Délégation du Défap en Haïti : de nouveaux projets en vue

Une délégation du service protestant de mission s’est rendue à Haïti en avril, du 10 au 21, afin de faire le point sur les différents projets de collaboration.

Les Eglises protestantes d’Haïti se préparent à célébrer le bicentenaire du protestantisme dans le pays. De nombreuses initiatives ont été lancées lors de l’Assemblée Générale de la FPH (Fédération Protestante d’Haïti) début mai. Cet événement  a été aussi l’occasion de fêter les 30 ans d’existence de cette dernière.

 

délégation du défap en haïti

Laura Casorio et Sylvain Cuzent pour le Défap (DR)
Le président Exantus, le Secrétaire Général Aristil et l’officier projet / bicentenaire Jose pour la FPH

 

La diversité du protestantisme haïtien est l’un des aspects auxquels est confrontée la FPH, qui essaye de rassembler le plus grand nombre d’Eglises et organisations autour des célébrations prévues.

 

Une délégation du Défap, composée par Laura Casorio, chargée des envoyés et des relations avec Haïti, et de Sylvain Cuzent, chargé de mission, a pu rencontrer différents partenaires protestants, travailler à la collaboration dans le domaine social et environnemental, et préparer la participation du protestantisme français aux célébrations du bicentenaire en juillet 2016.

 

Depuis le tremblement de terre de 2010, le protestantisme français a soutenu plusieurs projets et initiatives :

– auprès des orphelinats avec des projets d’équipement en meubles et de soutien à des projets générateurs de revenus ;
– dans le domaine de la formation professionnelle pour les jeunes moins scolarisés ;
– en soutenant la création d’une pépinière pour aider au reboisement : une question urgente dans plusieurs régions au nord comme au sud du pays ;

– avec l’envoi d’une personne auprès de la fédération des écoles Protestantes en Haïti chargée de la gestion projets et recherche de nouveaux partenariats.

 

délégation défap Haïti

La délégation en visite dans une école impliquée dans la formation et les activités de reboisement, DR

 

Même si les interventions liées aux opérations humanitaires post-séisme sont terminées, une grande partie de la population et du territoire demeurent dans une situation de grande précarité et  la disparité sociale est toujours frappante. La délégation a manifesté encore une fois la volonté de poursuivre l’engagement du protestantisme français, par le biais du Défap et de la Fédération Protestante de France (FPF), aux côtés du protestantisme haïtien. Par ailleurs, de nouvelles formes de collaboration sont en cours de développement.

 




Soutenir les structures locales : un geste indispensable

Marie-Bénédicte Loze est envoyée du Défap en Haïti depuis un an et demi. Elle revient sur son parcours, ses motivations et les convictions acquises lors de son expérience.

Marie-Bénédicte est envoyée auprès de la Fédération des Ecoles Protestantes de Haïti (FEPH). Elle est chargée d’appui aux partenariats : conception des projets et recherche de bailleurs de fonds sont ces principales missions. Elle note les besoins et rédige des projets, tout en cherchant les financements nécessaires à leur mise en place, et les lance avec une équipe.

 

Marie-Bénédicte Loze lors d'une intervention dans une école, DR

Marie-Bénédicte Loze lors d’une intervention dans une école sur la gestion des risques et des désastres, DR

 

Deux raisons ont motivé cette décision. Partir à l’étranger, c’était d’abord pour elle une manière d’ « élargir son horizon tout en apprenant de l’autre ». Et puis, elle ressentait une attirance forte pour Haïti. Elle avait effectué de la traduction auprès de missionnaires américaines présents sur place. Elle s’était engagée encore un peu plus lors du séisme de 2010 en participant à des levées de fonds.

 

La FEPH regroupe plus de 3000 écoles et possède des bureaux dans différents départements. Elle œuvre pour améliorer la qualité de l’éducation dans le pays et fait du lobbying auprès du ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle haïtien afin qu’il respecte ses engagements. Et il reste encore du chemin à faire : seul 12% des écoles sont publiques en Haïti.

 

Elle travaille avec une équipe locale, dont la taille varie selon l’ampleur des projets à mener. Cette forme de collaboration est essentielle pour rester connecté au terrain.

 

Un engagement sur le long terme

 

Le Défap soutient la FEPH au travers du poste de VSI occupé par Marie-Bénédicte. Cette aide est précieuse pour la structure, les défis sont nombreux. « Ce poste va être pérennisé sur dix ans », indique-t-elle.
Plusieurs projets sont en cours, tous ayant pour but d’améliorer la qualité de l’éducation sur place : renforcement de l’enseignement autour de la lecture et de l’écriture, formation de directeurs et professeurs (peu formés sur place), construction de blocs sanitaires…

 

Un projet lui tient particulièrement à cœur : une formation à la gestion des risques et des désastres.
Le principe consiste à simuler des tremblements de terre pour apprendre aux enfants comment réagir lors d’une catastrophe naturelle, principalement les séismes et les inondations. Tout le monde a été victime du séisme. Personne n’a été épargné, chaque famille a eu son lot de proches disparus. Ce traumatisme reste vif et porte en germe un questionnement et une implication forte. Il n’est pas question de ne rien faire et d’attendre que le passé se répète.

 

Marie-Bénédicte Loze lors d'une intervention dans une école, DR

Marie-Bénédicte Loze lors d’une intervention dans une école sur la gestion des risques et des désastres, DR

 

Les besoins autour de ce projet sont immenses. La FEPH travaille directement avec les écoles : elle forme les professeurs qui interviennent auprès des élèves et organise les simulations pour leur apprendre concrètement comment réagir. Un système d’alerte a été mis en place : à chaque type d’alerte correspond une catastrophe – cela se fait en général au sifflet, les écoles ne possédant pas d’alarme. La FEPH leur apprend ainsi les bons gestes à adopter, mais elle demande aussi à un ingénieur d’analyser les lieux pour faire un plan d’évacuation et repérer les endroits dangereux dans l’école, pour en informer les élèves.
« Je me suis beaucoup investie dans ce projet. J’ai formé des encadreurs pédagogiques et organisé des simulations avec les enfants. A la sortie de l’école, quel que soit leur métier, les élèves sauront comment réagir face à une catastrophe : c’est un apprentissage qui leur servira toute leur vie. »
Cette formation touche également les écoles hors du réseau FEPH.

 

La nécessité d’une approche globale

 

Le problème de l’approche dite par projets, c’est que lorsque le projet s’arrête, tout ce qui l’accompagne risque, par manque de moyen, d’être suspendu.

 

Mieux vaut investir dans une structure, qui permet de pérenniser les projets. Et c’est dans cette approche que le Défap, avec l’envoi de personnes, s’inscrit. Il est nécessaire de participer au frais de fonctionnement, les structures locales s’en trouvent renforcées. Et puis, pour faire du développement, il faut écouter les hommes et les femmes qui vivent sur place, comprendre leurs besoins, et leur faire confiance.
« L’aide du Défap compte vraiment, ajoute-t-elle, c’est une chance [pour la FEPH] que le Défap soit un partenaire pérenne et non un simple bailleur de fonds finançant des projets ponctuels. »

 

La FEPH travaille avec de nombreux organismes nationaux, mais aussi internationaux, qui interviennent dans le domaine de l’éducation. Elle coordonne également une plateforme qui regroupe une quarantaine d’ONG.

 

Une expérience enrichissante

 

Marie-Bénédicte est très heureuse de son expérience : elle lui a permis de découvrir le Défap, de rencontrer d’autres envoyés, qu’elle considère comme une seconde famille.

 

La Mission lui a permis de faire de vraies rencontres, à Paris et en Haïti. Par exemple avec le directeur exécutif de la FEPH, M. St Fort dont elle dit qu’: « il a des qualités professionnelles et humaines extraordinaires. Il porte une vraie vision, une volonté de changer les choses et d’améliorer les conditions de vie dans le pays, sans aucun intérêt personnel en vue ».

 

« C’est une chance pour nous, les envoyés, de mettre nos compétences au service d’une structure. » Mais l’essentiel ne réside pas là. Ce qu’ils retiennent de ce genre d’expérience, c’est la part d’humanité qu’ils ont pu partager avec ces autres qui les accueillent : « ils nous donnent plus que nous ne leur apportons ».

 




Mission Eben-Ezer : un acteur de cœur en Haïti

 

Petit tour d’horizon

 

La Mission Eben-Ezer a son siège aux Gonaïves, dans le nord-ouest d’Haïti. ONG haïtienne, fondée en 1969 en tant que communauté, elle est reconnue comme telle depuis 1986.
Le personnel se compose principalement de Haïtiens, appuyés par quelques étrangers, dont le Dr Claire Chappuis.

Cette ONG porte une vision globale du développement : « Un regard chrétien qui embrasse l’homme total » comme dit le pasteur Charles Guillot, directeur des radios Ebène. Elle est active à la fois dans le secteur de l’agriculture, de la santé et du développement économique (entreprenariat et coopératives), mais aussi de l’éducation à tous les niveaux (de la maternelle à l’université).

 

Un groupe d’enfants de l’orphelinat, DR

Les Gonaïves, un environnement incertain

 

Berceau de l’indépendance haïtienne, car c’est dans cette ville que celle-ci a été proclamée le 1er janvier 1804,  les Gonaïves illustre parfaitement les conséquences du désastre social et climatique qui menace les populations : les gens y vivent dans des conditions déplorables et la ville est l’un des endroits les plus exposés aux catastrophes naturelles (ouragans, inondations etc.).

En 2004, la tempête tropicale Jeanne a ravagé le pays : plus de la moitié des Haïtiens qui ont péri habitaient aux Gonaïves. En 2008, la ville a à nouveau échappé de peu à une inondation totale.

 

Ces catastrophes ne sont pas un hasard, elles s’expliquent par la localisation des Gonaïves : sur la côte du golfe de Gonâve, elles reposent sur ce qu’on appelle « un lit majeur », c’est-à-dire « la partie du lit d’un cours d’eau inondée seulement en cas de crue ». Par ailleurs, la déforestation massive des collines alentours facilite l’apparition de coulées de boue lors d’orages.

Le Dr Claire Chappuis et la Mission

 

Le Dr Chappuis est bénévole au sein de la Mission depuis 1985.

 

Un enfant parrainé, Oranel (DR)

Un enfant parrainé, Oranel (DR)

 

Elle est en charge de nombreuses tâches :

– le secrétariat exécutif du Centre Eben-Ezer, avec notamment l’aide à la rédaction de projets de toutes sortes ;

– le soutien à l’organisation de l’école pilote internationale (EPI)*, et plus précisément de ses relations avec le CNED (Centre national d’enseignement à distance, organisme français), et la scolarisation au moyen du parrainage ;

– le soutien à l’Université Chrétienne d’Haïti (UCH) notamment par le biais d’un programme éducatif « Santé et Développement », et par la formation des jeunes avec des séminaires « Vin Aprann Renmen » (Viens apprendre à aimer), dont le but est la prévention contre le sida et la gestion des relations garçons-filles.

Le Défap apporte son soutien aux actions de la Mission depuis toujours. Il accompagne le Dr Chappuis avec l’appui des Eglises de France. Deux envoyés ont déjà rejoint l’institution au cours des dernières années, notamment Karine Rinaldo qui a passé deux années complètes à Eben-Ezer, de 2012 à 2014.

 

Le bus de l'EPI, DR

Le bus de l’EPI, DR

 

Le secrétaire général du Défap s’est rendu en Haïti on octobre 2015. Renforcer les relations entre le Défap et Eben-Ezer s’inscrit comme une volonté forte et indispensable.

* NDR : Cette école fonctionne selon le système français, avec inscription au CNED. Elle compte environ une centaine d’élèves, de la maternelle à la terminale, et enseigne le créole, le français et l’anglais, en plus des autres matières.

Plus d’informations sur la mission Eben-Ezer et la mission du Dr Claire Chappuis




Haïti : un destin à prendre en main

 

Ce voyage fut l’occasion pour le pasteur Bertrand Vergniol d’effectuer trois visites dans des organismes importants du protestantisme en Haïti.

 

 

 

Voyage à Haïti

Bertrand Vergniol à Haïti ©

La Fédération Protestante de Haïti (FPH)

 

Le secrétaire général a été accueilli par la FPH, organisme proche de la FPF.

En plus d’un accompagnement fraternel et d’un soutien institutionnel, le Défap possède trois dossiers importants avec la FPH.

 

Premier dossier : la mise en place d’un temps de célébration du bicentenaire du protestantisme en Haïti – qui fut introduit par un missionnaire français. Ce sera aussi l’occasion d’un temps d’information sur ce qu’est le protestantisme dans le pays. Côté français et haïtien, deux personnes vont suivre ces préparatifs de manière précise : une délégation de la FPF devrait se rendre en Haïti pour participer à ces célébrations.

Le Défap a convié la FPH à remplir des dossiers de demande de bourses pour envoyer en France des étudiants en théologie. L’institution a également invité la FPH à faire des demandes pour que des enseignants français en théologie viennent apporter leur compétence spécifique en Haïti pendant quelques semaines.

 

La FPH souhaite également que des ouvrages de prédication soient publiés, pour aller au-delà de la tradition orale : le Défap s’est engagé à la mettre en contact avec la maison d’édition Olivétan.

 

Fédération des Ecoles Protestantes en Haïti (FEPH)

 

La rencontre avec la FEPH, à Port-au-Prince, fut l’occasion pour Bertrand Vergniol de rendre visite à deux envoyées du Défap : Claire Chappuis, médecin à la mission Eben-Ezer des Gonaïves, et Marie-Bénédicte Loze, conseillère technique auprès de la FEPH.

La FEPH représente 300 000 élèves, 15 000 enseignants, 3000 écoles, soit entre 30% et 40% des enfants scolarisés en Haïti.

 

Le secrétaire général a visité la mission Eben-Ezer (college, hôpital, terrain agricole et maison d’enfants) et a passé beaucoup de temps avec le directeur de la FEPH, Christon Saint-Fort, et Marie-Bénédicte Loze, pour faire le point sur le travail qu’elle accomplit et envisager avec elle un prolongement de son mandat.
Le Défap veut élaborer avec la FEPH une perspective de collaboration sur les cinq ans à venir et essayer d’établir des liens de coopération allant au-delà du temps de présence du volontaire.

Celle-ci apporte un appui technique, participe au bon fonctionnement de la Fédération et met en place des opérations de lever de fonds.

 

Œuvres sociales

 

Le Défap possède des relations avec plusieurs œuvres sociales en Haïti, certaines en lien avec la FEPH.

 

Mise à part sa visite à la Mission Eben-Ezer, Bertrand Vergniol est allé voir deux organismes :

– un organisme adventiste qui a une activité sociale très importante en termes de mise en place de latrines, de reboisement, d’équipement scolaire, de soutien aux populations en cas de désastre (ADRA-Haïti) ;

– la MISSEH : mission évangélique qui s’occupe principalement des populations déplacées et en particulier des problèmes autour des populations d’origine haïtienne qui vivent en République dominicaine, en risque de subir des sévices.

 

Être présent pour les Haïtiens

 

Cette visite pastorale avait pour but de mieux connaître la situation du pays et de sa population. Elle n’est pas un hasard : le soutien institutionnel à la FPH fait partie des priorités du programme 2015-2018 du Défap.
Le secrétaire général du Défap considère que porter cet aspect du programme n’est possible que par la connaissance des gens sur place.

Il est revenu avec l’idée que « nous devons être proches des Haïtiens ». Leur histoire est « souvent douloureuse et ils attendent de nous que nous soyons à leurs côtés. Au-delà de l’aide financière, il faut leur montrer notre fraternité, développer une présence pour être avec eux ».

Lors du terrible séisme de janvier 2010, des grosses sommes d’argent ont été envoyées. Et si la population est reconnaissante, la priorité aujourd’hui pour les Haïtiens est « la capacité de se développer par eux-mêmes ». Il est nécessaire qu’ils retrouvent « confiance en eux et en leurs leaders ».
Les Haïtiens doivent « prendre leur destin en main », conclut Bertrand Vergniol.




Haïti : opération « reboisement »

 

Lors de son séjour, le pasteur Bertrand Vergniol a effectué une visite à ADRA Haïti : cela a été l’occasion de voir l’avancée du projet « Pépinière Permanente pour le Reboisement d’Haïti par le Secteur Protestant », financé en partie par le Défap, la FPF et ADRA Espagne.

En effet, la collecte du  culte de « Protestants en Fête 2013 » a été dédiée à cette opération de reboisement, menée par l’ADRA locale.

Cette visite fut l’occasion d’un temps d’échanges entre le secrétaire général du Défap et l’organisme adventiste.

 

Visite de Bertrand Vergniol à l'ADRA, Haïti

Bertrand Vergniol, sylvain Cuzent et Marie-Bénédicte Loze en réunion de
travail avec l’organisation adventiste ADRA-Haïti 
©

Selon Jean-Camille Bissereth, directeur exécutif au Centre Haïtien pour la Promotion de l’Agriculture et la Protection de l’Environnement (CEHPAPE), « le reboisement par objectifs demeure la voie royale pour doter Haïti d’une robe verte et sortir le pays des ornières du sous-développement et de la pauvreté chronique. Un fruiticulteur est un entrepreneur et peut gagner sa vie dignement. Le projet de pépinière permanente pour le reboisement d’Haïti par le secteur protestant doit s’étendre pour atteindre l’effet de masse avec la systématisation dudit projet à travers les écoles, les Eglises et les projets du secteur protestant ».

Il remercie également le Défap pour le soutien de ce projet et souhaite que ce travail continue pour se développer à échelle nationale.

 

Photo de groupe ©

 




Visite du Défap en Haïti

 

Le pasteur Bertrand Vergniol est actuellement en Haïti pour rendre visite aux diverses instances de la Fédération protestante d’Haïti.

 

Plusieurs rendez-vous sont déjà à son agenda, et notamment :

  • une rencontre avec la Fédération des Ecoles Protestantes d’Haïti (FEPH) ;
  • diverses rencontres avec la Fédération Protestante d’Haïti (FPH) ;
  • rencontre avec la direction et visite d’un projet de l’Agence adventiste du développement et de l’aide humanitaire (ADRA) ;
  • rencontre avec Marie Bénédicte Loze, envoyée du Défap…

Haïti est un pays important pour le Défap et cette visite du secrétaire général est l’occasion de renforcer les relations bilatérales.

 

Bertrand Vergniol à Haïti

Bertrand Vergniol à Haïti, 2015 DR

 

Rappelons qu’actuellement, Haïti traverse une période d’incertitude, liée à l’organisation prochaine des élections législatives (second tour) et présidentielle. Le président sortant, Michel Martelly, ne peut constitutionnellement pas se représenter, l’enjeu du prochain scrutin, prévu le 25 octobre, est donc particulièrement important.

 

La religion est très présente dans la société haïtienne, qu’elle soit traditionnelle (avec notamment le vaudou, dont le chef suprême, Max Beauvoir, est décédé le 14 septembre dernier) ou chrétienne. Selon CIA World Factbook, les protestants représentent environ 28,5% des croyants, mais le chiffre de 50% circule et est communèment admis. Ils tiennent une place non négligeable, allant même jusqu’à présenter leur propre candidat – et peut-être même deux – à la prochaine élection présidentielle.

 

Bertrand Vergniol, Haïti

Bertrand Vergniol à Haïti, 2015 DR

 

Le Défap est par ailleurs engagé auprès de la Fédération des Écoles protestantes d’Haïti (FEPH), institution d’encadrement scolaire présente dans les dix départements du pays. Celle-ci intervient dans les quelque trois mille écoles qu’elle gère tant sur le plan des ressources humaines que du côté matériel et financier. Soucieuse d’équité, il est à noter que la FEPH accueille dans ses établissements tous les enfants haïtiens, sans distinction de sexe ou de religion.

 

Quant à l’Agence adventiste du développement et de l’aide humanitaire, il s’agit d’un organisme partenaire du Défap, qui s’occupe essentiellement des programmes de développement personnel et communautaire et des actions humanitaires liées aux catastrophes naturelles, comme le tremblement de terre du 12 janvier 2010, qui a coûté à Haïti quelque 230 000 vies humaines et fait plus de 220 000 blessés.

 

Sources : FEPH, HPN, ADRA