Traduire

Cette activité concerne en priorité les jeunes, mais elle peut être vécue dans le cadre d’une catéchèse intergénérationnelle.

Objectifs :

  • Prendre conscience de la multiplicité des langues qui se parlent parmi nous et autour de nous, mais aussi des malentendus possibles quand on parle la même langue.
  • Appréhender à travers différentes animations (lecture d‘image, jeu, réflexion biblique) le rôle de l’interprétation : les joies et les difficultés, et même parfois l’impossibilité, de se comprendre entre nous.

Que représente cette image ? Comment la comprendre, quel est pour vous son message ?

 

Questions

Combien y a-t-il de chrétiens dans le monde ?
Dans quels pays sont-ils les plus nombreux ?
Dans quels pays sont-ils persécutés pour leur foi ?
En combien de langues la Bible est-elle traduite ?
Et dans ma famille ou ma paroisse, parle-t-on d’autres langues que le français ?

 

Au commencement était la traduction

Le récit de Pentecôte nous décrit l’événement merveilleux et unique de la traduction simultanée du témoignage de Pierre en plusieurs langues. Tous ceux qui étaient rassemblés ce jour-là à Jérusalem ont pu entendre et comprendre son message dans leur propre langue.

« Quand le jour de la Pentecôte arriva, ils étaient tous ensemble au même endroit.

Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent violent, qui remplit toute la maison où ils étaient assis.

Des langues qui semblaient de feu leur apparurent, séparées les unes des autres, et elles se posèrent sur chacun d’eux.

Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d’autres langues, comme l’Esprit leur donnait de s’exprimer. Or il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux venus de toutes les nations qui sont sous le ciel.

À ce bruit, ils accoururent en foule, et ils furent stupéfaits parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. Ils étaient tous remplis d’étonnement et d’admiration et ils se disaient les uns aux autres : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous galiléens ? Comment se fait-il donc que nous les entendions chacun dans notre propre langue, notre langue maternelle ?

Parthes, Mèdes, Elamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée, de la Cappadoce, du Pont, de l’Asie, de la Phrygie, de la Pamphylie, de l’Egypte, du territoire de la Libye voisine de Cyrène et résidents venus de Rome, Juifs de naissance ou par conversion, Crétois et Arabes, nous les entendons parler dans notre langue des merveilles de Dieu!» Tous remplis d’étonnement et ne sachant que penser, ils se disaient les uns aux autres : « Qu’est-ce que cela veut dire ?» Actes 2,1-11

 

Questions 

Que pouvons-nous dire sur les disciples présents ce jour-là à Jérusalem ? Pourquoi sont-ils là ? Et pourquoi y a-t-il tant de monde ? Imaginez l’ambiance…

En quelle langue Pierre s’adresse-t-il aux gens rassemblés ?

Comment pouvons-nous interpréter que les gens qui écoutent les apôtres les comprennent dans leur langue maternelle ?

 

Et si on jouait !

  • Animation : Jeu du « Passe-Parole » avec mime et parole.
  • Durée de l’animation : 30 minutes pour un groupe de 10 personnes. Cette animation peut être répétée plusieurs fois. Il est important de réfléchir au préalable et préparer une liste de mots, qui peuvent être prises dans la vie quotidienne (mimer des animaux, des métiers, des situations simples) ou tirés de l’univers biblique (des personnages connus, des objets, en prenant en compte les connaissances bibliques du groupe).
  • Matériel nécessaire : espace de jeu (dehors ou dedans), liste de mots préalablement notés.
    Il est possible d’adapter ce jeu pour pouvoir le jouer avec un groupe par Visio conférence (zoom), en demandant de dessiner le mot entendu au lieu de le mimer. Le dessin pourrait alors être montré à l’écran à la personne suivante qui devrait trouver le mot. Dans ce cas, prévoir des feuilles et des crayons par chaque participant. Inviter les participants pour qui ce n’est pas encore le tour à fermer les yeux. Vous pouvez aussi simplement jouer à ce jeu en ligne à l’adresse suivante : https://garticphone.com/fr
  • Objectif : faire prendre conscience :
    • Qu’on peut communiquer non seulement par la parole mais aussi par le corps, le visage, les signes.
    • Que la communication n’est pas une mécanique parfaite. On interprète toujours ce qu’on entend et ce qu’on voit. L’erreur, le malentendu, peuvent faire rire, mais parfois provoquer souffrance et colère.
  • Déroulement : les participants doivent former une ligne droite en se plaçant les uns derrière les autres. Le dernier reçoit un mot qu’il doit mimer à celui qui est en face de lui. Pour cela cette personne doit se retourner. Après avoir regardé le mime (plusieurs fois si nécessaire) cette personne doit trouver le mot mimé et à son tour transmettre à la personne qui se trouve devant lui en le lui chuchotant dans l’oreille ; Celui qui a écouté le mot trouvé, invite par une tape sur l’épaule la personne qui se trouve devant lui à se retourner, et à son tour, il mime ce qu’il a entendu, et ainsi de suite jusqu’à la dernière personne. La dernière personne de la ligne pourra révéler le mot qu’il a reçu ou qu’elle a compris à travers le mime de son voisin. Le mot initial pourrait être comparé au dernier mot entendu ou compris.

 

Ouverture pour aujourd’hui

Quel est le message du récit de Pentecôte pour nous aujourd’hui ?

Comment le message de l’Évangile résonne dans notre cœur ? Et dans nos relations avec les autres ? Parlons-nous de notre foi avec nos ami (e)s ?

Comment traduire ce que nous vivons intérieurement : notre relation à Dieu, nos convictions, notre cheminement d’enfants de Dieu pour ceux et celles qui nous entourent ?

Connaissons-nous des chrétiens d’autres Églises, d’autres pays, d’autres langues ?

 

Sans se comprendre on peut se comprendre…

Nous vous proposons de partager ce chant en arabe par de jeunes chrétiens égyptiens :

Nous vous proposons de visionner ce reportage : « Au fournil de Fewen tout le monde apprend la langue des signes ».

Un texte à méditer et à prier…

J’ai dit à Dieu que sa Pentecôte ne valait pas grand-chose
Et que son Saint-Esprit n’était pas très efficace.
Avec toutes ces guerres, ces gens qui meurent de faim,
Avec toute cette drogue et ces assassinats.

Mais Dieu m’a répondu :
« C’est à toi que j’ai remis Mon Esprit.
Qu’en as-tu fait ?
Qui fera la justice si tu ne commences pas à être juste ?
Qui fera la vérité si tu n’es pas vrai toi-même ?
Qui fera la paix si tu n’es pas en paix avec toi-même et avec tes frères et sœurs ?
C’est toi que j’ai envoyé porter La Bonne Nouvelle ! « 

Jean Debruynne

Version téléchargeable :

 

« Traduire – Animation » : le document complet en pdf