Un week-end riche en temps forts pour les Églises du Défap

Synode national de l’Église protestante unie de France, Synode des Églises réformées évangéliques… Suivez ces réunions d’Églises membres du Service protestant de mission en direct sur Facebook.

Le Synode national de l’Église protestante unie de France

Il se tiendra jeudi 30 mai à 18h au dimanche 2 juin 2019 à 13h au Centre Œcuménique Saint-Marc à Grenoble.

Le pasteur Christian Galtier, modérateur de cette session, accueillera les 220 délégués venant des neuf Régions et des invités de France et d’Europe. Il conduira leurs travaux, nourris par les divers rapports de l’Église, les réflexions en cours, ses projets et ses finances.

Dans le protestantisme, réunis lors d’une session d’un Synode, les délégués des Églises locales (formés de pasteurs et de laïcs), décident ensemble des orientations à donner à la vie de l’Église. Les synodes (régionaux, national) manifestent aussi le lien de communion unissant les Églises locales entre elles. Ils rendent visible la réalité de l’Église sur le plan régional et national. Dans l’Église protestante unie de France, le Synode national est l’instance souveraine puisque le Synode national prend toutes les décisions qui engagent les Églises locales et les paroisses. Ses débats sont relayés régionalement avant décision. Il élit un Conseil national qui gère l’Union et met en oeuvre les décisions et orientations synodales entre deux sessions annuelles.

À l’occasion de ce prochain synode, retrouvez une interview de la pasteure Emmanuelle Seyboldt, Présidente du Conseil national de l’Église protestante unie de France, sur RCF :

Le thème principal du Synode est : Vivre ensemble. Il s’agit de revoir les textes qui régissent la vie de l’Église afin de les amender.

Trois temps forts de ce Synode national :

  • Jeudi 30 mai à 18h30 avec le message d’ouverture de la présidente, la pasteur Emmanuelle SEYBOLDT,
  • Samedi 1er juin à 18h00 avec l’accueil des autorités civiles:
    Monsieur le Président de la métropole de Grenoble, Christophe FERRARI,
    Monsieur le Maire de Grenoble, Éric PIOLLE,
    Monsieur le Préfet de l’Isère, Lionel BEFFRE.
  • Dimanche 2 juin à 11h00 où neuf nouveaux pasteurs seront accueillis lors du culte final, récemment ordonnés dans leur ministère.
    Eloïse DEUKER, Mandeure, Valentigney (Est-Montbéliard),
    Corinne GENDREAU, Arcachon ‘(Sud-Ouest),

    Pierre-Alain JACOT Vallées cévenoles, (Cévennes-Languedoc-Roussillon),
    Sandrine MAUROT, Roubaix-Tourcoing (Nord-Normandie),
    Sophie OLLIER, Le Mans et la Sarthe –Ouest),
    Ivan RAKOTOVAO, Cambrésis 1 (Nord-Normandie),
    Sylvie RIGAL, Nérac (Sud-Ouest),
    Aude SEITZ, Terre du Milieu (Cévennes-Languedoc-Roussillon),
    Noé WALTER, Melun (Région parisienne).

Retrouvez ci-dessous un schéma résumant l’organisation de l’EPUdF :

Le Synode des Églises réformées évangéliques

Il se tiendra à St Jean de Maruéjols et Avéjan (30), du 30 mai au 2 juin.

«Dans un contexte de crise durable, les chrétiens s’interrogent profondément sur leur place dans la société d’aujourd’hui. Comment doivent-elles redéfinir leur mission dans un environnement en pleine mutation? A quoi ressemble affirmer ses convictions dans une société de plus en plus éclatée? Comment les Églises chrétiennes peuvent-elles s’insérer dans un tissu social en recomposition et s’engager pour plus de justice sociale? C’est à l’ensemble de ces questions que tenteront de répondre nos trois intervenants dans le cadre d’une réflexion partagée placée sous le slogan : Nos pas pour demain.

Le pasteur Etienne Lhermenault, président-sortant de l’instance représentative des évangéliques de France (CNEF), apportera une communication sur sa vision des défis sociétaux et leur implication pour nos Églises protestantes. Le pasteur Philippe Girardet, ex-président de l’UNEPREF et Directeur de Faculté Libre d’Etudes Politiques et d’Economie Solidaire (Paris Sud, Montpellier, Dakar), apportera une réflexion sur les grandes mutations sociales et leurs conséquences sur l’engagement social de nos Églises. Le journaliste et essayiste, Olivier Beylon, apportera une synthèse de la réflexion menée en ouvrant sur des pistes concrètes proposées sous forme de déclaration.

Pour marquer notre synode d’un symbole, et en écho aux paroles du Réformateur Martin Luther qui, questionné sur la fin du monde, répondit : “Même si je savais que demain le monde partirait en morceaux, je planterais tout de même mon pommier”, un olivier, symbole méditerranéen de la paix, sera planté devant le temple en présence des autorités religieuses et civiles.»

Programme de ce Synode de l’Unepref :

  • Jeudi 30 mai :
    -De 9h à 19h : séance du synode dans la salle paroissiale du Temple de St Jean-de-Maruéjols.
  • Vendredi 31 mai :
    -De 9h à 19h : séance du synode dans la salle paroissiale du Temple de St Jean-de-Maruéjols.
    -A 16h45 : communication : Nos pas pour demain en tant que protestant évangélique, par Etienne Lhermenault, président sortant du Conseil national des évangéliques de France (CNEF).
  • Samedi 1 juin :
    -A 11h15 : communication : Quels pas vers la société de demain? par Philippe Girardet, ex-président de l’UNEPREF, Directeur de la Faculté Libre d’Etudes Politiques et d’Economie Solidaire (Paris Sud, Montpellier, Dakar).
    -A 12h30 : réception des invités officiels avec prise de parole et symbole de la plantation d’un olivier sur le parvis du Temple.
    -A 15h : synthèse finale de la thématique par Olivier Beylon.
    -A 21h : “Tous en scène”, spectacle de la troupe de théâtre Agapé, salle des Annels.
  • Dimanche 2 juin :
    -A 10h30 : culte en présence des délégués avec la consécration d’un pasteur.

Retrouvez ci-dessous un schéma résumant l’organisation de l’Unepref :




La tête et le cœur




Nicaragua : nourrir les corps et donner une espérance

Dans un pays qui cumule violence politique et aléas climatiques, le CIEETS s’efforce depuis longtemps de promouvoir des projets prenant en compte aussi bien les besoins physiques que spirituels. Partenaire de longue date du Défap en Amérique latine, il s’occupait jusqu’à présent surtout de développement auprès de communautés rurales, le tout axé sur une solide base chrétienne, vue comme un socle indispensable à son engagement social. Avec le développement, depuis avril 2018, d’une forte contestation du régime de Daniel Ortega, suivie d’une reprise en main brutale par le pouvoir, le CIEETS a aussi développé des programmes pour venir en aide aux populations urbaines les plus fragilisées.

Vue du projet de cultures lancé par le CIEETS à Managua et soutenu par l’Entraide luthérienne. En chemise blanche, Tania Valesca © CIEETS

Le projet concerne une soixantaine de familles du district de Managua, au Nicaragua. Il est caractéristique de ce que veut promouvoir le CIEETS (Centre Inter-Ecclésial d’Études Théologiques et Sociales) : prendre soin des besoins tant physiques que spirituels. Sur le plan matériel, il s’agit de permettre à des familles très pauvres, dans un quartier difficile, de parvenir à l’autosuffisance alimentaire. Pour cela, des cultures ont été développées avec l’aide du CIEETS, en tirant profit d’espaces inutilisés en environnement urbain. L’idée étant non seulement d’aider les familles à se nourrir, à s’approcher de l’autosuffisance alimentaire, mais aussi de vendre les produits de leurs cultures sur les marchés. Parallèlement, ont été développés des ateliers, des groupes de parole, des animations pour les enfants… Il s’agit non seulement de nourrir les corps, mais de guérir toute une communauté. Le tout avec une solide base chrétienne : parmi les partenaires du projet, on trouve d’ailleurs bon nombre d’Églises locales. Et des partenaires étrangers, parmi lesquels, en France, l’Entraide luthérienne, qui a participé au financement du projet.

En ce 21 mai 2019, Jaïro Arce Mairena et Tania Valesca, qui représentent l’équipe de direction de la branche sociale du CIEETS, l’AMAD (Area de Medio Ambiente y Desarrollo, Direction de l’environnement et du développement), sont à Paris à l’invitation du Ceras (Centre de recherche et d’action sociales) pour participer à un colloque international organisé au siège de l’Unesco sur le thème : «Quel travail pour une transition écologique solidaire ?» Tous deux sont de passage au Défap, qui entretient avec le CIEETS des liens de longue date, et présentent leur projet de culture en milieu urbain en présence de Florence Taubmann (qui est en charge du pôle Animation – France du Service protestant de mission) et de Fabienne Chambry, présidente de l’Entraide luthérienne. Jaïro Arce Mairena insiste tout particulièrement sur les aspects spirituels et psychologiques du projet : «Il ne s’agit pas seulement pour ces familles de se nourrir ; s’occuper de ces cultures permet aussi à chacun d’avoir une meilleure image de soi, d’échapper à la violence. Ce projet a un impact moral et psychologique important : les gens se sentent considérés, aidés et accompagnés. Ils ne sont plus prisonniers entre le désespoir et le désir de se venger.»

Un groupe de parole à Managua. Au centre, Tania Valesca © CIEETS

Relier la théologie à la vie

À travers la présentation de ce projet, ressortent à la fois toute la difficulté de vivre aujourd’hui au Nicaragua, et tout le travail du CIEETS pour, comme le souligne Jaïro Arce Mairena, «encourager les gens et leur donner une espérance.» Cumulant une suite de guerres et d’aléas environnementaux, le Nicaragua est l’un des pays des plus pauvres d’Amérique, juste après Haïti. Près du tiers des 6 millions de Nicaraguayens vivent en-dessous du seuil de pauvreté. D’après l’édition 2016 du Corruption Perception Index de l’ONG Transparency International, le Nicaragua est aussi l’un des pays les plus corrompus en Amérique Latine, classé au 145ème rang sur 176 pays étudiés. Son niveau de corruption ne cesse d’augmenter, notamment dans les services publics, la police et le système judiciaire. Ce qui était vrai avant même les troubles politiques d’avril 2018, marqués par un rejet du président Daniel Ortega et de pratiques vues comme dictatoriales, ainsi que par des violences qui ont bloqué tout le pays, avant une répression féroce qui n’a épargné aucune catégorie de la population. Avec comme corollaire un appauvrissement accru des plus fragiles, et des difficultés pour se nourrir non seulement dans les campagnes, mais aussi en ville…

Dans ce pays qui reste encore essentiellement rural, dont les trois-quarts des habitants vivent de l’agriculture, les Églises ont depuis longtemps un rôle moteur, en lien avec les municipalités, pour former à la gestion de l’eau et à une agriculture durable. La branche sociale du CIEETS, l’AMAD, avait ainsi lancé des formations sur plusieurs années destinées à des communautés rurales. Ses programmes se développaient jusqu’à récemment sur trois axes : sécurité alimentaire, gestion des risques et changement climatique. Situé sur une zone tectonique active, le Nicaragua compte en outre plus de 40 volcans en activité ; la saison des pluies (qui dure de mai à novembre) est marquée par un fort risque de cyclones. L’ouragan Mitch, en octobre 1998, avait ainsi dévasté près du tiers du territoire. Malgré cela, le Nicaragua n’a pas développé une culture du risque naturel, ce qui le rend particulièrement vulnérable. Le CIEETS, à travers sa branche sociale, s’est depuis longtemps attaqué à ces problèmes en tentant d’éduquer les communautés rurales.

Avec la crise politique, les violences et l’impact tant des manifestations que de la répression sur l’économie, l’AMAD a étendu ce programme aux villes. C’est ainsi qu’est né le projet de Managua. «Il s’agit de notre premier projet en zone urbaine, souligne Jaïro Arce Mairena. Concrètement, nous avons utilisé des espaces existants mais non valorisés, des patios, pour y installer des cultures.» Dans ces équivalents de jardins ouvriers réinventés en pleine crise nicaraguayenne, on trouve oranges, mandarines, bananes, mangues, citrons, ananas… tous les fruits traditionnels de ce climat tropical. Mais aussi des yuccas, utilisés comme plantes ornementales sous nos latitudes, mais dont la racine est aussi comestible : bouillie, elle évoque le manioc. De quoi se réconcilier avec la terre, avec soi-même : Jaïro Arce Mairena insiste sur l’effet cathartique produit, en combinaison avec les groupes de parole, sur «des gens vraiment abîmés sur le plan émotionnel par les violences.» De quoi raviver aussi la foi des participants et de relier la théologie à la vie, quand la spiritualité elle-même devient un enjeu de pouvoir et un moyen pour le clan Ortega de tenter de se maintenir en place : Rosario Murillo, l’épouse de Daniel Ortega propulsée au poste de vice-présidente, ne va-t-elle pas jusqu’à mêler références bibliques et ésotérisme dans ses apparitions télévisées défendant le régime ? «Elle prononce de véritables sermons, souligne Jaïro Arce Mairena. Il y a une tentative claire d’essayer de rameuter la population par le biais de la foi. L’Église catholique a d’ailleurs pris ses distances.»

Franck Lefebvre-Billiez

Retrouvez ci-dessous une vidéo du CIEETS présentant le projet de Managua, qui a bénéficié du soutien de l’Entraide luthérienne :




«Le 21ème siècle sera théologique !»

Renouveler la pensée théologique protestante en créant un réseau des théologiens protestants qui dépasse les courants ; offrir un espace à une nouvelle génération de théologiens et leur donner une visibilité : c’est l’ambition des «Rendez-vous de la pensée protestante». Le premier a lieu le dernier week-end de juin : les 29 et 30 juin 2019. Avec un week-end complet pour les théologiens, mais aussi une soirée publique. À vos agendas !

Les protestants ont-ils une parole trop consensuelle, trop bien intégrée, trop sage qu’elle en est devenue insignifiante ? Et pourtant, nous aurions tant de choses à dire concernant la guérison d’un monde malade envahit par l’argent-roi, à propos d’un christianisme non clérical qui pourrait inspirer les catholiques, au sujet d’une exigence de justice pour les plus vulnérables marquée par une éthique de l’amour, à propos de la distance et de l’articulation nécessaires du religieux et du politique dans une société qui doute d’elle-même, au sujet de la tension féconde entre critique et convictions, à propos d’une espérance possible dans un monde qui court vers une catastrophe annoncée…

Dix bonnes raisons de vous intéresser aux rendez-vous de la pensée protestante

1. parce que nous avons besoin de renouveler l’intelligence de notre foi
2. parce que la manière protestante de penser la foi chrétienne doit être pertinente pour nourrir nos Eglises et pour inspirer le monde qui vient
3. parce qu’il n’est ni normal ni souhaitable que la théologie continue d’être dénigrée dans nos églises comme dans la société
4. parce qu’il n’est ni normal ni souhaitable que la théologie soit l’affaire de quelques spécialistes et que la pensée protestante a besoin des contributions de chacun
5. parce que c’est la première fois que toutes les facultés de théologie protestante seront réunies pour travailler ensemble sur un même thème
6. parce qu’il est toujours plus fécond de penser à plusieurs, en se confrontant à des pensées différentes de la sienne
7. parce que nous préférons construire des ponts entre les différentes familles spirituelles qui traversent le protestantisme
8. parce que c’est une formidable occasion de créer un réseau qui n’existe pas encore
9. parce que nous voulons donner un écho et une place à une nouvelle génération de théologiens protestants
10. parce que « le Seigneur en a besoin » (Luc 19,31)

 

Présentation des Rendez-Vous

Pour une relance de la Théologie
‘Les rendez-vous de la pensée protestante’ : un projet innovant et enthousiasmant pour stimuler et encourager le débat théologique au sein du protestantisme Français et permettre à de jeunes théologiens de se faire connaître. Nous présentons ici le projet à partir des textes écrits par les auteurs de l’initiative.

Des constats et des besoins
De plusieurs côtés a surgi et été entendu l’appel à retrouver et à renouveler la réflexion théologique protestante. La Nuit des Thèses de Protestants en Fête 2017 a offert un bel exemple de ce qu’il est possible de construire ensemble. Dans le même temps, il faut faire le double constat que, d’une part nous manquons de théologiens prêts à assumer la vocation doctorale et proprement intellectuelle, un ministère à la fois au service de nos Eglises et porteur d’une réflexion pertinente pour aujourd’hui, et d’autre part les lieux de discussion et de construction de la pensée théologique par le dialogue font défaut notamment au sein du protestantisme francophone, réduisant souvent le débat à une confrontation stérile ou à des anathèmes dérisoires. Il en résulte bien souvent que les églises ne se sentent pas ou peu nourries spirituellement et intellectuellement et que la pensée protestante reste largement inaudible dans l’espace public.

Quatre objectifs
Le premier objectif consiste à encourager, porter et soutenir l’émergence d’une pensée théologique renouvelée et axée sur des problématiques discernées pour leur pertinence pour l’Eglise et pour le monde contemporain. Il s’agit d’éviter de juxtaposer des prises de paroles individuelles pour élaborer ensemble une pensée à plusieurs.

Le deuxième objectif veut discerner et donner l’occasion d’émerger à une nouvelle génération de théologiens en mettant la lumière sur des étudiants, des doctorants mais aussi des docteurs, des pasteurs, des théologiens ou des passionnés de théologie pour les encourager et les soutenir dans ce ministère.

Le troisième objectif vise à créer un réseau des théologiens protestants francophones. La double dimension conviviale et spirituelle semble fondamentale pour la vie de ce réseau et l’efficacité du dialogue théologique.

Le quatrième objectif cherche à rendre audible une parole protestante dans l’espace public en offrant l’occasion d’une élaboration originale et les moyens de diffusion de cette pensée théologique renouvelée permettant de développer sa visibilité.

Une association et un réseau
Pour donner chair à ce réseau des théologiens protestants et pour soutenir l’organisation d’une rencontre annuelle, une association est créée, appelée « Les rendez-vous de la pensée protestante ».

Indépendante de toute institution, elle agit en partenariat avec la Fédération Protestante de France et vise à transcender les clivages en rassemblant toutes les familles spirituelles et intellectuelles qui traversent le protestantisme français sur la seule base de la recherche théologique de qualité.

Les partenaires privilégiés pour discerner une nouvelle génération de théologiens sont naturellement les six facultés de théologie protestante : le Campus Adventiste du Salève, la Faculté Libre de Théologie Evangélique de Vaux-sur-Seine, la Faculté de Théologie Protestante – Université de Strasbourg, la Faculté Jean Calvin d’Aix-en-Provence, l’Institut Protestant de Théologie, les Facultés de Montpellier et de Paris.

L’adhésion des personnes physiques à l’association se fait à titre strictement personnel et non pour représenter une institution. Tous les membres s’engagent à l’estime de la foi de l’autre autant qu’à la reconnaissance réciproque de l’intelligence de chacun.

L’association est dirigée par un comité de pilotage constitué de membres fondateurs issus de toutes les familles du protestantisme.

Une méthode de travail originale pour un rendez-vous annuel
Chaque année, l’association propose un sujet de réflexion ainsi qu’un rendez-vous le dernier week-end du mois de juin. En octobre, le comité de pilotage pose le sujet choisi avec un argumentaire qui explore la problématique. Chaque faculté choisit un binôme composé d’un professeur et d’un ou plusieurs étudiants (niveau master ou doctorant) pour travailler ensemble à la rédaction de thèses. L’association propose d’animer le réseau des théologiens en constituant des petites équipes de théologiens et en leur proposant de travailler ensemble pour contribuer au débat.

Fin janvier, les thèses rédigées par chaque binôme (étudiant/professeur) sont envoyées d’une part aux autres facultés pour qu’elles soient lues et travaillées en amont de la rencontre selon la méthodologie proposée qui travaille sur la traduction de la pensée de l’autre et la fécondité des écarts constatés et, d’autre part, mises à disposition de petites équipes de théologiens membres au réseau qui ont été désignées en amont.

Fin juin, lors de la rencontre, seront proposés : une dose de convivialité et un part de spiritualité pour donner corps au réseau ; un travail d’élaboration théologique à partir des thèses et des réactions sur les thèses ; des travaux de groupe avec la contribution des équipes de théologiens membres du réseau ; des auditeurs qui proposent une écoute attentive du travail fourni : une retransmission des débats en direct sur les réseaux sociaux (Facebook-Live).

Et maintenant ?
D’ici peu, l’association ‘Les rendez-vous de la pensée protestante’ communiquera dans le protestantisme Français pour susciter l’adhésion de tous ceux ou celles qui souhaitent contribuer directement ou indirectement au dynamisme et au rayonnement de la théologie protestante. Mais d’ores et déjà, il est possible d’encourager l’initiative par des dons adresser à ‘Les Rendez-vous de la pensée Protestante’, 47 rue de Clichy, 75009 Paris.




Courez pour le Défap

Vous êtes touché.e.s par la situation des personnes démunies et vulnérables ? Mettez-vous en mouvement lors de la première édition de Hope 360, le 19 octobre 2019 à Valence.

Le Défap, acteur de la solidarité internationale, a choisi de participer à cet événement et appelle à soutenir l’hôpital de Bafia, situé au centre du Cameroun, géré par l’Église protestante du Cameroun (EPC) et dirigé par le Dr Célin Nzambé. Ce projet est également porté par les Églises de la région de Valence et le Défap a d’ailleurs une envoyée qui travaille sur place. Comment participer ? En vous inscrivant sur le site de Hope 360.

Les participants peuvent effectuer le parcours à pied, en courant ou en marchant, ou avec tout moyen de transport à roues ou roulettes : bicyclette, trottinette etc. Tout le monde est invité à faire un don, en ligne ou sur place, car après le sport il y aura le réconfort : une petite fête où tout le monde pourra se retrouver. On peut donner sans courir, et soutenir un coureur pour un projet !

L’événement, plus ludique qu’athlétique, est conçu pour tout public, sportif ou pas. Enfant, adolescent, adulte, acharné du challenge ou adepte de la promenade tranquille, seul ou en équipe, peut participer sous les couleurs de l’association de son choix. Cinq parcours au bord du Rhône, non chronométrés et non classés, sont proposés, pour que chacun avance à son rythme.

Tünde Lamboley

Programme

  • 09h00-10h00 – Accueil, animations, échauffements et des animations pour les enfants (maquillage, jeux…)
  • 10h00- 13h00 – Épreuves
    • 10h00 – 1,7 km marche
    • 10h30 – 3,4 km sur engin à roue(s) sans moteur sauf vélo
    • 11h15 – 6,8 km course à pieds 
    • 12h00 – 6,8 km sur vélo
  • 13h00 – 13h30 – Remise des prix
  • 13h30 – 15h00 – Concerts, animations et petite restauration

Un parcours sur un anneau de 100 mètres est réservé aux courses sur roues pour les moins de 10 ans.

Une petite restauration sera disponible tout au long de la journée.

Les tarifs d’inscription ont été conçus pour accueillir un maximum de participants aux deux courses.

  • Hopeur seul : 9 €
  • Famille jusqu’à 6 Hopeurs : 20 €
  • Équipe à partir de 10 Hopeurs : 6 € / hopeur



Septième synode national pour l’Église protestante unie de France

Le Synode national de l’EPUdF se tiendra du 30 mai au 2 juin 2019 à Grenoble. Le thème de cette session est : Vivre ensemble, la révision des textes de références. Toutes les paroisses sont invitées à prier pour le Synode. Restez connectés avec le message d’ouverture de la présidente en direct sur Facebook, des vidéos chaque jour, les décisions et des vœux, des reportage photos et la revue de presse…
La bannière d’annonce du synode national 2019 sur le site de l’EPUdF © EPUdF

 

Six ans après la création de l’Église protestante unie de France, le pasteur Christian Galtier, modérateur de cette session synodale, accueillera les 220 délégués venant des neuf Régions et des invités de France et d’Europe. Il conduira leurs travaux, nourris par les divers rapports de l’Église, les réflexions en cours, ses projets et ses finances.

Le thème principal du Synode est : Vivre ensemble. Il s’agit de revoir les textes qui régissent la vie de l’Église afin de les amender.

Cette révision est un travail minutieux que les Églises locales et les synodes régionaux ont mené durant l’année 2018. La modification de la Constitution est un geste ordinaire de notre vie d’Église dans les règles qu’elle se donne pour sa gouvernance.

L’Église n’est pas un organisme figé, mais bien vivant. Cette révision portera sur une simplification des règles administratives et disciplinaires, la création d’un congé sabbatique pour les pasteurs et l’insertion de la nouvelle Déclaration de foi dans la Constitution de l’Église.

La pasteure Nicole Fabre assurera l’aumônerie du Synode. Le culte de clôture dimanche à 11h00 au Centre oecuménique Saint-Marc accueillera huit nouveaux pasteurs, récemment ordonnés dans leur ministère.




Voyageurs et missionnaires

Des ouvrages pour se replonger dans l’histoire des missionnaires à Madagascar, pour comprendre les phénomènes de radicalité religieuse à l’oeuvre sur le continent africain, ou pour explorer les racines de l’histoire africaine : c’est ce que vous propose de découvrir ce mois-ci la bibliothèque du Défap à travers cette sélection…

 

Téléchargez ici l’intégralité de la newsletter du mois de mars de la bibliothèque du Défap

« Voyage et séjour à Madagascar vers 1900 : une correspondance de femmes de missionnaires » par Jean-Michel Vasquez

In : Les voyageuses dans l’océan Indien : XIXe – première moitié du XXe siècle – identités et altérités / Combeau-Mari, Evelyne. – Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2019. – (276 p.) (Cote 230.1 (69) COM)

Un aperçu sur la vie quotidienne et le ressenti de femmes en situation d’expatriation : à partir d’une étude des correspondances reçues entre 1902 et 1907 par Lucy Bianquis (1859-1939), épouse de Jean Bianquis – futur directeur de la SMEP –, et émanant d’Européennes installées à Madagascar dans un cadre missionnaire.

 

« Vous n’êtes pas là par hasard : la fabrication d’une théologie de la migration au Maroc »

Par Sophie Bava, In : Afrique(s) en mouvement (Presses de l’Université internationale de Rabat), n°1, janvier 2019, p. 30-39 Téléchargeable ici. Une étude de terrain, par une socio-anthropologue, qui vise à éclairer ce qui se joue dans l’existence, en contexte marocain et musulman, du Centre oecuménique Al Mowafaqa et de l’Église Évangélique Au Maroc (EEAM).

 

Afrique(s) et radicalités religieuses

Actes du colloque international tenu à Rabat les 25 et 26 novembre 2016] / Institut oecuménique de théologie Al Mowafaqa (Rabat) ; Institut de recherche pour le développement (France) ; Université internationale de Rabat ; Université catholique d’Afrique centrale (Yaoundé) ; Bava, S., éd. ; Coyault, B., éd. ; Asri, F., éd. ; et al. – Konrad Adenauer Stiftung, 2018. (301 p.). (Cote : 300.465 (6) BAV)

Un effort de décryptage des évolutions récentes du religieux, omniprésent en Afrique, et de ses tendances à une radicalisation génératrice de violence. Une approche plurielle et interdisciplinaire (sciences humaines et sociales, théologie) avec des contributions de spécialistes de l’islam et du christianisme.

 

L’Afrique ancienne. De l’Acacus au Zimbabwe

Sous la dir. de Fr.-X. Fauvelle.
Éd. Belin, coll. Mondes anciens, 680 p. (49 €) ISBN 978-2-7011-9836-1 Cote : 230.21 (6) FAU

L’Afrique ancienne a une histoire. Mais comment la raconter lorsque les témoignages écrits font, la plupart du temps, défaut ? C’est le défi relevé par des spécialistes du monde entier sous la direction de François-Xavier Fauvelle. A partir d’une diversité de sources, historiques et archéologiques (Tombouctou, Lalibela, Le Grand Zimbabwe), de vestiges d’objets usuels ou cérémoniels, de peintures rupestres, de récits transmis oralement, de fragments écrits. On plonge à la découverte de puissants royaumes (Aksum, Méroé, Ghana, Kongo…), ou encore d’empires médiévaux, islamiques et chrétiens. On marche sur les traces de marchands grecs, arabes ou persans à la rencontre de villes prospères, du Sahel au Nil et de l’Ethiopie à Madagascar. Une histoire qui change notre regard sur l’Afrique. Magnifiquement illustrée !




M élodie(s) en sous-sol : travaux en cours aux archives

«Pour que les chercheurs puissent chercher, d’autres doivent s’affairer…» Nous vous proposons aujourd’hui un détour par les coulisses de la bibliothèque du Défap, qui dispose d’un fonds unique sur l’histoire des missions protestantes francophones. Un fonds qui doit être entretenu, valorisé… ce à quoi s’affaire toute une équipe de passionnés. Exemples avec cette exploration d’un fonds iconographique, celui de Jean Keller (1900-1993), infatigable voyageur à travers le continent africain, au service de la Société des missions évangéliques de Paris (la SMEP, ancêtre du Défap) ; et avec cette plongée dans les archives d’une « dynastie » missionnaire, les Ellenberger, trois générations au Sud de l’Afrique.

Téléchargez ici l’intégralité de la newsletter du mois de mars de la bibliothèque du Défap

Jean Keller (Paris 1900 — Aix-en-Provence 1993)
ou le voyageur infatigable

L’histoire en images

Fonds photographique remis par sa fille Arlette en 2010. Environ 1200 diapositives, en couleurs pour la plupart, réalisées principalement dans les années 1950-1960, parfaitement conservées, classées et légendées. Un fonds que Bernard Moziman inventorie et indexe.

Bernard Moziman au travail © Défap

 

 

Le pasteur Jean Keller sillonne l’Afrique subsaharienne d’Ouest en Est, entre 1943 et 1966, à une période-charnière, celle des indépendances. Missionnaire de la Société des Missions évangéliques parti au Gabon dès 1924, devenu agent de liaison durant la guerre entre le siège de la Mission à Paris et les missionnaires à l’oeuvre sur le continent africain.

Voyageur infatigable, on le découvre photographe curieux de tout : des gens qu’il rencontre, des pays qu’il découvre, des événements auxquels il prend part, ou dont il est simple témoin. Marcher sur ses traces, nous oblige à réviser notre géographie, en même temps que notre histoire : Rhodésie, Dahomey, Haute Volta, Soudan français… des noms lointains voire ignorés aujourd’hui !

Un parcours non dénué d’humour lorsqu’au détour d’une boîte, émergent des vues prises d’avion portant pour toute légende : « Mer de nuages au-dessus du Congo belge ».

Une geste familiale entre Afrique et Europe, les Ellenberger
ou quand une dynastie missionnaire sort de sa boîte

Un trésor dans une malle

Environ une centaine de boîtes – mais aussi une « malle Ellenberger » – remises par la famille au courant de l’année 2016 et dont Jean-François Faba entreprend le classement et la description.

Jean-François Faba © Défap

 

 

Trois générations de missionnaires au Lesotho. Depuis le grand ancêtre venu de la Suisse, David Frédéric (1835-1920), quarante-cinq ans en Afrique australe, en passant par Victor (1879-1972), son fils – également missionnaire en Zambie –, et le frère de ce dernier, René Ellenberger (1873-1944) -missionnaire au Gabon -, pour arriver à Paul (1919-2016). Trois générations de pasteurs qui se révélèrent aussi ethnologues, linguistes, traducteurs, historiens, paléontologues…

Le tableau serait incomplet si l’on ne citait pas les femmes de la famille, Emma Hartung, Emma MacGregor, Evangéline Christol, Lucie Ellenberger…

Une mémoire familiale autant que missionnaire – correspondances, cahiers de souvenirs rédigés par Victor et abondamment illustrés, nombreux manuscrits de livres publiés par la suite, de traductions de textes en sotho, mais aussi prédications et documents imprimés, parfois uniques en raison des notes et commentaires manuscrits qui les accompagnent.

De rares objets, hétéroclites, aux allures de reliques… Comme ce morceau d’ardoise prélevé à Stanger – en zulu, KwaDukuza, ville fondée par le chef zulu Shaka -, sur le site présumé de son assassinat en 1826. Entre mythe et histoire.

Entre colle et reliure…
Une « totale rénovation » ?

Dans l’univers des livres rares

Le jeudi matin, c’est l’atelier récolement… Une entreprise de longue haleine qui se déroule dans les entrailles de la bibliothèque où se trouvent les magasins.

Mireille Boissonnat © Défap

 

 

Avec Mireille Boissonnat, c’est un état des lieux de notre fonds ancien (16e-19e siècle) que nous dressons, sur la base des registres d’inventaire.

Opérations de dépoussiérage des rayonnages et des ouvrages, petites réparations, mesures de prévention, repérages pour des travaux plus importants.

Satisfaction de manipuler quelques-uns parmi les ouvrages les plus vieux et les plus curieux du fonds. Jongler avec les dates en chiffres romains, repérer les ex-libris des propriétaires antérieurs, les dédicaces, apprécier un frontispice, des planches de gravure. Tout un univers propre à l’objet-livre, voyage virtuel dans le temps mais aussi dans l’espace-monde tel qu’il était appréhendé par nos ancêtres.




L’Église protestante unie de Lezay au cœur de l’Église verte

Nous poursuivons notre série de portraits de paroisses sur le site du Défap, avec un passage par Lezay : engagée, depuis le printemps 2018, dans la démarche Église verte et solidaire, l’Église protestante unie de Lezay, située dans les Deux-Sèvres, figure parmi les toutes premières à avoir relevé le défi. Il est vrai que ce bastion protestant, dont les origines huguenotes remontent au 16ème siècle, n’en est pas à son premier défi. Une Église de Lezay qui avait très chaleureusement accueilli le Synode National en 2018. Cette série est proposée par Marie Piat, en partenariat avec Regards Protestants.

Temple de l’Église Protestante Unie de Lezay © Marie Piat

 

Lancé en 2017, le très œcuménique label Eglise verte rassemble les Églises catholiques, orthodoxes et protestantes autour de l’épineux problème de l’écologie. A ce jour, quelque 160 communautés sont labellisées, dont environ 30% d’Églises protestantes. Parmi celles-ci, l’Église Protestante Unie de Lezay qui peut s’enorgueillir d’avoir déjà atteint le niveau « Figuier », soit l’avant dernière étape du parcours qui requiert 50 à 75% de réponses adéquates. De fait, cela fait maintenant un an que cette Église, bientôt réunie avec les paroisses de La Mothe-Saint-Héray (Deux-Sèvres) et de Lusignan (Vienne) pour devenir l’Ensemble du Poitou Rural Protestant, s’est lancée dans la conquête du label Église verte (2). Comment s’y prendre ? « La démarche doit être menée progressivement étape par étape en commençant tout d’abord par constituer une équipe pour mener à bien le projet », répond Francine Villeneuve, présidente du conseil presbytéral de la paroisse de Lezay. Puis il faut inscrire la paroisse en répondant à l’éco-diagnostic (sur le site), et en s’engageant sur un minimum de deux ou trois aspects. Ces premières étapes permettent d’atteindre rapidement les deux premiers niveaux, à savoir « Graine de Sénevé » et « Lis des champs. »

Aménagement du territoire

Pour aller plus loin :

 

C’est dans cette perspective que les quelque 300 foyers de la paroisse de Lezay ont décidé d’accentuer le temps de prière communautaire axé sur le respect de la création pendant les cultes. De prendre part à des événements chrétiens consacrés au développement durable. Enfin, d’encourager les membres de l’Église, via notamment le journal paroissial, à promouvoir la consommation locale, biologique et le commerce équitable. « Le niveau du Figuier n’est pas si difficile à atteindre, minimise avec modestie Bertrand Marchand, pasteur de l’Ensemble du Poitou Rural Protestant depuis 2015. Cela fait maintenant plus de cinq ans que nous évoquons le respect de la création, de la nature, dans la catéchèse et lors des cultes. Par ailleurs, les repas paroissiaux proviennent quasi intégralement des jardins locaux. Pour les bâtiments, nous avons fait isoler le presbytère et nous n’utilisons plus de pesticides. Mais nous avons encore beaucoup à faire. »

Temple de l’Église Protestante Unie de Lezay © Marie Piat

 

La création de l’Ensemble du Poitou Rural Protestant, qui réunira quelque 600 foyers, devrait permettre d’avancer encore dans cette démarche écologique, d’autant que la région pratique depuis longtemps l’agriculture raisonnée. Le 24 mars dernier, les assemblées générales des paroisses de Lezay, de La Mothe-Saint-Héray et de Lusignan se sont déroulées dans un même temps et dans un lieu unique. « Les votes étaient, cependant, dissociés, précise Bertrand Marchand. Mais en 2020, les trois assemblées générales seront suivies d’une seule assemblée constituante entérinant le regroupement des associations cultuelles. » Le fonctionnement est, du reste, d’ores et déjà commun pour un certain nombre d’activités. A commencer par les cultes. Un ou deux cultes sont organisés chaque week-end en fonction d’une rotation autour des treize temples, même si le Poitou Rural Protestant compte des lieux de cultes principaux, dont Lezay, Saint-Sauvant et Exoudun. Les autres temples étant utilisés plus ponctuellement en fonction de la saison. Par ailleurs, la catéchèse, les études bibliques, les groupes de maison, les cultes de maison et le covoiturage ont déjà fusionné. L’Ensemble compte, en principe, deux postes pastoraux. Le deuxième poste étant vacant, Bertrand Marchand est épaulé par Madame Christiane Hervaud, chargée de mission régionale rémunérée. Christiane Hervaud est associée à toutes les activités de l’église, des cultes aux actes pastoraux, de l’animation biblique aux visites de personnes. Un premier poste de ce type en France pour remédier à la vacance pastorale. Pour l’heure, une expérience unique, menée par l’Eglise Protestante Unie de France en région Ouest, qui sera peut-être étendue à d’autres régions dans les années qui viennent.

Marie Piat,
Regards sur les paroisses,
22 avril 2019

 

 

Ensemble du Poitou Rural Protestant/EPUdF de Lezay : 18, rue du Temple – 79120 Lezay
05 49 29 40 46



«Être en mission est une grâce»




Incendie à Notre-Dame de Paris : réactions de la FPF, de la CRCF et du CECEF

Après le violent incendie qui a détruit, au soir du 15 avril, la flèche et la toiture de la cathédrale Notre-Dame de Paris, la Fédération Protestante de France, la Conférence des responsables de culte en France et le Conseil d’Églises chrétiennes en France font part de leur solidarité.
L’intérieur de la cathédrale au lendemain de l’incendie © FPF

Message de la Fédération Protestante de France

Notre-Dame de Paris est un lieu de culte et de culture ; elle est un symbole civilisationnel du christianisme et en même temps elle illustre Paris à travers le monde dans son histoire pluriséculaire. C’est pourquoi chacun peut se sentir concerné par ce qui est arrivé.

Je veux dire au nom du protestantisme français combien l’incendie dramatique qui s’est déroulé en ce premier jour de semaine sainte nous a aussi touchés et émus. Dans ce lieu emblématique se sont déroulées aussi de nombreuses cérémonies œcuméniques importantes ; je me remémore notamment la cérémonie œcuménique internationale organisée lors de la COP 21 pour l’écologie et la justice climatique.

Je sais que nous vivrons un jour la joie d’une nouvelle célébration après un immense travail de restauration qui mobilisera de manière émouvante des forces et des talents humains venus du monde entier alliant l’art, la culture la technique et la spiritualité.

Pasteur François Clavairoly,
président de la Fédération protestante de France

 

Message de la Conférence des responsables de culte en France

Le mardi 16 avril, la conférence des responsables de culte en France (CRCF) a pu sur l’invitation de la maire de la ville de Paris et du ministre de l’Intérieur se rendre sur place. Elle publie le communiqué suivant.

Communiqué

Paris, le 17 avril 2019

Le 16 avril 2019, au lendemain du sinistre ayant frappé Notre-Dame de Paris, la conférence des responsables de Culte en France (CRCF) s’est rassemblée sur le parvis de la cathédrale pour une rencontre fraternelle et une visite de la nef en présence du ministre de l’Intérieur et des cultes, Monsieur Christophe Castaner, des services de la ville de Paris et des pompiers de Paris. Aujourd’hui, la CRCF souhaite exprimer sa solidarité et son émotion devant l’importance du désastre. Ce lieu de culte et de culture restera le symbole civilisationnel du christianisme et de Paris dans le monde entier. La CRCF est persuadée que l’achèvement des travaux de restauration sera la promesse d’un rendez-vous historique, attendu avec impatience.

La conférence des responsables de Culte en France
Mgr Georges PONTIER et Mgr Pascal DELANNOY, Conférence des Evêques de France
M. le pasteur François CLAVAIROLY et Mme Christiane ENAME, Fédération protestante de France
Métropolite EMMANUEL et Métropolite JOSEPH, Assemblée des Evêques Orthodoxes de France
M. le Grand Rabbin Haïm KORSIA et M. Joël MERGUI, Consistoire central israélite de France
M. Ahmet OGRAS et M. Anouar KBIBECH, Conseil français du culte musulman
Mme Minh Tri VO et M. Olivier WANG-GENH, Union Bouddhiste de France

La CRCF

La conférence des responsables de culte en France a été créée le 23 novembre 2010. Elle regroupe six instances responsables du Bouddhisme, des Églises chrétiennes (Catholique, Orthodoxe, Protestante), de l’Islam et du Judaïsme. Cette initiative est justifiée par la volonté des responsables de Culte en France d’approfondir leur connaissance mutuelle, par le sentiment de contribuer ensemble à la cohésion de notre société dans le respect des autres courants de pensée, et par la reconnaissance de la laïcité comme faisant partie du bien commun de notre société. Les membres de la CRCF se rencontrent régulièrement pour partager leurs actualités et discuter des sujets communs qui les occupent et organisent, à l’occasion, des colloques à dimension interreligieuse sur des sujets de société.

 

Message du Conseil d’Églises chrétiennes en France

Le 16 avril 2019

Devant la cathédrale Notre-Dame de Paris ravagée par les flammes, le CÉCEF exprime sa douleur face à ce désastre. Il rend grâce pour le travail des pompiers, des sauveteurs, des services de l’État et des employés de la cathédrale. Il assure Mgr Michel Aupetit et les catholiques de Paris de sa communion, de sa solidarité et de sa prière. Notre Dame est un haut-lieu spirituel et architectural ouvert à tous. Pendant la COP 21, le 3 décembre 2015, des responsables d’Églises chrétiennes du monde entier avaient fait résonner, sous ses voutes, une fervente prière œcuménique pour la sauvegarde de la Création.

Nous croyons que l’Église est faite de pierres vivantes dont le Christ est la pierre angulaire. Que notre unité avec Lui et entre nous soit fortifiée ! Qu’ensemble nous continuions à annoncer Jésus-Christ, Sauveur, mort et ressuscité !

Pasteur François CLAVAIROLY
Métropolite EMMANUEL
Mgr Georges PONTIER




À la découverte de la mission d’hier et d’aujourd’hui

Permettre à des jeunes venus de toutes les paroisses de toucher du doigt l’histoire des missions protestantes, et leur montrer comment les échanges et les partenariats avec les Églises sœurs se vivent aujourd’hui au Défap : c’était l’objectif du programme «Voir et revoir Paris». Un an et demi après son lancement, ces visites de groupes au sein de la «Maison des Missions» sont entrées dans le quotidien du 102 boulevard Arago. Avec leurs étapes incontournables, comme la bibliothèque ou la chapelle ; et leur lot de rencontres avec des visiteurs du monde entier qui se croisent au Défap. Quel autre lieu du protestantisme français permet ainsi, le même jour, de petit-déjeuner avec un professeur de théologie du Congo-Brazzaville, de croiser dans un couloir un envoyé de retour de Madagascar, ou de discuter dans le jardin avec un responsable d’une Église camerounaise ?
Visite de groupe au Défap en avril 2019 : découverte de la bibliothèque © Défap

 

L’initiative avait été lancée en septembre 2017, avec le programme «Voir et revoir Paris». Il s’agissait alors d’ouvrir la «Maison des Missions» du 102 boulevard Arago à des visiteurs venus de toutes les paroisses de France : jeunes avec leurs pasteurs, animateurs, catéchumènes, paroissiens, à travers des week-ends et mini-séjours «découverte». L’objectif étant de faire de cette visite d’un lieu une véritable initiation à l’histoire de la mission, et de montrer en même temps comment fonctionne le Défap aujourd’hui. Un an et demi plus tard, ces mini-séjours de groupes de visiteurs sont entrés dans le quotidien du 102 boulevard Arago, et le calendrier est bien rempli. En ce 16 avril, un groupe de jeunes accompagnés par le pasteur Pascal Hickel est en pleine découverte de la maison ; ils viennent d’Alsace, plus précisément de la paroisse de Furdenheim (Handschuheim). Ils ont été précédés quelques jours plus tôt par un groupe constitué des jeunes des paroisses d’Orange-Carpentras et d’Avignon, accompagnés par les pasteures Sophie Zentz-Amedro et Corinne Danielian ; ainsi que par des visiteurs venus de Metz. Et au cours du week-end précédent, ce sont 25 catéchumènes d’une paroisse parisienne, celle de Pentemont-Luxembourg, qui ont été accueillis. Au cours des prochaines semaines, d’autres viendront de Chartres, ou encore du Mazet Saint-Voy, en Centre-Alpes-Rhône.

Des incursions dans le passé… et des échos bien actuels

«Ce sont des groupes qui viennent des quatre coins de France, décrit la pasteure Tünde Lamboley, chargée à la fois des questions de formation théologique et de la Jeunesse. Avec des attentes qui peuvent varier. Alors, on adapte souvent notre programme. Au cœur de chaque visite, il y a bien sûr toujours la découverte de la Maison des Missions – ce qu’elle a pu représenter par le passé, et ce qui se vit aujourd’hui à travers elle : la façon dont sont entretenues les relations nouées avec les Églises sœurs, les échanges… On évoque notamment les cadres qui permettent actuellement à des jeunes de partir avec le Défap, par exemple celui du service civique… Et au-delà du 102 boulevard Arago, la visite se prolonge souvent en une découverte du Paris protestant, avec ses lieux historiques comme la tour de Calvin, et certains de ses lieux actuels emblématiques comme le temple de l’Oratoire…»

Au cœur du parcours de découverte dessiné pour chacun des groupes à travers la «Maison Défap», il y a bien sûr la rencontre avec l’équipe des permanents ; ainsi qu’un passage au «salon rouge« avec sa galerie de portraits d’anciens responsables de la Société des Missions Évangéliques de Paris, une halte dans la «salle de cours», où étaient formés les futurs missionnaires de la SMEP, une visite du «musée», où sont exposés divers objets rapportés au gré de leurs missions… La bibliothèque, riche de documents historiques uniques sur les missions protestantes, est une étape incontournable. «C’est un lieu où l’on peut vraiment toucher du doigt l’histoire de la mission, souligne Tünde Lamboley, et nos visiteurs le perçoivent parfaitement. On peut y voir les premières photos, prises au XIXème siècle, de pays alors inconnus pour les Européens, des cartes dessinées à la main par les missionnaires qui cartographiaient les territoires qu’ils découvraient… On peut reconstituer les parcours des hommes et des femmes qui ont fait la mission, voir de quelle manière l’Évangile a été transmis et reçu, de quelle manière ces missionnaires ont été eux-mêmes transformés par ces rencontres faites au cours de leur aventure, par tous ces échanges culturels et humains…»

Le 102 boulevard Arago, c’est une maison qui vit

Des incursions dans le passé qui trouvent des échos bien actuels lorsque les visiteurs croisent dans la maison, comme le souligne Tünde Lamboley, «un professeur de théologie venu du Congo-Brazzaville, un président d’Église malgache… Ou lorsqu’ils prennent leur petit-déjeuner avec le responsable d’une Église camerounaise. Le 102 boulevard Arago, c’est une maison qui vit, c’est la maison des Églises protestantes de France et d’ailleurs… La vocation de ce lieu, c’est de créer des liens, et il y a des rencontres uniques qui se font entre ces murs. Nos groupes de visiteurs ont l’occasion de le vivre de l’intérieur, lorsqu’ils croisent un envoyé du Défap de passage au 102 boulevard Arago, ou qu’ils assistent dans le salon d’accueil à une danse improvisée par une délégation de femmes tahitienne de l’Église protestante Māòhi.»

Un aperçu des danses Māòhi dans le salon d’accueil du Défap, 31 octobre 2018…

La chapelle est pour sa part un lieu privilégié pour des temps de réflexion autour des questions liées à la vocation : qu’est-ce que la Mission, quelle peut être Ma mission ? «À travers la présentation des envoyés d’aujourd’hui, on peut voir l’évolution des parcours et des profils des missionnaires, note Tünde Lamboley. On voit ce qui animait les missionnaires du XIXème siècle, et dans quel état d’esprit sont les envoyés qui partent aujourd’hui, alors que les relations se conçoivent désormais comme des partenariats avec des Églises sœurs.» C’est aussi dans la chapelle qu’ont lieu en grande partie les sessions de formation des futurs envoyés du Défap, ce qui donne l’occasion d’insister auprès des visiteurs sur l’importance de ce temps de préparation. «Même dans les cas de séjours courts de groupes de jeunes, souligne Tünde Lamboley, il est nécessaire de les sensibiliser aux différences culturelles et cultuelles qu’ils vont rencontrer. Qu’ils aient conscience de ce qui pourrait les heurter une fois sur place, ou des attitudes qu’ils pourraient eux-mêmes avoir et qui seraient sources de tensions possibles.» En insistant sur la nécessité d’un véritable échange autour d’un projet solidaire, et en mettant en garde contre les projets qui relèveraient plutôt du «volontourisme»…

«Ce que l’on veut promouvoir ici, conclut Tünde Lamboley, c’est la relation, l’enrichissement par la découverte de l’autre. Si on arrive, à travers ces week-ends et ces visites de groupes, à sensibiliser les jeunes à une ouverture, un changement de regard, un accueil de l’autre dans sa différence, c’est déjà beaucoup.»

Retour sur une des premières visites de groupes au Défap dans le cadre du programme «Voir et revoir Paris»…