Damaris et Pascal : en mission avec le SFE au Laos

Le Service Fraternel d’Entraide est une ONG française qui, depuis 1998, mène des projets de développement rural et de santé au Laos. Un organisme dont le Défap forme régulièrement les envoyés avant leur départ en mission. C’est le cas de Damaris et Pascal…

Lors de la session de formation au Défap, en juillet 2023 © Défap

 

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NOTRE VISION DE LA MISSION, POURQUOI PARTIR AU LAOS !

Nous avons un cœur pour la mission depuis de nombreuses années mais plutôt depuis la France. Pascal est trésorier de mission mennonite pendant 8 ans puis de SFE depuis 2015. Nos profils correspondent assez bien à des besoins en mission mais nous n’avons pas d’appel pour partir au loin et cela nous semble indispensable.

L’été dernier alors que nous accueillons une famille missionnaire du Laos, nous ressentons l’envie de partir en mission en famille. Mais 3jours après, l’adrénaline s’en ai allée, les portes se referment. Le projet est clos.

En février, Pascal part en voyage au Laos sous la casquette trésorier accompagner du président de SFE et son épouse pour une visite des envoyés au Laos et des projets portés par SFE. La gestion financière des différents projets n’est pas optimale et la nécessité de mettre en place un logiciel devient pressante. Pascal réalise qu’à distance cela sera plus compliqué. Il reçoit la conviction qu’il est temps de venir au Laos, que c’est le temps de Dieu. A distance, Damaris qui jusque-là n’ose pas dire oui aux nombreuses propositions de mission, reçois aussi la conviction qu’il est temps de répondre à l’appel.

De retour en France le 9 février, nous avons échangé tous les 2, puis avec nos enfants et avec la mission d’envoi. L’envie de partir servir au Laos s’imprègne en nous. Le projet est lancé et tout va très vite.

40 jours après, nos candidatures sont retenues et les points qui pouvaient être bloquant(gestion de nos emplois, de notre maison, l’école des enfants, …) sont résolus. C’est incroyable devoir la main de Dieu. Nous sommes simplement au bénéfice de la grâce de Dieu et spectateurs de sa bienveillance.

Lors de la session de formation au Défap, en juillet 2023 © Défap

SUR PLACE ÇA DONNE QUOI ?

Pascal interviendra pour la mise en place d’un logiciel de gestion financière pour l’ensemble des équipes SFE au Laos.

Damaris s’occupera de la guest-house de SFE à Vientiane et sera collaboratrice en santé publique à Vientiane après s’être un peu imprégné de la culture et de la langue.

Les enfants sont inscrits à l’école française de Vientiane.

Mais avant tout : découvrir une nouvelle culture pour savoir être plutôt que de savoir-faire

LE LAOS EN QUELQUES MOTS

  • Capitale : Vientiane
  • Langue : Lao
  • Population : 5,6 millions d’habitants (68ethnies différentes répertoriées en 3 groupes principaux)
  • Religion : confession bouddhiste majoritaire
  • Devise : Kip (1euro = 18000 kip)

Lors de la session de formation au Défap, en juillet 2023 © Défap

EN FAMILLE

Partir un an en famille relève quelques défis et prises de conscience à ne pas négliger.

Quelles ont été leurs premières réactions ?
Lucas 11 ans : Ah non, impossible de quitter mes copains. Emma 9 ans : Très surprise, inquiète de perdre ses copines et ses repères mais elle a très rapidement voulu préparer les valises et Léane 7 ans : Cool, je vais mettre des claquettes toute l’année…

Nous souhaitons vivre ce temps à part pour nous enrichir mutuellement dans une culture et un pays loin de nos repères.

NOS SUJETS DE RECONNAISSANCE ET D’INTERCESSION

  • La construction du plan de Dieu
  • La formation du Défap
  • Apprentissage de la langue
  • Intégration de nos enfants à l’école et dans la culture
  • Les pertes de repère de notre vie de famille
  • Notre vie d’Église



Magali, volontaire au Sénégal : en mission auprès des enfants des rues

Magali est une envoyée « portée » du Défap : elle est partie en mission au Sénégal avec la WEC, et intervient auprès d’enfants des rues à Dakar, au sein de « La maison d’espoir ». Elle témoigne.

Le staff féminin de « La maison d’espoir », à Dakar © Magali pour Défap

 

Quel a été ton parcours, et qu’est-ce qui t’a poussée à t’engager comme volontaire à l’international ?

Magali : J’ai fait une première mission en Côte d’Ivoire en 2000 et une seconde mission court-terme au Sénégal en 2004. À cette époque, je préparais les concours pour devenir enseignante en France. Le Sénégal est un pays qui m’a beaucoup touchée à l’époque : la générosité et l’hospitalité des Sénégalais donnent une vraie leçon de vie. J’ai ensuite travaillé sept ans en tant que professeur d’anglais et de français dans les lycées professionnels, en région parisienne. Parallèlement, j’ai toujours eu envie de me former au moins un an dans une école biblique. C’est ainsi que j’ai pris en 2016 une année de disponibilité, et que je suis partie aux Pays-Bas faire un « Bible College and Intercultural studies », une école qui forme à la mission dans d’autres cultures. Dès le début de cette formation, j’ai senti le désir de repartir au Sénégal travailler après des enfants des rues. Après deux ans de formation interculturelle, dont un stage pratique de six semaines au Sénégal, je suis partie en tant que volontaire à Dakar, travailler dans un programme de jour qui accueille les enfants qui vivent et dorment dans la rue.

Depuis combien de temps ce programme existe-t-il, et combien êtes-vous à y travailler ?

Ce programme a commencé en 2019, l’année où je suis arrivée. C’est une collaboration entre deux missions chrétiennes : nous sommes en moyenne quatre pour gérer le programme.

Combien accueillez-vous d’enfants, en général ? Et pour quelles activités ?

Nous avons un programme qui peut accueillir 25 garçons. Les jeunes commencent par se doucher, puis je les accueille en classe pour l’alphabétisation. Quand tout le monde est douché et revêtu d’habits propres, nous prenons le petit-déjeuner. Ensuite il y a des chants et une histoire biblique. Nous faisons aussi du sport, des activités artistiques, initiation à la menuiserie, cordonnerie, danse, jeux… À 13 heures, nous mangeons ensemble, et l’après-midi les enfants repartent dans la rue.

Une mission auprès des enfants des rues de Dakar © Magali pour Défap

Le contexte socio-politique au Sénégal a-t-il une influence sur votre mission ?

Oui, bien sûr. Nous faisons de la prévention auprès de nos jeunes pour qu’ils évitent de prendre part aux émeutes. Au mois de mai, dû aux instabilités dans le pays, nous avons dû aussi suspendre certaines de nos activités, comme les maraudes de nuit que nous faisons chaque mardi soir.

Que deviennent les enfants des rues que vous accueillez ?

Nous essayons de trouver des solutions pour chacun : parfois on fait de la médiation familiale, d’autres fois on les place dans des centres partenaires où ils peuvent rester à moyen ou à long terme. Il y a aussi des garçons que l’on voit malheureusement grandir dans la rue…

Combien de temps les suivez-vous, en général ?

Cela varie beaucoup ! Certains garçons ne viennent qu’une seule fois et on ne les revoit plus jamais ; pour d’autres, cela peut aller jusqu’à plusieurs années. Mais en moyenne, je dirais quelques mois.




«Pour moi ce n’est plus une mission, c’est plutôt ma vie»

Première lettre de nouvelles de Magda, l’une de nos volontaires en Service civique venues d’Égypte. Elle évoque sa mission chez les Diaconesses de Strasbourg.

Magda, photographiée dans le jardin du Défap © Défap

 

VOLONTAIRE
  • Magda, Égyptienne
  • Accompagnatrice de personnes âgées
MISSION
  • La maison des Diaconesses, 3 rue Ste Elisabeth, Strasbourg
  • Les personnes âgées (Sœurs et seniors)

 
 
Au début j’avais l’impression que ce serait un peu difficile ; je me suis posée beaucoup de questions en moi-même, comme : « est-ce que j’arriverai à être utile ? » ou « est-ce que je vais pouvoir rendre les journées plus agréables pour les sœurs et les seniors ? » C’étaient des questions très importantes, surtout dans les deux premières semaines quand j’ai commencé à faire connaissance avec chaque personne.

Ce qui m’a étonnée et m’a touchée : dès le premier mois, j’ai commencé à me sentir à l’aise et j’ai commencé à pouvoir passer le temps et faire des choses intéressantes avec les personnes âgées et les sœurs. J’ai même oublié les questions que je m’étais posées : ce n’étais pas aussi difficile que ce que j’avais pensé.

Je pense que ce sont les sœurs et les seniors qui contribuent à remplir mes journées. Ça ne fait que deux mois que je suis arrivée ; mais l’accueil chaleureux et la gentillesse que j’ai reçus depuis mon arrivée m’ont fait changer ma façon de penser par rapport à la mission.

« J’apprends à mieux me connaître et voir les choses différemment »

Pour moi ce n’est plus une mission, c’est plutôt ma vie.

J’apprends à mieux me connaître et voir les choses différemment : je découvre qu’en écoutant et en prenant le temps d’être avec les autres, je reçois beaucoup. Et comme ça je peux donner beaucoup et je deviens utile : par exemple, quand une des seniors ne va pas bien, on m’appelle pour que je sois simplement à côté d’elle et qu’on parle ensemble. Après un moment, elle va mieux.

Et aussi, j’aime la réunion des jeunes : seule je ne lis pas la Bible, mais à plusieurs, c’est beaucoup plus facile et intéressant.

Et quand je découvre les histoires des autres, j’apprends à remercier pour ce que j’ai et ce que je suis.

En conclusion j’aimerais dire que j’aime la mission que je suis en train de vivre et que j’apprends vraiment beaucoup de choses, qui seront utiles pour toute ma vie, je pense.




Pierre, volontaire à Djibouti : accompagner et former les plus fragiles

Venu de l’Église luthérienne du Sénégal, Pierre est aujourd’hui un envoyé du Défap à Djibouti, avec le statut de VSI (Volontaire de Solidarité Internationale). Il dirige le centre de formation de l’EPED (Église protestante évangélique de Djibouti) – un centre dont le rôle social et d’aide à l’intégration sur le marché du travail bénéficie d’une très bonne reconnaissance de la part des autorités. Il a permis de fournir des formations à de jeunes adultes handicapés, à des jeunes sans emploi… Une activité qui donne à l’Église une visibilité inégalée.

Pierre, volontaire à Djibouti : accompagner et former les plus fragiles


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Jonas et la liberté du chrétien

Jonas Zame fait partie des chercheurs en congé-recherche en France, dont les travaux en théologie sont soutenus par le Défap. Venu de Côte d’Ivoire et menant ses recherches à l’Institut Protestant de Théologie à Montpellier, il sonde l’œuvre de Jürgen Moltmann et s’attache à la question de la liberté du chrétien. Une liberté qui trouve son fondement dans l’abaissement volontaire de Dieu par amour pour l’humanité : la kénose.

Jonas et la liberté du chrétien


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Stefanie et la lutte contre la désertification en Tunisie

Stefanie est une envoyée « portée » du Défap : elle effectue une mission de VSI au sein de l’association Abel Granier et de l’ATAE (Association Tunisienne d’Agriculture Environnementale). Il s’agit d’aider des agriculteurs menacés par le manque croissant d’eau et la désertification à adapter leurs pratiques, leurs cultures et leurs usages de l’eau pour rendre à nouveau fertiles des terres épuisées.

Stefanie et la lutte contre la désertification en Tunisie


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«J’ai rencontré des personnes vraiment merveilleuses»

Voici la première lettre de nouvelles de Mona, l’une de nos volontaires en Service civique venues d’Égypte. Elle évoque sa mission chez les Diaconesses de Strasbourg.

Mona, photographiée dans le jardin du Défap © Défap

 

VOLONTAIRE
  • Mona, 25 ans, Égyptienne
  • Accompagnatrice de personnes âgées
MISSION
  • La maison des Diaconesses, 3 rue Ste Elisabeth, Strasbourg
  • Les personnes âgées (Sœurs et seniors)

 
 
Ma mission:

    • Partager une vie avec les sœurs et les seniors vivant dans la maison
    • Se rendre disponible auprès d’eux pour diverses tâches et aider à la vie de la maison
    • Jouer à des jeux de société ensemble
    • Aider aux travaux manuels tels que la couture, le tricot, le crochet, …
    • Faire la lecture pour les personnes malvoyantes
    • Visiter les personnes isolées dans leur chambre pour discuter, être à l’écoute, les rassurer et leur tenir compagnie
    • Accompagner les sorties de la vie courante : promenade, courses, aller à la pharmacie pour chercher des médicaments, …
    • Faciliter l’accès aux outils informatiques pour maintenir la communication avec les proches

 

Je m’appelle Mona. Je suis Égyptienne. J’ai 25 ans. J’ai terminé mes études et j’ai travaillé dans une entreprise de service à la clientèle pendant deux ans. J’ai commencé à travailler depuis novembre 2020. Trois mois après, la compagnie a décidé que tout le monde travaillerait à domicile en raison des mauvaises conditions dues au Coronavirus. Ceci, bien sûr, a eu un grand impact sur moi, sur mes relations avec mes amis ainsi qu’avec mes collègues de travail. Deux mois plus tard, je me sentais déconnectée du monde extérieur. J’entends juste les problèmes des autres sans les voir ni les connaître. Je ne parle qu’avec des écrans. J’ai donc besoin d’interagir davantage avec les gens en personne. Je sens que je ne fais que suivre la routine normale ou ce qu’on attend de moi dans la vie.

J’ai également besoin de fournir un service ou d’aider les autres « gratuitement » car de nombreuses personnes m’ont aidée dans les différentes étapes de ma vie.

Quand on m’a parlé de cette mission, je ne l’ai pas immédiatement acceptée, mais je ne l’ai pas non plus refusée. Ne pas dire « non » était étrange et surprenant pour moi, car je dis généralement un « non » rapide à tout ce qui est nouveau ou ambigu pour moi.

Et me voilà en France. Et heureusement, je suis ici parce que j’ai rencontré des personnes vraiment merveilleuses. Des sœurs et des seniors qui nous ont accueillies avec tant de respect et d’amour sans même nous connaître et malgré toutes les différences d’âge et de culture.

On dit que notre mission est d’accompagner les personnes âgées, mais parfois j’ai l’impression qu’elles ne sont pas très âgées. Ce sont des personnes pleines de vie et d’amour de Dieu. Nous avons des cours de gym tous les mercredis. Même si nous ne faisons pas d’exercices compliqués pour nous « les jeunes », les sœurs se soucient d’y participer. Malgré leurs maux physiques, elles essayent de suivre les actualités que ce soit à travers les journaux, la télévision ou la radio, selon leur état de santé, et c’est parce qu’elles sont toujours désireuses de prier pour tout ce qui se passe autour d’elles.

« Après deux mois, je ressens beaucoup de changements dans ma vie »

Il y a des personnes qui aiment coudre, tricoter et faire du crochet, d’autres qui aiment jouer, lire ou sortir, et d’autres qui aiment rester dans leur chambre pour parler et partager des idées.

Ce qui m’a étonnée, c’est une sœur qui ne voit presque rien et arrive quand même à tricoter de très jolies brassières pour bébé. Quand je lui ai demandé comment elle le faisait, elle m’a dit qu’elle ne voyait pas bien mais elle comptait les mailles et parfois avec l’expérience aussi elle arrêtait de compter. Rien ne les empêche de travailler ou de vivre.

Nous partageons une vie communautaire. Nous vivons dans la même maison, prions ensemble (3 fois par jour + un culte chaque dimanche + une mini réunion pour les jeunes une fois par semaine), mangeons ensemble, aidons à mettre la table et nettoyons la cuisine ensemble. Nous célébrons également l’anniversaire de chacune en préparant des gâteaux, des lettres, des cadeaux et quelques chants.

Heureusement, j’ai eu l’occasion de fêter Pâques avec les sœurs. Nous avons comparé les différentes manières de fêter en France et en Égypte, comme l’histoire du lapin et des œufs, que je n’ai toujours pas comprise même après qu’on me l’ait expliquée plusieurs fois.

Après deux mois, je ressens beaucoup de changements dans ma vie. Je me sens plus proche de Dieu. Je vois dans cette maison un verset de la Bible accompli : « Vous êtes dans le monde, mais pas du monde. »

Chaque jour, je deviens plus mature et plus autonome. Je sors un petit peu de ma zone de confort (comfort zone).




Guy Martial et le christianisme chez les Boulous du Cameroun

Guy Martial Ndjonlo, chercheur en congé-recherche en France, dont les travaux en théologie sont soutenus par le Défap, s’intéresse aux pratiques chrétiennes chez les Boulous, un peuple du Sud du Cameroun. Des pratiques qui sont encore aujourd’hui très largement mêlées de références aux croyances traditionnelles, auxquelles la majorité se conforme, sous cape : car même si on ne pratique pas, on redoute toujours les effets possibles de ces anciennes croyances.

Guy Martial et le christianisme chez les Boulous du Cameroun


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«Je me sens en famille même loin de chez moi»

Voici la première lettre de nouvelles de Believe, notre Service civique venue du Togo. Elle évoque sa mission au sein de l’Association diaconale protestante Marhaban, à Marseille. Elle a déjà été amenée à faire tour à tour de l’accueil, de l’animation d’ateliers d’anglais ou de couture, ainsi qu’à s’occuper d’une épicerie autogérée.

Believe, photographiée dans le jardin du Défap © Défap

 

VOLONTAIRE
  • Believe, Togolaise, 25 ans
  • Accompagnatrice de personnes en situation de précarité
MISSION
  • Association diaconale Marhaban
  • Mon service s’adresse aux adultes, jeunes et parfois aux enfants

 
 
Ma mission en tant que service civique se passe très bien, contrairement à ce que je m’étais imaginée avant d’arriver ici en France, plus précisément à Marseille où se déroulent mes activités journalières. Généralement, je donne des cours d’anglais aux adultes de l’association, j’assiste dans quelques niveaux de cours de français, j’apporte mon aide au soutien scolaire si possible, j’aide à la distribution alimentaire des colis aux bénéficiaires de l’association, je participe à l’accueil puis à l’atelier de couture organisé par les femmes qui aiment bricoler, puis j’aide à l’épicerie autogérée fondée par Marhaban, sans oublier l’aide que j’apporte au besoin à l’Eglise Protestante Unie De France, temple de Grignan, en tant que bénévole.

De nature je m’ennuie s’il n’y a rien à faire, donc j’aime beaucoup le fait d’être occupée dans ma mission et surtout j’adore cette valeur ajoutée de ma personnalité d’être utile en aidant les autres dans leurs difficultés afin d’avoir des moments d’échange, d’écoute, d’apprentissage et de partage car cela est ma joie de voir des personnes heureuses. Je suis dans un pays que j’ai toujours rêvé de visiter ; ce rêve est finalement devenu réalité grâce au Défap et à mon Église qui m’en offrent l’opportunité. C’est pour moi une joie énorme maintenant car cela me permet d’élargir mes connaissances, de découvrir de nouvelles choses, faire de l’aventure, participer dans le social pour l’intérêt général, améliorer mes compétences interculturelles et de leadership.

La France d’après ce qui se dit souvent est un pays très développé par rapport à l’Afrique où les gens n’ont pas de temps à consacrer à autrui si ce n’est se concentrer sur des trucs propres à eux. Ceci étant dit je croyais arriver dans une ville qui ne m’accepterait pas puisque je suis étrangère, mais à ma grande surprise j’ai été et je continue toujours d’avoir cet accueil chaleureux partout où je me trouve dans le pays, sans oublier l’accompagnement nuit et jour de tous ceux qui m’entourent. De ma descente de l’aéroport jusqu’à l’endroit où je travaille et même où je loge, j’ai la chance d’avoir tout une équipe à mes côtés qui s’assure du bon déroulement de ma mission. Je me suis vite intégrée sans problème et me sens en famille même loin de chez moi, donc merci beaucoup à tous ceux qui se battent pour une vie meilleure des jeunes qui représentent le futur et aussi l’Église qui n’abandonne pas ses fidèles.




Réciprocité : une session d’accueil pour les volontaires du Défap

Pendant trois jours, les premières volontaires accueillies en France via le Défap dans le cadre du volontariat de réciprocité participent à une session d’accueil à Paris : l’occasion de faire le point sur leurs missions respectives, un mois et demi après leur arrivée en France, et de leur donner des clés concernant les relations interculturelles.

De gauche à droite : Magda, Believe et Mona, photographiées dans le jardin du Défap © Défap

Elles viennent d’Égypte et du Togo, pour des missions de solidarité en lien avec les Églises de France. Elles sont arrivées depuis un mois et demi, et sont déjà à pied d’œuvre dans les organismes qui les accueillent : Magda, Mona et Believe sont les premières volontaires à venir en mission en France via le Défap et avec le statut de service civique, dans le cadre du volontariat de réciprocité. En ce lundi 24 avril, elles sont toutes trois au 102 boulevard Arago, à Paris, pour une session d’accueil destinée à faire le point sur leurs premières impressions et leurs découvertes après quelques semaines en France, et pour leur fournir des éléments destinés à faciliter la suite de leur travail et de leur séjour.

Le volontariat de réciprocité offre un cadre juridique, encore trop peu utilisé, qui permet d’accueillir en France des volontaires de pays partenaires. Concrètement, le principe de réciprocité permet, à tous les pays accueillant des volontaires français, d’envoyer des jeunes pour une mission en France. Dans le cas du Défap, cela implique la possibilité non seulement d’envoyer à l’étranger, mais aussi d’accueillir en France des jeunes pour des missions utiles aux Églises. La possibilité juridique d’une telle forme de volontariat existe depuis 2010 ; mais elle commence à peine à être utilisée. Cette volonté de rééquilibrage est portée depuis des années par France Volontaires, la plateforme française des engagements volontaires et solidaires à l’international, dont fait partie le Défap : elle a déjà publié deux guides sur le sujet et plaide régulièrement pour une meilleure connaissance de ce dispositif.

Au menu des échanges : interculturalité, questions administratives, rencontre avec l’équipe du Défap

Le développement de la réciprocité dans le volontariat international permet ainsi de nourrir des relations plus équilibrées, des liens de coopération et de solidarité entre les pays plus solides. Cette invitation à regarder le monde d’un point de vue différent que représente la réciprocité, à travers des regards croisés, présente de nombreux bénéfices, pour les volontaires impliqués comme pour les structures d’accueil et d’envoi. Dans le cadre des échanges noués via le Défap, cette possibilité d’accueillir des volontaires de pays et d’Églises partenaires peut concerner toute association loi 1901 œuvrant en lien avec les Églises membres du Défap, et elle représente, outre une ouverture à une autre culture, un moyen concret de vivre l’Église universelle.

En cette année 2023, les premières structures à accueillir des services civiques arrivées en France via le Défap sont les Diaconesses à Strasbourg, et l’Association diaconale protestante Marhaban (ADPM) à Marseille. Les Diaconesses accueillent deux jeunes filles venues du Caire pour des missions très diversifiées : animation, avec l’équipe, d’ateliers de type travaux manuels, lecture, jeux de société pour les personnes âgées ; lecture pour les personnes âgées mal-voyantes ; visites de convivialité auprès de résidents et résidentes âgées isolées dans leur chambre ; accompagnement de sorties de la vie courante (courses, rendez-vous médicaux) ; aide à l’accès aux outils informatiques pour maintenir le lien et la communication avec les proches… À Marseille, la volontaire togolaise a déjà été amenée à faire tour à tour de l’accueil, de l’animation d’ateliers d’anglais ou de couture, ainsi qu’à s’occuper d’une épicerie autogérée.

Pour cette session d’accueil au Défap, il s’agira de donner un aperçu du Défap, de son histoire et de ses missions – avec notamment un mot d’accueil du Secrétaire général Basile Zouma, et une visite de la bibliothèque ; mais aussi, sur un plan plus pratique, de faire le point sur les questions administratives ; de permettre aux trois services civiques de faire un premier retour d’expérience au bout d’un mois en France… Cette session permettra aussi de leur donner des éléments sur la manière dont se vit la laïcité en France, sur les questions de communication (et de droit à l’image, notamment en lien avec les réseaux sociaux)… Elle permettra également de les outiller pour mieux comprendre et gérer les situations de tension en milieu interculturel. Enfin, ce sera l’occasion pour les trois volontaires, réparties dans des villes éloignées, de faire le point entre elles et d’apprendre à connaître l’équipe du Défap.




Églises de Guadeloupe et Martinique : «Une vitalité stimulante»

Le pasteur Pascal Hickel a effectué plusieurs missions courtes avec le Défap auprès des Églises Protestantes Réformées de Guadeloupe (EPRG) et de Martinique (EPRM), qui se trouvent toutes deux sans pasteur attitré depuis bientôt deux ans. Il témoigne.

Le « Chanté Nwel », accompagné au tambour « Ka » © Pascal Hickel pour Défap

 
Parmi ses activités, le Défap accompagne les Églises protestantes de sensibilité luthéro-réformée présentes aux Antilles, en Guyane, à la Réunion et à Mayotte, notamment en contribuant à financer des postes pastoraux mais aussi par un soutien direct et par le financement de projets. Des Églises minoritaires, mais qu’il est essentiel de soutenir, entre une Église catholique fortement implantée et des Églises évangéliques en fort développement.

Aux Antilles, à l’image du reste de la population, les Églises Protestantes Réformées de Guadeloupe (EPRG) et de Martinique (EPRM), séparées par 140 km d’océan, sont très diverses. Elles sont composées d’Antillais, d’Européens installés et d’Européens de passage, venus pour quelques mois ou quelques années. L’EPRG est née dans les années 90 ; l’EPRM a été créée plus récemment encore, en 2002. L’Église Protestante Réformée de la Guadeloupe, qui a depuis 2021 le statut « d’Église associée » de l’Église protestante unie de France, est une petite communauté, mais vivante, et qui aspire à porter son témoignage dans la société. Notamment à travers son association diaconale, qui est aujourd’hui l’un de ses principaux outils de témoignage : « Men a lespwa » (« Main de l’espoir »), association d’entraide qui a bénéficié d’un soutien du Défap, et procure des aides ponctuelles aux personnes. Elle s’investit dans la prison, avec des colis de Noël pour les femmes (hygiène et soins). Elle a mis en place un soutien scolaire à la Maison Départementale de l’Enfance.

Ces deux Églises sont membres de la Ceeefe, la Communauté des Églises protestantes francophones. Elles sont accompagnées par des pasteurs envoyés par le Défap pour des missions courtes : en 2022-2023, il s’agissait de Pascal Hickel. Voici son témoignage.
  

Sortie Nature avec avec la paroisse de Martinique ; tout à gauche de la photo, Pascal Hickel © Pascal Hickel pour Défap

 
Sans pasteur depuis presque deux ans, les communautés de Guadeloupe et de Martinique tiennent bon et font preuve d’une vitalité stimulante. C’est ce nous avons constaté au cours de notre séjour dans ces deux îles. Nous avons eu la joie de fêter Noël en Guadeloupe, avec deux moments forts : le « Chanté Nwel », soirée où suivant une ancienne tradition, on se retrouve pour chanter des chants de Noël traditionnels, accompagnés au « Ka ». Et le culte de Noël du 24 au soir, bien fréquenté et accompagné par les musiciens de la paroisse. De très intéressants échanges avec le Conseil presbytéral ont montré le souci très fort de se faire connaître et de porter un témoignage public dans l’île.

L’association diaconale « Men a lespwa » poursuit son activité de soutien scolaire et souhaite reprendre ses activités à l’accueil famille du centre pénitentiaire de Baie Mahault.

En Martinique, c’est une petite communauté que nous avons retrouvé, mais très motivée pour aller de l’avant. Les débats très intenses lors de l’assemblée générale, ont exprimé le besoin d’étude biblique, de formation théologique et le souci du témoignage. Ce qui nous a marqué le plus, c’est la joie de la rencontre pour célébrer le culte ensemble, et le sentiment d’une appartenance forte à la communauté. Persévérance, fort sentiment communautaire, souci du lien, et désir de rayonner l’Evangile de la grâce dans les îles… prions pour ces deux Eglises et pour qu’un pasteur se lève pour les accompagner dans leurs projets !

Pascal Hickel

Culte de Noël en Guadeloupe © Pascal Hickel pour Défap




Nicolas, volontaire en Afrique du Sud : en mission auprès des enfants handicapés

Nouveau témoignage d’un envoyé du Défap : Nicolas est en mission à Jeffreys Bay, en Afrique du Sud, dans la province du Cap-Oriental. Il est parti en famille, avec son épouse Lize-Marie et leurs deux filles. Nicolas est un envoyé porté : il est engagé auprès de Timion, un organisme missionnaire qui aide des enfants atteints de handicap moteur.

Nicolas, volontaire en Afrique du Sud


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