Après avoir terminé ses études de droit, Lucie, 24 ans, s’apprête à vivre dix mois de volontariat au Caire dans le cadre d’un service civique international. Entre cours de français dans une école bilingue et soutien scolaire auprès de jeunes filles, elle partage dans cette première lettre les motivations qui l’ont poussée à s’engager, ses attentes… et ses quelques appréhensions avant le grand départ.

lucie volontaire en service civique partage sa lettre de nouvelles defap

Salut ! Je m’appelle Lucie, j’ai depuis peu 24 ans. Je viens de terminer mes études de droit, et je m’engage dans un volontariat service civique international au Caire pour une durée de dix mois.

Ma mission sur place se déclinera sur deux volets, tous deux à visée éducative : l’enseignement du français à des élèves d’une école bilingue d’une part, et du soutien scolaire prodigué à des jeunes filles dans un foyer d’autre part. Ma candidature a été motivée par plusieurs facteurs. Le premier, c’était la volonté d’aider une cause m’étant chère, à savoir la participation, à mon humble échelle, à la lutte contre l’inégalité d’accès à l’éducation, liée aux fortes disparités socio-économiques entre enfants en Egypte. Cet aspect se retrouve surtout dans la mission de soutien scolaire aux jeunes filles de Fawler. Le second facteur fut mon attrait pour le voyage, la découverte d’une culture dont je ne connais rien, si ce n’est l’idée que je me fais d’un pays aux couleurs chaudes et aux mille histoires.

J’attends de cette expérience tout ce qu’une expérience de bénévolat peut apporter, à savoir une ouverture sur l’autre, guidée par le don de soi, et, plus globalement, un enrichissement personnel, une prise de maturité nourrie par la réciprocité entre ce que je vais donner et ce que je vais recevoir. Mais j’attends aussi, assez paradoxalement, une multitude de choses que je ne peux prévoir, découlant peut-être d’une rencontre, d’un moment partagé, d’une leçon… Une expatriation ne se fait pas sans quelques craintes… Les miennes consistent principalement à questionner ma compétence à enseigner, et ainsi à transmettre aux élèves ma langue d’une manière pédagogique. Mais j’ai aussi la peur de la solitude sur place, loin de mes proches, plongée dans une culture qui n’a rien à voir avec la mienne. Malgré cela, j’ai plus que hâte de vivre cette aventure qui sera, en tout cas, très enrichissante sur le plan humain, professionnel et personnel.

image_pdfimage_print