Méditation du jeudi 26 septembre 2019. Nous prions pour notre envoyée au Burundi.

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N’oublie pas de me réserver le jour du sabbat. Pendant six jours, travaille pour faire tout ce que tu as à faire. Mais le septième jour, c’est le sabbat qui m’est réservé, à moi, le Seigneur ton Dieu. Personne ne doit travailler ce jour-là, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes animaux, ni l’étranger installé dans ton pays. En six jours, j’ai créé le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent. Mais le septième jour, je me suis reposé. C’est pourquoi, moi, le Seigneur, j’ai béni le jour du sabbat : ce jour est réservé pour moi.

Exode 20,8-11

Prends soin de me réserver le jour du sabbat, comme je te l’ai commandé, moi, le Seigneur ton Dieu. Pendant six jours, travaille pour faire tout ce que tu as à faire. Mais le septième jour, c’est le sabbat qui m’est réservé, à moi, le Seigneur ton Dieu. Personne ne doit travailler ce jour-là, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni tes autres animaux, ni l’étranger installé dans ton pays. Ainsi, ton serviteur et ta servante pourront se reposer comme toi. Souviens-toi : tu as été esclave en Égypte, et je t’ai fait sortir de ce pays avec grande puissance. C’est pourquoi, moi, le Seigneur ton Dieu, je t’ai commandé de respecter le jour du sabbat. 

Deutéronome 5,12-15

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Les deux versions du Décalogue donnent chacune une justification différente du shabbat. Dans l’Exode le respect du shabbat s’appuie sur le shabbat de Dieu, quand après avoir créé le monde en six jours il se repose le septième jour, en mettant un arrêt à sa puissance créatrice. Dans le Deutéronome, le respect du shabbat est lié à la libération du peuple hébreu qui a été esclave en Égypte. Ce shabbat a une portée universelle dans les deux cas ; il s’applique à tout le peuple, mais également aux serviteurs et servantes, aux résidents étrangers, et jusqu’aux animaux.

Au-delà du repos nécessaire et béni, considéré comme un don de Dieu, le shabbat signifie l’arrêt de toute activité manifestant la puissance humaine, c’est-à-dire tout ce qui relève de la nécessité et de la capacité créatrice, que l’être humain a la responsabilité de mettre en œuvre pendant les 6 jours de la semaine. Le shabbat est donc un temps personnel et collectif de reconnaissance et de conscience, de réjouissance et de partage. Dans le judaïsme il est considéré comme une anticipation du monde à venir.

À l’heure où l’on individualise le repos et où la raison économique pousse certains à banaliser le dimanche pour en faire un jour comme les autres, méditer sur le sens du shabbat peut s’avérer très fécond. En signifiant l’arrêt hebdomadaire du travail, en apportant un frein régulier à la consommation, en manifestant une gratuité du temps pour Dieu, pour soi et pour les autres, le shabbat nous offre un temps de libération et nous rappelle à notre vocation spirituelle. Dans la Bible, ceci est amplifié par l’application du principe shabbatique à chaque septième année, où la terre doit se reposer, et à la cinquantième année, où les lois jubilaires prescrivent la remise des dettes.

 

 

Nous prions pour notre envoyée au Burundi, et nous partageons cet hymne d’accueil du shabbat, qui fut écrit à Safed en Israël au XVIème s par Chlomo Halévi Alkabets et qui est chanté chaque vendredi soir à la synagogue.

Viens, mon bien-aimé, au-devant de ta fiancée, Le Shabbat paraît, allons le recevoir!

« Observe » et « souviens-toi », ces mots, le Dieu unique
Nous les fit entendre en une unique parole,
Le Seigneur est Un, Un est son Nom,
A Lui Honneur, Gloire, Louange!

(Refrain: Viens…)

Empressons-nous à la rencontre du Shabbat,
Il est la source de bénédiction,
Consacré dès les temps les plus lointains,
But de la Création dans la première pensée du Créateur…

(Refrain: Viens…)

Sanctuaire du grand Roi, Ville Royale,
Debout, relève-toi de tes ruines !
Assez séjourné dans la vallée des pleurs :
Tu es Source des miséricordes du Dieu miséricordieux.

(Refrain: Viens…)

Secoue la poussière, debout !
Remets tes habits de fête, ô mon peuple.
Grâce au fils de Yichaï de Bethléhem,
Mon âme voit s’approcher d’elle le salut.

(Refrain: Viens…)

Réveille-toi, réveille-toi,
Ta lumière brille, lève-toi, sois illuminée !
Courage, courage, entonne un cantique !
Sur toi resplendit la gloire du Seigneur.

(Refrain: Viens…)

Pour toi plus de honte, plus d’opprobre!
Pourquoi te troubler, pourquoi te tourmenter ?
Chez toi mon peuple, pour ses humbles enfants, trouvera un asile,
Et des ruines ressuscitera la Ville rebâtie.

(Refrain: Viens…)

Ceux qui l’ont dévastée, seront foulés aux pieds,
Et tous tes adversaires mis en fuite,
Ton Dieu mettra en toi sa joie,
Comme le fiancé dans sa fiancée.

(Refrain: Viens…)

Étends-toi à droite et à gauche,
Et glorifie le Seigneur,
Grâce à celui qu’on nomme le fils de Péretz
Voici venir pour nous la joie et l’allégresse.

(Refrain: Viens…)

Viens en paix, toi qui es la couronne de ton époux,
Viens dans la joie, dans la félicité,
Au milieu des fidèles du peuple élu,
Viens, ma fiancée, viens, ma fiancée!

Refrain :
Viens, mon bien-aimé, au-devant de ta fiancée,
Le Shabbat paraît, allons le recevoir!

(Traduction du Livre du Sabbat).