Rencontrer

Célébration :

Nous vous proposons un culte avec une liturgie centrée sur le thème de la rencontre, et des pistes de prédication à partir de deux récits :

  • La rencontre de Jacob avec l’ange au gué du Yabboq en Genèse 32,23-33
  • La rencontre de Jésus avec la samaritaine en Jean 4,5-26

 

Accueil – Salutation

Frères et sœurs, faisons silence, imaginons un temps et un lieu de désert… C’est là que le Seigneur Dieu vient nous rencontrer. Il nous invite, il nous accueille en sa présence.
Dans l’intimité de notre être et dans notre « être ensemble » de l’Église il nous rejoint.
À chacun d’entre vous il redit : Dès ta naissance je t’ai appelé par ton nom, je ne te laisserai pas ! Venez tous avec vos faims et vos manques, vos attentes et vos craintes !
Accueillez-vous les uns les autres car dès lors que vous devenez bénédiction les uns pour les autres, le Christ est présent au milieu de vous. Amen .

Cantique : 12-10 Avec des cris de joie

Invocation

Seigneur tu t’es approché de nous. Tu nous as invité à te rencontrer ensemble. Nous te remercions pour ce temps de ressourcement et de confirmation que tu nous offres. Rassemblés en ton nom, autour du Christ Jésus ton fils et notre frère, Nous accueillons le souffle de ta présence afin d’apprendre, encore et encore, Qu’en toi et avec lui nous pouvons trouver communion les uns avec les autres Et redécouvrir le sens et l’orientation que tu veux donner à nos vies. Amen.

 

Prière de louange

Louons le Seigneur avec le Psaume 63

Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube : mon âme a soif de toi ; après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau.
Je t’ai contemplé au sanctuaire, j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie : tu seras la louange de mes lèvres !
Toute ma vie je vais te bénir, lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ; la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.
Dans la nuit, je me souviens de toi et je reste des heures à te parler. Oui, tu es venu à mon secours : je crie de joie à l’ombre de tes ailes. Mon âme s’attache à toi, ta main droite me soutient.

Cantique : 41-22 : 1, 2, 3 Louons Dieu le créateur

 

Prière de repentance

Tournons-nous vers le Seigneur pour demander son aide en partageant cette prière écrite par un homme en détention :

Seigneur, tu connais cette tristesse qui me ronge parfois le cœur. Réconcilie-moi avec moi-même. Que ta grande tendresse me rende confiance en moi, me fasse exister à mes propres yeux !
Comment pourrais-je te rencontrer et aimer les autres, si je ne m’aime plus ?
Je voudrais avoir le courage de déverrouiller la parole. Je tiens moi-même la clé ! Donne-moi la force de sortir de moi-même : Dis-moi que je peux encore guérir.
Dans la lumière de ton regard et de ta parole.
Seigneur, toi qui m’aimes tel que je suis et non tel que je rêve d’être, aide-moi à vivre avec mes ombres et lumières, mes douceurs et mes colères, mes rires et mes larmes,
mon passé et mon présent.
Donne-moi de m’accueillir comme toi tu m’accueilles, de m’aimer comme toi tu m’aimes.
Délivre-moi de la perfection que je veux atteindre. Ouvre-moi à la sainteté que tu veux m’accorder.
Délivre-moi du remords de Judas qui, rentrant en lui-même, n’a pas pu en sortir, épouvanté et désespéré devant l’immensité de son péché.
Accorde-moi le repentir de Pierre qui a su rencontrer ton regard, appel silencieux chargé de tendresse, et si je dois comme lui pleurer, que ce ne soit pas sur mon orgueil humilié mais sur ton amour offensé et blessé.

Cantique : 53-04 : 1, Ô Seigneur dans mon cœur je t’écoute

 

Annonce du pardon

« À celui qui a soif, je donnerai de l’eau de la source de vie, et je la donnerai gratuitement », dit le Seigneur. Vous qui avez soif d’une vie nouvelle, recevez l’assurance qu’effaçant tout ce qui est d’hier, Dieu fait en vous toutes choses nouvelles.

Cantique : 53-04 2

 

Invitation au chemin de Dieu

Pardonnés et libérés nous pouvons accueillir ces paroles de l’Epître aux Ephésiens :
Laissez-vous renouveler par l’Esprit qui agit sur votre intelligence.
Revêtez l’être nouveau, créé à la ressemblance de Dieu et qui se manifeste dans une vie conforme à sa volonté et digne de lui qui est inspiré par la vérité.
Qu’aucune parole mauvaise ne sorte de votre bouche ; dites seulement des paroles bienveillantes, qui répondent à un besoin et qui sont constructives, pour faire du bien à ceux qui vous entendent.
Chassez loin de vous tout sentiment amer, toute irritation, toute colère, ainsi que les cris et les insultes. Abstenez-vous de toute forme de méchanceté. Soyez bons et pleins d’affection les uns pour les autres ; pardonnez-vous réciproquement, comme Dieu vous a pardonné par le Christ. Éphésiens 4,23-25 ; 31-32

Cantique : 53-04, 4 , 5

 

Prière d’illumination

Seigneur, ouvre mon esprit à l’intelligence de ta Parole

Et que mon cœur demeure brûlant tandis que tu me parles.
Comme la pluie féconde la terre et fait germer la semence,

Que ta Parole, Seigneur, accomplisse, au cœur de ma vie,
Sa mission : ta volonté.

Qu’elle féconde ma vie et lui permette de porter des fruits.

Oui que ta Parole soit la vérité de mon existence, la lampe de mes pas. Amen.

 

Lectures bibliques

Genèse 32, 23-33

Pendant la nuit, Jacob se lève. Il prend ses deux femmes, ses deux servantes et ses onze enfants. Il leur fait passer le torrent du Yabboq avec tout ce qu’il possède.
Jacob reste seul. Quelqu’un lutte avec lui jusqu’au lever du jour. L’adversaire de Jacob voit que dans la lutte, il n’arrive pas à être plus fort que lui. Alors il le frappe à la hanche et, pendant le combat, il le blesse à la hanche. Puis il dit à Jacob : « Le jour se lève. Laisse-moi partir. » Jacob répond : « Je ne te laisserai pas partir. Bénis-moi d’abord. » L’autre demande : « Quel est ton nom ? » Jacob répond : « Je m’appelle Jacob. » L’autre continue : « Tu ne t’appelleras plus Jacob. Ton nom sera Israël. En effet, tu as lutté avec Dieu et avec les hommes, et tu as été le plus fort. » Jacob lui demande : « Je t’en prie, dis-moi ton nom. » L’autre répond : « Tu veux savoir mon nom ? Pourquoi donc ? » Puis il bénit Jacob. Jacob dit : « J’ai vu le visage de Dieu, et je suis encore en vie ! » Et il appelle cet endroit Penouel, c’est-à-dire « Visage de Dieu ».
Quand le soleil se lève, Jacob passe la rivière à Penouel. Il boite à cause de sa hanche. Aujourd’hui encore, les Israélites ne mangent pas le muscle de la hanche. En effet, Jacob a été blessé à ce muscle.

Jean 4,5-26

Jésus arrive près d’une ville de Samarie appelée Sychar. Elle est près du champ que Jacob a donné à son fils Joseph. À cet endroit, il y a le puits de Jacob. Jésus est fatigué par le voyage, et il s’assoit au bord du puits. Il est à peu près midi.
Une femme de Samarie vient chercher de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. »
Ses disciples sont allés à la ville pour acheter à manger.
La femme samaritaine dit à Jésus : « Comment ? Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » En effet, les Juifs n’ont pas de contacts avec les Samaritains.
Jésus lui répond : « Tu ne connais pas le don de Dieu. Tu ne connais pas celui qui te dit : “Donne-moi à boire.” Sinon, c’est toi qui demanderais à boire, et je te donnerais une eau pleine de vie. »
La femme lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser de l’eau, et le puits est profond. Cette eau pleine de vie, où peux-tu la prendre ?
Toi, est-ce que tu es plus grand que Jacob, notre ancêtre ? C’est lui qui nous a donné ce puits. Et lui-même, avec ses fils et ses bêtes, il a bu l’eau de ce puits. »
Jésus lui répond : « Si quelqu’un boit de cette eau, il aura encore soif.
Mais s’il boit l’eau que je lui donnerai, il n’aura plus jamais soif. Au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source, et cette source donne la vie avec Dieu pour toujours. »
La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi cette eau. Alors je n’aurai plus soif, et je n’aurai plus besoin de venir puiser de l’eau ici. »
Jésus lui dit : « Va appeler ton mari et reviens ici. »
La femme lui répond : « Je n’ai pas de mari. » Jésus lui dit : « Tu as raison de dire : “Je n’ai pas de mari.”
En effet, tu as eu cinq maris, et l’homme que tu as maintenant, ce n’est pas ton mari. Tu as dit la vérité. »
Alors la femme lui dit : « Seigneur, tu es un prophète, je le vois !
Nos ancêtres samaritains ont adoré Dieu sur cette montagne. Et vous, les Juifs, vous dites : “Le lieu où il faut adorer, c’est Jérusalem.” »
Jésus lui répond : « Crois-moi, le moment arrive où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père.
Vous, les Samaritains, vous adorez ce que vous ne connaissez pas. Nous, les Juifs, nous adorons ce que nous connaissons. En effet, le salut que Dieu donne vient des Juifs.
Mais le moment arrive, et c’est maintenant, où Dieu donne son Esprit. Alors ceux qui adorent vraiment le Père vont l’adorer avec l’aide de l’Esprit Saint et comme le Fils l’a montré. Oui, le Père cherche des gens qui l’adorent de cette façon. Ils doivent l’adorer avec l’aide de l’Esprit Saint et comme le Fils l’a montré. »
La femme dit à Jésus : « Je sais que le Messie va venir, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, il nous expliquera tout. »
Jésus lui répond : « Le Christ, c’est moi qui te parle. »

Cantique : 36-22 : 1, 2, 3, 4 Seigneur tu cherches tes enfants

 

Prédication

  1.  Introduction.
    Le verbe rencontrer fait partie de notre quotidien. A moins de vivre dans un endroit très retiré, nous croisons chaque jour beaucoup de personnes, en particulier dans les grandes villes. De ce fait la rencontre peut être anonyme, anodine, fugace, comme elle peut être convenue, préparée, utilitaire. Elle peut être aussi marquante, révélatrice, ce peut être un coup de foudre, amoureux ou amical, ou encore spirituel. C’est de cette rencontre « révélatrice » que nous voudrions parler aujourd’hui. Car dans la Bible ce thème de la rencontre est fondamental, à tel point que le nom donné au premier sanctuaire dans le désert signifie la tente de la rencontre. Et le ministère de Jésus est un ministère de rencontres. Par expérience personnelle ou par témoignage d’autrui, nous savons que la rencontre est l’enjeu et la condition de toute mission d’évangélisation.
  2. Un lieu un temps pour des rencontres exceptionnelles.
    Jacob est en marche pour retourner au pays de sa naissance. Il a femmes et enfants, il est devenu riche, mais son départ de chez Laban son beau-père s’est passé de manière très conflictuelle. Quant à ce qui l’attend, il est terrorisé à l’idée d’affronter la colère de son frère Esaü. La Samaritaine, pour sa part, est une femme marginalisée, sans doute considérée comme portant malheur ; elle a enterré cinq maris et vit désormais en concubinage.
    Au moment où ils vont faire une rencontre bouleversante pour eux, nos deux personnages ont l’âme soucieuse ou endolorie, leur avenir semble bouché. A la différence d’Abraham, installé dans sa tente, ou de Marthe et Marie dans leur maison, ils sont à nu, fragilisés. C’est un état d’esprit qu’une personne envoyée en mission dans un contexte inconnu, peut très bien comprendre. Celle ou celui qui quitte son milieu, ses habitudes, peut se sentir démuni face à la nouveauté d’une société et de personnes inconnues, sans avoir pu totalement s’y préparer.
    Mais dans nos deux récits, si la rencontre se passe dans la solitude d’un lieu désert, il y coule néanmoins une source. Cette précision est importante, car l’eau signifie la vie et son renouvellement. Après avoir fait passer le gué du Yabbok à toute sa famille, ses serviteurs et ses troupeaux, Jacob reste là, seul. Et la Samaritaine est sortie de la ville pour puiser de l’eau en plein midi, à l’heure où il n’y a personne. Pour beaucoup, la solitude joue un rôle dans la rencontre, car privé du groupe, on est plus enclin à s’ouvrir à l’autre, ou obligé de le faire pour ne pas rester seul, entrer en relation.
  3.  Qui vient à leur rencontre ?
    Pour Jacob la rencontre est brutale, anonyme. Un homme lutte avec lui dans l’obscurité, pendant toute la nuit, et ne veut pas dire son nom. Il éveille cependant en Jacob le désir de se battre, de parler, de prier. Cet homme, souvent représenté par les peintres sous l’apparence d’un ange, est-ce Dieu lui-même ? Certains commentaires rabbiniques ont vu en lui l’esprit de son frère Esaü ; une approche psychanalytique y verra Jacob lui-même dans sa part inconsciente : Jacob luttant contre sa propre peur. Nous retiendrons simplement qu’il en va, dans cette rencontre nocturne, d’une force de transformation violente. Jacob sera blessé, mais béni et nommé d’un nouveau nom : Israël. Alors il pourra enfin aller à la rencontre de son frère Esaü. Cette histoire de changement de nom, que l’on rencontre plusieurs fois dans la Bible, est significative. Car de nombreux envoyés, arrivant dans leur pays de mission, racontent qu’ils se sont vu attribuer un nouveau nom, local.
    Dans l’histoire de la Samaritaine, la scène se passe en plein midi. Et la thématique de l’eau, source vitale, est au cœur de la rencontre. Les deux êtres qui se rencontrent sont assoiffés, soif physiologique pour Jésus, soif spirituelle pour la Samaritaine. L’enjeu pour accéder à cette eau vitale, c’est la parole de demande. Jésus se fait pédagogue par l’exemple, en demandant à boire, alors la Samaritaine entre en parole, elle s’exprime, questionne, découvre qui est Jésus, devient témoin central pour les autres.
    Les deux rencontres que nous venons d’évoquer ont un effet très puissant de révélation et de libération. C’est pourquoi elles ne sont pas dues au hasard, mais relève d’une mystérieuse nécessité : rencontrer le divin dans l’autre, et par conséquent se rencontrer soi-même dans sa vérité profonde. C’est une question de vie ou de mort spirituelle ; Et dans les deux récits la présence de l’eau, source de vie, nous le rappelle. Souvent, les témoins de la mission nous font entendre l’écho des bouleversements qu’ils vivent à travers leurs rencontres. Ils évoquent également ce qui les ressource : la prière, l’écriture, la nature, les contacts avec les proches. Voici ce qu’ils disent : « Rien n’est plus comme avant, les rencontres m’ont transformé(e) ; j’ai découvert ma vocation… »
  4.  L’autre comme soi-même.
    La première question que nous pose toute rencontre, c’est celle de notre relation à nous-mêmes, au monde, et à Dieu. A condition que nous n’en restions pas au seul niveau des conventions, sociale, professionnelle, religieuse, politique etc. A travers toutes ces rencontres, Jésus nous invite à de vraies rencontres dans notre humanité commune, car nous partageons tous la ressemblance et la filiation divines. Alors nous devons nous interroger : nous contentons-nous du masque, du personnage, du rôle, de la fonction, de l’étiquette qui nous cache l’autre et nous cache à son regard ? Ou bien acceptons-nous le vis à vis, l’échange des regards, puis des paroles en vérité ? Et la question qui vaut pour chacun de nous vaut également pour nos communautés. Sommes-nous, en Église, prêts, et heureux, de rencontrer de nouveaux visages ? Des visages inconnus, des visages venus d’ailleurs, porteurs de l’Église universelle ? Peut-être faudrait-il se préparer spirituellement ensemble pour ces rencontres. Le philosophe Emmanuel Levinas a beaucoup insisté sur la centralité du visage d’autrui dans la question éthique. Tout visage nous appelle à ne pas lui faire de mal, mais à le respecter, lui porter attention, l’aimer. Et il en va de même pour notre propre visage exposé au regard de l’autre.
    Ainsi l’enjeu de toute rencontre est la prise de conscience, sur l’instant et dans la durée, que l’un et l’autre sont créatures et enfants de Dieu. Et que le chemin de vie à construire ensemble est à l’opposé de cette violence qui a fait de Caïn le meurtrier de son frère, au lieu d’en être le gardien.

Pour nous encourager à vraiment vivre les rencontres qui s’offrent à nous, nous pouvons partager cette prière :

Seigneur, nous nous sentons si proches de tes apôtres
Qui partaient à nouveau chaque matin, chaque jour, à la rencontre des autres.
Aujourd’hui sur nos routes, dans notre quartier, dans notre ville où à la maison,
Que de rencontres, prévues ou inattendues !
Donne-nous la confiance et le courage des apôtres.
Rends-nous vigilants à ta présence,
Afin que toute rencontre engendre en chacun la foi en la vie. Amen !

 

Confession de foi

Nous croyons en Dieu, source de toute vie et créateur de l’univers.

Nous croyons en Dieu, Seigneur des patriarches et des matriarches, de Moïse, des rois et des prophètes, Dieu qui s’est fait connaître aux nations en Jésus de Nazareth, venu et reconnu comme Christ – Messie !

Nous croyons en Dieu qui à travers les siècles se souvient de sa création et la soutient mystérieusement.

Nous croyons en Dieu, se révélant depuis le commencement et jusqu’à la fin des temps comme Dieu de justice, de compassion et de miséricorde.

Nous croyons en Dieu, Seigneur de la rencontre, qui nous surprend sur nos chemins et nous rejoint dans les lieux et les temps de notre vie.

Nous croyons en Dieu, Père attentif, qui nous parle et nous écoute, nous considère tous comme ses enfants, et qui, partout dans le monde, nous invite à la joie des rencontres.

Nous croyons en Dieu, qui de siècle en siècle nous sollicite pour humaniser le monde et y construire sa paix, au nom du Christ Jésus. Amen !

Cantique : 41-23 : 1, 2, 3 Remplis d’amour et de reconnaissance

 

Offrande

Seigneur nous t’ouvrons notre cœur, nous mettons à ta disposition notre vie, nous te présentons nos offrandes d’argent, afin de mettre tout cela au service de ta mission dans le monde. Amen.

Prière d’intercession

En pensant à tous ceux qui sont aujourd’hui sur les routes, sur les places, et qui n’ont aucun lieu pour reposer leur tête, nous partageons cette prière pour les enfants du monde :

Pour tous les enfants de par le monde, Afin qu’ils trouvent l’amour d’un père ou d’une mère, d’un parent, d’un adulte, pour les accueillir. Nous te prions.

Pour les enfants qui souffrent de la méchanceté humaine Qui sont blessés ou tués par la haine ou la négligence Afin qu’ils trouvent la paix et la joie après de toi, notre Père, nous te prions.

Pour les enfants qui naissent handicapés dans leur corps ou dans leur esprit Afin qu’accueillis en ton nom, Ils trouvent la beauté du cœur auprès de toi, notre Dieu, nous te prions.

Pour les enfants qui ne sont ni désirés ni aimés Afin qu’ils sachent que toi, Dieu notre Père Tu les aimes comme personne ne peut les aimer sur terre, nous te prions.

Pour les enfants qui sont heureux Afin qu’ils apprennent à te louer pour leur bonheur, nous te prions Seigneur.
Dieu notre Père, que ton amour veille sur tous les enfants du monde
Qu’il les fasse grandir en grâce et en sagesse.

Et nous-mêmes, qui sommes tes enfants Garde nous un esprit sans cesse renouvelé
Afin que nous nous sentions accueillis dans ton Royaume.

Notre Père

 

Exhortation

« Rencontrer quelqu’un, le rencontrer vraiment – et non simplement bavarder comme si personne ne devait mourir un jour -, est une chose infiniment rare. La substance inaltérable de l’amour est l’intelligence partagée de la vie. »

Ces mots de l’écrivain Christian Bobin nous invitent à de vraies rencontres, au cœur de notre condition humaine, là où rencontrer l’autre, c’est sentir le souffle de Dieu.

 

Bénédiction

Au désert du Sinaï, nous dit le Livre de l’Exode, L’Éternel parlait avec Moïse face à face, comme un ami parle à son ami. Exode 33,11.
Frères et sœurs, c’est d’ami à ami, de visage à visage, que le Seigneur vous bénit et vous garde, il se tourne vers vous et vous donne sa paix.
Allez dans la joie, la reconnaissance, et la confiance ! Amen !

Cantique : 41-05 : 1, 2 Nos cœurs te chantent

 

Version téléchargeable :

 

« Rencontrer – Célébration » : le texte complet en pdf