deux des unions d’Églises constitutives du Défap. À Beyrouth même, une envoyée du Défap, Soledad André, a participé à l’organisation des couloirs humanitaires en tant que chargée de mission de la FEP.

La question migratoire est donc un sujet qui divise, autant qu’il pousse à l’engagement. L’Église catholique propose déjà une réflexion propre sur l’accompagnement des migrations humaines, à travers plusieurs documents magistériels, et de nombreuses initiatives locales ou centralisées. Au sein du protestantisme, les Églises constitutives du Défap ont développé des actions de sensibilisation et d’accueil. C’est dans cette dynamique qu’une journée œcuménique, placée sous l’égide du Conseil d’Églises chrétiennes en France (CECEF), se tiendra le 12 octobre prochain à Paris. Avec des questionnements importants : refuser tout accueil ou accueillir sans discernement n’est pas une solution. Dès lors, quel modèle prôner pour la société ? Que mettre en place dans les Églises ? Des intervenants de diverses confessions chrétiennes et d’Europe sont invités, parmi lesquels :

  • Julija VIDOVIC, professeure à l’Institut orthodoxe Saint Serge
  • Monseigneur HEROUARD, évêque auxiliaire de Lille
  • Pasteur Luca NEGRO, président de la Fédération des Églises Évangéliques en Italie.

Ce Forum œcuménique aura lieu le 12 octobre prochain dans les locaux de l’Église protestante unie du Saint- Esprit (Paris VIIIème). La rencontre est organisée avec le soutien du service des relations avec les Églises chrétiennes de la Fédération Protestante de France – un service dont la responsable est la pasteure Anne-Laure Danet, une ancienne du Défap.

 




Vous reprendrez bien un peu de théologie ?

Rien de tel qu’un peu de théologie pour se rafraîchir les idées par temps de canicule ! Le camp «Alternative théologie», organisé par l’Institut protestant de Théologie, le Défap, la Coordination Évangélisation-Formation de l’EPUdF et le réseau jeunesse, a réuni une dizaine de participants du 25 au 30 août 2019 à Paris. Avec des intervenants tels que Marc Boss, Pierre-Olivier Léchot, Guilhen Antier et Anna Van de Kerchove, tous chargés d’orienter le petit groupe sur les sentiers escarpés de la Liberté, choisie comme thème pour ce rendez-vous estival…

La visite de la bibliothèque du Défap, avec Jean-François Faba © Défap

En cette fin de mois d’août surchauffée, ils sont une petite dizaine à se retrouver à Paris, boulevard Arago, loin de la plage et des stations balnéaires. Un groupe dont la moyenne d’âge est un peu supérieure à une vingtaine d’années, et qui vient arpenter les couloirs de l’Institut protestant de Théologie, la chapelle et la bibliothèque du Défap, en explorant les fondements et les implications de la liberté avec des intervenants tels que Marc Boss et Pierre-Olivier Léchot, Guilhen Antier et Anna Van de Kerchove… Au menu des participants, des sujets tels que «La liberté de conscience», «Liberté reçue, liberté acquise», «Entre puissance et fragilité», «Entre passion et raison» – tous rassemblés sous une même thématique résumée en une formule par le titre de ce camp théologique : «Liberté, j’écris ton nom». L’ensemble se plaçant dans la dynamique du Grand KIFF 2020, pour un rendez-vous estival destiné aux 18-30 ans dont la préparation a fait intervenir à la fois l’IPT, le Défap (chargé de l’hébergement), la Coordination Évangélisation-Formation de l’EPUdF et le réseau jeunesse.

«Un programme dense, comme le résume Nicolas, l’un des participants, et avec des intervenants de haut vol». En ce mercredi 28 août, avant-veille du départ, il est venu participer à une visite guidée du Défap avec son groupe et avec deux des accompagnatrices : les pasteures Christine Mielke, secrétaire nationale à l’animation des réseaux jeunesse de l’Église protestante unie de France (EPUdF), et Gwenaël Boulet, secrétaire nationale de la Coordination Évangélisation-Formation. Pour présenter l’histoire et les richesses du Service Protestant de Mission, deux guides les accueillent : Tünde Lamboley et Jean-François Faba.

«Il fallait se préparer un peu comme pour Koh Lanta»

Tünde Lamboley, chargée de la formation théologique et de la jeunesse au Défap, présente dans la chapelle une exposition sur l’histoire de la SMEP, ancêtre du Service Protestant de Mission. Elle en profite pour évoquer quelques parcours de missionnaires en lien avec la thématique de la liberté. Liberté vis-à-vis des conventions sociales de leur époque : elle cite ainsi le cas de Maurice Leenhardt, revenu de Nouvelle-Calédonie jusqu’à Paris pour plaider la cause de Kanaks qui s’étaient retrouvés exposés en pleine capitale comme des bêtes curieuses, sans que la bonne société parisienne ait alors la moindre conscience d’attenter en quoi que ce soit à leur dignité d’êtres humains. «Parmi les missionnaires, souligne-t-elle, on trouvait parfois des personnalités à contre-courant, très libres.» Elle passe ensuite à l’évocation de la formation dispensée au XIXème siècle par la SMEP, et qui a pu aller jusqu’à deux ans : «Les futurs missionnaires devaient se préparer un peu comme pour Koh Lanta : personne ne savait vraiment ce qu’ils allaient trouver, qui ils allaient rencontrer sur place… Les cartes étaient très imprécises, les communications très difficiles… Chacun devait apprendre tout ce qui était nécessaire à la survie, être capable de construire sa propre maison, de chasser, de pêcher, de dessiner une carte… Ces jeunes missionnaires – car ils étaient très jeunes ! – partaient avec un bagage de connaissances phénoménal». En guise de support à cette présentation, Tünde Lamboley a préparé avec Florence Taubmann (responsable du service France) un questionnaire sur l’histoire de la SMEP pour aiguillonner la curiosité des visiteurs. Ainsi qu’une présentation de l’envoi en mission des disciples par Jésus tel qu’il figure dans le chapitre 6 de l’évangile de Marc (versets 7 à 13) sous la forme d’un texte à trous, à compléter.

Le deuxième guide est Jean-François Faba, qui a été tour à tour secrétaire exécutif et secrétaire général du Défap, et qui y intervient toujours aujourd’hui à titre bénévole : il est chargé pour sa part de faire découvrir au groupe les trésors de la bibliothèque, et de le conduire à travers le petit monde souterrain des réserves où sont stockés de nombreux documents uniques sur l’histoire des missions protestantes. Des témoignages manuscrits bien sûr, mais aussi des objets liés aux divers parcours des missionnaires – comme par exemple une carte entièrement dessinée à la main par un de ces missionnaires-cartographes ; ou encore, comme la malle Ellenberger, un vrai trésor documentaire couvrant plus d’un siècle d’histoire au Lesotho, à travers l’odyssée d’une famille qui a compté pas moins de trois générations de missionnaires : depuis David Frédéric (1835-1920), en passant par Victor (1879-1972) et jusqu’à Paul (1919-2016)….

Mais au-delà des conférences à l’IPT, de cette visite-guidée de la maison des missions où les participants étaient logés pendant toute la durée du camp, «Alternative théologie» aura aussi été l’occasion de rencontres exceptionnelles : avec Floriane Chinsky, femme rabbin ; avec Brice Deymié, venu apporter son témoignage d’aumônier des prisons… Ainsi que des moments de spiritualité partagée, de veillées et d’échanges, jusqu’au culte final au matin du 30 août. Une autre manière d’envisager à la fois la liberté… et la théologie. Ou comment profiter de l’été autrement à Paris…

 

Retrouvez ci-dessous le film de la visite du Défap :




Retour sur l’AG de la Ceeefe

Pour la deuxième année d’affilée, la Communauté d’Églises protestantes francophones a tenu son Assemblée Générale au siège du Défap. Les participants se sont retrouvés au 102 boulevard Arago, à Paris, du jeudi 22 au samedi 24 août. L’occasion d’évoquer la vie, les joies et les défis des Églises membres de cette communauté dans 16 pays du monde ; cette AG 2019 a également vu le renouvellement du comité directeur de la Ceeefe, avec un changement de président, Christian Seytre succédant à Bernard Antérion.

Participants à l’AG 2019 de la Ceeefe © DR

Entre la Ceeefe et le Défap, il existe des liens réguliers : une partie significative des Églises membres de cette communauté francophone sont des partenaires du Service protestant de mission, qui peut leur assurer un appui administratif notamment au niveau des postes pastoraux. Certains projets d’Églises, comme la rénovation du temple de Djibouti (un chantier au long cours, qui a pris près d’une dizaine d’années), ont été rendus possibles par une collaboration étroite Défap/Ceeefe. Depuis l’année 2018, cette proximité a trouvé une nouvelle traduction visible, puisque c’est désormais le Défap qui accueille l’Assemblée Générale annuelle de la Ceeefe.

Un tour d’horizon de la vie des Églises

En cette année 2019, les délégués des 28 paroisses francophones représentées au sein de la Ceeefe, qui vont de Los Angeles à Beyrouth et de Stockholm à l’île de la Réunion, se sont donc retrouvés pour trois jours au siège du Défap, du jeudi 22 au samedi 24 août. Une réunion qui a été marquée notamment par le renouvellement du comité directeur (dont le Secrétaire général du Défap est membre), et du président : Bernard Antérion a ainsi cédé la présidence de la Ceeefe à Christian Seytre. Mais au-delà de cet aspect institutionnel, l’Assemblée générale a aussi été l’occasion de faire un large tour d’horizon sur la vie des membres de la communauté, et d’échanger des nouvelles sur les différentes Églises : les joies, les soucis de l’année écoulée, les projets concrets présents et à venir. Un moment important pour chacune de ces Églises, dispersées en de nombreux endroits du monde et qui n’ont généralement que peu d’occasions de se rencontrer en-dehors de telles réunions. «J’ai senti une vraie volonté, commune aux Églises membres, de travailler ensemble, et de partager les efforts tant matériels que spirituels», témoigne Basile Zouma, le Secrétaire général du Défap. «La Ceeefe est une communauté où chacun est concerné par ce qui se passe ailleurs». Et de citer le cas d’un projet immobilier de l’EEAM (Église évangélique au Maroc) : au-delà de la participation financière proposée par la Ceeefe, diverses Églises membres ont spontanément fait part de leur volonté de soutenir le projet.

Outre l’aspect institutionnel et les nouvelles de la communauté, une AG de la Ceeefe est aussi un temps de partage spirituel : cette année, l’aumônerie, assurée par Claire Sixt-Gateuille, Secrétaire nationale chargée des relations internationales au sein de l’EPUdF, a tourné autour de la thématique de l’écologie (qui sera aussi au cœur du Synode national de 2020 de cette Église). Elle a notamment animé un débat sur le thème «Église Verte», avec des questions très concrètes : sur le plan de la vie de l’Église, comment la préoccupation écologique s’intègre-t-elle dans l’annonce de l’Évangile ? Quelle place peut avoir la dimension écologique de l’existence dans le culte, la prédication, la catéchèse… Et dans la vie pratique de l’Église locale, quelles actions mener au sein de la vie paroissiale ? Quel rôle pour le conseil presbytéral en la matière ? Quelle perception des enjeux écologiques au sein de la communauté ? Le tout étant décliné à travers des ateliers, des temps d’échange et de réflexion, pour essayer de cerner ce que pourrait être une Église «idéale» en terme d’engagement écologique.

 

Qu’est-ce que la Ceeefe ?

La Communauté d’Églises protestantes francophones favorise les contacts avec des Églises locales sur divers continents, lors de voyages professionnels ou touristiques. Elle aide aussi, dans la mesure de ses moyens, à la formation des pasteurs et des responsables, et participe à la réalisation concrète de projets locaux à dimension diaconale. Elle trouve son origine dans l’existence, depuis le XVIIème siècle, d’Églises fondées dans divers pays par des Français expatriés.

En 1685, à la révocation de l’Édit de Nantes, de nombreux huguenots vont chercher refuge à l’étranger. Expatriés, ils rejoignent alors les Églises nationales pour y vivre leur foi. Mais certains créent sur place des Églises d’expression française, dont certaines existent encore aujourd’hui. En 1963, dans le mouvement de la décolonisation, l’Église Réformée de France limite ses compétences au seul territoire français. Les anciennes colonies, ainsi que les départements d’outre-mer, sous la compétence de la Commission générale des Églises réformées de la France d’outre-mer, ainsi que les paroisses françaises à l’étranger sont placées sous la responsabilité de la Fédération protestante de France. Celle-ci crée en 1964 la Commission des Églises évangéliques d’expression française à l’extérieur : la Ceeefe, aujourd’hui plus connue comme la Communauté d’Églises protestantes francophones. Les Églises de la Ceeefe sont en lien avec la Fédération protestante de France, avec le Service protestant de Mission, la Cevaa, l’Action chrétienne en Orient.

 

Retrouvez ci-dessous une sélection d’images de cette Assemblée Générale de la Ceeefe :




Couloirs humanitaires : un premier bilan de l’accueil des migrants

Pour la première fois, une étude fait le point sur ce projet visant à accueillir en France des personnes particulièrement vulnérables ayant fui la Syrie ou l’Irak, via le Liban : profil des familles accueillies, conditions d’hébergement, problèmes rencontrés, parcours administratif… Cette initiative, calquée sur le modèle italien, met en lien plusieurs associations œcuméniques dont la Fédération de l’Entraide Protestante (FEP) et la Fédération Protestante de France (FPF) ; elle est soutenue par des Églises constitutives du Défap comme l’Église protestante unie de France (EPUdF) et l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL) qui se sont mobilisées pour trouver des solutions d’hébergement et d’accompagnement, et une envoyée du Défap, Soledad André, a participé au projet à Beyrouth en tant que chargée de mission de la FEP.

Départ de Beyrouth de sept familles syriennes, 26 février 2019 (Soledad André, envoyée du Défap, est la deuxième à droite) © Communauté de Sant’Egidio

«Si l’Europe ne peut pas protéger ceux qui sont en difficulté (…), qui ont pris la mer à la recherche d’une vie meilleure, elle aura perdu son âme, en plus de son cœur.» Cet extrait d’un courrier envoyé le 8 août 2019 à la Commission européenne par l’Italien David Sassoli, président du Parlement européen, en dit long sur les tensions politiques entourant le sort des migrants, alors que les ports se ferment face aux navires affrétés par des ONG pour leur venir en aide.

Depuis le début de la guerre civile en Syrie, au cours de l’année 2011, plus de 5,6 millions de personnes ont fui le pays, selon les chiffres du HCR (le Haut-Commissariat aux Réfugiés de l’Onu). Les plus jeunes étant les plus vulnérables : les enfants syriens vivent la plus grave crise humanitaire au monde, selon le fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), qui déplore des milliers de morts, de blessés, de handicapés et de traumatisés. Selon les Nations Unies, pas moins de 731 000 enfants syriens sont actuellement privés d’école. Les trois pays ayant accueilli le plus grand nombre de ces réfugiés sont la Turquie, le Pakistan et le Liban. Les pays européens, pour leur part, contrôlent leurs frontières et n’acceptent les demandes d’asile qu’au terme de procédures longues, complexes, le plus souvent illisibles pour les nouveaux arrivants. Alors que le Liban, avec ses 4 millions d’habitants, accueille environ 1,5 million de réfugiés, l’UE dans son ensemble a accepté 538 120 demandes d’asile en 2017 (un tiers provenant de Syriens), dont 60% pour la seule Allemagne. La France, deuxième pays accueillant le plus de réfugiés en Europe, n’a accepté que 40 575 demandes ; l’Italie 35 130.

Jamais le risque n’a été aussi élevé pour les migrants en Méditerranée

Mais pendant que sont établies des procédures régulières d’asile, la fermeture des frontières européennes empêche les réfugiés de faire valoir leurs droits à ces mêmes procédures. Ce qui pousse à l’ouverture de «routes de l’exil» de plus en plus dangereuses. La «route des Balkans» est aujourd’hui considérée comme infranchissable. Celle via la Méditerranée, marquée par de multiples naufrages de bateaux surchargés, est de plus en plus étroitement surveillée. L’Onu a ainsi averti le 9 juin dernier que le risque pour les migrants de mourir dans la Méditerranée n’a jamais été aussi élevé qu’aujourd’hui : d’une part en raison du faible nombre de bateaux désormais présents pour les aider, d’autre part à cause du regain de tensions en Libye, qui favorise les départs. «Si nous n’intervenons pas vite, il y aura un bain de sang en Méditerranée», a prévenu Carlotta Sami, porte-parole de l’agence pour les réfugiés de l’ONU, citée par le Guardian.

D’où l’initiative des couloirs humanitaires. Un programme directement inspiré d’un exemple italien associant la Fédération des Églises évangéliques italiennes et la communauté catholique de Sant’Egidio. Il a pour objectif l’accueil de personnes vulnérables se trouvant dans les camps au Liban, indépendamment de leur appartenance religieuse ou ethnique. Il est régi par un protocole d’entente signé à l’Élysée et qui associe les ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères à cinq partenaires issus du milieu des Églises : la Fédération protestante de France, la Fédération de l’Entraide protestante, la Conférence des évêques de France et le Secours catholique – Caritas France. Une alternative légale aux «voyages de la mort» à travers la Méditerranée… Ces personnes en situation de grande vulnérabilité sont accueillies légalement en France dans le réseau de la FEP et de ses partenaires locaux. Elles n’arrivent en France qu’une fois assuré leur accueil dans de bonnes conditions par un collectif d’accueil local. Des collectifs et des hébergements pour lesquels se sont mobilisés nombre de bénévoles issus de l’Église protestante unie de France (EPUdF) ou de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL), deux des unions d’Églises constitutives du Défap. À Beyrouth même, une envoyée du Défap, Soledad André, a participé à l’organisation des couloirs humanitaires en tant que chargée de mission de la FEP.

Le long parcours des demandeurs d’asile

La FEP et les associations partenaires du projet ont publié une première étude sur les familles arrivées en France depuis juillet 2017. Cette étude, réalisée en 2018, révèle que 65% des familles accueillies sont satisfaites de leur hébergement en France. Toutefois, si 83% des familles ont enregistré leur demande d’asile 15 jours après leur arrivée en France comme prévu dans le protocole, près de la moitié de ces familles n’a pas été entendue par l’Ofpra (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides) durant les trois premiers mois suivant leur arrivée en France. Les réfugiés bénéficiaires de cette action ont indiqué que leur niveau de français de départ a pu évoluer positivement, de même qu’ils ont bien reçu l’accès aux soins gratuit. On ne leur propose toutefois pas encore d’activités sociales rémunérées.

L’étude relève aussi des points d’amélioration : assurer l’accès à un accompagnement social et administratif de qualité, respecter les délais fixés par le protocole, assurer un accès rapide aux soins, améliorer l’accès au cours de français, au bénévolat, à la formation et au marché du travail…




Liberté, j’écris ton nom

L’été est toujours un moment propice en rencontres, retrouvailles et détente. Souvent, on le vit tel un vrai tourbillon et la reprise arrive bien trop vite. Le camp d’été Alternative Théologie propose justement un temps pour soi, à Paris auprès de jeunes protestants de tous horizons.

A Paris, du 25 au 30 août prochain, les jeunes de 18 à 30 ans auront l’opportunité de passer une semaine ressourçante sur le thème Liberté quand tu nous tiens.

Alternative Théologie, rendez-vous co-organisé par l’Institut protestant de Théologie, le Défap, la Coordination Évangélisation-Formation de l’EPUdF et le réseau jeunesse, propose des temps forts de partage (rencontres, sorties, repas, veillées). On y échangera de nombreuses façons (spirituelle, personnelle, philosophique) autour de textes bibliques, en compagnie de théologiens, pasteurs et témoins.

Une belle occasion d’échanger en toute convivialité sur sa foi et sa propre relation avec la liberté. Et pourquoi, justement ne pas placer l’année à venir sous son signe ?

« (…) Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom (…)

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté. »

Paul Eluard

À moins d’un an du rendez-vous très attendu du Grand KIFF 2020, « Alternative Théologie » est une aventure spirituelle forte pour mieux se reconnecter à Dieu comme à l’autre.

Pour plus d’information et pour réserver :

 




L’été au Défap : Alternative Théologie

Tu as entre 18 et 30 ans, tu as envie de vivre la Bible autrement et faire des rencontres spirituelles vivifiantes autour du thème «Liberté quand tu nous tiens» ? Découvre les temps forts de notre camp d’été Alternative Théologie qui se tiendra à Paris du 25 au 30 août 2019. Un rendez-vous co-organisé par l’Institut protestant de Théologie, le Défap, la Coordination Évangélisation-Formation de l’EPUdF et le réseau jeunesse.

En compagnie de jeunes de tous horizons et d’experts dans les domaines bibliques, philosophiques et théologiques, Alternative Théologie est une belle occasion de vivre ou de découvrir sa relation avec Dieu autrement.

Voici ces principaux temps forts.

  • Dimanche 25 août : prendre ses marques, en s’installant joyeusement (repas en équipe, jeux, présentation du camp…).
  • Lundi 26 : Après un réveil « spi », réfléchir ensemble sur le thème « Liberté et Justice » : quel est mon rapport au monde, comment penser la liberté avec ses limites, vis-à-vis d’autrui…) ; veillée avec projection d’un film…
  • Mardi 27 : Avec le film de la veille, entamer une réflexion sur le rapport à soi et au corps, entre puissance et fragilité, acceptation des limites, rapport aux passions et à la raison… Autres temps forts : ateliers créatifs, lecture suivie, soirée témoignage…
  • Mercredi 28 : Le sujet de la réflexion du jour « la liberté reçue, acquise, imposée (à travers la lecture des extraits de la liberté chrétienne de Luther). D’autres surprises comme une rencontre, une sortie sont au programme.
  • Jeudi 29 : préparer la table ronde de l’après-midi « Mes espaces de liberté » et la « soirée des talents ».
  • Vendredi 30 : Branle-bas de combat, c’est déjà le départ ! Et pour partir, quoi de mieux qu’un temps cultuel et un dernier repas pour l’envoi. Un an avant le très attendu Grand KIFF 2020, « Alternative Théologie » est une aventure spirituelle forte à tenter. Il reste quelques places, aussi n’hésite pas à t’inscrire !

Cet événement est co-organisé par l’Institut protestant de Théologie, le Défap, la Coordination Évangélisation-Formation de l’EPUdF et le réseau jeunesse.

  • Lieu du logement : Service protestant de mission – Défap – 102 bd Arago – 75014 Paris
  • Lieu de la formation : Faculté de théologie protestante de Paris – 83 bd Arago – 75014 Paris

Pour plus d’information et pour réserver :

 




Voir et vivre la théologie autrement

Alternative Théologie, le rendez-vous co-organisé par l’Institut protestant de Théologie, le Défap, la Coordination Évangélisation-Formation de l’EPUdF et le réseau jeunesse, c’est dans un peu plus de deux mois ! Ce camp prévu pour les jeunes de 18 à 30 ans, sur le thème de : Liberté quand tu nous tiens ! aura lieu du 25 au 30 août 2019 à Paris.

Pas besoin d’être un grand expert en la matière ! On vient, bien au contraire, mains dans les poches, avec sa vie, ses doutes et tout son enthousiasme pour mieux rencontrer l’autre.

«C’est un travail d’une semaine autour de textes bibliques, qui se fait dans la sérénité, avec des personnes qui apportent une expertise dans les domaines bibliques, philosophiques et théologiques», précise un participant, Nicolas Maramotti.

Ces moments de partage (rencontres, sorties, repas, veillées) sont autant d’occasions de discuter d’un point de vue spirituel, théologique comme d’un point de vue personnel avec des jeunes d’horizons et d’âges différents.

Dans la ville de Paris que l’on (re)découvre en même temps, les jeunes vont vivre la théologie autrement, c’est-à-dire expérimenter un autre apprentissage du texte et échanger des points de vue différents.

Cet événement est organisé par l’Institut protestant de théologie et l’Eglise protestante unie de France.

À moins d’un an du rendez-vous très attendu du Grand KIFF 2020, « Alternative Théologie » est une aventure spirituelle forte pour mieux se reconnecter à Dieu comme à l’autre.

Pour plus d’information et pour réserver :

 




Retour sur le septième synode national de l’EPUdF

En cette année 2019, au cours du week-end de l’Ascension, l’Église protestante unie de France a tenu son synode national à Grenoble autour du thème «Vivre ensemble». Retour en interviews et vidéos.
Vue du synode national de l’EPUdF © EPUdF

 

C’était il y a six ans, à Lyon. Le processus de rapprochement entamé depuis 2007 entre l’Église réformée de France et l’Église évangélique luthérienne de France trouvait son aboutissement : après l’approbation par les synodes régionaux, et le synode fondateur de Belfort en mai 2012, l’Église protestante unie de France tenait son premier synode national en mai 2013. En ce mois de mai 2019, week-end de l’Ascension, six années après cet acte de naissance, ce sont 220 délégués de l’EPUdF, venus de toute la France, qui se sont réunis à Grenoble au centre œcuménique Saint-Marc, autour du thème «Vivre ensemble». Ils représentaient 250 000 fidèles réunis au sein de 450 paroisses.

Pour tous ces délégués, il s’agissait de retravailler les textes qui régissent la vie de leur Église pour les amender. Ce synode venait parachever le travail mené durant toute l’année 2018 par les Églises locales et les synodes régionaux. Dans le cadre du régime presbytérien-synodal, la réflexion avait en effet commencé dans les Églises locales, avant de se poursuivre au niveau régional, à l’automne ; puis l’ensemble des contributions des synodes régionaux ont été utilisées pour préparer le débat en synode national.

«Quelle soif est la nôtre?»

Une modification de sa Constitution dont l’EPUdF souligne tout à la fois qu’elle représente «un travail minutieux que les Églises locales et les synodes régionaux ont mené durant l’année 2018», mais aussi «un geste ordinaire de notre vie d’Église dans les règles qu’elle se donne pour sa gouvernance», montrant ainsi que «l’Église n’est pas un organisme figé, mais bien vivant». L’une des nouveautés majeures étant «la possibilité, pour les pasteurs, de prendre un temps sabbatique», comme le détaillait avant le début des travaux une déléguée à ce synode national, Joëlle HerchtelJornod. La révision des textes de référence a aussi vu l’inscription, à l’article 1 de la Constitution, de la nouvelle Déclaration de foi de l’EPUdF adoptée par le synode national de Lille en 2017.

Dans son discours d’ouverture, le jeudi 30 mai, la pasteure Emmanuelle Seyboldt, présidente de l’EPUdF, se référant à un passage biblique extrait du livre de Jérémie a interrogé : «Et nous, que voyons-nous? Quelle direction doit prendre l’Église protestante unie aujourd’hui?» Évoquant les grands sujets qui marquent la société, écologie, immigration, justice sociale, amis aussi violence et abus, elle a pourtant invité à l’espérance: «L’espérance dit «le matin vient» alors qu’il fait encore noir. Le chrétien affirme la résurrection, quand tout semble dans l’impasse». «Quelle soif est la nôtre?» a encore interrogé Emmanuelle Seyboldt. Et de répondre: «Accueillir de manière renouvelée chaque jour la Grâce donnée en Jésus-Christ qui est parole de vérité sur nos vies».

Suivis par divers médias locaux et nationaux, les travaux de ce de ce septième synode de l’EPUdF ont donné lieu, entre autres, à une émission spéciale sur RCF, avec comme invités Philippe Sautter, président de l’Église protestante unie de Grenoble ; Christine Mielke, responsable de l’animation des réseaux jeunesse de l’EPUdF ; Gwenaël Boulet, secrétaire de la coordination nationale évangélisation-formation de l’EPUdF ; Daniel Cassou, chargé de la communication au sein de l’EPUdF :

Témoignant d’une volonté de communiquer largement autour des enjeux et du déroulement de cette réunion, l’événement a aussi été largement relayé sous forme de vidéos et sur les réseaux sociaux :

Emmanuelle Seyboldt, présidente du Conseil national

Philippe Sautter, président de l’Église de Grenoble

Christian Galtier, modérateur du Synode

Nicole Fabre, aumônier

Interviews de Jean-Daniel Roque et du pasteur Jan-Albert Roetman

Interview de la pasteure Anne Heimerdinger

Interview de la pasteure Sophie Ollier

Interview de la pasteure Christine Mielke




Un week-end riche en temps forts pour les Églises du Défap

Synode national de l’Église protestante unie de France, Synode des Églises réformées évangéliques… Suivez ces réunions d’Églises membres du Service protestant de mission en direct sur Facebook.

Le Synode national de l’Église protestante unie de France

Il se tiendra jeudi 30 mai à 18h au dimanche 2 juin 2019 à 13h au Centre Œcuménique Saint-Marc à Grenoble.

Le pasteur Christian Galtier, modérateur de cette session, accueillera les 220 délégués venant des neuf Régions et des invités de France et d’Europe. Il conduira leurs travaux, nourris par les divers rapports de l’Église, les réflexions en cours, ses projets et ses finances.

Dans le protestantisme, réunis lors d’une session d’un Synode, les délégués des Églises locales (formés de pasteurs et de laïcs), décident ensemble des orientations à donner à la vie de l’Église. Les synodes (régionaux, national) manifestent aussi le lien de communion unissant les Églises locales entre elles. Ils rendent visible la réalité de l’Église sur le plan régional et national. Dans l’Église protestante unie de France, le Synode national est l’instance souveraine puisque le Synode national prend toutes les décisions qui engagent les Églises locales et les paroisses. Ses débats sont relayés régionalement avant décision. Il élit un Conseil national qui gère l’Union et met en oeuvre les décisions et orientations synodales entre deux sessions annuelles.

À l’occasion de ce prochain synode, retrouvez une interview de la pasteure Emmanuelle Seyboldt, Présidente du Conseil national de l’Église protestante unie de France, sur RCF :

Le thème principal du Synode est : Vivre ensemble. Il s’agit de revoir les textes qui régissent la vie de l’Église afin de les amender.

Trois temps forts de ce Synode national :

  • Jeudi 30 mai à 18h30 avec le message d’ouverture de la présidente, la pasteur Emmanuelle SEYBOLDT,
  • Samedi 1er juin à 18h00 avec l’accueil des autorités civiles:
    Monsieur le Président de la métropole de Grenoble, Christophe FERRARI,
    Monsieur le Maire de Grenoble, Éric PIOLLE,
    Monsieur le Préfet de l’Isère, Lionel BEFFRE.
  • Dimanche 2 juin à 11h00 où neuf nouveaux pasteurs seront accueillis lors du culte final, récemment ordonnés dans leur ministère.
    Eloïse DEUKER, Mandeure, Valentigney (Est-Montbéliard),
    Corinne GENDREAU, Arcachon ‘(Sud-Ouest),

    Pierre-Alain JACOT Vallées cévenoles, (Cévennes-Languedoc-Roussillon),
    Sandrine MAUROT, Roubaix-Tourcoing (Nord-Normandie),
    Sophie OLLIER, Le Mans et la Sarthe –Ouest),
    Ivan RAKOTOVAO, Cambrésis 1 (Nord-Normandie),
    Sylvie RIGAL, Nérac (Sud-Ouest),
    Aude SEITZ, Terre du Milieu (Cévennes-Languedoc-Roussillon),
    Noé WALTER, Melun (Région parisienne).

Retrouvez ci-dessous un schéma résumant l’organisation de l’EPUdF :

Le Synode des Églises réformées évangéliques

Il se tiendra à St Jean de Maruéjols et Avéjan (30), du 30 mai au 2 juin.

«Dans un contexte de crise durable, les chrétiens s’interrogent profondément sur leur place dans la société d’aujourd’hui. Comment doivent-elles redéfinir leur mission dans un environnement en pleine mutation? A quoi ressemble affirmer ses convictions dans une société de plus en plus éclatée? Comment les Églises chrétiennes peuvent-elles s’insérer dans un tissu social en recomposition et s’engager pour plus de justice sociale? C’est à l’ensemble de ces questions que tenteront de répondre nos trois intervenants dans le cadre d’une réflexion partagée placée sous le slogan : Nos pas pour demain.

Le pasteur Etienne Lhermenault, président-sortant de l’instance représentative des évangéliques de France (CNEF), apportera une communication sur sa vision des défis sociétaux et leur implication pour nos Églises protestantes. Le pasteur Philippe Girardet, ex-président de l’UNEPREF et Directeur de Faculté Libre d’Etudes Politiques et d’Economie Solidaire (Paris Sud, Montpellier, Dakar), apportera une réflexion sur les grandes mutations sociales et leurs conséquences sur l’engagement social de nos Églises. Le journaliste et essayiste, Olivier Beylon, apportera une synthèse de la réflexion menée en ouvrant sur des pistes concrètes proposées sous forme de déclaration.

Pour marquer notre synode d’un symbole, et en écho aux paroles du Réformateur Martin Luther qui, questionné sur la fin du monde, répondit : “Même si je savais que demain le monde partirait en morceaux, je planterais tout de même mon pommier”, un olivier, symbole méditerranéen de la paix, sera planté devant le temple en présence des autorités religieuses et civiles.»

Programme de ce Synode de l’Unepref :

  • Jeudi 30 mai :
    -De 9h à 19h : séance du synode dans la salle paroissiale du Temple de St Jean-de-Maruéjols.
  • Vendredi 31 mai :
    -De 9h à 19h : séance du synode dans la salle paroissiale du Temple de St Jean-de-Maruéjols.
    -A 16h45 : communication : Nos pas pour demain en tant que protestant évangélique, par Etienne Lhermenault, président sortant du Conseil national des évangéliques de France (CNEF).
  • Samedi 1 juin :
    -A 11h15 : communication : Quels pas vers la société de demain? par Philippe Girardet, ex-président de l’UNEPREF, Directeur de la Faculté Libre d’Etudes Politiques et d’Economie Solidaire (Paris Sud, Montpellier, Dakar).
    -A 12h30 : réception des invités officiels avec prise de parole et symbole de la plantation d’un olivier sur le parvis du Temple.
    -A 15h : synthèse finale de la thématique par Olivier Beylon.
    -A 21h : “Tous en scène”, spectacle de la troupe de théâtre Agapé, salle des Annels.
  • Dimanche 2 juin :
    -A 10h30 : culte en présence des délégués avec la consécration d’un pasteur.

Retrouvez ci-dessous un schéma résumant l’organisation de l’Unepref :




Courrier de mission : Simon Kabué, l’enseignement contre la pauvreté et la corruption

Invité en ce 22 mai de l’émission Courrier de mission, animée par Valérie Thorin sur Fréquence Protestante, Simon Kabué Mbala, recteur de l’UPRECO, évoque le rôle en République Démocratique du Congo de cette université soutenue par le Défap.

Simon Kabué © DR

 

Simon Kabué, l’enseignement contre la pauvreté et la corruption

«Courrier de mission» du 22 mai 2019.
Émission consacrée au Défap, animée par Valérie Thorin sur Fréquence Protestante

L’UPRECO, l’université protestante de la région de Kananga, en République Démocratique du Congo, n’est pas un établissement d’enseignement supérieur comme un autre. Y étudier, y travailler, est déjà une forme de militantisme, un refus de la fatalité de la misère et de la mauvaise gouvernance. Située dans une région volontairement ignorée par le gouvernement de Kinshasa (le Kananga est connu comme étant la région d’origine de divers leaders de l’opposition), mal desservie, enclavée (on accède au Kananga par avion, plutôt que par la route), l’UPRECO s’est construite autour de la faculté de théologie. Elle compte aujourd’hui cinq filières : théologie, droit, économie, agronomie et informatique. Avec peu de moyens matériels (tout manque, à commencer par l’électricité pour une partie des bâtiments, ou la connexion internet pour la filière informatique), mais avec aussi beaucoup d’engagement, l’UPRECO s’efforce de concilier valeurs chrétiennes et enseignement supérieur, pour former des cadres capables de changer le pays, avec «la Bible dans notre main droite, et la science dans notre main gauche», comme le revendique Simon Kabué. Par exemple, la faculté de droit a été créée avec l’idée de former des juristes capables de s’opposer à la corruption ; celles d’économie et d’agronomie, pour lutter contre la pauvreté… Et ça marche : la qualité d’enseignement de l’UPRECO est largement reconnue, et nombre de ses anciens étudiants se retrouvent aujourd’hui dans des postes de responsabilité dans leur pays.

Au micro de Valérie Thorin, Simon Kabué Mbala revient sur l’histoire et l’engagement de l’UPRECO, une université soutenue par le Défap, qui continue notamment à financer chaque année des bourses pour des étudiantes.

Etudiantes de l’UPRECO en compagnie de Jean-Luc Blanc, du Défap © Défap

 

Pour aller plus loin :