Ursula à la découverte de l’Île Maurice… et d’un café solidaire

Ursula, après avoir participé à la « session départ » du Défap en juillet, va partir pour participer à la mise en place d’un café solidaire dans un quartier pauvre de l’île Maurice.

© Salomé pour Défap

 
Bonjour,

Je pars en VSI avec beaucoup de joie pour découvrir l’Église presbytérienne sur l’Île Maurice. Je me réjouis d’avance de participer à la vie de la communauté et de pouvoir servir dans ce cadre. J’espère passer des moments bénis avec chacun(e), apprendre leur langue (ou au moins quelques mots), découvrir les différentes cultures du pays et profiter du paysage.

J’ai le privilège de partir avec ma fille Anna (20 ans) qui va perfectionner son anglais.

Reste à mettre en pratique !

Ma mission sera de participer à un projet de cette Église presbytérienne qui est la mise en place d’un café solidaire dans un quartier pauvre de l’île. Nous allons accueillir des femmes avec des enfants, faire des gâteaux ensemble, et orienter les activités selon les besoins et le discernement de l’équipe.

J’espère que ce café pourra rayonner de l’amour de Dieu, de façon explicite ou implicite.

La formation que je viens de suivre au Défap a été très intéressante. Je me sens bien informée, équipée, comme un couteau suisse, avec des ressources qui me seront d’une grande aide pour comprendre mon environnement et ses fonctionnements.

Reste à mettre en pratique ! Je m’en remets à vos prières !

Ursula




Salomé : «Je voulais me rendre utile»

Salomé faisait partie des plus jeunes participant.e.s de la formation au départ dispensée en juillet dernier par le Défap. Diplôme de droit – études européennes en poche, armée de « mon livre, ma bonne humeur et mon énergie », elle part pour Madagascar, où elle va participer à l’accompagnement extra-scolaire d’enfants socialement défavorisés.

© Salomé pour Défap

 
Hello 🙂

Je suis Salomé et je viens tout juste de fêter mes 21 ans au moment où j’écris.

Je pars pour Madagascar en tant que VSCI avec en poche mon diplôme de droit – études européennes, mon livre, ma bonne humeur et mon énergie.

Je n’ai connu le Défap que très récemment mais ma volonté de partir et de m’engager dans ce monde qu’est la solidarité internationale a toujours été présente dans un coin de ma tête.

Après mon retour d’Erasmus, cette envie de repartir a été encore plus présente mais je ne voulais pas que cela soit dans un cadre scolaire. Je voulais faire quelque chose de concret, de différent, qui me permettrait d’être en contact avec d’autres, comme des enfants, mais je voulais aussi me rendre utile en mettant à profit mes compétences.

Apporter des sourires et de la joie aux enfants

Ce sont donc ces idées de partage, de soutien, d’accompagnement mais aussi de découverte qui m’ont poussée à m’investir dans une mission de solidarité internationale.

Oui, j’aime découvrir un nouveau pays, un nouveau mode de vie, une nouvelle culture mais j’apprécie aussi de partager mes connaissances et d’apporter des sourires et de la joie aux enfants. C’est surtout par l’animation que j’ai pu le réaliser et cela m’a alors paru logique de m’engager dans une mission axée vers les enfants et vers l’éducation.

Ma mission à Madagascar et plus précisément à Tana est donc évidemment en accord avec tout cela !

Cette mission en englobe en réalité deux : à la cantine scolaire de Mamré et à l’Orphelinat de Topaza.

Je me sens déjà beaucoup plus préparée

L’idée sera d’apporter aux enfants sur place un appui à la pratique du français, un accompagnement aux devoirs mais aussi un temps d’animation via des ateliers et activités ludiques. J’espère pouvoir mettre en place quelque chose autour du sport ou de la musique comme j’aime beaucoup ça.

J’aimerais surtout leur apporter de la bonne humeur, du positif et aussi de la rigolade… sans oublier l’école.

Avec cette formation au Défap, je me sens déjà beaucoup plus préparée et consciente de ce que représente une telle mission. J’ai beaucoup appris grâce à la variété des modules, aux nombreux intervenants et à toutes les réponses à mes questions parfois très nombreuses. Cette formation a été très riche en découvertes et en discussions avec les membres du Défap, mais aussi avec les autres volontaires. C’est tous ces partages, cette qualité de formation, ces rencontres et ces rires qui, malgré la fatigue parfois, ont rendu la formation vivante et très enrichissante.

J’en ressors remplie de bons souvenirs, de bons repas et de nouvelles connaissances.

Il ne me reste donc plus qu’à m’envoler jusqu’à Madagascar en gardant dans un coin de ma tête tout ce que j’ai appris durant ces 10 jours intenses !

À bientôt ! 😉

Salomé




Marina : un rêve d\’Égypte

Fascinée par la culture orientale, Marina avait déjà eu l’occasion de s’intéresser à l’Égypte à travers un cours d’anthropologie du monde arabo-musulman. Pays vers lequel elle a finalement décidé de partir, pour une mission d’aide à l’apprentissage de la langue française dans un collège international égyptien, et de soutien scolaire dans un foyer de jeunes filles.

 J’avais longtemps émis le souhait de partir vivre quelque temps dans un pays du Moyen-Orient. C’était sans penser que l’occasion allait se présenter aussi rapidement, alors que je revenais d’une expérience bouleversante du Chili et que je terminais mes années d’études en master de philosophie. Longtemps, j’ai dansé sous les rythmes répétés des musiques orientales, longtemps j’ai contemplé les tableaux des peintres dits orientalistes. Orientalisme certes, exotisme donc, mais fascination qui a vite fait d’être éconduite vers une motivation plus sérieuse, celle où mythes et fantasmes demandaient à être déconstruits, pour appréhender la culture dans ses réalités les plus clivantes, aussi abruptes soient-elles.

Mon choix s’est tourné vers l’Égypte – pays dont le visage avait déjà croisé mon chemin au travers de rencontres, au travers d’un cours d’anthropologie du monde arabo-musulman passionnant ! C’est sans étonnement que j’avais déjà tenu ces mots, que mes proches m’ont rappelés, d’un « rêve » lointain de vivre en Égypte, pas si lointain que ça finalement… C’est d’abord en cherchant sur le site du service civique que j’ai trouvé ce volontariat proposé avec le Défap. Organisation de confession religieuse, protestante, le Défap me permettait de partir sous un statut laïque, faut-il le préciser, reconnu par l’État, avec un engagement à l’international à vocation solidaire, et dans une destination rarement proposée.

Je ressors plus confiante et plus informée

La mission qui m’attend est en lien avec mon ancien parcours d’animatrice Bafa et d’intervenante dans le soutien scolaire. Je serai en charge de l’apprentissage de la langue française dans un collège international égyptien ainsi que du soutien scolaire et de l’aide aux devoirs dans un foyer accueillant des jeunes filles en situation précaire. Un poste à double casquette donc, dont le rôle principal est la valorisation de l’éducation et de la jeunesse.

Fraîchement sortie des dix jours de la formation obligatoire organisée par le Défap, je ressors plus confiante et plus informée aussi, quant à l’expérience qui m’y attend à la rentrée prochaine, même si les doutes et les incertitudes persistent encore. Des enjeux tels que la spécificité liée à l’interculturel, la sécurité, le cadre législatif et administré par l’État qui nous accompagne en souscrivant au statut de volontaire, mais aussi le respect des lois en vigueur à appliquer et du rôle représentatif qu’il nous est tenu de remplir sous ce titre. Ces dix jours ont aussi été l’occasion de découvrir le profil des autres envoyé.es, aux parcours atypiques, et de se sentir connectée à un réseau de personnes qui toutes sont concernées par cette même trajectoire à un moment de leur vie : celle de l’expatrié.e, qui est parti.e vivre ailleurs, principalement pour la rencontre de l’autre. Un réseau que l’on n’a pas souvent l’occasion de croiser sur son chemin, mais qui rassure pour les futur.es déraciné.es que nous sommes.

Marina




«Nous nous sommes jetés à l’eau»

Un témoignage de couple cette semaine : deux volontaires qui ont participé ensemble à la « session départ » du Défap en juillet, et se préparent à partir en septembre vers la Corne de l’Afrique, dans le cadre d’un projet d’alphabétisation et pour participer à des actions humanitaires.

© D. et U. pour Défap

 
En direction de la Corne de l’Afrique !

L’appel de la main tendue vers son prochain était dans nos cœurs quelque temps déjà et cet arrêt inattendu avec l’irruption de la Covid 19 dans nos vies à tous, fut le point de départ d’une nouvelle réflexion sur l’orientation de notre vie…

Les vagues de confinement successives étant passées, nous nous sommes jetés à l’eau : nous avons rejoint le bateau « Logos Hope » avec ses 350 membres d’équipage de 60 nationalités différentes au service des nations pendant 2 années.

Nous voilà un an après notre retour, prêts à nous investir à nouveau, à plein temps, dans la Corne de l’Afrique avec un projet d’alphabétisation et de participation à des actions humanitaires.

Nous étions une quinzaine d’inconnus qui sont devenus des amis

Pour se préparer au mieux, nous avons suivi la « Formation au départ » du Défap.

Il s’agit de deux semaines de formation intense balayant divers sujets tels que les enjeux géopolitiques, la sécurité, l’interculturalité, l’anthropologie…

Nous étions au début une quinzaine d’inconnus qui après ces 15 jours de formation sont devenus des amis. Nous avons pu nous enrichir des partages et expériences de chacun aussi bien que de ceux des intervenants de qualité.

Nous partons sur le terrain en septembre prochain, forts des conseils reçus lors de cette formation et de la Paix qui nous anime.

D. et U.




Laurent : « Un projet qui fait sens pour moi »

Déjà bénévole en France pour la Croix-Rouge, Laurent a décidé de s’engager à l’international. Direction : la Tunisie, où il va être chargé de coordonner plusieurs projets.

Laurent en juillet 2024 au Défap, pour la session de formation des envoyés © Laurent pour Défap

Jeune retraité et bénévole à la Croix-Rouge depuis trois ans, j’ai souhaité poursuivre mon engagement dans un projet qui fait sens pour moi. Après quelques recherches, j’ai trouvé que le cadre d’un contrat VSI répondait à mes attentes. En effet, je ne souhaitais pas travailler pour une ONG mais donner mon temps comme volontaire. Après avoir envoyé mon CV et ma lettre de motivation au Défap en décembre, celui-ci me contacte à ma grande joie pour me proposer une mission en Tunisie. N’étant pas arrêté sur une destination particulière et pour un travail particulier, j’ai accepté avec plaisir leur proposition.

Après avoir fait des entretiens, la commission a donné un avis favorable à ma candidature. Je suis très heureux de débuter cette nouvelle aventure en Tunisie.

Apporter ma pierre à l’édifice

Mais pour faire quoi ? Très bonne question car même si j’étais ouvert sur le travail à réaliser, je voulais que celui-ci ait un sens pour moi, que je puisse apporter ma pierre à l’édifice. Après des échanges avec l’association à Tunis responsable du projet et le Défap, le contour de la mission se précise. Je vais être en charge de coordonner les projets en cours et dans le futur et faire le lien entre les équipes sur le terrain et le bureau de l’association à Tunis. Le fait que cela soit un nouveau poste afin de répondre à un besoin est une motivation supplémentaire.

Pour l’instant, l’équipe est constituée d’une douzaine de personnes réparties sur différents projets et sur le territoire tunisien. Le bureau est situé à Tunis. Dans le cadre de ma mission je pense que je vais pouvoir voir sur place la mise en application des projets. L’aspect relationnel va être très important pour le bon déroulement de la mission, et cela me plaît bien.

Mais avant de partir, il est nécessaire de se former (obligation réglementaire) même si j’ai eu l’occasion de voyager et travailler dans de nombreux pays. Je le reconnais, au départ j’avais un doute sur l’utilité de cette formation avant le départ, mais quelle erreur ! Les sujets abordés ont été particulièrement intéressants. Les échanges avec le groupe étaient nombreux et enrichissants. Quelle joie d’apprendre à se connaître, d’échanger nos expériences respectives, de manger ensemble (merci à notre extraordinaire cuisinière), cela a été un moment important à vivre avant le départ, comme quoi il ne faut pas s’arrêter à ses premiers ressentis, première leçon et j’en aurai évidement de nombreuses à découvrir en mission.

Laurent




Johanna : «C’est important pour moi que mon activité soit alignée sur mes valeurs»

Johanna faisait partie de la quinzaine de candidates et candidats qui ont participé à la session de formation au départ du Défap en juillet dernier. Sa destination : le Sénégal, où elle a passé son enfance.

Johanna en juillet 2024 au Défap, pour la session de formation des envoyés © Johanna pour Défap

Je suis Johanna, j’ai 25 ans et je viens d’obtenir mon diplôme d’architecte.

Ma motivation principale est de m’engager pour le développement de mon pays d’enfance, le Sénégal. Je souhaite m’engager aux côtés de mes parents dans l’association qu’ils ont fondée en mettant mes compétences et ma créativité au service des communautés locales. C’est important pour moi que mon activité soit alignée sur mes valeurs, en particulier concernant la lutte contre la précarité et la dégradation de l’environnement. Je souhaite œuvrer au sein d’une structure fortement engagée dans ces domaines, durant ce VSI et dans le futur. Cette année de volontariat pourrait, je l’espère, constituer une transition entre la vie étudiante en Europe et la profession d’architecte au Sénégal.

Le centre agroécologique de Beer Shéba étend ses activités dans plusieurs domaines: production agricole, santé, éducation et hébergement.

Ma mission consistera à la conception de divers bâtiments destinés à ces activités.

Mettre mes compétences et ma créativité au service des communautés locales

Je serai également responsable du design graphique (affiches, produits, livrets) et de maintenir les plateformes de communication du projet.

En parallèle, je serai amenée à participer à l’embellissement du site par des plantations et installations, et à soutenir les événements ponctuels tels que les marchés et journées portes ouvertes organisées par l’association.

En tant qu’enfant d’expatriés retournant dans mon pays de cœur, j’ai apprécié la formation de départ pour la qualité de son contenu. De nombreux intervenants ont mis des mots sur des phénomènes et pratiques que je connais sans savoir les nommer de manière aussi précise. Les outils d’analyse et conseils de posture donnés me semblent très pertinents, et m’aident à éclaircir les pensées que j’associe à mon départ proche.

Je n’oublie évidemment pas de mentionner la richesse des échanges au sein du groupe des envoyés, et la bienveillance ambiante instaurée par l’équipe du Défap !

Johanna




Tijmen : «Cette période en Tunisie m’a permis de grandir»

Pendant que les prochains envoyés du Défap sont en pleine formation au départ au 102 boulevard Arago, des nouvelles d’un volontaire présent sur le terrain depuis un an : Tijmen, qui travaille en Tunisie à un projet de ferme expérimentale. Le but : promouvoir de bonnes pratiques agricoles pour lutter contre l’érosion des sols et l’avancée du désert, et pour s’adapter à un contexte rendu de plus en plus difficile par le réchauffement climatique.

À droite : Tijmen, vu de dos, avec Ben (à gauche), responsable local du projet de ferme expérimentale © DR

 

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Chère famille du Défap,

Salutations de Tunisie, le début de l’année semble si loin !

Je voudrais tout d’abord vous donner des nouvelles de la Tunisie en tant que pays. D’une manière générale, nous constatons que cette année a été meilleure en termes de précipitations. Les pluies tombées cette année sont les meilleures des 5 dernières années selon les personnes actives dans le domaine de l’agriculture. C’est très encourageant ! Cela ne résout pas les problèmes plus profonds de la sécheresse cumulée au fil des ans, mais c’est la bonne direction !

Nous venons également de terminer la période du Ramadan. Cette période est toujours différente et donne lieu à des conversations intéressantes. Les chrétiens jeûnent-ils parfois ? Pourquoi jeûnent-ils ? Ce sont des questions dont j’aime discuter. Certaines personnes sont plus curieuses que d’autres, mais il est bien de pouvoir discuter de nos croyances tout au long du ramadan.

Développements du côté des projets :

La construction de l’unité du projet avicole © DR

  • En janvier 2024, nous avons commencé nos campagnes de collecte de fonds pour l’élevage de chèvres que nous souhaitons mettre en place. Pour rappel, nous souhaitons acquérir 10 hectares et un minimum de 30 chèvres. Nous avons eu des engagements encourageants d’organisations/individus qui veulent devenir des partenaires financiers du projet ! Cela nous donne la volonté de continuer. Le défi principal est d’avoir un bon suivi et une bonne direction pour l’avenir.
  • L’écoconstruction du projet avicole a bien avancé ! Nous sommes maintenant dans une phase où nous pouvons déjà placer des poulets dans l’unité que nous avons construite. Nous réfléchissons actuellement au moment le plus propice pour commencer la production de volailles.
  • Avec mon organisation locale, j’ai également participé au développement d’un « parcours apicole ». L’objectif de ce projet est de planter des arbres et des plantes pollinisateurs dans une certaine zone afin de stimuler les activités des abeilles dans cette région particulière. J’ai principalement participé à la plantation d’arbres et de plantes pollinisateurs dans la zone désignée, ainsi qu’à l’aménagement du site.
  • Enfin, certains de nos partenaires en Tunisie ont acquis une de nos solutions pour la désinfection des dattes. Normalement, les dattes sont désinfectées contre les insectes soit par l’utilisation de produits chimiques, soit par congélation (avec une usage d’énergie et des coûts énergétiques élevés). La nouvelle solution n’utilise que des gaz inertes (tels que le CO2 ou le nitrogène). C’est très encourageant et j’espère que davantage de producteurs de dattes commenceront à appliquer des méthodes plus propres comme celle-ci !

Quelques nouvelles au niveau personnel :

Nous venons de passer le week-end de retraite du groupe de jeunes (adolescents) de notre Église. C’était formidable de passer du temps avec eux et d’investir dans leur vie. Pendant le week-end, j’ai pu partager mon témoignage, et ma prière est que Dieu touche leur cœur en ayant entendu mon histoire et ce que Dieu est capable de faire !

Tijmen lors de la session de formation des envoyés du Défap © Défap

Par ailleurs, je peux également dire que cette période de temps en Tunisie m’a permis de grandir personnellement d’une manière que je n’attendais pas. Le fait que beaucoup de choses dans le projet ne soient pas certaines et que nous ne sachions pas ce qui va se passer m’a amené à dépendre davantage de ce que Dieu fait plutôt que de mes propres capacités. C’est plus facile à dire qu’à faire ! En outre, une grande partie de mon travail dépend de ma propre proactivité. Cela a été un processus de croissance pour devenir plus indépendant et autosuffisant dans ma façon de travailler. Dieu utilise cette saison de ma vie pour façonner cette partie de mon caractère, de mon expérience et de mes capacités. C’est un parcours de croissance qui est parfois confrontant et difficile, mais c’est une croissance qui en vaut la peine, et je remercie donc le Seigneur de m’avoir placé ici.

Quelques sujets de prière :

Tunisie : Merci de prier pour que Dieu donne plus de pluie à la nation. Le pays a vraiment besoin de continuer à développer ses activités agricoles et l’eau restera toujours la clé. Priez en particulier pour le sud du pays, où la production de dattes a lieu. Les nappes phréatiques s’assèchent dans certaines régions, le besoin est donc grand !

L’Église :

  • Priez pour l’Église locale. L’unité reste la prière la plus importante !
  • Priez aussi pour les jeunes leaders qui se forment actuellement. Il est encourageant de voir des jeunes hommes et femmes s’engager pour l’Église locale. Priez pour qu’ils soient une génération nouvelle et fraîche qui apportera l’unité à l’Église.
  • Priez aussi pour l’Église francophone, pour que la communauté entre frères et sœurs continue à se développer.
    Tijmen : Veuillez prier pour le processus de croissance que j’ai expliqué. Que je puisse le vivre et le parcourir avec Dieu.

Le projet : Merci de prier pour que Dieu clarifie les projets que je mène, en particulier celui de la chèvrerie. Nous avons besoin de clarté dans les mois à venir afin de savoir dans quelle direction nous allons aller. Priez pour que je Lui fasse confiance et que je sache qu’Il conduit toutes choses selon sa volonté.




Believe à Marhaban : «Je me sens à ma place»

Nouvelle lettre de nouvelles de Believe : venue du Togo, elle effectue une nouvelle mission au sein de l’Association diaconale protestante Marhaban, à Marseille. Une association qu’elle connaît bien à présent, pour y avoir déjà été en mission en tant que service civique. Cette année, Believe bénéficie du statut de VSI (Volontaire de Solidarité Internationale).

Believe, en mission à Marseille au sein de l’association Marhaban : atelier de cuisine © Believe pour Défap

 

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VOLONTAIRE
  • Believe, Togolaise, 26 ans
  • Soutenir l’éducation à la citoyenneté responsable et à la solidarité en quartier prioritaire
MISSION
  • Association diaconale Marhaban
  • Mon service s’adresse aux adultes, jeunes et parfois aux enfants

Quelle joie de me retrouver de nouveau en famille à Marseille où je me plais comme si c’était chez moi ! C’est avec ces mots de douceur que je vous annonce cette deuxième vague de mon volontariat à Marhaban. Avec de nouvelles priorités et défis, je peux vous dire que c’était une belle décision que je ne regrette pas car je me sens à ma place ici et je suis utile dans tout ce que je fais. Comme d’habitude, l’accueil chaleureux était au rendez-vous sans faute et encore meilleur cette fois-ci puisque je retrouve des visages déjà connus. Tout de suite, je suis imbibée de la chaleur de cette ville dont je suis tombée amoureuse.

En tant que coordinatrice du projet d’aide alimentaire nommé Vivres Solidaires, destiné aux personnes dans le besoin, j’ai l’honneur d’aider à préparer les colis pour distribution et d’animer des ateliers de cuisine. Nous avons remarqué que beaucoup de nos bénévoles et bénéficiaires ne connaissent pas forcément les légumes que nous distribuons en plus des produits secs. Ces ateliers deviennent donc des moments de partage et de découverte des plats de chacun, permettant à tous de se surpasser et d’essayer de nouveaux aliments. Nos matinées de petit déjeuner autour de l’épicerie sont superbes ; nous y apprenons beaucoup et des discussions ouvertes et intéressantes ont lieu autour de ce projet autogéré par les femmes bénéficiaires elles-mêmes, avec notre accompagnement.

Believe, en mission à Marseille au sein de l’association Marhaban : soutien scolaire © Believe pour Défap

Cette année, ma mission s’est élargie aux familles, et plus précisément aux enfants. Je fais maintenant du soutien scolaire, j’anime des jeux de société et j’organise des sorties occasionnelles. Ces nouvelles responsabilités me permettent de mieux connaître notre public et d’assimiler énormément d’informations. Cet amour chrétien que nous possédons témoigne de sa grandeur dans toutes nos activités et c’est pourquoi je suis si passionnée par mon travail.

Nous développons également notre vestiaire à travers des tris réguliers pour que le public puisse bénéficier des vêtements de saison et des articles de première nécessité en urgence. La médiation parmi les bénévoles de différentes nationalités, principalement d’Afrique, dans toutes ces activités n’est pas une tâche facile, mais elle me plaît beaucoup. Pouvoir être en charge de cela est un défi enrichissant. Maintenant, mon objectif futur est de rendre visible à l’extérieur notre association, qui fait tant de choses formidables mais qui reste souvent méconnue en dehors de notre cercle interne.

Je suis impatiente de poursuivre cette mission et de partager avec vous les progrès réalisés. Merci pour votre soutien continu.

Avec tout mon dévouement,

Believe

Believe, en mission à Marseille au sein de l’association Marhaban : en accompagnement des familles aux sorties © Believe pour Défap

 




Impressions parisiennes d’un chercheur togolais

Nous retrouvons Komivi Elom Alagbo, pasteur de l’Église évangélique presbytérienne du Togo venu en France pour travailler sur sa thèse de doctorat, à la fin de son séjour de recherche à Paris. Quelles sont les images, les impressions qui l’auront le plus marqué durant ces trois mois ? La chaleur de l’accueil au Défap et au sein des étudiants de l’IPT, tout d’abord. Une chaleur contrastant avec la difficulté à entrer en contact avec les Parisiens… Le contraste, ensuite, entre la prospérité de la société française et la présence de sans-abri dans les rues. Mais aussi les efforts visibles pour mettre des arbres et de la verdure partout…

Impressions parisiennes d’un chercheur togolais


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«L’imaginaire, c’est l’être de la société»

Komivi Elom Alagbo est pasteur de l’Église évangélique presbytérienne du Togo, et il poursuit des études de théologie à l’Université protestante d’Afrique centrale, au Cameroun. Sa thèse de doctorat, pour laquelle il fait des recherches en France avec le soutien du Défap, porte sur « la théologie de la reconstruction de Kä Mana et ses implications pour la restauration du Togo ». Un thème qui lui a été inspiré par l’état de profonde désespérance d’une partie de la jeunesse togolaise : depuis l’indépendance et jusqu’à aujourd’hui, le Togo s’est montré incapable de rebâtir un imaginaire susceptible de mobiliser son propre peuple en vue d’un but commun. Car ce qui fonde un idéal politique, des institutions, c’est cet imaginaire, qui leur donne leurs bases. Pour guérir une société, reconstruire une nation, c’est cet imaginaire qu’il faut restructurer…

« L’imaginaire, c’est l’être de la société »


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Luc, volontaire en Tunisie : «Je t’encourage à partir !»

Luc a déjà une longue expérience du milieu de l’humanitaire. Il a débuté au Rwanda en 1994, il a travaillé pour l’Unicef, a été fonctionnaire des Nations-Unies… Ce qui ne l’a pas empêché de repartir comme VSI avec le Défap, pour une mission en Tunisie, à l’école Kallaline. Pourquoi un tel choix ? Il s’en explique dans ce podcast… et encourage toutes celles et tous ceux, jeunes ou moins jeunes, qui voudraient s’investir au loin, à postuler auprès du Défap.

Luc, volontaire en Tunisie : « Je t’encourage à partir ! »


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Nick Sandjali : «Trois mois mémorables»

Pasteur de l’Église presbytérienne camerounaise et enseignant d’Ancien Testament à l’Institut Supérieur de Théologie Dager de Bibia, Nick Sandjali travaille à une thèse de doctorat à la Faculté de théologie évangélique de Bangui (FATEB), Extension-Yaoundé, sur la séparation du sacré et du profane en vue d’une lecture contextuelle dans son Église. Des travaux pour lesquels il est venu poursuivre des recherches en France, avec le soutien du Défap, et en lien avec l’Institut protestant de théologie (IPT). Ce qui lui a permis d’accéder à des ressources documentaires actualisées qui lui manquaient au Cameroun… mais aussi de découvrir le travail avec les enseignants de l’IPT, et des aspects parfois déroutants de la vie en France.

Nick Sandjali : « Trois mois mémorables »


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