De l’Alsace à Tananarive, l’odyssée des jeunes de la paroisse de Goxwiller

Entre Goxwiller et les villages d’Andranovelona et d’Ilafy, il y a près de 8500 km de distance. Mais déjà une histoire commune, celle qui unit un groupe de jeunes d’une paroisse du Bas-Rhin, entre la plaine rhénane et les forêts vosgiennes, et des enfants de la grande banlieue de Tananarive, la capitale malgache. Ils ne se sont jamais rencontrés. Et pourtant, les jeunes de la paroisse UEPAL de Goxwiller ont récolté des fonds, monté des dossiers afin de trouver des soutiens institutionnels pour se rendre à Madagascar, et ils ont déjà aidé à créer sur place une cantine et à mettre en chantier un dispensaire. De leur côté, les habitants d’Andranovelona et d’Ilafy ont lancé eux-mêmes les travaux pour créer les fondations et les murs du bâtiment, se sont groupés pour porter le sable destiné au mortier depuis la rivière la plus proche : c’est toute la population qui s’est mobilisée et qui se prépare à accueillir les jeunes Alsaciens. Le voyage aura lieu en juillet prochain, avec le soutien du Défap. Présentation par Lalie Robson-Randrianarisoa, pasteure de la paroisse de Goxwiller.

Les jeunes de la paroisse de Goxwiller lors d’une de leurs opérations destinées à financer leur projet © UEPAL, paroisse de Goxwiller

Comment est né ce projet ?

Lalie Robson-Randrianarisoa : À l’origine, on trouve une association créée dans la banlieue de Tananarive par des membres de la FJKM, l’Église réformée malgache : Akany Tia Zaza, « le foyer qui aime les enfants ». C’était en 2018 : la nouvelle équipe de moniteurs de l’école du dimanche de la paroisse d’Andranovelona-Ilafy constatait depuis quelque temps des absences inexpliquées parmi les enfants fréquentant l’école du dimanche. Leur groupe était passé de près de 300 à environ 200, ce qui était très inhabituel. Les moniteurs décidaient de lancer une enquête auprès de leurs familles. Et que leur disaient alors les parents ? « On ne peut plus vous envoyer nos enfants. Ils ont trop faim, ils n’ont pas d’habits, ils sont malades ».

Très touchée par cette situation qu’elle découvrait, l’équipe des moniteurs de l’école du dimanche décidait de constituer une association pour aider ces familles. Avec une idée simple, qui est aussi d’origine biblique : pas la peine d’essayer d’inculquer quoi que ce soit aux enfants si on ne les nourrit pas ; la foi sans les œuvres, ça n’a pas de sens. Et sitôt l’association créée, ses membres ont commencé à chercher des soutiens à Madagascar, mais aussi auprès d’Églises sœurs à l’étranger, jusqu’en Europe.

Comment s’est fait le contact avec la paroisse de Goxwiller ?

Par l’intermédiaire d’une de mes connaissances, qui m’a contactée en 2018 : je viens moi-même de Madagascar, et je connais une ancienne professeure de français très engagée dans de nombreux projets humanitaires, qui s’est déjà investie auprès d’enfants dans le Sud de Madagascar, et qui habite dans ce village. Elle a fait partie de l’équipe des moniteurs de l’école du dimanche d’Andranovelona-Ilafy. Comme elle fait de fréquents voyages en France, elle a pu venir nous présenter l’action de l’association Akany Tia Zaza. Et les jeunes de la paroisse ont décidé de s’impliquer. Ils ont voulu s’appeler « Les Baobabs » (1), avec l’idée d’aider, mais aussi d’aller sur place pour se rendre compte par eux-mêmes.

Le premier but d’Akany Tia Zaza était de fournir une meilleure alimentation aux enfants. Puis, l’association s’est mise à faire du soutien scolaire, a mis en place une mutuelle pour les familles : car dans les hôpitaux malgaches, les patients doivent tout payer de leur poche, depuis les analyses jusqu’aux médicaments. Mais bientôt, il y a eu un drame : une mort dans le village, par manque d’infrastructures de santé. Quand il y a besoin de soins, il faut se rendre à Tananarive même. Le village n’est qu’à 18 km de la capitale, mais l’état des routes est tel, et les embouteillages si importants, qu’il faut parfois plus de 3 heures pour rejoindre l’hôpital le plus proche. C’est ainsi qu’est née l’idée de construire un dispensaire. Pendant que, parallèlement, le besoin de s’organiser pour nourrir les enfants débouchait sur l’idée d’une véritable cantine scolaire.

Où en est le projet des « Baobabs » ?

Les jeunes de Goxwiller se sont très tôt impliqués pour chercher des subventions, organiser leur voyage : ils avaient prévu de récolter des fonds pour pouvoir se rendre à Madagascar à l’été 2021. Entretemps, il y a eu la pandémie de Covid-19 qui a tout retardé. Mais ils sont très motivés et ne se sont pas découragés. Ils ont multiplié les opérations : organisation de repas, ventes sur les marchés de Noël… Par leurs propres initiatives, ils ont récolté 14.000 euros pour leur voyage. Ils ont trouvé des soutiens. Dont celui du Défap, que je tiens à remercier pour sa confiance. Entretemps, ils ont continué à soutenir Akany Tia Zaza, qui a aujourd’hui l’appui de trois associations en Europe. Et le travail sur place commence à porter ses fruits : il y a désormais une cantine scolaire provisoire qui nourrit 360 enfants à raison de trois jours par semaine. Pour la plupart des enfants qui la fréquentent, c’est leur seul repas de la journée. Il y a aussi un soutien scolaire le samedi pour les enfants qui ont des examens. Mieux pris en charge et mieux nourris, les enfants sont plus concentrés en classe et apprennent mieux.

De leur côté, les habitants des villages ont été très touchés de cet intérêt que leur portaient des jeunes Européens, si loin de leur propre pays. Ils se sont impliqués collectivement pour aider à concrétiser le projet de dispensaire, qui sera la seule structure de santé pour tous les villages environnants. Ils ont uni leurs efforts pour couler les fondations, construire les murs… Grâce aux dons qui leur sont envoyés, ils ont pu commencer à s’équiper en matériel.

Le chantier du dispensaire © UEPAL, paroisse de Goxwiller

Quand est prévu le voyage ?

Du 7 au 22 juillet. Le principal objectif sera d’achever la création du dispensaire. Il s’agira aussi d’améliorer la cantine, qui est encore provisoire et qui a besoin de meubles. Mais au-delà, les jeunes de Goxwiller espèrent beaucoup apprendre de ce voyage. Échanger avec les Malgaches. Vivre avec eux. Ils comptent par exemple animer sur place un centre aéré éphémère, qui servira pour des moments ludiques mais aussi pour des formations, et dont le but sera surtout de créer du lien. Je les accompagnerai sur place et je ne leur ai rien caché de l’inconfort d’un tel séjour, mais ça ne les effraie pas : ils sont passés par l’étape du scoutisme et ils savent se débrouiller ! Ils ont déjà prévu de se partager en équipes entre le dispensaire, la cantine, le centre aéré…

Quand ils se sont lancés dans ce projet en créant « Les Baobabs », ces jeunes avaient pour la plupart autour de 14-15 ans. Aujourd’hui, ils sont adultes, ils ont pris des chemins différents : certains sont en fac ou dans une grande école, d’autres sont en apprentissage… Ils se préparent à devenir ingénieur, préparatrice en pharmacie, assistante sociale… Et pourtant, ce projet les unit toujours. Chacun s’y implique avec ses propres compétences. C’est un engagement fort pour eux tous qui va se concrétiser cet été. Ils espèrent, et j’espère avec eux, que ce projet ne s’arrêtera pas là, qu’il en sortira quelque chose de pérenne.

Quelles pourraient être les suites ?

Continuer à financer le projet, et revenir, peut-être d’ici deux ans, pour voir les résultats. Et au-delà de l’école, aider aussi à former les jeunes adultes. Akany Tia Zaza a déjà financé les études d’une jeune Malgache qui se destine à devenir sage-femme/infirmière. Elle achève sa formation l’année prochaine et a signé un contrat de 5 ans avec l’association pour travailler dans le dispensaire. Il y a aussi d’autres besoins sur lesquels nous voudrions intervenir. Par exemple, il y a des enfants du village qui sont obligés de travailler dans des carrières de pierres. Et leurs familles aussi… C’est un travail pénible et ces familles manquent de tout, de matériel, de vêtements, elles grelottent l’hiver… On ne peut pas forcément mettre fin à toutes les misères, mais on voudrait alléger leur fardeau : on a déjà prévu de leur apporter des vêtements lors de notre voyage de juillet.

Mais l’idée centrale, c’est vraiment de créer du lien, et notamment autour de ce qui nous rapproche le plus : l’évangile. Grâce au lien qui nous unit en Christ, la distance physique qui nous sépare est considérablement réduite. Il ne s’agit pas simplement d’aller faire de l’humanitaire, mais de vivre quelque chose ensemble. Comme il est dit dans Matthieu 25 : « toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites ». Nous voulons, à notre échelle, être des témoins de l’Église universelle. Je me souviens encore, en tant que pasteure, de ce qui m’a été dit le jour de mon ordination : « Vous aurez la tête dans le ciel, mais les pieds dans la boue ». Il y a une connexion directe entre le ciel et la terre. On ne peut pas se cantonner à la théologie en négligeant l’action ; et l’action sans la foi n’a plus de fondement.

Les habitants d’Andranovelona allant chercher du sable à la rivière pour le mortier destiné aux fondations du dispensaire © UEPAL, paroisse de Goxwiller

(1) Pourquoi ce nom ? « C’est parce que nous souhaitons nous rendre utiles à autrui que nous avons choisi de nous appeler les Baobabs », expliquent les jeunes de Goxwiller : « cet arbre à la silhouette très reconnaissable est aussi appelé « arbre de vie », car ses fruits comme ses feuilles sont comestibles et connus pour leurs propriétés médicinales, et son tronc absorbe l’eau et lui sert de réservoir ; un symbole de durabilité pour les humains et la biodiversité qui nous plaisait particulièrement ! »




Rendez-vous au Défap pour les futurs pasteurs

Lundi 18 mars, les étudiants en Master 2 « Église et Société » de l’IPT seront au 102 boulevard Arago, pour rencontrer l’équipe du Défap, ainsi que la Secrétaire générale de la Cevaa, Claudia Schulz. L’objectif de ces rencontres, désormais régulières, est notamment de permettre de mieux faire connaître les rôles du Défap et de la Cevaa à ces étudiants qui se destinent à devenir pasteurs au sein de l’Église protestante unie de France.

Les étudiants de l’IPT, accompagnés d’Élian Cuvillier, et l’équipe du Défap, le lundi 13 décembre 2021 dans la chapelle du 102 boulevard Arago

L’interculturel, en ces temps de mondialisation, nul n’y échappe ; et pas plus les paroisses protestantes que le citoyen ou le consommateur lambda. La porosité des frontières aujourd’hui ne concerne pas les seuls biens et services marchands ; elle se traduit non seulement par des implantations d’Églises de migrants, mais aussi par l’arrivée de nouveaux paroissiens dans des Églises installées de longue date, entraînant souvent une porosité des frontières entre cultures au sein d’une même paroisse. Conséquence : le protestantisme français aujourd’hui présente une diversité culturelle inédite, ce qui est vécu avec plus ou moins de bonheur… et plus ou moins de difficultés, parfois pratiques, mais aussi théologiques.

Et dans chaque Église, chaque paroisse, les pasteurs se retrouvent au confluent de ces enjeux, qui les mettent au défi d’adapter, voire de réinventer leur rôle. Ils doivent se faire passeurs : être capables de comprendre les contextes dont sont issus leurs paroissiens et les mettre en dialogue, nouer des liens avec d’autres Églises… C’est l’un des rôles du Défap que de les y aider. Comme le soulignait son Secrétaire général, Basile Zouma, en 2021, année où le Défap célébrait son cinquantenaire, « l’Église universelle n’est pas d’abord située géographiquement, elle est plus large. Nous aidons les communautés à en prendre conscience, à dépasser les frontières, à se décentrer dans un réel partage, à ne pas se refermer sur leurs propres difficultés ». Il s’agit donc toujours pour les pasteurs de prêcher l’Évangile, d’accompagner des communautés locales, d’accompagner des personnes dans des moments particuliers de leur vie, comme le soulignait en mai 2016 Evert Veldhuizen, président de l’Association des Pasteurs de France ; mais aussi de savoir décrypter et faire communiquer entre elles des manières diverses d’envisager l’Église et la société, de croire et d’exprimer sa foi.

Un corps pastoral dont la sociologie se modifie

Tâche d’autant plus ardue que le corps pastoral, lui aussi, évolue fortement. Ce que souligne le professeur Élian Cuvillier, de l’Institut Protestant de Théologie (IPT) selon qui « le jeune qui fait de la théologie juste après le bac, européen, protestant venant des paroisses, devient une denrée rare ». Ainsi, depuis les années 80, le corps pastoral a dû s’adapter à l’ère numérique, il a vu sa sociologie se modifier… Celui de l’Église protestante unie de France (EPUdF) compte de plus en plus de femmes, de plus en plus de pasteurs venus de l’étranger (ils sont aujourd’hui un tiers au sein de l’EPUdF, dont une bonne moitié provenant d’Afrique), voire d’autres Églises… Nombre de nouveaux pasteurs ont déjà connu une vie professionnelle avant de se reconvertir, et la part de celles et ceux qui sont directement issus de familles de pasteurs du milieu luthéro-réformé se réduit de plus en plus. Des transformations qui sont à l’image de celles que connaissent les paroisses. L’épisode de la crise sanitaire, dont l’impact a été lourd sur la vie des Églises, et les tensions entourant les questions liées à la laïcité n’ont fait qu’accentuer récemment des transformations déjà profondes.

Élian Cuvillier sera justement l’accompagnateur du groupe d’étudiants de l’IPT qui doivent se rendre ce 18 mars au Défap. Tous sont en deuxième année de Master, et plus précisément en Cycle M2 « Église et société », ce qui les prépare à exercer un ministère au sein de l’EPUdF. Un Cycle M2 dont Élian Cuvillier est le directeur, depuis juillet 2017, sur les deux facultés de Paris et Montpellier. Il a déjà eu l’occasion de dire, lors d’une de ces visites, qu’il considère le Défap comme « un rouage essentiel de l’Église », avec lequel ses étudiant·es, en tant que futur·es pasteur·es, « seront nécessairement amené·es à travailler ».

Voilà plusieurs années que ces visites d’étudiant·es de l’IPT sont organisées au 102 boulevard Arago ; Tünde Lamboley, alors responsable de la formation théologique, et qui avait initié un rapprochement avec l’IPT à travers une série de « déjeuners-cultes », avait en effet constaté que le Service Protestant de Mission restait encore trop souvent méconnu parmi les étudiants. D’où cette idée d’un temps de rencontre et d’échanges, approuvée par Élian Cuvillier. Pour cette année 2024, le programme a été établi par le service Échange théologique du Défap et associe, pour la première fois, la Cevaa. C’est en effet au sein de cette Communauté d’Églises en mission, née en même temps que lui, en 1971, de la Société des Missions Évangéliques de Paris, que se déploient une grande partie des activités du Défap ; elle regroupe la majorité des Églises avec lesquelles il est en lien dans et hors de France ; et la Cevaa, comme le Défap, travaillent à favoriser les échanges et faire vivre les liens entre Églises. Les étudiants du Cycle M2 pourront tout d’abord rencontrer l’équipe du Défap, lors d’une présentation de ses divers services et d’un repas en commun ; et ils pourront s’entretenir avec la Secrétaire générale de la Cevaa, Claudia Schulz, qui leur fera une présentation durant l’après-midi des enjeux et des activités de la Communauté d’Églises en mission.
 

Devenir pasteur·e ou théologien·ne
Le cycle M de l’Institut Protestant de Théologie prend la forme d’un cursus de deux ans (M1, M2 Église et société / M2 « Corpus biblique/corpus systématique/corpus historique/corpus pratique/œcuménisme »). Le Cycle M mention « Corpus et œcuménisme » a pour objectif de préparer des théologien·ne·s dans les spécialités nommées pour être capable de réfléchir les faits religieux en dialogue avec les sciences humaines et sociales dans une société laïque (débouchés professionnels : journalisme, travail dans des ONGs, médiation en situation interreligieuse). Le Cycle M mention « Église et société » prépare à un ministère dans l’EPUdF. La première année est commune aux deux mentions et propose des séminaires dans les quatre disciplines histoire / biblique / systématique / théologie pratique et se clôt par un premier mémoire. La deuxième année vise à compléter la formation en approfondissant les connaissances et les expériences. Elle est distincte en fonction de la mention ; l’entrée dans la mention « Église et société » est conditionnée à l’accord de la Commission des ministères (CDM) de l’EPUdF.



Alternative théologie : retour sur l’édition 2023

La quatrième édition de ce camp destiné à « faire de la théologie autrement » s’est déroulée du 25 au 30 août 2023 à Paris sur le thème : « Résister face aux injustices ». Elle était organisée par l’Église protestante unie de France (EPUdF) et l’Institut protestant de théologie (IPT) en collaboration avec le Défap.

Quelques-uns des participants et intervenants de l’édition 2023 d’Alternative théologie © Défap

Alternative théologie : quand on y goûte, on en redemande. Un lieu où des jeunes adultes impliqués dans leur Église peuvent échanger sur des thèmes qui les touchent, en lien à la fois avec leurs préoccupations quotidiennes, leur envie d’engagement, et leur foi… Victoire, qui fait des études de psychologie à Paris, avait déjà participé à l’édition 2022 organisée à Montpellier. Les rencontres qu’elle y avait faites avaient débouché sur des échanges qui s’étaient poursuivis tout au long de l’année. Prendre part à l’édition 2023, retrouver ces autres participants devenus entre-temps des amis, était pour elle une évidence. Jeanne, séduite aussi par la formule, met également en avant les liens forts noués lors de ces quelques jours, la diversité des intervenants et des moments destinés à stimuler les réflexions, alternant interventions d’enseignants, échanges, débats, témoignages… Cette diversité, ce « joyeux mélange entre réflexion, échange et convivialité », c’est précisément ce qui est recherché lors de ces camps pour jeunes adultes de 18 à 30 ans, qui ambitionnent de « faire de la théologie autrement ». La quatrième édition, organisée par l’Église protestante unie de France (EPUdF) et l’Institut protestant de théologie (IPT) en collaboration avec le Défap, s’est tenue du 25 au 30 août 2023 à Paris sur le thème : « Résister face aux injustices ». L’EPUdF est revenue sur cette édition 2023 à travers deux podcasts que vous pouvez écouter ci-dessous, et au cours desquels vous pourrez entendre les témoignages de Jeanne, de Victoire, mais aussi ceux d’Erwan, d’Emmanuelle et d’autres participants ou organisateurs…

Alternative théologie tient donc à la fois du camp de jeunes et du séminaire. Il s’agit de montrer que la théologie n’est pas qu’une affaire de spécialistes, que parler de Dieu, de sa foi, de ses questions, c’est à la portée de toutes et de tous. « L’occasion de faire de la théologie avec des gens qui ne sont pas des théologiens », selon le mot d’Elian Cuvillier, professeur à l’IPT-Montpellier et l’un des intervenants de ce rendez-vous. Pour Éline, membre à la fois de l’équipe du Défap et du réseau Jeunesse de l’EPUdF, et qui faisait partie de l’équipe d’organisation, il s’agissait de « donner de l’appétit pour la théologie, de la rendre accessible, peut-être de susciter chez les participants l’envie d’aller plus loin ; mais de manière alternative, avec les outils de l’éducation populaire. Et c’était là tout l’enjeu : réussir à travailler avec une démarche pédagogique à la fois populaire et universitaire. » Avec des intervenants dont certains étaient des professeurs de théologie, d’autres non ; et des modules favorisant les échanges avec les participants.

Des journées très rythmées

 

 

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Le choix du thème de cette année était parti d’une réflexion initiée par le Défap, et lancée au sein du réseau Jeunesse de l’EPUdF, sur les discriminations (un sujet qui trouvait des échos dans l’exposition « Deviens un héros », achetée par l’EPUdF en partenariat avec le Défap). Puis, au fil des réunions avec les enseignants de l’IPT, cette thématique a été élargie aux injustices, et aux moyens d’y résister. Avec au final trois axes : l’un s’intéressant à la finalité (à quoi on résiste ?), un autre à la personne impliquée (qui résiste ?), et un troisième aux moyens (comment résister ?). Pour les illustrer, aux côtés des divers intervenants et des enseignants de l’IPT, des témoins sont venus évoquer leurs engagements. C’était le cas de Rodolphe Gozegba, venu de Bangui pour faire un doctorat de théologie en France avec le soutien du Défap, puis retourné en République centrafricaine pour y fonder une association : A9, une structure impliquée à la fois dans l’environnement et la cohésion sociale. Elle s’est fait connaître notamment à travers un programme d’agriculture urbaine, qui a permis de former des centaines de familles de la capitale centrafricaine. C’était encore le cas de Marilyn Pacouret, impliquée dans le programme EAPPI : cette initiative du COE (Conseil œcuménique des Églises), dont le nom complet est Ecumenical accompaniement program in Palestine and Israel, soutient les efforts de Palestiniens et d’Israéliens engagés pour la paix dans leurs actions non violentes pour mettre fin à l’occupation. EAPPI est soutenu par le protestantisme français depuis ses origines en 2002. En France, le suivi administratif des volontaires qui y prennent part est assuré par le Défap.

Intervenant sur le module « Qui résiste ? », Éline Ouvry a été amenée à évoquer la formation des volontaires au Défap, qui peuvent être confrontés à des situations difficiles en cours de mission : « On invite nos envoyés à ne pas se positionner comme des sachants et des sauveurs, mais plutôt à être dans une posture d’écoute pour trouver comment travailler avec les partenaires ». L’occasion de s’initier à un exercice d’écoute active pour apprendre à ne pas projeter ce qu’on perçoit comme besoin de l’autre… Mais au-delà des séances de brainstorming, des débats et des ateliers, il y avait aussi ces temps spirituels quotidiens : « God morning » – une lecture et un chant pour commencer la journée… Alternative théologie a aussi emmené les participants hors des murs de l’IPT, lors d’une visite du Défap, ou encore d’un culte à la paroisse EPUdF de l’Oratoire.
 

 

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Alternative Théologie : «Résister aux injustices»

La 4ème édition d’Alternative théologie a lieu du 25 au 30 août 2023 à Paris. Ce camp pour jeunes adultes de 18 et 30 ans qui souhaitent faire de la théologie autrement est proposé par l’Église protestante unie de France et l’Institut protestant de théologie, en collaboration avec le Défap. Le thème de cette année : « Résister aux injustices ».

Alternative Théologie, c’est quoi?

La quatrième édition de l’Alternative Théologie aura lieu du 25 au 30 août 2023 à Paris sur le thème : Résister face aux injustices.

C’est un camp pour jeunes adultes de 18 et 30 ans qui souhaitent faire de la théologie autrement.

L’Église protestante unie de France offre :

  • une proposition Alternative de dialogue pour discuter, partager, penser et s’engager.
  • de Théologie, parce que parler de Dieu, de sa foi, de ses questions, c’est à la portée de toutes et de tous. Quelques jours pour vivre la théologie et réfléchir sur la résistance face aux injustices. Ce camp propose aussi des temps spi, chants, découverte de Paris…

« C’est l’occasion de faire la théologie avec des gens qui ne sont pas des théologiens. Alternative en quelque sorte à la théologie universitaire. C’est une théologie qui se fait en dialogue avec des hommes et des femmes qui se posent des questions et à qui on propose de les poser du point de vue de la théologie. » (Elian Cuvillier)

« C’est un camp, un séminaire pour de jeunes adultes qui veulent mettre en lien leur vie, leur vie personnelle, leur vie professionnelle et leur foi, leurs convictions peut-être pour essayer de se changer, aller plus loin dans leur réflexion et pourquoi pas changer le monde ? » (Stéphane Lavignotte)

Modalités

Alternative Théologie se déroulera à l’Institut protestant de Théologie à Paris.

Hébergement au foyer Saint Jean Eudes

Le tarif normal s’élève à 150 €.

Le tarif de soutien est 200 €.

Si vous réservez vos billets de train SNCF avant le 15 juillet, vous pouvez faire le la demande d’un remboursement jusqu’à 50 % du prix de billet.
 
 

Inscription

Les inscriptions sont ouvertes : voici le lien pour s’inscrire.

Équipe de préparation :

  • Pasteure Christine Mielke, responsable de l’animation nationale de réseaux jeunesse national EPUdF.
  • Professeurs de l’IPT : Elian Cuvillier, Marc Boss, Christophe Singer et Pierre-Olivier Lechot
  • Eline (Service mission Défap)
  • D’autres intervenants seront invités en fonction des thèmes.

Pour plus de renseignements, contactez:

Christine Mielke, secrétaire nationale à l’animation des réseaux jeunesse
christine.mielke@epudf.org

Présentation au cours de l’émission « After Work » du 30 juin 2022, sur EJR Radio :

 




Deviens un héros : en route pour toute la France !

La dernière session de formation des animateurs pour l’exposition « Deviens un héros » a eu lieu au cours du week-end des 3 et 4 juin au siège du Défap. Les participant.es ont pu découvrir les trois modules existants (le groupe, les stéréotypes et la discrimination) afin d’être en mesure de les animer pour un groupe. Désormais, cet outil de sensibilisation à la lutte contre les discriminations va pouvoir essaimer partout en France.

Participants à la formation des 3 et 4 juin pour l’exposition interactive « Deviens un héros » © Défap/EPUdF

Avec l’Église protestante unie de France, nous avons animé ce week-end au Défap une formation à la super exposition « Deviens un héros ». La qualité de cette dernière a été extrêmement appréciée par les participant.e.s, bravo aux EUL qui l’ont créée. Ces deux jours ont été riches en réflexions et en rencontres.

Grâce à ces nouveaux animateurs et nouvelles animatrices formé.e.s, l’exposition va pouvoir être vécue aux quatre coins de la France (ou presque) !

« Deviens un héros » , c’est bien plus qu’une exposition : c’est une animation interactive, destinée aux jeunes de 12 à 18 ans, et c’est surtout un outil pédagogique qui les amène à s’interroger sur leur façon de vivre, avec les autres et dans le monde, face aux peurs, aux tentations de repli et aux risques de dérives de nos sociétés. Le concept en a été développé depuis plusieurs années en Alsace, à Neuwiller-les Saverne, à l’initiative des EUL (les Équipes Unionistes Luthériennes). Le Défap et le Service Catéchèse de la région parisienne de l’EPUdF vous proposent désormais d’y participer.

Comprendre les mécanismes à l’origine des tentations de repli

Pendant la formation des animateurs, dans la chapelle du Défap © Défap/EPUdF

Pour contribuer à une société plus juste, apaisée, où chaque personne puisse être reconnue, il faut comprendre les mécanismes à l’origine des tentations de repli. Et mettre des mots sur les maux qui menacent nos sociétés. Qu’est-ce, par exemple, qu’un préjugé ? Un stéréotype ? D’où viennent-ils et comment se manifestent-ils ? Qu’est-ce qu’une discrimination ? Un harcèlement ? Autant de sujets lourds mais mis en scène de manière ludique à travers cette exposition interactive. Avec l’idée, non pas d’apporter des réponses toutes faites, mais de susciter un échange et d’amener les participants à réfléchir sur les thématiques présentées. Pour leur permettre de devenir de véritables héros du quotidien, ayant développé leur propre réflexion et leurs propres « super-pouvoirs » afin de s’engager contre les discriminations…

« Deviens un héros » a déjà été présenté en région parisienne auprès de participants de diverses paroisses, mais cette exposition interactive a vocation à essaimer. Pour des journées paroissiales, des week-ends caté, des camps… Pour l’animer, une formation est nécessaire. D’où la session du week-end dernier. Si vous êtes vous-mêmes intéressé.e.s pour être formé.e.s vous pouvez contacter Marion à marion.heyl@epudf.org.

Les futurs animateurs pendant la session de formation au Défap © Défap/EPUdF




Église de Guadeloupe : «Un séjour riche en rencontres»

Le pasteur Marc-Henri Vidal vient d’effectuer une mission courte avec le Défap auprès de l’Église Protestante Réformée de Guadeloupe (EPRG). Il témoigne.

Culte célébré à l’EPRG par le pasteur Marc-Henri Vidal © Marc-Henri Vidal pour Défap

 
Parmi ses activités, le Défap accompagne les Églises protestantes de sensibilité luthéro-réformée présentes aux Antilles, en Guyane, à la Réunion et à Mayotte, notamment en contribuant à financer des postes pastoraux mais aussi par un soutien direct et par le financement de projets. Des Églises minoritaires, mais qu’il est essentiel de soutenir, entre une Église catholique fortement implantée et des Églises évangéliques en fort développement. Elles sont accompagnées par des pasteurs envoyés par le Défap pour des missions courtes. Voici le témoignage de Marc-Henri Vidal, parti en avril-mai en Guadeloupe.
  

Dîner avec les membres de la paroisse après une étude biblique © Marc-Henri Vidal pour Défap

 
Nous sommes arrivés en Guadeloupe mercredi après-midi le 19 avril, par un soleil radieux. Venant du Québec, il n’y a pas de décalage horaire, seule la fatigue de 5 heures d’avion. Nous avons été accueillis, mon épouse et moi, par la secrétaire du conseil presbytéral, Fanny, au volant de la voiture de paroisse.

Arrivée au presbytère, une charmante petite maison, construite récemment, confortable, bien appréciée de notre part, au milieu d’un superbe parc, où nous avons fait le tour des lieux. Un autre membre du conseil, Danielle, est venu nous apporter de quoi manger le soir. A cette latitude, le soleil se lève et se couche vers les mêmes heures en toutes saisons, entre 18h et 18h30.

Vendredi 21 avril, nous avions une rencontre du conseil pour planifier notre court séjour. Les sept membres étaient présents. Le courant est tout de suite bien passé entre eux et nous. Sachant mon implication avec les formations à la prédication en Île-de-France, sous la gestion de Marc Pelcé, il fut demandé et décidé que j’anime deux ateliers, le jeudi 27 avril et le mardi 2 mai en début de soirée (18h30 – 20h) en présentiel et distanciel, le président s’assurant de la retransmission vidéo des présentations. Trois personnes sur place, deux en vidéo, ont participé à ces rencontres de formation, tenues au presbytère. L’offre a été faite à l’Église de la Martinique de se joindre à cette formation, mais nous n’avons pas eu de réponse. Les délais d’information étant manifestement trop courts.

Toujours au presbytère, deux études bibliques pour l’ensemble des paroissiens, sur le thème des premiers chapitres de la Genèse : une protohistoire, ont été planifiés pour les mercredis 26 avril et 3 mai, 18h à 19h30. A nouveau, en présentiel et en distanciel. Des rencontres et des échanges qui, selon mon avis, ont été fort riches. La deuxième rencontre fut suivie, ce qui était la veille de notre départ, par un repas fraternel.

Verre de l’amitié après un culte © Marc-Henri Vidal pour Défap

 
Entre 12 et 20 personnes ont participé aux cultes des dimanches 23 et 30 avril (…) Après chaque culte, un « verre de l’amitié » était offert aux présents.

Deux visites pastorales ont eu lieu pendant notre séjour. L’une, lors d’une invitation à déjeuner avec un des membres du conseil, où nous nous sommes retrouvés six à table, et l’autre, ayant invité le président du conseil et son épouse (catholique de tradition) à déjeuner.

D’autres visites auraient été souhaitables, mais la durée du séjour ne le permettait pas. Les paroissiens auraient bien aimé que nous restions plus longtemps.

En conclusion, un séjour riche en rencontres et en activités, deux cultes, deux études, deux formations… en deux semaines.




Deviens un héros : formation à l’animation

À travers les trois modules disponibles (groupe, stéréotypes et discriminations), l’exposition interactive « Deviens un héros », créée par les EUL et désormais proposée par le service catéchèse de l’EPUdF en partenariat avec le Défap, permet à des participants de 12 à 18 ans de développer leurs réflexions et leurs propres « super-pouvoirs » pour s’engager contre les tentations de repli qui menacent nos sociétés. Vous voulez l’utiliser pour un week-end paroissial, un camp… ? Une session de formation pour les animateurs est disponible les 3 et 4 juin. Pour tout savoir et vous inscrire, c’est ici !

« Deviens un héros » : l’exposition interactive

Pour contribuer à une société plus juste, apaisée, où chaque personne puisse être reconnue, il faut comprendre les mécanismes à l’origine des tentations de repli. Et mettre des mots sur les maux qui menacent nos sociétés. Qu’est-ce, par exemple, qu’un préjugé ? Un stéréotype ? D’où viennent-ils et comment se manifestent-ils ? Qu’est-ce qu’une discrimination ? Un harcèlement ? Autant de sujets lourds mais mis en scène de manière ludique à travers « Deviens un héros« , une exposition interactive développée par les Équipes Unionistes Luthériennes (EUL) en Alsace, et proposée depuis janvier par le Défap et le Service Catéchèse de l’EPUdF.

Cet outil pédagogique destiné aux jeunes de 12 à 18 ans les amène à s’interroger sur leur façon de vivre, avec les autres et dans le monde, face aux peurs et aux risques de dérives de nos sociétés. Avec l’idée, non pas d’apporter des réponses toutes faites, mais de susciter un échange et d’amener les participants à réfléchir sur les thématiques présentées. Pour leur permettre de devenir de véritables héros du quotidien, ayant développé leur propre réflexion et leurs propres « super-pouvoirs » afin de s’engager contre les discriminations…

« Deviens un héros » a déjà été présenté en région parisienne auprès de participants de diverses paroisses, mais cette exposition interactive a vocation à essaimer. Pour des journées paroissiales, des week-ends caté, des camps… Pour l’animer, une formation est nécessaire. C’est ce que proposent désormais le service national de catéchèse et le réseau jeunesse national de l’EPUdF, en partenariat avec le Défap. La prochaine session de formation des animateurs aura lieu au cours du week-end des 3 et 4 juin au siège du Défap. Les participant.es pourront découvrir les trois modules existants (le groupe, les stéréotypes et la discrimination) afin d’être en mesure de les animer pour un groupe.

Inscrivez-vous !

Pour cette session de formation, une trentaine de places sont disponibles.

  • Quand : Du samedi 3 juin à 16h au dimanche 4 juin à 16h
  • Où : Au Défap (102 boulevard Arago, 75014 Paris)
  • Prix : 50€ de participation aux frais (ce montant comprend le coût de la formation, l’hébergement au Défap et trois repas sur place)



Premier round au Défap pour l’expo « Deviens un héros »

Des groupes de jeunes enthousiastes et des perspectives d’animation en paroisse : la première journée de l’exposition interactive « Deviens un héros », organisée samedi 21 janvier par le Défap et le service Catéchèse de l’Église protestante unie de région parisienne, a largement convaincu. Destinée à des participants de 12 à 18 ans, elle vise à permettre à chacun de développer des « super-pouvoirs » pour déconstruire les préjugés et lutter contre les discriminations. Prochains rendez-vous : les 11 et 12 février. Il reste encore des places pour vous inscrire !

« Deviens un héros » : une exposition interactive qui déménage !

Non, ce n’est pas la nouvelle danse à la mode qui va bientôt envahir les « dancefloors ». Pas davantage une séance de gymnastique mêlant Tai-chi-chuan et close-combat. Pas plus un parcours du combattant en zone urbaine. Ni une épreuve du dernier jeu télévisé pour gagner des millions… Ce que vous voyez sur cette photo, ce sont les participants d’un des modules de l’expo interactive « Deviens un héros » qui a été présentée pour la première fois en région parisienne samedi, au siège du Défap. De quoi réaliser que cette exposition n’avait rien de statique et qu’elle stimulait au contraire l’engagement physique… Et si l’on n’y gagnait pas des millions, on pouvait en tout cas y développer des super-pouvoirs fort utiles face aux maux actuels de notre société…

À mi-chemin entre l’exposition et l’animation, entre le spectacle et le jeu, « Deviens un héros » est un concept qui a été développé à l’origine par les EUL, les Équipes Luthériennes Unionistes, en Alsace. Destinée depuis sa création à permettre la rencontre, le partage et les réflexions pour les jeunes, en lien avec l’Évangile, cette association a décidé depuis plusieurs années, à travers « Deviens un héros », de s’engager contre les tentations de repli au sein de notre société et contre les risques de stigmatisation des minorités. Grâce à la collaboration entre le Défap et le service Catéchèse de l’Église protestante unie de région parisienne, cette exposition interactive a pu être présentée pour la première fois à Paris le samedi 21 janvier.

Qu’est-ce qui définit l’identité d’un individu ? © Défap

« Les jeunes ont bien joué le jeu, et ont beaucoup apprécié », témoigne Éline, du service Animation du Défap, qui animait l’exposition interactive. Pour cette première journée, deux groupes de jeunes, avec des moyennes d’âge assez différentes, ont eu l’occasion de développer leurs « super-pouvoirs » pour lutter contre les discriminations. Chacun a pu explorer un module distinct : l’un centré sur le groupe et les effets de groupe, l’autre sur les préjugés et les stéréotypes. Avec à chaque fois l’idée, non d’apporter des réponses toutes faites, mais de pousser les participants à la réflexion. Les participants du matin ont déjà fait savoir qu’ils espéraient pouvoir emprunter le matériel de l’exposition pour des animations dans leur propre paroisse… Ce qui est précisément le but recherché : l’idée est en effet de rendre cette exposition itinérante, et qu’après sa présentation au Défap, elle puisse tourner dans d’autres villes de France, afin de sensibiliser un maximum de jeunes, de manière ludique.

En Alsace, animée par les Équipes Luthériennes Unionistes depuis 2017, cette exposition a déjà été présentée à près de 5000 jeunes (lycées et collèges, rencontres de jeunes en paroisse, week-ends de catéchèse…). Vous pouvez encore la découvrir au Défap les 11 et 12 février, avant qu’elle n’essaime : il reste de la place pour vous inscrire ! Le formulaire est ici :
 

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Méfiez-vous des étiquettes ! © Défap




Deviens un héros : s’engager contre les discriminations

Pour s’engager contre les discriminations ou lutter contre les tentations de repli qui menacent nos société, pas besoin de venir de Krypton ou de Gotham : ce dont on a besoin, c’est de héros du quotidien ! C’est le thème de l’exposition interactive « Deviens un héros », destinée aux 12-18 ans, développée par les Équipes Unionistes Luthériennes. À travers elle, les participants pourront apprendre à développer divers pouvoirs pour une société plus fraternelle… Vous pourrez la découvrir à Paris début 2023 grâce au Défap et au Service Catéchèse de la région parisienne de l’EPUdF. Pour tout savoir et vous inscrire, c’est ici !

« Deviens un héros » : à découvrir début 2023 au Défap !

« Deviens un héros« , c’est bien plus qu’une exposition : c’est une animation interactive, destinée aux jeunes de 12 à 18 ans, et c’est surtout un outil pédagogique qui les amène à s’interroger sur leur façon de vivre, avec les autres et dans le monde, face aux peurs, aux tentations de repli et aux risques de dérives de nos sociétés. Le concept en a été développé depuis plusieurs années en Alsace, à Neuwiller-les Saverne, à l’initiative des EUL (les Équipes Unionistes Luthériennes). Le Défap et le Service Catéchèse de la région parisienne de l’EPUdF vous proposent désormais d’y participer à partir de début 2023. Pour la découvrir au Défap, rendez-vous au 102 boulevard Arago, à Paris, aux dates suivantes :


À travers ce parcours ludique, les jeunes se forment à la lutte contre les discriminations et le racisme. Ils développent plusieurs pouvoirs pour devenir les héros qui changeront le monde ! Car pour cela, il n’est pas nécessaire d’attendre des super-héros venus de Krypton ou de Gotham : il est possible de devenir des héros du quotidien, en s’engageant pour une société plus fraternelle et plus ouverte.

Pour s’inscrire individuellement ou inscrire un groupe, le formulaire est ici :
 

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Comment se déroule la visite ?

Tout au long du parcours, au travers des différents modules, des débats sont suscités sur chaque thématique, amenant chacun à partager ses expériences vécues et à s’interroger sur les questions de la discrimination, du racisme, de la xénophobie…

L’exposition se décline en trois modules complémentaires mais indépendants les uns des autres (les groupes, les préjugés, les discriminations). Au Défap, nous vous proposerons de découvrir deux de ces modules. À chaque créneau horaire, ces deux modules seront animés pour deux groupes de 15 personnes. Si vous réservez un seul créneau, vous découvrirez donc aléatoirement un seul module. Vous pouvez aussi réserver deux créneaux (le même jour ou deux jours différents) pour avoir la possibilité de vivre les deux modules. Si vous souhaitez après votre visite aborder également le troisième module, nous pourrons envisager ensemble comment faire.

L’animation autour d’un module dure environ deux heures et nous pouvons accueillir au maximum 30 personnes (en deux groupes de 15) sur un même créneau horaire.

Depuis 2017, l’exposition a été présentée à près de 2000 jeunes (lycées et collèges, rencontres de jeunes en paroisse, week-ends aux EUL…).




Nuits de la lecture : peur de l’autre

Les 7ème « Nuits de la lecture » se tiennent du 19 au 22 janvier 2023 sur le thème de la peur. Le Défap participe à cet événement organisé par le Centre national du livre à travers une soirée de lecture à haute voix de textes choisis dans sa bibliothèque, ou puisés parmi les créations des participants, sur le thème de la « Peur de l’autre ». Pour tout savoir et vous inscrire, c’est ici !

Détail de l’affiche des 7èmes « Nuits de la lecture », créée par l’artiste Aude Samama

Après l’amour en 2022, les Nuits de la lecture se tournent vers un autre genre de sensations fortes, puisque le thème choisi pour la 7ème édition est celui de la peur… Créées en 2017 par le ministère de la Culture pour promouvoir le livre et la lecture, elles sont aujourd’hui organisées par le Centre national du livre (CNL). Elles fédèrent chaque année plusieurs milliers d’événements en France, portés par les professionnels du livre et les lecteurs. Cette année le Défap y participe et a choisi pour thème « Peur de l’autre ».

Dans les albums et contes, dévoreurs à dents longues, sorcières, diables et autres monstres nous parlent de nos peurs enfantines – ce qui nous dépasse, nous menace, ce qui nous est inconnu.
Adultes, nos lectures continuent à interroger notre intériorité et notre regard sur le monde : que deviennent alors nos peurs enfantines ? Peur de l’autre, étranger qui vient fracturer notre intime dans la rencontre ? Peur de l’autre, étrange-té inavouable – parce que inacceptable – en nous ?

Pour participer, rendez-vous au 102 boulevard Arago, à Paris :


Des sélections de textes, puisés dans les rayonnages de la bibliothèque, vont venir éclairer cette question.

Vous pouvez aussi participer en envoyant votre texte (1500 mots) sur le thème de cette soirée « Peur de l’autre ». Après sélection, certains d’entre eux seront lus pendant la soirée, et tous les écrits rejoindront le recueil de textes. Tout genre littéraire est bienvenu : poésie, philosophie, roman, BD… Envoyez votre texte à animation@defap.fr avant le 20/12/2022.

Pour s’inscrire individuellement ou inscrire un groupe, le formulaire est ici :
 

Inscrivez-vous !

 
L’entrée est gratuite ; mais le nombre de place étant limité, l’inscription préalable pour participer à cette soirée est fortement recommandée.

Une soirée de lectures à haute voix pour écouter les mots des autres. Sans peur aucune ?




Le Défap au musée du Vivarais Protestant

Du 26 juin au 8 septembre 2022, le Défap s’installe au musée du Vivarais Protestant. À découvrir sur place : une exposition sur le Service protestant de mission et son histoire, mais aussi des jeux pour permettre aux enfants de le découvrir de manière ludique ; et pour les petits comme pour les plus grands, un jeu de plateau pour s’aventurer à l’intérieur du Défap et en dévoiler tous les secrets…

Et si vous vous laissiez tenter par une partie d’escape game ? © Défap

L’année 2021, c’était, pour le Défap, l’année du cinquantenaire : 50 ans d’existence pour une structure créée fin octobre 1971 et directement issue de la Société des missions évangéliques de Paris. L’occasion de revenir sur les évolutions du Défap et ses adaptations à un monde de plus en plus changeant tout au long de ce demi-siècle ; l’occasion aussi de le présenter d’une manière inédite pour des publics peu sensibilisés aux questions liées à la mission… De cette année de célébration sont restées des réalisations qui permettent de mieux s’approprier l’histoire des missions protestantes d’hier et d’aujourd’hui, et de comprendre la place particulière qu’y tient le Défap.

Tout au long de l’été, vous pourrez en retrouver certaines au musée du Vivarais Protestant – l’un des lieux emblématiques de la mémoire protestante en France, puisqu’il a été installé dans la maison natale de Pierre et Marie Durand : Pierre, restaurateur des églises réformées en Vivarais, fut pendu à Montpellier pour avoir contrevenu aux ordres du roi ; quant à Marie Durand, sa sœur, elle fut emprisonnée et refusa d’abdiquer sa foi durant 38 ans à la Tour de Constance.

Le Défap expliqué aux plus jeunes : parcours de découverte à travers la « mini-maison » du Défap © Défap

L’histoire du Défap est elle aussi riche d’engagements et de défis. Vous pourrez le découvrir à travers l’exposition réalisée à l’occasion de son cinquantenaire, et qui y sera visible tout au long de l’été. Une version web, disponible ici, vous en donnera déjà un aperçu. Mais au-delà de l’histoire, vous pourrez aussi vous familiariser avec les enjeux actuels du Défap, et même vous glisser dans la peau d’envoyés sur le point de partir sur leur lieu de mission : pour les jeunes cherchant un engagement, ou simplement curieux et intéressés par la mission aujourd’hui, un jeu de plateau escape game sera disponible pour explorer le Défap tout en s’amusant. Il y aura également un livret de jeux pour les enfants pour qu’ils puissent, eux aussi, le découvrir de manière ludique.

Un jeu pour explorer le Défap © Défap

Cette exposition et ces jeux seront disponibles du 26 juin au 8 septembre ; voici les horaires d’ouverture du musée pendant l’été :

  • Le 26 juin lors de la fête annuelle du musée
  • Du 1er juillet au 31 août : 10h-18h tous les jours sauf le dimanche (14h-18h)
  • Du 1er au 8 septembre : 14h-18h tous les jours sauf le lundi (fermeture)



Le Défap est dans le pré !

Entre le 4 et le 6 juin 2022, le Défap sera présent au grand rassemblement de jeunes de l’UEPAL « La Parole est dans le Pré ». Avec des animations emmenées par Éline O. dans son sac à dos, ainsi que tous les éléments nécessaires pour organiser une belle partie d’escape game sur le thème du Défap et de la mission aujourd’hui…

Photo extraite de la page Facebook de « La Parole est dans le Pré », le grand rassemblement des jeunes de l’UEPAL © UEPAL

Avant les tentes, les matelas de camping et les soirées à la belle étoile ; avant les bébêtes qui piquent, les herbes qui démangent et les discussions théologiques en forme de poil à gratter autour des feux de camp, ça s’active ferme au sein des équipes chargées de l’organisation de « La Parole est dans le Pré » (« PdP » pour les initiés). Facebook bourdonne de posts et de photos de jeunes et bénévoles en plein travail, entre extraits musicaux pour donner l’eau à la bouche aux futurs participants et conseils avisés sur le « dress code » officiel de l’opération (à savoir : bottes et chapeau de paille). Le thème de cette édition 2022 : Choisis la vie !

Comme l’annonce le site de l’opération avec gourmandise, ce sera pour tous les participants l’occasion de « vivre des expériences par dizaines comme : chanter, écouter de la musique, danser, célébrer un culte, jouer à des jeux originaux, faire du sport, des activités artistiques, bronzer (enfin normalement), se coucher tard, se lever tard, faire des photos, du théâtre, manger des chips arrosées de boisson gazéifiée sucrée, goûter au fromage de la ferme, au lait de la vache, apprendre le tricot, participer à un grand jeu, lire des textes bibliques comme on n’en pas l’habitude, se sentir libre comme la fourmi dans son champ, compter les étoiles du ciel, découvrir le football luthérien, la pétanque carrée et ce qui se cache derrière la robe des pasteurs (je n’ai pas dit sous). La Parole est dans le Pré, c’est vraiment pour tous les amateurs de liberté. »

Un demi-millier de jeunes attendus

Au programme, après une cérémonie d’ouverture au ton décalé : un grand jeu inter-villages avec des ateliers et des défis ; un temps de méditation dans un amphithéâtre de verdure ; des invités qui viendront témoigner de leur engagement ; un culte, une soirée festive, des animations bibliques… Tout ceci sur trois jours et deux nuits. Et le Défap sera sur place, avec Éline O. qui présentera des animations sur le thème de la mission, et qui donnera aussi aux participants l’occasion de mieux connaître, de façon ludique, le Service protestant de mission à travers son escape game…

Illustration pour « La Parole est dans le Pré », le grand rassemblement des jeunes de l’UEPAL © UEPAL

Le logo de cette année est à lui tout seul une véritable déclaration de foi : on y retrouve pêle-mêle une tête de vache sous un parasol, des bottes au décor de pâquerettes… « La Parole est dans le Pré », c’est un peu le croisement entre un rassemblement scout et un festival : un cocktail de bonne humeur et d’ambiance estivale. Il y a de la musique et des rencontres, tout ceci tournant autour du partage de la foi. Cette année 2022 marque le grand retour de ce rassemblement, organisé tous les deux ans, après une période obscurcie par la pandémie de Covid-19 et par son cortège de restrictions sanitaires. Et pour marquer ce retour, « Le nouveau Messager » a consacré un dossier à l’événement, dans lequel il donne notamment la parole à des jeunes participants.

Ce rassemblement de jeunes chrétiens en est à sa sixième édition. Et en un peu plus d’une dizaine d’années, en dépit d’un lieu de rendez-vous au nom imprononçable pour des non-Alsaciens (Pfaffenhoffen), il a largement conquis son audience et sa légitimité, au point de devenir « le » grand rassemblement des jeunes de l’UEPAL (l’Union des Églises Protestantes d’Alsace et de Lorraine)… mais aussi d’ailleurs. Lors de la dernière édition du rassemblement en 2018, 500 jeunes avaient participé à l’événement. Pour cette année, après la difficile parenthèse du Covid qui a donné aux jeunes l’envie de revenir aux rencontres « en présentiel », les organisateurs en espèrent au moins autant. Le public cible, c’est celui des ados de 12 à 16 ans ; mais pour celles et ceux qui ont passé la limite d’âge, il y a largement de la place parmi les équipes d’animation.