De Madagascar à Paris, Nomena est engagé dans une mission de Volontariat de Solidarité Internationale avec le Défap et la Rédemption. Il partage ses petites aventures.

« Le printemps qui se lève à Paris, une bonne partie des environs se recouvre du vert des feuilles d’arbres et les fleurs s’épanouissent. Pour cette lettre de nouvelles, j’ai choisi de parler de mon temps de mars à mai.
Pour commémorer l’arrivée du printemps ici à Paris, je suis allé au Parc de Sceaux pour voir les cerisiers fleurir avec des pétales roses dignes d’une scène de manga de romance. Mis à part, j’ai pu revoir des amis de l’université qui étaient de passage ici à Paris, et comme je m’y connais un peu sur les lieux et endroits intéressants de la ville, me voilà en tant que guide touristique (mais avec un sens de l’orientation à remettre en question !).

Puis, vient le début avril et les festivités de Pâques. Malheureusement, la fête de Pâques pour moi ne s’était pas déroulée comme prévu puisque j’ai subitement attrapé un rhume. La guérison se faisait lentement mais sûrement, et avec les bons soins et bon petits remèdes traditionnels.
Côté la Rédemption, les permanences sont habituellement calmes. Cependant, depuis la seconde moitié du mois d’avril, des travaux en rapport avec les canalisations du quartier sont mis en place, et je me dois aussi, avec l’aide de la Présidente d’honneur de l’église, de surveiller leur activité et de comment est la progression des travaux. Malgré les va-et-vient des ouvriers et les bruits, je sens quand même une once de vie dans l’espace d’accueil lorsqu’il n’y a pas d’événement particulier.

En dehors du travail, je ne fais pas beaucoup de ce que j’appellerais une « grande aventure ». Pour ma part, j’aime bien faire des « petites aventures » du quotidien. Depuis que je suis en France, et notamment l’année dernière, je me suis fait une promesse, c’est de me forcer à ne pas tout le temps rester à la maison tous les week-ends pour éviter de rester à la maison. Une de mes activités favorites est de pouvoir faire des journées ou soirées jeux de société avec mes amis, on découvre de nouveaux jeux et on tisse des liens à partir de l’amusement. Aussi, j’explore des conventions sur le thème des mangas, de la culture geek que j’affectionne énormément.

Le mois de mai est probablement un mois assez bizarre pour ma part. Comme il s’agit de ma deuxième année de volontariat de solidarité internationale, la fin de ma mission approche. C’est alors qu’il y a la fameuse question autant importante que perturbante : « Et la suite, ce sera quoi ? » De ce que je retiens de ma mission, je peux constater que je suis quelqu’un qui aime bien aider à organiser des événements, à partager avec la communauté via les réseaux sociaux ou en parlant en physique. Une chose que je trouve intéressante durant ma mission, c’est la dualité entre la mission de la Rédemption ainsi que celle du Défap. Ce que j’aimerais parler dans dualité est le fait d’expérimenter une mission double dont l’un a une dimension où je travaille d’un côté, dans la permanence du midi à la Rédemption, beaucoup plus flexible, ainsi que la mission en tant qu’assistant communication au Défap, qui se rapproche plus d’une expérience dans une entreprise.
Encore quelques mois et je vois le bout de l’aventure en tant que Volontaire de Solidarité Internationale. Je ne cache pas que la fin de mission me fait peur, notamment sur la question de la suite post-volontariat. Malgré l’approche de la fin, il ne faut pas se mettre des pensées négatives et profiter de l’instant présent, de ne pas s’inquiéter de l’avenir, mais aussi, de ne pas oublier que le Seigneur veille sur nous, sur nos projets futurs, qu’ils soient encore flous ou évidents.
Pour conclure, nous entrons dans la période d’été : une saison que je n’affectionne pas beaucoup car je vais devoir affronter la canicule. Mais en contrepartie, je profiterai (sans mauvais jeu de mots) des « jours les plus longs » ici en France ! »
Nomena


