Analyse de la situation en Centrafrique : troisième partie

Dans le cadre d’une série de trois vidéos, le Défap vous présente un résumé et une analyse de la situation en République centrafricaine. Troisième et dernière partie.

Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président du Défap, est un spécialiste de la Centrafrique où il a passé plusieurs années.
Il présente ici quelques points de repères de l’histoire de ce pays depuis la colonisation française. Troisième partie.

Si vous n’êtes pas familier avec l’histoire de la Centrafrique, voici une chronologie.

 

Liste des présidents centrafricains cités

Barthélémy Boganda
David Dacko
Jean-Bedel Bokassa
Ange-Félix Patassé
François Bozizé
Michel Djotodia

 

Lexique

Force africaine Misca : La Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine est une mission de protection des biens et des personnes autorisée le 5 décembre 2013 par le Conseil de sécurité des Nations unies. Elle précède la MINUSCA (septembre 2014) et a été mise en place pour lutter contre les violences surgies après le coup d’État de 2013 contre le président François Bozizé. Elle a été déployée à partir du 19 décembre 2013 sous la houlette de l’Union africaine.

 

Force Sangaris : Sangaris est le nom d’une opération militaire de l’armée française conduite en République centrafricaine à partir du 5 décembre 2013. C’était la septième intervention militaire française depuis l’indépendance du pays en 1960.

 

Carte de la Centrafrique (Source : Google Maps)

Les étoiles correspondent aux quatre villes suivantes (de l’ouest à l’est) : Bangui, Damara, Mabaye, Birao

 




Mission en Centrafrique

Du 23 au 30 juin 2015, cinq représentants de diverses Eglises protestantes de France vont se rendre en Centrafrique pour une mission à plusieurs enjeux.

La délégation protestante en mission sera composée de : François Clavairoly, président de la FPF, Christiane Enamé, vice-présidente, et Robert Radix, membres d ‘Églises pentecôtistes, Marc Deroeux, Secrétaire Général des Eglises baptistes, ainsi que Jean-Arnold de Clermont, président du Défap.

 

Durant cette semaine de mission, plusieurs visites sont prévues.

 

La délégation se rendra au KM17 (quartier de Bangui), au Centre Protestant pour la jeunesse (CPJ) et à l’Église Baptiste de Sica 3 (quartier de Bangui).

La Cevaa et le Défap financent ces deux gros projets (KM17 et CPJ) pour trois ans.

L’Église Baptiste de Sica 3 a mis en place des écoles pour près de 800 enfants, aucune ne fonctionnant dans le quartier. Ces écoles sont également destinées aux parents. En effet, le taux d’analphabétisme de la Centrafrique étant de 63%.

 

Carte de la Centrafrique (Source : Google Maps)

 

Des rencontres avec les responsables politiques, Présidente de la transition, Premier Ministre, Ambassadeur de France et des rencontres avec les leaders religieux sont également au programme.

 

Le dimanche 28,  François Clavairoly participera au culte de l’Eglise protestante du Christ Roi, Marc Deroeux à celui d’une Eglise Baptiste, Robert Radix à celui d’une Eglise Pentecôtiste.

 

Enfin, une journée inter-protestante est organisée à la Faculté de théologie, avec notamment une célébration commune. 53% de la population en RCA est protestante mais avec une énorme diversité.

 

Cette semaine de mission a pour but d’apporter un message de solidarité des Eglises protestantes de France aux Eglises protestantes de RCA et de faciliter les relations inter-protestantes.

 




Analyse de la situation en Centrafrique : deuxième partie

Dans le cadre d’une série de trois vidéos, le Défap vous présente un résumé et une analyse de la situation en République centrafricaine.

Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président du Défap, est un spécialiste de la Centrafrique où il a passé plusieurs années.

Il présente ici quelques points de repères de l’histoire de ce pays depuis la colonisation française. Deuxième partie.

Si vous n’êtes pas familier avec l’histoire de la Centrafrique, voici une chronologie.

 

Liste des présidents centrafricains cités

Barthélémy Boganda
David Dacko
Jean-Bedel Bokassa
Ange-Félix Patassé
François Bozizé
Michel Djotodia

 

Lexique

Zaghawa : communauté culturelle tchadienne

Seleka : « coalition » en sango, langue la plus répandue en Centrafrique

Anti-balaka : milices mises en place dans les campagnes à la fin des années 2000 pour lutter contre les coupeurs de route. L’origine de ce nom est obscure mais il est admis qu’il signifie « anti-balles AK », une référence aux gris-gris portés par les combattants et qui leur confèreraient l’immunité contre les tirs des Kalachnikov, les « AK » 47.

 

Carte de la Centrafrique (Source : Google Maps)

Les étoiles correspondent aux quatre villes suivantes (de l’ouest à l’est) : Bangui, Damara, Mabaye, Birao

 




Attentats au Tchad : situation des envoyés

N’Djamena, capitale du pays, a été touché par plusieurs attentats-suicide le lundi 15 juin dans la matinée.

Au moins quatre explosions ont retenti, hier 15 juin, dans le secteur de la Direction de la Sécurité publique et du Commissariat central ainsi que vers l’école de police, des endroits stratégiques et proches du pouvoir.

Ces attentats-suicide auraient fait vingt-sept morts, dont les quatre kamikazes, et plus de cent blessés. Ils ne sont pas encore revendiqués, mais les autorités soupçonnent fortement le groupe terroriste nigérian Boko Haram. En effet, près de cinq mille soldats tchadiens sont actuellement engagés dans la force sous-régionale qui lutte contre ce mouvement au Nigeria, au Niger et au Cameroun, et N’Djaména devrait bientôt servir de base à son état-major.

 

Carte du Tchad (Source : Google Maps)

 

Le Défap a quatre envoyés dans la capitale tchadienne. Ils vont bien et sont en contact permanent avec l’ambassade de France pour les questions de sécurité et limitent, dans la mesure du possible, leurs déplacements en ville.

Les communications téléphoniques sont perturbées mais ils ont pu entrer en contact avec leurs proches, avec le Défap ainsi qu’avec leur association porteuse.

Les mesures de contrôle ont été intensifiées en ville et chacun reste vigilant.

Les prières de nos communautés et de nos Églises sœurs vont vers les Tchadiens et tous les résidents de ce pays.

 




Tunisie : la situation apaisée

Laura Casorio, chargée de l’envoi des personnes au Défap, a rendu visite aux envoyés en Tunisie.

Rencontre avec des membres de France Volontaires et un envoyé du Défap en Tunisie

Plusieurs envoyés travaillent à Tunis dans le cadre du programme d’envoyés du Défap – Volontaires de Solidarité Internationale (VSI) et services civiques – directement ou en collaboration avec d’autres organisations missionnaires partenaires.

Laura Casorio a ainsi pu rencontrer tous les envoyés du Défap en Tunisie à plusieurs occasions. Cela lui a permis « d’avoir une vision un peu plus élargie du contexte dans lequel ils vivent ainsi que de créer des liens et de mieux [les] connaître et réciproquement ».

 

Elle précise que « tous [les] envoyés se sentent en sécurité et intégrés dans la vie de la ville [de Tunis] ». Malgré les évènements au musée du Bardo en mars dernier, la vie a repris son cours.
Les envoyés respectent toujours certaines consignes de base (fréquentation de certains quartiers, horaires etc.) mais ne sentent pas un climat d’insécurité.

La plupart tente de s’intégrer à la vie locale avec notamment l’apprentissage de l’arabe et le tissage de liens avec des locaux.

Les partenaires du Défap en Tunisie

 

L’association France Volontaire, avec laquelle le Défap entretient une importante collaboration, a installé un siège en Tunisie il y a quelques années.

 

L’école Kallalline est présente à Tunis depuis 150 ans. Depuis 2000, elle travaille avec quatorze classes de vingt-six élèves (suivi du programme tunisien jusqu’au niveau 6ème, avec une insistance sur l’enseignement du français). Elle possède également un laboratoire d’apprentissage des langues étrangères destiné aux adultes. Actuellement, le Défap a deux envoyés en service civique (en mission d’appui au soutien scolaire, à la surveillance et aux ateliers artistiques) et trois VSI engagés dans l’enseignement et la pratique du français.

 

L’Eglise réformée de Tunis, multiculturelle et francophone, est également un partenaire du Défap.

 

 

L’atmosphère est plutôt positive dans le groupe des envoyés du Défap et au sein de l’ERT. La situation du pays est pour le moment plutôt apaisée, malgré quelques tensions aux frontières avec l’Algérie et la Lybie.

 

En septembre 2015, quatre nouveaux envoyés du Défap se rendent en Tunisie : deux services civiques et deux VSI.

 




Analyse de la situation en Centrafrique : première partie

Dans le cadre d’une série de trois vidéos, le Défap vous présente un résumé et une analyse de la situation en République centrafricaine.

Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président du Défap, est un spécialiste de la Centrafrique où il a passé plusieurs années.

Il présente ici quelques points de repères de l’histoire de ce pays depuis la colonisation française. Première partie.

 

Si vous n’êtes pas familier avec l’histoire de la Centrafrique, voici une chronologie.

 

Liste des présidents centrafricains cités

  • Barthélémy Boganda
  • David Dacko
  • Jean-Bedel Bokassa
  • Ange-Félix Patassé
  • François Bozizé
  • Michel Djotodia

 

Carte de la Centrafrique (Source : Google Maps)

Les étoiles correspondent aux quatre villes suivantes (de l’ouest à l’est) : Bangui, Damara, Mabaye, Birao




ABS : Un programme de soutien aux étudiants de Nouvelle-Calédonie

« L’Après Bac Service » (ABS) est un programme dédié aux étudiants de Nouvelle-Calédonie dans lequel le Défap est très investi. Présentation à l’occasion de la prochaine rencontre qui aura lieu fin juin à Sète.

Carte de Nouvelle-Calédonie (Source : Google Maps)

Soixante étudiants de Nouvelle-Calédonie viennent se former en France chaque année, tous niveaux confondus. Dans ce cadre, le Défap assure le suivi extra-scolaire de ces étudiants. Pour le suivi scolaire, c’est l’organisme A.C.E.S.T.E qui s’en occupe. C’est le ministère des Outre-mer qui finance ce programme.

 

Objectifs du programme

Ce programme est destiné aux jeunes Calédoniens qui viennent d’avoir leur bac et souhaitent suivre des formations qui n’existent pas en Nouvelle-Calédonie. Il vise à impliquer les jeunes Calédoniens dans la vie de leur pays en leur donnant une possibilité d’accès aux fonctions de cadre, la plupart des ABS retournant en Nouvelle-Calédonie après leur formation.

En effet, jusque dans les années 1990, il n’existait aucune formation supérieure en Nouvelle-Calédonie, et elles restent encore rares aujourd’hui. Tous les étudiants devant partir pour suivre des formations supérieures, leur accès était donc réservé à ceux qui possédaient des moyens importants, et donc excluait en grande partie les populations locales, les Kanaks. (Pour en savoir plus sur la Nouvelle-Calédonie).

 

Origine du programme au Défap

 

Ce programme a été créé par Lucette Poigoune pour les étudiants qui sortaient du bac et ne savaient pas bien se débrouiller en métropole. Le Défap possédant une expérience en Nouvelle-Calédonie et dans le domaine de l’expatriation et de l’échange de personnes, il était logique qu’il participe à son lancement.

Nouvelle promotion : le rôle du Défap

 

Dans ce cadre, le Défap est chargé d’aider les étudiants pour les questions pratiques : logement et envoi, vérification et traitement des dossiers. Sachant qu’avant le départ, les étudiants suivent en général une remise à niveau et des conférences expliquant la situation en métropole, et que le Défap fait en sorte d’avoir réglé un maximum de questions administratives.

 

Durant la dernière semaine d’août, les étudiants arrivent à Paris. Le Défap s’organise pour aller les chercher à l’aéroport, les aide à finaliser les dernières démarches administratives et les amène dans la Maison de la Nouvelle-Calédonie, qui s’occupe de tous les Calédoniens présents sur le territoire de la métropole. Les étudiants, environ vingt-cinq à trente par an, restent trois jours au Défap. Ils sont ensuite accueillis dans leur ville d’étude.

 

Ce n’est pas tout : le Défap assure aussi un suivi en organisant deux à trois rencontres par an et en contactant régulièrement les étudiants. C’est une façon de vérifier que tout se passe bien pour eux, qu’ils n’ont aucun problème, de leur offrir un soutien ne serait-ce que moral.

Pour beaucoup, c’est la première fois qu’ils quittent la Nouvelle-Calédonie et se trouvent face à un style de vie très différent. Le Défap les accompagne dans cette phase d’adaptation afin que rien ne les empêche de réussir leurs études. Il n’est pas évident pour tous de trouver des repères dans un monde si différent du leur. Les retrouvailles, lors des rencontres organisées par le Défap, leur permettent aussi de renouer avec la vie communautaire à laquelle ils sont habitués.

 

Prochaine rencontre

En ce moment, le Défap prépare la prochaine rencontre qui aura lieu du 20 au 22 juin à Sète. Un Calédonien vivant en France et une pasteure envoyée en Nouvelle-Calédonie vont venir à la rencontre de ces jeunes.

 




Madagascar : la crise politique entraîne l’économie

Alors que le sort du Président Hery Rajaonarimampianina est suspendu à la décision de Haute Cour constitutionnelle, l’incertitude plane sur l’île et les opérateurs économiques se montrent inquiets.

En rouge, Madagascar (Source : Google Maps)

 
A l’occasion du Salon international du tourisme de Madagascar, les opérateurs se sont mobilisés pour relancer ce secteur, qui viserait 400 000 touristes internationaux dans les deux prochaines années et la place de première destination touristique de l’océan Indien.

 

Mais ils se heurtent au doute né de la tentative de destitution du président de la République. A la veille de la haute saison, le président de l’Office national du tourisme, Eric Koller, s’accroche à l’espoir et prie pour que tout se passe bien.

 

Fredy Rajaonera, qui administre le Syndicat des industries de Madagascar ne cache pas non plus son inquiétude. Il suit avec beaucoup d’intérêt l’évolution de cette crise politique, craignant la fuite des investisseurs étrangers.

 

Le Défap est très engagé à Madagascar où se trouvent plusieurs envoyés.




La Réunion : « promouvoir la vie protestante »

Pour le protestantisme, la Réunion est un enjeu important. Le pasteur Bertrand Vergniol, Secrétaire général du Défap, s’est rendu sur place. Compte-rendu.

Centre protestant de La Réunion à Saint-Denis

 

Contexte

La Réunion est une île à majorité catholique mais, selon le mot de Bertrand Vergniol, avec « un milieu religieux ébouriffé » ! C’est de « la responsabilité du Défap de participer à y instaurer une vie d’Eglises basée sur le système du protestantisme historique », rappelle-t-il. En effet, il est « important d’avoir une présence protestante à La Réunion laquelle, dans l’ensemble religieux, représente ce système où les communautés sont à la fois locales et appartiennent à un ensemble plus universel ».

C’est « vrai pour toutes les Eglises que le Défap soutient, ajoute-t-il. Le religieux est une donnée fondamentale de la vie sociale, le Défap doit donc promouvoir la vie protestante classique basée sur la confiance et la délégation ».

Mission

En compagnie de Norbert Lamy, interlocuteur de l’Eglise Protestante de la Réunion (EPR) pour son projet immobilier, le pasteur Vergniol a examiné le projet de construction d’un centre dans le sud de l’île.

Il existe déjà un centre protestant dans le nord de l’île, et l’Église souhaite en construire un dans le sud (cf. interview de Mme Perle Ravoninjatovo, présidente de l’EPR).

L’Église a donc tenu une Assemblée générale extraordinaire pour étudier la faisabilité de ce projet et envisager l’apport possible du Défap. Restent à étudier les finances et l’aspect juridique. Si tout se passe bien, le Centre Martin Luther King devrait pouvoir voir le jour. Par ailleurs, le Défap accompagne l’EPR de manière continue, notamment en y envoyant, avec la Cevaa, les deux pasteurs actuellement en poste.

Perle Ravoninjatovo, Norbert Lamy, Pasteur Véronique Weissbach

 

Rappel

L’EPR est une Eglise attachée au Défap et à la Ceeefe (Commission des Églises évangéliques d’expression française à l’extérieur), et membre de la Cevaa. Le Défap accompagne cette Eglise sur le plan pastoral mais aussi dans ces projets : il participe ainsi à sa vie financière et spirituelle.