Leadership féminin dans l’Église en Afrique : entre avancées et défis, rendez-vous ce 13 février

Ce jeudi marque le lancement des « Jeudis du Défap » 2025, un cycle de huit conférences explorant des thématiques actuelles. Pour cette première rencontre, nous aurons l’honneur d’accueillir Gertrude Kamgue Tokam, pasteure de l’EpudF à Montargis et à Châtillon-Coligny, théologienne camerounaise et enseignante en théologie. Elle abordera la thématique suivante : « Promotion et leadership des femmes dans l’Église en Afrique ».

Jeudi du Défap 13 février 2025 - Gertrude Kamgue Tokam

 

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Une évolution progressive du rôle des femmes dans l’Église

La question du statut des femmes dans l’Église africaine suscite depuis longtemps des débats et des réflexions. Longtemps cantonnées à des rôles secondaires, les femmes ont progressivement accédé à l’enseignement théologique, notamment à partir de la seconde moitié du XXe siècle. Aujourd’hui, il est essentiel de dresser un bilan : quelles avancées ont été réalisées ? Quels défis persistent ?

Des acquis, mais encore du chemin à parcourir

Malgré une reconnaissance croissante, les femmes théologiennes et pasteures rencontrent encore des obstacles. Si en Europe, notamment à l’EpudF, la question du leadership féminin dans l’Église semble être dépassée, ce résultat est le fruit de longues années de lutte. L’Afrique peut-elle s’inspirer de ce modèle tout en tenant compte de ses propres réalités culturelles et sociales ?

Un leadership constructif et inclusif

L’objectif de cette conférence est de promouvoir une prise de conscience, en particulier chez les femmes elles-mêmes. Il ne s’agit pas seulement d’être présente dans l’Église, mais d’exercer un leadership constructif, en partenariat avec les hommes. La réflexion s’appuiera sur l’histoire, la Réforme, les Pères de l’Église et les traditions africaines pour dégager des pistes d’action concrètes.

Comment les femmes peuvent-elles occuper pleinement leur place dans l’Église sans que leur présence ne soit perçue comme une simple représentation symbolique ? Comment faire en sorte que leur voix soit entendue et reconnue pour leur contribution essentielle ?

Ce premier Jeudi du Défap promet une discussion riche et inspirante. Ne manquez pas cette opportunité d’échanger sur un sujet essentiel pour l’avenir du leadership féminin dans l’Église africaine et au-delà.

 

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Prochains rendez-vous en 2025, les soirs de 18h30 à 20h00 :

Huit rendez-vous sont prévus cette année, dont 4 par semestre. Des intervenants venant de partout et aux profils variés nous conduiront dans la réflexion autour de thématiques tout aussi riches les unes que les autres.

Ces rencontres se déroulent en deux temps :

  • Un temps de conférence
  • Un temps de débat et de questions-réponses.

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Nous encourageons les participants à partager leurs réflexions et à s’engager dans un dialogue constructif, afin de mieux appréhender les enjeux contemporains liés à cette thématique. Un lien d’inscription est disponible dans les communications du Défap pour vous permettre de participer à cette visioconférence. Une fois inscrit.e, un lien d’accès vous sera communiqué. Ne manquez pas cette opportunité de réfléchir ensemble sur le leadership féminin dans l’Église.




« Les jeudis du Défap » en 2025 : les réflexions missiologiques et interculturelles reprennent

Les « Jeudis du Défap », ensemble de visio-conférences interactives lancées en 2024, reprennent de plus belle cette année avec 8 conférences qui mobiliseront des intervenants sur la scène internationale. Les dates sont désormais connues, les thématiques et les intervenants également.

Les "Jeudis du Défap" en 2025 : les dates

Vous avez aimé le concept l’année dernière ? Bonne nouvelle, cinq rendez-vous de plus vous sont proposés en 2025 pour vous exercer davantage à la réflexion missiologique et interculturelle. Les huit intervenants proviennent de divers pays (France, Cameroun, Togo, RDC, Congo), ce qui aura le mérite d’enrichir les points de vue et le partage d’expériences pendant ces moments à la fois chaleureux et instructifs.

Découvrez les dates, les sujets et les intervenants :

  • 13 février : Formation théologique et promotion / leadership des femmes dans l’église en Afrique, avec Gertrude KAMGUE TOKAM
  • 20 mars : Identité – hostilité – hospitalité, avec Olivier ABEL
  • 24 avril : Afropéanité et transformation du christianisme en Europe, avec Jeanine MOUKAMINEGA
  • 22 mai : Imaginaire et théologie de la reconstruction, avec Elom Komivi ALAGBO
  • 11 septembre : L’Afrique dans la bible, avec Lévi NGANGURA
  • 9 octobre : La femme dans l’Eglise en RDC ? Regard rétrospectif sur le rôle de la femme dans la société et dans l’église à l’époque coloniale. Le cas de la RDC, avec Robert BAHIZIRE
  • 6 novembre : La pratique du ministère de délivrance dans les Eglises d’Afrique…réalités, dangers et perspectives, avec Parfait-Benedict MADOUMBA
  • 11 décembre : Ethique protestante et proposition sociétale, avec Richard LENGO

Vous avez la possibilité de vous inscrire afin de recevoir les détails de chaque rencontre et choisir ou pas d’y participer.

 

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Pour rappel, chaque conférence est structurée de la manière suivante :

  • Un temps de conférence
  • Un temps de débat et de questions/réponses permettant à l’audience qui est connectée d’intervenir

Les replay sont disponibles quelques jours plus tard sur la page YouTube du Défap et sur notre site internet, ainsi qu’une retranscription.

Un lien d’accès vous sera communiqué si vous signifiez votre intérêt pour une conférence en vous y inscrivant.

 

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Vous avez assisté à une ou plusieurs conférences des « Jeudis du Défap » en 2024 ? Vos avis nous sont précieux ! Partagez-nous ce que vous avez pensé, dites nous si vous avez des thématiques que vous aimeriez voir abordées pendant ces moments.




RDC : l’Université Évangélique en Afrique face à la crise, un appel urgent à la solidarité

La République Démocratique du Congo (RDC) est de plus en plus confrontée à une situation sécuritaire préoccupante, notamment dans l’est du pays. Les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, ont intensifié leurs attaques, menaçant des villes clés telles que Goma et Sake. Le Défap soutien plusieurs projets en RDC, il y est en relation l’Église du Christ au Congo et différentes universités. Le Professeur Benoît Amina Lwikitcha, doyen de la Faculté de Théologie protestante de l’Université Evangélique en Afrique, nous partage les inquiétudes des étudiants depuis l’aggravation des conflits et appelle à la solidarité internationale.

Vue d’une rue à Kinshasa © Défap

« L’Université Evangélique en Afrique (UEA), située à Bukavu, province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo, sous la direction de la Rectrice, Professeure Ngongo Kilongo Fatuma, est aujourd’hui confrontée à une crise sans précédent, conséquence de la situation politique et sécuritaire dramatique qui secoue l’est du pays. La prise de la ville de Goma par les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, et leur avancée vers Bukavu ont plongé notre institution et nos étudiants dans une situation de détresse extrême.

Un impact désastreux sur les étudiants en théologie 

Avant même le début de cette crise, les étudiants et étudiantes de la Faculté de Théologie protestante à Bukavu faisaient déjà face à des difficultés socio-économiques importantes. Aujourd’hui, la situation s’est aggravée de manière alarmante. Nombre d’entre eux ont laissé leurs familles à Goma et dans d’autres villages sous occupation rebelle. Leurs paroisses, leurs champs et leurs bétails, qui constituaient leur principale source de revenus pour financer leurs études, sont aujourd’hui inaccessibles. Non seulement ils se retrouvent dans l’impossibilité de poursuivre normalement leurs études, mais aussi dans l’angoisse permanente de ne plus revoir leurs proches et leurs communautés ecclésiales.

Un soutien local mais insuffisant

Face à cette urgence, les enseignants de la Faculté de Théologie de l’UEA, sous l’initiative de son Doyen, le Révérend Professeur Benoît Amina Lwikitcha, s’efforcent, avec leurs propres moyens, de venir en aide aux familles de ces étudiants. Ils consacrent une partie de leurs salaires à cette assistance. Par ailleurs, plusieurs églises et paroisses protestantes locales à Bukavu ont également manifesté leur solidarité. Cependant, cette aide demeure largement insuffisante face à l’ampleur des besoins.

Une faculté unique dans la sous-région

Il est important de rappeler que la Faculté de Théologie protestante de l’UEA est la seule institution de formation théologique protestante dans la sous-région, accueillant des étudiants de RDC, du Rwanda et du Burundi. Elle forme des cadres ecclésiaux issus des Églises protestantes, pentecôtistes, évangéliques et réformées, qui jouent un rôle crucial dans la formation spirituelle et la stabilité communautaire dans ces pays. Aujourd’hui, avec la progression annoncée des rebelles du M23 vers Bukavu, l’enseignement au sein de la faculté est gravement perturbé par une psychose généralisée parmi la population.

Appel à la solidarité internationale

Face à cette situation critique, nous lançons un appel pressant à la communauté protestante, évangélique et pentecôtiste, ainsi qu’aux partenaires internationaux engagés dans la formation théologique dans les pays du Sud. Nous sollicitons également les institutions théologiques sœurs à travers le monde pour qu’elles nous aident à soutenir ces pasteurs étudiants et leurs familles en cette période de guerre.

Voyage en France pour mobiliser du soutien

Dans le cadre de cette mobilisation, grâce à l’appui du Défap et de ses partenaires, le Doyen de la Faculté de Théologie de l’UEA effectuera un voyage en France au mois de mars. Ce voyage aura un double objectif :

  1. Sensibiliser et mobiliser les Églises, institutions théologiques, organisations protestantes et autres partenaires pour soutenir notre Faculté et ses étudiants en détresse.
  2. Poursuivre ses recherches postdoctorales au sein de l’Institut Protestant de Paris.

Nous encourageons toute institution ou individu souhaitant apporter un soutien à contacter la Fondation du Protestantisme qui a lancé un appel à don d’urgence pour cela.

La situation en RDC, et particulièrement dans l’est du pays, est critique. La guerre imposée par le M23 et ses partenaires étrangers a des conséquences dramatiques sur les populations civiles et sur les étudiants en théologie. Pourtant, la mission de formation de leaders ecclésiaux et communautaires ne peut pas s’arrêter. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer notre mission. »

 

Le Défap en RDC

Le Défap entretient des relations avec plusieurs partenaires en République démocratique du Congo parmi lesquelles une Église soeur, plusieurs universités protestantes (l’Université protestante au Congo à Kinshasa ; l’Université libre des Pays des grands lacs à Goma et à Bukavu ; l’Université évangélique en Afrique à Bukavu ; l’Université de l’Alliance chrétienne à Boma ; l’Université presbytérienne du Congo à Kananga). Il y envoie des professeurs et accueille des chercheurs, finance des bourses pour des étudiantes dans le but d’aider à promouvoir la place de la femme, etc. Le Défap y soutient également différents projets tels que le projet de santé communautaire autour de la culture de plantes médicinales à Bukavu, des micro-crédits pour aider des femmes dans leurs petits commerces, l’électrification de bâtiments universitaires, etc. En 2023, pour venir en aide aux déplacés fuyant les violences des rebelles du M23, le Défap a pu apporter son soutien, avec Solidarité protestante, pour des distributions de vivres et de produits d’hygiène dans le camp de Kanyaruchinya.

Nous appelons à la prière et au soutien spirituel des Églises et institutions ecclésiales du Nord Kivu.

 

 




« Des mots qui libèrent des maux… » : les vœux du Secrétaire général

En ce début d’année 2025, Basile Zouma, Secrétaire général du Défap, nous rappelle la puissance des mots pour transformer les maux du monde. Portés par la foi et l’espérance, ces vœux invitent chacun à agir dès aujourd’hui pour un avenir meilleur. À travers le volontariat, les projets de solidarité et l’engagement collectif, le Défap continue de semer les graines de l’Évangile pour faire grandir la Bonne Nouvelle. Un appel à vivre pleinement et à bâtir ensemble des lendemains d’espérance.

Basile Zouma_Segcrétaire général du Défap
©Défap

Téléchargez le mot du Secrétaire général en pdf

« Dans ce temps habituel des vœux de nouvel an, nous cherchons comment les souhaiter de façon originale ou personnalisée et de manière positive pour exprimer l’idée d’un avenir d’espérance, toujours meilleur que le présent. Ces mots, notre histoire nous les donne fort heureusement. Ils nous permettent de dire et d’habiter les temps de ces lendemains qui viennent. En fonction des choix faits, ces lendemains peuvent être annoncés de manière heureuse ou désespérante. La tendance générale à imaginer l’avenir comme une simple amplification du présent peut décourager d’entrer dans un avenir effrayant de malheurs démultipliés (guerre, misères, catastrophes naturelles…). La foi au Dieu de Jésus-Christ qui nous anime et l’espérance qui nous mobilise nous donnent de croire autrement, d’envisager des lendemains meilleurs, pleins d’espérance. Cette foi nous invite à prendre une part active pour qu’adviennent ces lendemains renversant les drames d’aujourd’hui pour qu’en germe la vie. Elle donne à nos simples mots la force de conjurer nos maux du présent. Comme le dit Antoine de Saint-Exupéry : « Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible« . Au Défap, nous travaillons à rendre cet avenir possible dans l’incarnation de l’Évangile à travers le volontariat, l’échange de personnes, les projets de développement, d’éducation… avec Georges Bernanos, nous pouvons dire : « On ne subit pas l’avenir, on le fait » en favorisant les relations humaines et la solidarité inter-ecclésiale transfrontalière. Nous continuerons en cette année encore de semer partout où nous sommes, la petite graine d’Évangile pour que grandisse la Bonne Nouvelle pour surmonter les maux du monde. Nous vous souhaitons au nom du Service protestant de mission – Défap, une riche et heureuse année 2025 où chacun est invité à ne pas attendre demain pour vivre, mais à vivre en attendant demain. »

Pasteur Basile Zouma, Secrétaire général




« Nous étions comme ceux qui font un rêve »

Plongée au cœur de la méditation du pasteur Jean-Mathieu THALLINGER, inspirée du Psaume 126, pour raviver l’espérance et se souvenir que les plus grands renouveaux surgissent parfois des terres les plus arides.

"Nous étions comme ceux qui font un rêve"
© Pexels, Photo de Irina Iriser

 

« Quand l’Éternel ramena les captifs de Sion, nous étions comme ceux qui font un rêve. Alors notre bouche était remplie de cris de joie, et notre langue de chants d’allégresse. Alors on disait parmi les nations : l’Éternel a fait pour eux de grandes choses ! L’Éternel a fait pour nous de grandes choses ; nous sommes dans la joie. Éternel, ramène nos captifs, comme des ruisseaux dans le Neguev ! Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chants d’allégresse. Celui qui marche en pleurant, quand il porte la semence, revient avec allégresse, quand il porte ses gerbes. »

Psaumes 126

 

C’est encore l’hiver dans les vignes d’Alsace. Le sol est gelé. Les ceps de vignes autrefois si fiers de leurs grappes ne ressemblent plus qu’à des bois torturés. Ils sont comme morts, vaincus par le froid.

Pourtant le vigneron sortira ce matin pour aller tailler sa vigne. Il est comme la veuve Antigone qui se refuse à faire son deuil. Quelle imagination folle lui donne de prévoir que de ce bois mort pourrait un jour renaître la joie ?

C’est parce qu’il se souvient que cela s’est déjà produit. Il sait que la sève, vitale, s’est réfugiée dans les racines. Elle attend.

C’est l’été dans le Néguev. Qu’est-ce qui pousse le paysan à sortir avec sa houe pour gratter la terre dure comme la pierre et tenter d’y semer quelques grains ? Cette terre n’a pas reçu la moindre goutte d’eau depuis des mois. Tout en elle est hostile à la vie. Pourtant le paysan va labourer le sol « dans les larmes », jusqu’à l’épuisement. Parce qu’il se souvient que les pluies ne vont pas tarder à descendre du ciel au nord, grossissant les fleuves, qui bientôt rempliront à nouveau les lits asséchés des rivières au sud. Le sol est maintenant prêt. Il attend.

Nous sommes à Babylone, en 539 avant notre ère. Une rumeur commence à courir. Le roi des Perses vient de vaincre celui de Babylone et pourrait autoriser les exilés et leurs descendants à retourner à Jérusalem. Peu y croient, sauf quelques-uns qui se souviennent : cela s’est déjà produit, au temps de Moïse. Alors ils attendent.

Nous sommes à Berlin Est, le 18 janvier 1989, Erich Honecker, président de la RDA déclare « le Mur existera encore dans 50 et même dans 100 ans ». Le 9 novembre 1989, le conseil des ministres publie le communiqué suivant « Les voyages privés vers l’étranger peuvent être autorisés sans présentation de justificatifs ». Quelques heures plus tard un douanier en charge du point de passage de Bornholmer Strasse donnera l’ordre « Ouvrez la barrière ! ».

La foule massée de la frontière hésite un instant et se demande « Est-ce un rêve ? ». Avant d’oser un premier pas de l’autre côté.

Nous sommes en France, ces jours-ci. 80 ans après la Libération. Et nous nous souvenons à l’aide d’images d’archives, de ces foules en liesse qui envahirent les rues de tout le pays. Le cauchemar aurait pris fin, après cinq années de privations, de peurs, de drames sans nom.

Tous se demandent : « est-ce que nous rêverions ? » L’histoire de l’humanité balance entre cauchemars et rêves qui se sont réalisés.

Aujourd’hui encore, dans tant de lieux du monde, beaucoup vivent des cauchemars. C’est dans la mémoire des libérations d’hier que nous trouverons la force de continuer à espérer, à lutter, à refuser de nous abandonner la fatalité. La Bible en a fait un commandement « Vous conserverez le souvenir de ce jour, et vous le célébrerez par une fête en l’honneur de l’Éternel » (Exode 12, 14). Que cette année 2025 beaucoup puissent à leur tour dire : « nous étions comme ceux qui font un rêve ».

 


Pourquoi Moïse souffrait-il d’un défaut d’élocution ?

Un sage du 14e siècle explique : Si Moïse avait été un orateur éloquent, les sceptiques pourraient prétendre que le peuple juif a accepté la Torah du seul fait du charisme de Moïse. Après tout, un orateur enjôleur et captivant peut convaincre les gens d’à peu près n’importe quoi. Mais comme il était difficile d’écouter Moïse parler, il est devenu éminemment clair que nous n’avons pas accepté la Torah parce que nous avons été impressionnés par Moïse ; nous avons accepté la Torah, parce que nous avons été impressionnés par Dieu.




Regards croisés : Nick et Robert en fin de séjour de recherches en France

Parvenus en fin de séjour de recherche, Robert BAHIZIRE, membre de la communauté baptiste au centre de l’Afrique, affiliée à l’Église du Christ au Congo, docteur et enseignant en République Démocratique du Congo, et Nick SANDJALI, doctorant en Ancien Testament, pasteur de l’Eglise presbytérienne camerounaise et enseignant d’Ancien Testament à l’Institut Supérieur de Théologie Dager de Bibia au Cameroun, partagent leurs expériences dans Courrier de Mission. Découvrez le dernier épisode diffusé sur Fréquence Protestante, présenté par Tolotra RANDRIAMANANJATO.

Robert et Nick en fin de séjour de recherche en France
© Wallace Chuck

Tous deux à leur deuxième expérience avec le Défap dans le cadre de travaux de recherche qui s’inscrivent dans la continuité de leurs premiers passages, Robert et Nick sont parvenus à la fin de leur séjour de recherche. Dans ce numéro de Courrier de Mission, ils nous présentent non seulement leurs travaux, mais également les démarches effectuées en amont pour obtenir leur bourse, ainsi que leurs expériences pendant les mois passés en France.

 

Regards croisés : Nick et Robert en fin de séjour de recherches en France

Courrier de Mission
Émission du 6 décembre 2024 sur Fréquence Protestante

 




Les Jeudis du Défap, 3ème session : Théologie interculturelle et interculturalité dans l’Eglise – Le replay

Le replay de la dernière conférence des « Jeudis du Défap » avec Gilles Vidal est disponible ! Pour cette année 2024, la dernière conférence a porté sur la « Théologie interculturelle et interculturalité dans l’Eglise ».

Théologie interculturelle et interculturalité dans l'Eglise - replay du 5 décembre avec Gilles Vidal

Qui est Gilles Vidal ?

Gilles Vidal enseigne l’histoire du christianisme à l’époque contemporaine à l’Institut Protestant de Théologie (IPT), à la Faculté de Montpellier. Ses travaux portent sur l’histoire des missions protestantes et la théologie contemporaine dans le Pacifique Sud. Par ailleurs, il est co-directeur du centre Maurice-Leenhardt de recherche en missiologie de l’IPT et est également membre du laboratoire CRISES de l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Le professeur Vidal est président de l’AFOM, Association francophone œcuménique de missiologie (AFOM) et membre du Centre de recherches et d’échanges sur la diffusion et l’inculturation du christianisme (CRÉDIC).

Son lien avec le DEFAP/CEVAA remonte à plusieurs années, car en 1988 il a été volontaire en Nouvelle-Calédonie, envoyé de la Cevaa pour une durée de 3 ans, expérience qu’il a renouvelée en 2003 pour une durée de 5 ans cette fois.

 

Gilles Vidal ©Institut Protestant de Théologie

Pourquoi cette thématique ?

Dans un monde marqué par la diversité culturelle, la théologie interculturelle est plus que jamais nécessaire. Elle nous invite à dépasser les clivages, à construire des ponts entre les cultures et à vivre notre foi de manière plus authentique.

Qu’est-ce que la théologie interculturelle et en quoi diffère-t-elle de la multiculturalité ? Comment nos interactions quotidiennes avec des personnes de cultures différentes peuvent-elles être enrichies par une perspective théologique interculturelle ? Comment concilier la mission et l’évangélisation avec le respect de la diversité culturelle ?

Plusieurs questions ont été abordées pendant cette conférence, veuillez retrouver le replay ci-dessous.

Une bibliographie établie par le service Bibliothèque et documentation du Défap pour ce webinaire est également disponible.

 

Les « Jeudis du Défap » en 2025

Les « Jeudis du Défap » reprennent dès février prochain et seront désormais organisés à une fréquence mensuelle. Les différents sujets et intervenants seront communiqués très bientôt.

En attendant, qu’avez-vous pensé de cette série de webconférences qui a été lancée cette année ? Qu’avez-vous apprécié, qu’avez-vous moins aimé ? Partagez-nous vos avis via ce formulaire qui nous aidera à nous améliorer et à vous proposer des contenus de plus en plus qualitatifs.

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Jean-Pierre Anzala en mission au Sénégal : Renforcer les liens et préparer l’avenir

Dans le cadre de la préparation du stage de formation continue des pasteurs, prévu en février 2025 au Sénégal, Jean-Pierre Anzala, responsable de l’échange théologique au Défap, et Natacha Cros-Ancey, coordinatrice de la Communion protestante luthéro-réformée (CPLR) se sont rendus sur place. Cette mission s’inscrit dans une démarche de renforcement des partenariats historiques avec les Églises Protestantes et Luthériennes du Sénégal (EPS et ELS), tout en posant les bases théologiques et logistiques pour un événement clé du dialogue interculturel et de la réflexion théologique.

Le temple de Dakar

Ce déplacement avait pour ambition de :
• Collaborer avec les Églises locales pour ajuster le contenu et l’approche du stage au contexte sénégalais ;
• Identifier les intervenants clés, tels que le Professeur Seydi Diamil Niane, spécialiste de l’islam africain, et le Professeur Djim Dramé, promoteur du dialogue interreligieux ;
• Anticiper les besoins logistiques liés à l’hébergement, aux déplacements et aux visites prévues pendant le stage ;
• Explorer les défis locaux et les opportunités pour l’Église dans des contextes de minorité et de sécularisation.

L’accueil de l’Institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN) Cheikh Anta Diop

Des rencontres fructueuses avec les Églises sénégalaises

Jean-Pierre Anzala et Natacha Cros-Ancey ont rencontré les principaux responsables de l’Église Protestante du Sénégal et de l’Église Luthérienne du Sénégal, marquant une étape essentielle dans le renforcement des relations.

Avec l’Église Protestante du Sénégal (EPS)

L’équipe a été accueillie par plusieurs responsables, dont le Pasteur André Ouattara, modérateur, et Mme Florence Kembo, responsable de la communication. Les discussions ont mis en lumière les priorités de l’EPS :
• Développer une mission en milieu rural et diversifier la prédication en langues locales.
• Soutenir des projets d’impact social, tels que l’accès à l’eau, la scolarisation et la formation professionnelle, via l’APES (Association protestante d’entraide du Sénégal).

Jean-Pierre Anzala, Natacha Cros-Ancey et André Ouattara

Avec l’Église Luthérienne du Sénégal (ELS)

L’accueil au centre « Femmes pour Christ » a permis de constater les possibilités d’hébergement pour le stage. Les échanges avec des figures clés, comme le Pasteur Latyr Diouf, ont porté sur des projets stratégiques :
• Construction d’une église à Fatick sur un vaste terrain ;
• Reprise d’un institut de formation pastorale à Yeumbul ;
• Développement d’une catéchèse continue adaptée aux contextes citadin et rural.

Jean-Pierre Anzala, Natacha Cros-Ancey et Latyr Diouf

Des projets qui naissent de chaque rencontre

Ce voyage a permis de poser des bases solides pour la formation, mais aussi pour de futurs partenariats :
• Soutien à la création d’un institut théologique pour la formation pastorale avec l’ELS.
• Renforcement des projets diaconaux de l’EPS par l’envoi de volontaires en mission.
• Appui à l’implantation d’églises dans des zones rurales.

 

Une formation pour l’universalité de l’Église

Le stage prévu en février 2025, fruit de ce travail préparatoire, sera un moment unique d’échange entre pasteurs sénégalais et français. Il permettra d’explorer des thématiques comme le témoignage chrétien en contexte minoritaire ou la cohabitation interreligieuse. Ce projet s’inscrit pleinement dans la vocation du Défap : tisser des liens interculturels au service de l’Église universelle.

Ce déplacement de Jean-Pierre Anzala et Natacha Cros-Ancey illustre la mission du Défap, qui œuvre pour le dialogue, la solidarité et la réflexion théologique en contexte interculturel. Une belle étape pour vivre et témoigner de la richesse de l’Église dans sa diversité.




Théologie Interculturelle : la conférence de Gilles Vidal sur l’évolution de la missiologie en Europe

Pour terminer l’année en beauté, nous recevrons le professeur Gilles Vidal le 5 décembre prochain lors de la dernière webconférence des « Jeudis du Défap » de 2024. La thématique abordée sera « Théologie interculturelle et interculturalité dans l’Église »

Théologie interculturelle et interculturalité dans l’Église - Gilles Vidal - Jeudi du Défap

Depuis environ vingt ans, l’approche de la missiologie en Europe a connu des transformations notables. Selon qu’on se trouve dans un contexte anglophone, germanophone ou francophone, l’analyse du phénomène missionnaire, de la théologie de la mission ou, plus largement, de l’expansion du christianisme a laissé place à une nouvelle discipline, la « théologie interculturelle ».

Comment cette discipline évolue-t-elle ? Quels sont précisément ses principes et ses enseignements ? Comment les orientations confessionnelles influencent-elles la manière dont elle est perçue ? Ces questions constituent le cœur de la conférence présentée par le professeur Gilles Vidal.

 

Je participe au prochain rendez-vous

 

La richesse de ces visioconférences se trouve dans le fait qu’elles offrent non seulement un temps d’apprentissage où l’on découvre des travaux passionants, mais également un espace d’échange. Une séance de questions-réponses et débat permet, à la suite des présentations, de creuser davantage les différentes thématiques grâce aux contributions des uns et des autres.

Vous avez des choses à nous partager ? Retrouvez-nous. Vous êtes curieux d’avoir des réponses à vos questions sur le sujet ? Ne manquez pas au rendez-vous avec Gilles Vidal !

Inscrivez-vous dès maintenant.

Pour rappel, les conférences se tiennent en soirée, de 18h30 à 20h00, et se déroulent en deux temps :

  • Un temps de conférence
  • Un temps de débat et de questions-réponses.

Vous nous suivez de différents pays dans le monde, faites attention aux horaires qui correspondent ici aux heures de la France (actuellement GMT+1).

 

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Nous encourageons les participants à partager leurs réflexions et à s’engager dans un dialogue constructif, afin de mieux appréhender les enjeux contemporains liés à cette thématique. Un bulletin d’inscription est disponible sur le site du Défap pour vous permettre de participer à cette visioconférence. Une fois inscrit, un lien d’accès vous sera communiqué. Ne manquez pas cette opportunité de réfléchir ensemble sur l’impact de l’interculturalité en Eglise.

 

Important : Vous vous êtes peut-être déjà enregistré pour cette conférence en vous inscrivant aux dernières, si c’est le cas, vous n’avez pas besoin de vous inscrire à nouveau ! Vérifiez bien votre adresse e-mail et, n’attendez pas la dernière minute au risque de ne pas pouvoir recevoir le lien à temps !




La bibliothèque du Défap dans « Courrier de mission »

L’émission « Courrier de mission » du mois de novembre animée par Tolotra Haritsimba RANDRIAMANANJATO a été consacrée à la bibliothèque du Défap. Claire-Lise LOMBARD, responsable de la bibliothèque et des archives, et Blanche JEANNE, documentaliste, ont pu nous donner une vue d’ensemble sur les différentes collections, qu’il s’agisse des archives ou du fonds contemporain, et nous partager deux oeuvres qu’elles apprécient.
Claire-Lise et Blanche dans Courrier de Mission pour présenter la Bibliothèque du Défap© Le Défap

A l’origine destinée à la formation des missionnaires de la Société des missions évangéliques de Paris (1822-1971) puis ouverte aux chercheurs à la fin des années 1960, la bibliothèque du Défap réunit – en complément de ses fonds d’archives – une collection de livres et de revues principalement des XIXe et XXe siècle. Par son fonds contemporain, elle poursuit la mission de documenter le fait missionnaire d’hier à aujourd’hui.

 

Découvrir la bibliothèque

 

Que présentent les collections de la bibliothèque et pour quelle cible exactement ?

Tout en mettant en lumière la richesse de l’établissement, Claire-Lise et Blanche nous amènent à la découverte de la bibliothèque et de son histoire grâce à de petites anecdotes surprenantes ! Par ailleurs, découvrez deux de leurs coups de cœur :

La Bibliothèque du Défap

Courrier de Mission
Émission du 1er novembre 2024 sur Fréquence Protestante

 




Jésus et la Samaritaine

Fatigué et assoiffé, Jésus rencontre une femme en quête de vérité : c’est dans leur besoin partagé que naît un dialogue transformateur. Et si nos rencontres suivaient le même chemin ? Méditation par Dominique IMBERT-HERNANDEZ, pasteure à l’Église Protestante Unie de France au Foyer de l’Âme.

Jésus et la Samaritaine Huile sur toile (XVIIe siècle) de Rutilio di Lorenzo Manetti © RMN /Gérard Blot

 

« Là se trouvait la source de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, s’était assis tel quel au bord de la source. C’était environ la sixième heure. Une femme de Samarie vient puiser de l’eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire. Ses disciples, en effet, étaient allés à la ville pour acheter des vivres. La Samaritaine lui dit : Comment toi, qui es juif, peux-tu me demander à boire, à moi qui suis une Samaritaine ?»

Jean 4, 6-9

 

 

Le récit de la rencontre de Jésus avec la femme samaritaine recèle de grandes richesses quant à la compréhension de l’annonce de l’Évangile et ce, dès les premiers versets.

Jésus n’y est pas présenté en situation avantageuse : il est fatigué, il est assis sans façon, il a soif, il est seul. Tous les disciples sont partis, aucun n’est resté auprès de lui. L’homme qui s’adresse à la femme samaritaine est en état de faiblesse et de plus, il n’a rien pour puiser l’eau afin d’étancher sa soif. Il a besoin d’elle.

Les quelques mots de l’Évangile au sujet de la femme samaritaine, aussi discrets soient-ils, laissent cependant deviner que sa situation à elle n’est pas non plus favorable. En effet, elle vient seule à l’heure la plus chaude pour puise de l’eau, une corvée domestique ainsi effectuée dans les conditions les moins agréables : sans la compagnie d’autres femmes pour s’entraider, s’encourager, et sans profiter des heures plus fraîches du matin.

Si l’un des deux a un avantage par rapport à l’autre, c’est elle qui est dans son pays, la Samarie.

C’est pourtant à partir de son manque et du besoin qu’il a d’elle que Jésus engage le dialogue : il demande à boire.

Si la femme répond en lui faisant remarquer qu’ils n’ont rien à faire ensemble et rien à se dire l’un à l’autre, lui l’homme juif et elle la femme samaritaine, elle ne le rabroue pas vertement. Elle donne à sa remarque la forme d’une question. Jésus n’a plus qu’à reprendre la balle au bond et le dialogue qui s’engage transformera la femme isolée et à la vie conjugale mouvementée en apôtre du Christ.

 

❝ Le dialogue naît du besoin

C’est que la soif profonde de Jésus est entrée en résonance avec celle de la femme. Au-delà du besoin d’eau à boire pour lui, au-delà de sa quête toujours insatisfaite d’un homme dans sa vie pour elle, l’un et l’autre ont soif de rencontres en vérité, de paroles portées par un véritable souffle d’être. Et la reconnaissance surgit alors, l’Évangile est annoncé.

Le dialogue ne naît pas du plein, mais du besoin. Le partage du manque se révèle particulièrement fécond et dans le commencement d’une année d’activités, la rencontre de Jésus et de la femme samaritaine porte un éclairage particulier sur toutes nos rencontres à venir, sur nos missions respectives : c’est l’autre qui me désaltère.

 

 

Prière

La Source a soif
l’Eau vive demande à boire
il n’y a pas de plus grand paradoxe
C’est pourtant là que nous prenons naissance
dans ce haut désir qui nous supplie d’être l’eau qui court
sous le sable des jours pour désaltérer l’amour
Il n’y a pas d’autres chemins pour étancher notre soif
il n’y a que le chemin de devenir source à notre tour
en nous coulant dans le lit de Celle qui va de toujours à toujours murmurant J’ai soif

 

Francine Carrillo – Le Plus-Que-Vivant




Les Jeudis du Défap, 2ème session : le pardon chez Paul Ricœur – Le replay

Pour la deuxième des 3 conférences des « Jeudis du Défap » en 2024, le pasteur et docteur Robert Louinor était notre invité. Découvrez le replay de ce webinaire qui avait pour thème : « Le pardon chez Paul Ricœur : une proposition de construction socio-politique de la paix ».

Cette deuxième conférence des « Jeudis du Défap » qui s’est tenue le 5 septembre dernier a été présidée par le pasteur Jean Pierre Anzala, avec comme invité le pasteur Robert Louinor.

Qui est Robert Louinor ?

Pasteur et théologien haïtien, Robert Louinor est titulaire d’un doctorat en théologie à l’Institut Protestant de Théologie (IPT) de Paris. Arrivé en France en 2014 dans le cadre d’une bourse d’études du Défap, il s’est rapidement distingué par son engagement académique et ecclésial.

Après un Master II en théologie obtenu en 2017, il a également effectué un Master en philosophie à l’Université Paris VIII en 2018. Sous la direction du professeur Olivier Abel, il a soutenu avec succès sa thèse intitulée « Le pardon chez Paul Ricoeur : une proposition socio-politique de la paix » le 16 janvier 2023. Ce travail de recherche explore les dimensions philosophiques et théologiques du pardon selon Paul Ricoeur, en particulier dans le cadre de la construction de la paix sociale et politique, un thème qui suscite l’intérêt des chercheurs et des communautés religieuses.

Parallèlement à ses études doctorales, Robert Louinor a activement participé à la vie ecclésiale dans plusieurs paroisses de l’Église Protestante Unie de France (EPUdF). Il a servi dans la paroisse luthérienne de Saint Paul à Paris (18ème arrondissement), la paroisse de la Réconciliation à Suresnes (Hauts-de-Seine), ainsi qu’à l’Église locale de Meudon en région parisienne. Ces expériences ont renforcé son engagement pastoral et sa compréhension des besoins spirituels et sociaux des communautés locales.

Depuis le 1er juillet 2023, Robert Louinor exerce comme pasteur proposant pour la deuxième année à l’Église Protestante Unie de France à Creil, dans l’Oise, où il continue de servir avec passion et dévouement. Ses conférences et enseignements, imprégnés de sa riche formation théologique et philosophique, apportent des réflexions profondes sur des thèmes tels que le pardon, la paix et la justice sociale.

En dehors de toutes ces activités, il a également fondé une école en Haïti pour les enfants en difficulté. Cette école compte un peu plus de 130 élèves, et est disposée à recevoir du soutien pour ces enfants.

Robert Louinor le 5 septembre pour les jeudis du Défap

©Robert Louinor pendant sa conférence le 5 septembre

Pourquoi cette thématique ?

« C’est par rapport à mon parcours en France. En Haïti, on a l’habitude de réciter – comme en France – le « Notre Père » tous les dimanches (la question du pardon). Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait d’autres philosophes qui parlent d’une question, d’une thématique religieuse. En arrivant en France, spécialement à l’Université Vincennes-Saint-Denis, dans un cours titré « Mémoire et démocratie« , le professeur a essayé d’aborder cette question du pardon en mobilisant certains philosophes comme Vladimir Jankélévitch, la philosophe Hannah Arendt, Jacques Derrida et le professeur Olivier Abel. Je me suis posé la question « Pourquoi nous, à l’Église, nous récitons le « Notre Père », mais dans une perspective liturgique, pourquoi nous n’avons pas l’habitude d’aborder cette question – la question du pardon – dans une autre perspective, c’est-à-dire une perspective sociale et politique ? » C’est à partir de 2015 que j’ai commencé à travailler sur cette thématique, le pardon dans une perspective socio-politique. » Robert Louinor

Dans ses œuvres, Paul Ricœur aborde des thèmes en rapport avec la théologie. Peut-on le considérer comme un philosophe chrétien ?  Y a-t-il un lien existant entre justice et pardon et comment Ricœur le développe dans ses travaux philosophiques ? Peut-on parler du pardon quand les victimes et les bourreaux ne sont plus là pour le faire ?  Si le pardon sociopolitique invite à revisiter les histoires d’un passé traumatique dans le but de construire la paix, n’y a-t-il pas un risque de semer le feu sur des sujets sensibles dans les relations interhumaines ou interétatiques ? Comment vivre en Église le concept de pardon sociopolitique ?

Voici quelques questions qui ont permis à notre orateur de construire son propos et de nous tenir en haleine pendant cette heure riche en réflexion. Ci-dessous le replay de la webconférence.

Une bibliographie établie par le service Bibliothèque et documentation du Défap pour ce webinaire est également disponible.

 

Le prochain et dernier webinaire en décembre

  • Le jeudi 5 décembre 2024 : « Théologie interculturelle et interculturalité dans l’Église ».
    Intervenant : Professeur Gilles VIDAL