Méditation du jeudi 2 mai 2019. Nous prions pour nos envoyés au Laos.

Le poisson (ichtus en latin) est le symbole du Christ pour les premiers chrétiens (acronyme de Jésus Christ de Dieu fils et sauveur en grec)

Quelque temps après, Jésus se montra de nouveau à ses disciples, au bord du lac de Tibériade.

Voici dans quelles circonstances il leur apparut : Simon Pierre, Thomas — surnommé le Jumeau —, Nathanaël — qui était de Cana en Galilée —, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus, étaient ensemble. Simon Pierre leur dit : « Je vais à la pêche. »

Ils lui dirent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent donc et montèrent dans la barque. Mais ils ne prirent rien cette nuit-là.

Quand il commença à faire jour, Jésus se tenait là, au bord de l’eau, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit alors : « Avez-vous pris du poisson, mes enfants ? » — « Non », lui répondirent-ils. Il leur dit : « Jetez le filet du côté droit de la barque et vous en trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et ils n’arrivaient plus à le retirer de l’eau, tant il était plein de poissons. Le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon Pierre entendit ces mots : « C’est le Seigneur », il remit son vêtement de dessus, car il l’avait enlevé pour pêcher, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples revinrent en barque, en tirant le filet plein de poissons : ils n’étaient pas très loin du bord, à cent mètres environ. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là un feu avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez quelques-uns des poissons que vous venez de prendre. » Simon Pierre monta dans la barque et tira à terre le filet plein de gros poissons : cent cinquante-trois en tout. Et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se déchira pas. Jésus leur dit : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? », car ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain et le leur partagea ; il leur donna aussi du poisson. C’était la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples, depuis qu’il était revenu d’entre les morts.

Après le repas, Jésus demanda à Simon Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? » — « Oui, Seigneur, répondit-il, tu sais que je t’aime. » Jésus lui dit : « Prends soin de mes agneaux. »Jean 21,1-15

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Quand on vit des choses extraordinaires, il n’est jamais simple de « redescendre » dans la vie quotidienne et de retrouver le règne de la nécessité et des activités habituelles.

C’est pourtant ce qui arrive aux disciples, après avoir rencontré le Christ ressuscité. A la suite de Simon-Pierre, ils retrouvent leur barque, le lac de Tibériade, et les aléas d’une pêche infructueuse.

Heureusement nous savons que Dieu nous parle à travers les réalités de notre vie et même dans nos échecs. C’est ce que Jésus va faire, en se présentant à ses disciples depuis le bord du rivage. Mais il se présente incognito, à tel point qu’ils ne reconnaissent pas d’emblée l’homme qui leur prodigue des conseils pour une nouvelle tentative de pêche dans les eaux du lac.

On ne sait comment Jean -le disciple que Jésus aimait, le reconnait en premier. Est-ce l’exceptionnelle surabondance de poissons, est-ce un autre signe ? Cela mérite d’être médité : à quoi reconnait-on le Christ intervenant dans notre vie ?

Et réagit-on à la manière de Pierre l’impétueux, qui plonge alors dans les eaux, comme pour un baptême, afin de rejoindre plus vite son maître, tandis que ses compagnons regagnent le rivage sur leur barque. Et que signifient les 153 poissons de la pêche ? Ils ont fait couler beaucoup d’encre parmi les interprètes, qui y voient le signe de l’universalité et celui de la diversité des destinataires de l’évangile.

C’est bien toute la terre et toute l’humanité qui sont invitées à partager le repas de pain et de poisson, qui tous deux symbolisent le Christ nourriture des humains. Et cette mission d’invitation et de partage incombe, non seulement à Pierre, mais à tous ceux qui se reconnaissent comme disciples de Jésus le Christ : le faire connaître et reconnaître dans la communion à son amour qui nous nourrit !

 

 

Nous prions pour nos envoyés au Laos et nous partageons cette prière kanak

SEIGNEUR, NOTRE DIEU
Nous te rendons grâces pour la Terre, terre nourricière,
Elle est comme une mère pour nous et les nôtres…
Terre d’origine, elle nous donne le lieu où plongent nos racines…

Nous te prions, Seigneur pour ceux qui n’ont plus de terre,
Ceux qui ont été spoliés, déplacés, contraints à l’exil.

Nous te rendons grâces, Seigneur, pour l’igname et le cocotier…
Pour toutes les plantes qui nous nourrissent,
Pour la joie dans l’abondance,
Pour le courage de tenir dans les temps de pénurie…

Nous te prions, Seigneur
Pour ceux qui n’ont pas leur pain quotidien,
Mais aussi pour ceux qui en jettent,
Pour ceux qui ne savent mesurer la valeur des choses.

Nous te rendons grâces, Seigneur, pour les animaux,
Les oiseaux, les poissons de la mer…
Pour ceux qui nous apportent leur lait, leur laine, leur viande…
Mais aussi pour ceux, nos totems ou non,
Dont l’existence nous importe, même si elle ne nous est pas utile…

Nous te prions, Seigneur,
Pour que les humains apprennent à respecter tes créatures,
A comprendre à quel point nos survies sont liées…
Nous te rendons grâces, Seigneur, pour nos oncles, les frères de nos mères…
Ils veillent sur nous, ils sont vrais avec nous, ils nous sécurisent…
Nous te rendons grâces aussi pour nos mères, nos pères, nos ancêtres.
Nous sommes liés comme des maillons d’une chaîne de vie, d’âge en âge…

Nous te prions, Seigneur,
Pour ceux qui ne veulent vivre que pour eux-mêmes ou leur famille proche,
Pour ceux qui refusent d’être solidaires,
Pour ceux qui ne savent qu’être méfiants à l’égard des autres…
Pour ceux qui ne connaissent point les joies de l’amitié…

Dans les terres du Pacifique, viens Seigneur : apprends-nous à vivre ! Amen !