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Au sommaire :

L’institut de théologie Al Mowafaqa au Maroc : un modèle en faveur du dialogue interreligieux

Date de publication : 06/06/2016

L’institut de théologie Al Mowafaqa au Maroc : un modèle en faveur du dialogue interreligieux

Institut Al Mowafaqa

Le Défap et les Eglises de France auraient tort de ne pas s’inspirer du dialogue islamo-chrétien tel qu’il existe au Maroc. Il y a là une approche qui se fonde sur l’interaction et l’échange, où chaque étudiant est invité à apprendre non seulement dans les livres mais aussi de son voisin et de l’ensemble de la société.

 

Classe de licence de l’Institut oecuménique de théologie Al Mowafaqa à Rabat au Maroc

Classe de licence de l’Institut oecuménique de théologie Al Mowafaqa à Rabat au Maroc
(Source : almowafaqa.com)

 

Le Défap soutient cette démarche et, preuve de cette bonne foi, délivre deux bourses à des jeunes qui souhaitent s’initier à l’islamologie. Le certificat Al Mowafaqa, décerné par l’IOTAM sous l’égide de la faculté de Strasbourg a une reconnaissance universitaire française et permet à de jeunes boursiers de découvrir ce qu’est le dialogue inter-religieux. Peu de lieux permettent cette étude du dialogue interreligieux.

 

 

Institut oecuménique de théologie Al Mowafaqa
(Source : almowafaqa.com)

 


Nous laissons la parole à nos deux boursières qui témoignent en direct de leur expérience sur place.

Sophie-Anne Faivre (étudiante originaire de Strasbourg) : « Nous avons pu nouer de bons contacts avec les Marocains qui sont très accueillants et contents qu’on s’intéresse à l’islam. En discutant, nous cherchons ce qui nous rapproche avec eux, plutôt que de brandir nos différences. Et ce qui nous concerne tous aujourd’hui, c’est l’actualité. Beaucoup de Marocains nous parlent du terrorisme, ça les touche beaucoup et ils veulent à tout prix casser l’image négative et violente que leur religion peut dégager. Ils veulent réellement faire passer le message que l’islam n’est pas une religion de guerre mais de paix et d’ouverture à l’autre. Et le Maroc est un pays où ce message est mis en pratique et vécu chaque jour. Nous avons observé différentes façons de vivre l’islam au Maroc. Nous rencontrons un islam très ouvert, où les très pratiquants et les moins pratiquants se fréquentent sans problème. Le Marocain est libre de vivre l’islam comme il le souhaite au sein de sa famille et dans son groupe d’amis, sans être jugé. »

 

Charlotte Keller Boursière du Défap

Charlotte Keller (étudiante originaire de Strasbourg) : « L’Institut Al Mowafaqa est un lieu qui permet ce dialogue avec nos voisins, de par sa position géographique, son ouverture mais surtout l’enseignement qui y est dispensé. Celui-ci nous apprend sur l’autre, non pas à partir de notre regard influencé par la manière dont l’actualité nous dépeint le portrait du musulman, mais à partir de ce que l’autre dit de lui-même. De plus, à l’institut l’ambiance est décontractée et chaleureuse. Parmi les étudiants majoritairement africains subsahariens, l’intégration a été rapide. En plus de l’apprentissage sur l’islam, nous sommes enrichis de l’ouverture aux autres courants du christianisme. Les étudiants catholiques et protestants de toutes sensibilités sont ensembles, amis, sans distinction de dénomination. Le corps enseignant représente à lui seul cet incroyable esprit de diversité religieuse et culturelle. Ces différences enrichissent le dialogue, entrainant souvent des discussions et questions qui rendent les cours dispensés très vivants et interactifs. Ils sont très différents de ceux de Strasbourg ! L’Institut nous permet également de vivre notre spiritualité chrétienne au quotidien : chaque matin, une méditation est apportée par un étudiant. Pour couronner le tout, le personnel administratif est extrêmement à l’écoute et facilite l’arrivée et le séjour de tout étudiant : le décor est très agréable, le thé à la menthe délicieux, et la cuisinière talentueuse !

L’institut requiert du travail, mais nous avons aussi le temps de visiter le pays et de  rencontrer des communautés religieuses de frères et de sœurs, qui font un travail extraordinaire au Maroc et sont des témoins concrets et passionnés de l’évangile. De toutes ces rencontres, nous retenons qu’une chose dépasse nos différences et nous rapproche : le fait de croire. »

 

 

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