Le fourmillement de la vie qui revient !

 

Beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres. Ils se tenaient tous ensemble au portique de Salomon, et aucun des autres n’osait se joindre à eux; mais le peuple les louait hautement.

Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et femmes, s’augmentait de plus en plus; en sorte qu’on apportait les malades dans les rues et qu’on les plaçait sur des lits et des couchettes, afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvrît quelqu’un d’eux.

La multitude accourait aussi des villes voisines à Jérusalem, amenant des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs; et tous étaient guéris.

Actes 5,12-16

 

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Source : Pixabay

 

Les nombreux miracles que les apôtres accomplissent au lendemain de la Pentecôte doivent-ils être compris comme des preuves que leurs enseignements au sujet de Jésus le Christ sont vrais? Si tel est le cas l’absence de miracles invaliderait-il le message ?

Un théologien écrivait ceci : « Le miracle n’est certainement pas ce qu’il y a de plus important dans l’Évangile, mais c’est cependant quelque chose d’important. Les uns se trompent en le considérant comme l’essentiel, et surtout en s‘imaginant que c’est par là qu’on prouve la divinité de Jésus-Christ ; les autres se trompent également en négligeant purement et simplement le miracle, comme s’il n’était que légende. »

Les nombreux miracles réalisés par les apôtres après avoir reçu l’Esprit de sainteté sont comme ce fourmillement du sang qui se remet à circuler dans un membre ankylosé. C’est le retour puissant de la vie et à la vie après le désespoir. C’est le mystère de l’amour et de l’espérance, qui ont un pouvoir de réparation et de rédemption extraordinaire.

Et par témoignage nous savons que même au cœur du malheur, nos frères et sœurs persécutés continuent d’entendre et de recevoir ce message de vie et de résurrection.

 

Bandeau méditation du jeudi

 

Nous prions pour nos envoyés en Guyane. Et en ce temps de Pâques, nous nous portons particulièrement devant Dieu les chrétiens qui viennent d’être assassinés au Pakistan et leurs familles.

Seigneur Dieu,
C’est toi qui as tiré l’apôtre Pierre de la prison où il était gardé,
Qui as brisé les fers dont on l’avait lié et qui l’as remis en liberté.
Tu as mille moyens en tes mains pour procurer la délivrance à tes enfants.
Vois tous ceux qui souffrent pour toi,
Et déploie en leur faveur la force de ton bras invincible.
Entends les cris de ceux qui sont maltraités pour leur foi,
Ceux qui reconnaissent en ton fils bien-aimé leur Seigneur,
Leur intercesseur et leur avocat.

Seigneur Jésus,
Ton Père t’a envoyé pour évangéliser les pauvres,
Pour guérir ceux qui ont le cœur froissé »,
Pour publier la délivrance aux captifs.
Dis toi-même à ceux qui sont liés de chaînes : Sortez !
Et à ceux qui sont dans les ténèbres : Debout !
Je suis à vos côtés.

Esprit-Saint,
A moi ton serviteur et à toute ton Eglise dans la liberté,
Donne-nous un esprit de résistance et de persévérance
Pour être tes témoins,
Donne-nous de ne pas relâcher dans la prière et l’action
Pour tous ceux qui sont persécutés, emprisonnés,
Interdits de parole, de liberté de conscience et de culte.

Seigneur dans le combat pour la liberté, la justice et la vérité,
En toutes circonstances,
Que la haine et la violence ne l’emportent pas sur ton amour et ta paix.

Prière des réfugiés huguenots à Amsterdam 1687.

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Paix & environnement au programme du RIEP

Le RIEP, ou Réseau International de l’Enseignement Protestant, tient sa première assemblée générale courant mars. Retour sur les projets du réseau.

Cette structure associative a deux ans. À l’occasion de la première assemblée générale ordinaire, revenons sur les cinq projets qu’elle propose de soutenir (Présentation du RIEP).

 

Le bureau du RIEP, DR

Le bureau du RIEP, DR

 

Le premier est l’ouverture d’une école pilote au Rwanda avec formation sur la protection de l’environnement. Celle-ci serait d’abord dispensée aux enseignants, afin qu’ils puissent développer des « clubs d’amis de l’environnement ». À cela s’ajouteraient une émission de radio, animée par les élèves, et sur le plan pratique, des actions de reboisement sur les terrains de l’école pilote et aux alentours. Le projet durerait deux ans dans cet établissement, mais l’objectif final est qu’il soit étendu à d’autres écoles, voire même à toute la communauté.

 

Les deuxième et troisième projets concernent la République Démocratique du Congo, et plus exactement les deux Kivu.

Au nord Kivu, dans un contexte où les tensions inter-communautaires sont très fortes, y compris au sein même des établissements scolaires protestants, l’objectif est de développer des formations conjointes à la paix et à la protection de l’environnement : comme au Rwanda voisin, l’idéal serait que des clubs se créent autour des écoles afin et que les communautés se sentent également concernées.

Au sud Kivu, le thème de l’environnement est lié à un souci d’amélioration sanitaire et de l’hygiène, afin d’éviter la propagation de maladies contagieuses. Pour cela, la coordination des écoles protestantes souhaite développer des projets d’adduction d’eau, construire des latrines et, parallèlement, lancer des opérations de reboisement. Une formation du corps enseignant et des parents est également prévue.

 

En Haïti, la fédération des écoles protestantes a pour ambition la modification en profondeur du rapport de la population à son environnement, afin de faire de ce dernier un moyen de sortir de la pauvreté. Elle propose déjà une formation sur les comportements en cas de catastrophe naturelle (article sur MB Loze https://www.defap.fr/etre-envoye/temoignages-1/soutenir-les-structures-locales-un-geste-indispensable). Par ailleurs, elle souhaite développer des activités agricoles génératrices de revenus, comme des plantations autour des écoles, tout en intégrant dans les établissements des formations professionnelles en agronomie.

 

Enfin, au Congo-Brazzaville, le projet consiste à intégrer des communautés minoritaires, notamment pygmées, au sein de la société civile, à travers l’école. Les obstacles sont nombreux, liés au manque de moyens et aux discriminations.

 

Après l’assemblée générale de mars, le bureau – composé de trois personnes –  se retrouvera à Paris les 19 et 20 avril.

 




Mission : former un peuple de ressuscités !

 

Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sépulcre dès le matin, comme il faisait encore obscur ; et elle vit que la pierre était ôtée du sépulcre.

Elle courut vers Simon Pierre et vers l’autre disciple que Jésus aimait, et leur dit: Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l’ont mis. Pierre et l’autre disciple sortirent, et allèrent au sépulcre.
Ils couraient tous deux ensemble. Mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre, et arriva le premier au sépulcre; s’étant baissé, il vit les bandes qui étaient à terre, cependant il n’entra pas.

Simon Pierre, qui le suivait, arriva et entra dans le sépulcre; il vit les bandes qui étaient à terre, et le linge qu’on avait mis sur la tête de Jésus, non pas avec les bandes, mais plié dans un lieu à part.

Alors l’autre disciple, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi; et il vit, et il crut. Car ils ne comprenaient pas encore que, selon l’Écriture, Jésus devait ressusciter des morts. Et les disciples s’en retournèrent chez eux.

Jean 20,1-10

 

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« Si le Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est vaine, et votre foi aussi est vaine. » dit l’apôtre Paul. Cette affirmation radicale pourrait nous faire trembler à l’heure de nos doutes. Heureusement l’évangile nous entraîne, à la suite des disciples, vers le tombeau vide. Il nous donne d’étranges détails ; et surtout il nous fait partager les difficultés de compréhension de ceux qui ont pourtant connu, suivi, entendu Jésus au jour le jour pendant son ministère.

La résurrection n’est pas une croyance extérieure à nous-mêmes. C’est une confiance, une ouverture de l’être, un acquiescement à l’appel de Celui qui nous relève et nous fait renaître à l’espérance.

Chaque fois que le malheur arrive, ou la maladie, la misère, l’injustice, la guerre… nous vivons un désespoir, une rupture, un plongeon dans l’abîme, comme une mort à tout ce que nous aimons et connaissons. Pour les uns cette « mort » est brève, pour les autres elle dure. Mais dans la prière et le silence, la voix du Christ ressuscité vient nous repêcher, nous redire que nous sommes participants à sa résurrection, à la vie éternelle.

Ces mots de la foi sont des mots de vie – que l’on peut et doit traduire de mille manières, afin de les rendre sensibles à tous ceux qui nous entourent. Car ensemble nous pouvons tous – déjà, former un peuple de ressuscités.

 

Bandeau méditation du jeudi


En cette semaine qui nous fait traverser la passion et la mort de Jésus le Christ puis vivre sa résurrection, nous prions pour nos envoyés au Sénégal. Nous prions aussi pour toutes les victimes des attentats terroristes, à Bruxelles, en Afrique, en Turquie et à travers le monde.

 

Seigneur, nous voici devant Toi

Avec les hommes et les femmes qui nous ressemblent

Comme des frères et des soeurs :

Les pauvres types qui voudraient bien en sortir

Mais qui n’en sortent pas : les drogués, les paumés,

Les femmes de ‘mauvaise vie’,

Tous ceux qui n’arrivent pas à résister au mal,

Qui volent et qui tuent,

Tous ceux qui ont perdu la foi, l’espérance, la charité…

Et qui en souffrent ;

Seigneur, Tu nous regardes encore

De ce regard d’amour

Que Tu as jeté sur la femme adultère,

Sur la Samaritaine, sur Marie-Madeleine, sur le brigand pendu près de Toi :

Sauve-nous, puisque Tu nous aimes.

Seigneur, Tu l’as dit,

Tu n’es pas venu pour les justes, mais pour les pauvres,

Pour les malades, pour les pécheurs, pour nous.

Seigneur, nous nous confions à Toi,

Car nous sommes sûrs de Toi,

Sûrs que Tu nous sauves,

Sûrs qu’à chacun de nous, les pauvres types,

Tu vas dire le jour de notre mort :

Tu seras ce soir avec nous dans le Paradis,

Car il y aura un soir où Tu nous revêtiras de Toi,

Toi qui es Dieu et qui es devenu un autre homme.

Comme nous Tu as eu faim et soif,

Comme nous Tu as eu peur et Tu as pleuré,

Comme nous Tu es mort.

Ton pauvre corps a été mis dans la tombe,

Comme le sera le nôtre,

Et Tu en es sorti transfiguré,

Comme nous en sortirons un jour.

La Résurrection nous attend.

Merci.

Sœur Emmanuelle.

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AG du Défap : bien au-delà des comptes !

L’assemblée générale du Défap a eu lieu le 12 mars 2016 dans sa maison mère, au 102 boulevard Arago. Cette journée a permis de faire le point sur les choix effectués durant l’année passée et de dessiner les perspectives à venir pour la période 2015-2018.

La méthode a quelque peu changé depuis la naissance de la Société des missions évangéliques de Paris (SMEP), au XIXème siècle, mais l’enthousiasme est resté le même. Et c’est sous un ciel printanier que nous avons commencé cette belle journée, guidés pour le culte par le pasteur Jean-Luc Hauss.

Chacun s’est saisi de son petit papier vert pour effectuer le premier vote. Ordre du jour : adopté. Compte-rendu de l’assemblé générale 2015 : adopté. Les questions étaient nombreuses, qu’il s’agisse de l’organisation des délégués, de l’évolution des outils de communication, des résultats des comptes ou encore de la mise aux normes des locaux.

 

Vote au moment de l'AG, DR

Vote au moment de l’AG, DR

 

Bertrand Vergniol, secrétaire général du Défap, nous a présenté son rapport. Il a rappelé en introduction cette belle et triste histoire portée par l’image symbolique du certificat de liberté. « Une histoire emblématique de ce qu’est la mission, hier et aujourd’hui. Une histoire d’hommes et de femmes, d’horizons lointains et de salles paroissiales. » Derrière le secrétaire général, c’est le pasteur qui nous invite à repenser notre action : « Qui sommes-nous ? Qu’est-ce que la mission ? Quel est l’horizon de nos actions ? ».

Son souhait ? « Engager le Défap vers une nouvelle croissance du nombre des envoyés et particulièrement dans le cadre des Églises fondatrices », maintenir les contributions et la capacité d’action du Défap, retrouver des moyens conformes à son activité et à son avenir ». Dire la mission, communier avec les Eglises sœurs, assurer la formation théologique et missiologique, participer à la solidarité et proposer, encore et toujours l’hospitalité, voici les engagements du Défap. Et pour l’aider dans cette tâche ambitieuse, un réseau international unique, composé d’hommes et femmes sur le terrain.

 

Discours de Bertrand Vergniol, DR

Discours de Bertrand Vergniol, DR

 

Laura Casorio, en charge des envoyés, a ensuite pris la parole, évoquant l’évolution de leur statut. Si l’on ne prend en compte que les envois longs, dix mois et plus, ils sont une centaine sur le terrain (c’est-à-dire les personnes sous contrat et leurs ayants-droit). Plusieurs types de contrats sont proposés, selon les besoins. Alors que les plus jeunes sont recrutés pour leur savoir-être, dans une volonté d’échange entre Eglises, les actifs déjà formés sont chargés d’une mission sur place répondant à un besoin précis.

Laura en a profité pour rappeler également le coût moyen d’un VSI, soit entre 12 000 et 15 000 euros, financés en partie par l’Etat et en partie par les partenaires. Trois postes sont à ce jour entièrement financés par le Défap.

Son analyse nous a amené à constater une évolution majeure dans la gestion des envoyés. Sur les vingt dernières années, on note une baisse significative de la durée des missions. Alors qu’autrefois on s’engageait sur des périodes de trois à cinq ans, on part désormais pour une ou deux années. Preuve que la démarche s’inscrit désormais dans un parcours de vie mieux défini.

 

Ce fut ensuite au tour de Claire-Lise Lombard, bibliothécaire du Défap, de prendre la parole. Sa présentation était axée – centenaire oblige – sur la période 1914-1918. Un temps trop court pour aborder plus aisément cette histoire commune qu’a partagée la SMEP avec les jeunes gens de cette époque tragique. L’absurdité et l’espérance ont navigué côté à côte durant quatre longues années. L’assistance a été invitée à découvrir le Je serai fusillé, de Jean-Philippe Guiton.

 

Après une courte pause, ce fut au tour du président de DM-échange et mission, Etienne Roulet, de prendre le micro. Une brève présentation pour rappeler le statut de cette association suisse et son histoire, commune et en partie héritière de celle de la SMEP, ses chantiers en cours et son approche budgétaire.

 

Déjeuner, DR

Déjeuner, DR

 

Le pasteur Jean-Luc Blanc, en charge du service Relations et Solidarités Internationales, a présenté le rôle majeur du Défap auprès des boursiers. Actuellement au nombre de huit, sous divers contrats, ces étudiants s’impliquent dans une recherche indispensable à leur mission future. Les questions liées au dialogue interreligieux concentrent une grande partie de leurs intérêts. Il faut également noter la force extraordinaire du réseau constitué par les anciens boursiers, dont certains sont même déjà en retraite. Ils ont tous eu, dans leurs pays respectifs, des responsabilités : doyen de faculté de théologie, dirigeants au sein d’Églises… Le Défap a ouvert des horizons, propices à l’acculturation, et les boursiers d’hier ont su saisir cette chance. Certains publié des articles ou des livres, en Afrique comme en Europe, d’autres ont créé des amicales, etc.
Depuis 2004, le Défap finance directement des boursiers et cherche activement du financement pour poursuivre ce projet indispensable.

 

Déjeuner, DR

Déjeuner, DR

 

Florence Taubmann, pasteur en charge du service Animations, a évoqué le prochain forum du Défap qui se déroulera à Sète du 28 au 30 octobre 2016. Membres de la Cevaa et équipes régionales y sont conviés. Ce sera l’occasion d’encourager la mission et de promouvoir le volet formation. Deux temps forts sont au programme : le premier, « Foi dans la mission, quels sont nos parcours ? » nous permettra de réfléchir à notre élan missionnaire, d’un point de vue personnel et via la collectivité. Le second, « Urgence missionnaire », sera placé sous le signe d’une lecture interculturelle et intertextuelle de la Bible. Conférences et ateliers viendront rythmer cette rencontre.

 

Le message du président, le pasteur Jean-Arnold de Clermont, a rappelé à tout le monde l’importance de la mission dans la vie de chacun, comme dans la vie d’une paroisse. « La mission est écoute et partage ; elle est découverte, attention et ouverture ; elle est appel à sortir de nous-même pour nous ouvrir aux autres ; elle est tout le contraire de l’indifférence », a-t-il conclu.

 




Ne pas jeter la pierre !

 

Jésus se rendit au mont des Oliviers. Mais dès le matin il revint dans le temple et tout le peuple s’approcha de lui. Il s’assit et se mit à les enseigner. Alors les spécialistes de la loi et les pharisiens amenèrent une femme surprise en train de commettre un adultère. Ils la placèrent au milieu de la foule et dirent à Jésus:
«Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes. Et toi, que dis-tu?» Ils disaient cela pour lui tendre un piège, afin de pouvoir l’accuser.
Mais Jésus se baissa et se mit à écrire avec le doigt sur le sol.

Comme ils continuaient à l’interroger, il se redressa et leur dit: «Que celui d’entre vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.» Puis il se baissa de nouveau et se remit à écrire sur le sol.
Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience ils se retirèrent un à un, à commencer par les plus âgés et jusqu’aux derniers; Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu.

Alors il se redressa et, ne voyant plus qu’elle, il lui dit: «Femme, où sont ceux qui t’accusaient? Personne ne t’a donc condamnée?» Elle répondit: «Personne, Seigneur.» Jésus lui dit: «Moi non plus, je ne te condamne pas; vas-y et désormais ne pèche plus.»] 

Jean 8,1-11

 

 

Illustration méditation du jeudi

Source : Pixabay

 

Est-ce la loi deutéronomique que Jésus écrit sur le sable ? En même temps qu’il prononce, pour la compléter, une parole de sagesse qui vaut miséricorde pour la femme adultère ! « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ! » Ce propos de Jésus a un retentissement qui dépasse largement le cadre de la foi chrétienne.

Alors admirons les pharisiens et les légistes acceptant d’interroger leur propre conscience avant d’appliquer la sentence.

On aimerait que ce soit toujours le cas ; or la règle la plus commune est de projeter la pierre de sa culpabilité sur son prochain. Et en matière de sexe on est parfois surpris de découvrir les frasques cachées des grands prêcheurs de vertu et des virulents dénonciateurs de luxure.

Mais l’indulgence de Jésus n’est pas un laxisme des mœurs ni un blanc-seing sur l’adultère. Il rappelle l’exigence de fidélité. « Va et ne pèche plus ».

Dommage que l’amant de la femme adultère, mystérieusement sauvé du flagrant délit,  ne soit pas là pour apprendre, comme elle, que Dieu nous invite et à la justice de sa loi, et à la miséricorde de sa grâce.

 

 

 

Bandeau de la méditation du jeudi

 

 

Nous te prions pour toutes les femmes du monde avec les mots de Laura Figueira Granados, une théologienne mexicaine.

 

Seigneur, j’ai faim et soif de croissance.

Comme beaucoup de femmes de nos Eglises et de nos pays, j’aimerais atteindre ma taille réelle, occuper l’espace auquel j’ai été appelée de très haut et depuis longtemps.

J’ai faim et soif, faim et soif d’équité.

Comme beaucoup de femmes de nos Eglises et de nos pays, j’aimerais pouvoir regarder chaque personne dans les yeux, vivre la dignité qui m’a été donnée à grand prix de très haut et depuis longtemps.

J’ai faim et soif de reconnaissance.

Comme beaucoup de femmes de nos Eglises et de nos pays, j’aimerais pouvoir appeler mon travail « travail », construire des espaces dans lesquels je puisse lui dire qui je suis, par pure grâce, de très haut et depuis longtemps.

J’ai faim et soif de justice.

Comme beaucoup de femmes de nos Eglises et de nos pays, victimes des violences les plus brutales et les plus subtiles, je ne veux plus être violée, maltraitée, réduite au silence, assassinée. Parce que de très haut et depuis longtemps je suis, avec chaque être humain, image et ressemblance de toi qui m’a créée.

 

Illustration méditation du jeudi

Source : Pixabay

 




En route vers le Grand Kiff !

Saint Malo accueillera l’édition 2016 du Grand Kiff. Environ 1500 jeunes sont attendus durant la deuxième quinzaine de juillet.

Le Grand Kiff est le plus grand rassemblement de la jeunesse de l’Eglise Protestante Unie de France. Il se déroulera du 17 au 31 juillet 2016.

 

Affiche du Grand Kiff, DR

 

Entre le 17 et le 24 juillet, l’Alter-Kiff accueillera une quinzaine de camps-service pour les 18-30 ans. Ils s’y formeront au service pour accueillir, accompagner, encadrer, animer les plus jeunes qui n’arriveront que le 24.

 

Cette année, le thème du rassemblement est : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? ». Cette question de Jésus va se décliner à travers des ateliers, des spectacles, des moments spirituels, et des animations de toute sorte. Elle retentira dans des langues différentes, car des jeunes du monde entier sont invités à y participer.
Le Défap accueillera une vingtaine de jeunes provenant d’Eglises membres de la Cevaa, ainsi que cinquante autres venus de la Réunion, Mayotte et l’Île Maurice, accompagnés par leur pasteur.

 

Ce Grand Kiff est aussi une excellente occasion de témoigner du travail du Défap et d’inviter une nouvelle génération à s’engager dans un service civique ou un Volontariat de Solidarité Internationale (VSI).

 




La mission intégrale & les Eglises

C’est autour de « la mission intégrale » que l’ASAH (Association au service de l’action humanitaire) et la FMEF (Fédération des Missions Evangéliques Francophones) ont organisé un Forum à Lyon les 12 et 13 février derniers.

Qu’est-ce que la mission intégrale ?

 

Le sous-titre du Forum nous en donne une idée : être, dire et faire. Mais encore ?

 

Une conférence du Forum ASAH, DR

Une conférence du Forum ASAH, DR

 

Il s’agit de rompre avec l’idée classique de la mission, reposant sur un « ici » terre d’évangélisation et un « là-bas » terre de mission. Dans un monde globalisé, avec de nombreux pays occidentaux sécularisés voire déchristianisés, la mission est devenue multidirectionnelle, de partout vers partout. Et les œuvres humanitaires, qui traditionnellement occupaient la seconde place dans le projet missionnaire, ont connu un essor qui les place en première position, d’autant qu’elles dépassent le cadre du christianisme.

 

Alors les Eglises dans tout cela ?

 

Dans sa conférence, le pasteur Evert van de Poll, professeur de missiologie, nous a invités à reprendre une théologie biblique de la mission. S’appuyant sur Jean 20, 21 « Comme le Père, m’a envoyé je vous envoie dans le monde », il a réaffirmé que l’Eglise est la mission de Dieu. Aussi la mission de l’Eglise s’inscrit dans la mission du christianisme et dans le plan de salut de Dieu pour l’humanité et la création : il s’agit de vivre personnellement en disciples du Christ, de former des communautés fondées sur l’amour fraternel, de se mettre au service de la justice et de la compassion au sein des sociétés humaines, d’enseigner l’Evangile et d’influencer la société avec des valeurs bibliques, notamment en ce qui concerne la responsabilité humaine vis-à-vis de la création. 

 

Moments de travail en atelier et Assemblée Générale d’ASAH, DR Moments de travail en atelier et Assemblée Générale d’ASAH, DR

Moments de travail en atelier et Assemblée Générale d’ASAH, DR

 

Loin de remettre en question le travail missionnaire accompli dans le passé, la mission intégrale intègre, relie, et relit, ce qu’on a eu souvent tendance à séparer ou opposer : évangile et justice sociale, missionnaire et humanitaire. 

 

Cette réflexion, poursuivie à travers de nombreux ateliers et d’autres conférences, était proposés à 120 participants venant de différentes sensibilités et dénominations chrétiennes. Elle fait pleinement écho aux questions que nous nous posons, dans le cadre du Défap et de la Cevaa.

 




Partager la joie dans les bras du Père !

 

Jésus dit encore : Un homme avait deux fils.

Le plus jeune dit à son père : ‘Mon père, donne-moi la part de l’héritage qui doit me revenir.’ Le père leur partagea alors ses biens. Peu de jours après, le plus jeune fils ramassa tout et partit pour un pays éloigné, où il gaspilla sa fortune en vivant dans la débauche.

Alors qu’il avait tout dépensé, une importante famine survint dans ce pays et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se nourrir des caroubes que mangeaient les porcs, mais personne ne lui en donnait.

Il se mit à réfléchir et se dit : ‘Combien d’ouvriers chez mon père ont du pain en abondance et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais retourner vers mon père et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils, traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’

Il se leva et alla vers son père. Alors qu’il était encore loin, son père le vit et fut rempli de compassion, il courut se jeter à son cou et l’embrassa.

Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’

Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Apportez vite le plus beau vêtement et mettez-le-lui ; passez-lui un anneau au doigt et mettez-lui des sandales aux pieds. Amenez le veau qu’on a engraissé et tuez-le ! Mangeons et réjouissons-nous, car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à faire la fête. 

Luc 15, 11-25

 

 

Le fils Prodigue, Rembrandt

Source : Wikimedia Commons

 

Dans Le retour du fils prodigue de Rembrandt, les deux mains du père sont différentes, l’une jugée masculine et l’autre féminine. En tout cas ce sublime tableau nous permet de réaliser combien, au fond de nous, nous gardons le rêve enfoui d’être cet « enfant » de retour, se précipitant dans les bras du père – ou de la mère, lâchant les lourds sanglots du soulagement et de la délicieuse consolation.

Car dans ce choc de la rencontre joyeuse, qui suppose la précédence d’un éloignement, d’un départ, d’une rupture, d’un oubli, d’un malheur… surgit une vérité époustouflante, celle de l’amour vainqueur, de l’amour qui pardonne.

Alors notre mission de chrétien en ce monde, c’est essentiellement de faire ressentir, et vivre, et accepter cela : cette possibilité de la grâce offerte à tous les êtres humains. Ni par le fer, ni par le feu, ni par l’exaltation et la déclamation, mais par la douceur et l’étreinte de l’âme :

Non mes bien chers frères et sœurs en humanité, nous ne sommes pas condamnés !

La porte est ouverte. Et le Père est déjà sorti, pour nous attendre au bout du chemin.

 

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Nous prions pour nos envoyés au Laos et pour le peuple laotien.

Prions pour que les Eglises en Asie, minoritaires parmi des populations de diverses traditions spirituelles, sachent communiquer avec joie la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ

Seigneur, en regardant défiler tous ces visages, tous ces lieux, toutes ces cultures,

Je prends conscience de la diversité et de la richesse de cet immense continent…

Continent en bordure duquel tu as choisi de prendre visage d’homme en Jésus.

Dans des contextes historiques, politiques et religieux très différents,

L’Evangile a pu être annoncé et se répandre, en dépit des oppositions, des réticences ou des persécutions.

Aujourd’hui les chrétiens, toujours très minoritaires, sont appelés à communiquer avec joie, dans le respect des autres traditions religieuses et spirituelles, la Bonne Nouvelle…

Ils le font en Inde quand ils se mettent au service des plus pauvres,

Ils le font en Chine, en Birmanie, au Laos et dans tant d’autres pays,

Quand ils découvrent et font respecter les droits et la dignité de la personne humaine…

Ils le font au Japon quand ils accueillent dans leurs communautés des chrétiens venus d’ailleurs…

Que ces témoins de la foi des pays asiatiques permettent aux chrétiens d’Occident que nous sommes, de redécouvrir la place centrale de la spiritualité dans leur vie.

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Source : Pixabay




Comprendre la patience de Dieu !

 

A ce moment-là, quelques personnes qui se trouvaient là racontèrent à Jésus ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mélangé le sang avec celui de leurs sacrifices. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont subi un tel sort ?

Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas d’attitude, vous périrez tous de même. Ou bien ces 18 personnes sur qui la tour de Siloé est tombée et qu’elle a tuées, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem?

Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas d’attitude, vous périrez tous de même.»  Il dit aussi cette parabole: « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher du fruit et il n’en trouva pas.  Alors il dit au vigneron : ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier et je n’en trouve pas. Coupe- le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ?’

Le vigneron lui répondit : ‘Seigneur, laisse-le encore cette année ! Je creuserai tout autour et j’y mettrai du fumier.

Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit; sinon, tu le couperas.’ »

Luc 12,1-9

 

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Source : Pixabay

Quelle expression dérangeante que celle de « victime innocente » ! Le fait d’être victime ne suffit-il pas à éveiller la compassion, qu’il faille affirmer haut et fort l’irresponsabilité radicale du malheureux dans le malheur qui lui arrive ? Et tous les êtres humains ne sont-ils pas pécheurs devant Dieu ? N’obtiennent-ils pas tous miséricorde quand ils se tournent vers lui ?

Les galiléens de notre récit sont persécutés par Pilate et non punis par Dieu. Les 18 personnes écrasées par la tour de Siloé sont victimes d’un terrible accident, et non des foudres du ciel.

Comment conjuguer cette affirmation rationnelle avec notre foi, qui nous conduit peut-être à voir partout la main de Dieu ?

Jésus nous invite à nous situer devant Dieu, non terrassé par une peur superstitieuse qui lui ferait offense, mais debout, dans la confiance de l’enfant demandant à son Père de l’aider à vivre comme il faut. Et si c’est difficile de passer de la peur à la confiance tant la crainte du malheur et le sentiment de culpabilité nous obsèdent, sachons pourtant que cette confiance est le seul chemin qui conduise à la vie.

Et Dieu prend le temps de nous attendre sur ce chemin, comme il donne du temps au figuier de la parabole pour qu’il produise du fruit. Mais pressons le pas, la vie est si courte !

 

Bandeau méditation du jeudi

Nous prions pour nos envoyés de Tunisie et pour le peuple tunisien, avec ces mots de Cyprien de Carthage, père de l’Eglise du 3ème siècle :

 

« Quelle immense patience en Dieu !

Nous voyons,

Par un effet de sa Patience égale et sans faille pour les coupables et pour les innocents,

Pour les gens pieux et pour les impies,

Pour ceux qui témoignent de la reconnaissance et pour les ingrats,

Sur un Signe de Dieu les saisons obéir, les éléments accomplir leur service, les vents souffler, les sources couler, les moissons croître en abondance, les raisins de la vigne mûrir, les arbres se charger de fruits, les bois se couvrir de feuilles, les prés de fleurs.

Et bien que Dieu soit douloureusement affecté par nos péchés fréquents, – que dis-je ? continuels,

Il maîtrise son Indignation et attend patiemment le jour de la rétribution,

Fixé d’avance une fois pour toutes.

Et bien qu’il tienne la vengeance en son pouvoir

Il préfère conserver longtemps la patience, pour que, si possible,

La méchanceté, à force d’avoir duré, se transforme un jour

Et que l’homme, après s’être vautré dans les égarements et les crimes contagieux, revienne à Dieu :

« Je ne veux pas la mort de celui qui meurt, mais qu’il se convertisse et qu’il vive » (Ez 18, 32).

Frères très aimés, la Patience est un attribut de Dieu, et quiconque est bon, patient et doux imite Dieu le Père !

Amen. »

Saint Cyprien de Carthage (200-258)

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Il est passé par ici ! Il reviendra !

 

Environ huit jours après avoir dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier. Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage changea et son vêtement devint d’une blancheur éclatante.

Et voici que deux hommes s’entretenaient avec lui: c’étaient Moïse et Elie  apparaissant dans la gloire, ils parlaient de son prochain départ qui allait s’accomplir à Jérusalem.

Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil mais, restés éveillés, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui étaient avec lui.

Au moment où ces hommes se séparaient de Jésus, Pierre lui dit: «Maître, il est bon que nous soyons ici. Faisons trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.» Il ne savait pas ce qu’il disait.

Il parlait encore quand une nuée vint les couvrir; les disciples furent saisis de frayeur en les voyant disparaître dans la nuée.

Et de la nuée sortit une voix qui dit: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le!»

Quand la voix se fit entendre, Jésus se retrouva seul. Les disciples gardèrent le silence et, à cette époque-là, ils ne racontèrent rien à personne de ce qu’ils avaient vu.

Luc 9, 28-36

 

 

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Quand on célèbre la cène, faisant mémoire avec un récit, des mots et des gestes, du dernier repas de Jésus avec ses disciples, avant qu’il soit arrêté, jugé, condamné, exécuté, quand au moment de la rupture du pain et de l’élévation de la coupe l’assemblée forme son cercle, puis communie, dans la joie, le recueillement et la reconnaissance, quand des regards émus s’échangent, et que le silence, ou la musique de cet instant, résonnent d’une qualité particulière …. passe un souffle d’éternité, se perçoit comme un soupir de Dieu, soupir heureux, car ses enfants reçoivent et accueillent en eux et entre eux sa véritable paix !  C’est indicible, c’est d’un autre ordre que l’ordre quotidien des choses. Et il est impossible de retenir ce temps, ce passage de « l’ange ».

Il en va de même de cette expérience extraordinaire sur la montagne offerte par Jésus à ses disciples Pierre, Jean et Jacques. Heureusement l’événement a donné lieu à un récit, écrit dans les évangiles, ce qui nous permet de le goûter. Mais comme la célébration de la cène, l’histoire de la transfiguration relève d’un moment de pure grâce, où tout est lumière, transparence, et où la communion des saints, figurée par la présence de Moïse et d’Elie auprès de Jésus et des siens prend corps et réalité, fait sens. 

Nous n’en saurons pas davantage mais, qui que nous soyons et où que nous soyons, nous aurons pu recevoir dans la foi et la confiance l’assurance que l’amour est plus fort que la mort et que Dieu est présent au milieu des siens.

 

 

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Cette semaine nous prions pour nos envoyés en Haïti et pour le peuple haïtien.

 

Je crois à la miséricorde de Dieu :
Il est venu partager la condition des plus pauvres,
Qui sont victimes de l’oppression politique,
Des accidents économiques ou de toute domination idéologique.
Par la naissance du Christ, je découvre que tous les réfugiés de la terre sont nos frères
Et que le Seigneur les aime, eux, en priorité.

Je crois aussi à la miséricorde de Dieu :
Pour les responsables de toutes ces souffrances.
C’est par la révolte contre le Seigneur de toute vie, ou par idolâtrie d’une idéologie
Qu’ils méprisent ou écrasent leurs frères.
Mais ils s’enferment dans la solitude et la peur.
Sur la croix, Christ leur offre le pardon.
Il les appelle à changer de vie et à reconnaître leurs frères.

Je crois à la miséricorde de Dieu pour moi aussi :
Bien souvent j’ai renié mes frères, sourd et aveugle à leurs souffrances.
Peut-être même ai-je participé à leur oppression.
Bien souvent j’ai perdu courage,
J’ai fui, j’ai abandonné ma vocation.
Mais sur la croix le Christ m’a pardonné à moi aussi.
Ressuscité, il vient à moi et m’appelle de nouveau à sa suite.
Par son esprit, il me redonne l’espérance à partager
Et le courage de le servir.


Eglise évangélique de Djibouti 1984

 

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Universelles tentations !

 

Jésus, rempli du Saint-Esprit, revint du Jourdain. Il fut conduit par l’Esprit dans le désert où il fut tenté par le diable pendant 40 jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là et, quand cette période fut passée, il eut faim.
Le diable lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. »                               

Jésus lui répondit : « Il est écrit: L’homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole de Dieu. »
Le diable l’emmena plus haut, sur une haute montagne, et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre. Puis il lui dit : « Je te donnerai toute cette puissance et la gloire de ces royaumes, car elle m’a été donnée et je la donne à qui je veux.  Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi. »

Jésus lui répondit: « Retire-toi, Satan! En effet, il est écrit: C’est le Seigneur, ton Dieu, que tu adoreras et c’est lui seul que tu serviras. »

Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça au sommet du temple et lui dit: « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas, car il est écrit: Il donnera, à ton sujet, ordre à ses anges de te garder et: Ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »

Jésus lui répondit : « Il est dit: Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu. »

Après l’avoir tenté de toutes ces manières, le diable s’éloigna de lui jusqu’à un moment favorable.

Luc 4,1-13

 

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Que nous soyons d’Orient ou d’Occident, du Nord ou du Sud,  le désir de pouvoir sur la matière,  – pouvoir magique, technique, scientifique, informatique, quand il s’empare totalement de nous, peut nous conduire à la défiguration de la vie et du monde.

A la tentation de changer les pierres en pains Jésus oppose la nourriture du cœur par la Parole de Dieu.
Que nous soyons d’Orient ou d’Occident, du Nord ou du Sud,  la soif incontrôlée de dominer les autres – y compris pour leur soit- disant bien –  peut générer de terribles tyrannies familiales ou sociales, et les dictatures les plus sanglantes, les totalitarismes les plus déshumanisants.

A la tentation d’exercer la toute-puissance sur les hommes Jésus oppose la sagesse et la joie de n’adorer que Dieu seul.

Que nous soyons d’Orient ou d’Occident, du Nord ou du Sud, le désir de posséder Dieu est la tentation des  tentations. Cela commence par la confusion des affaires du ciel et de la terre pour sa propre gloire, cela continue par la manipulation des esprits et des cœurs,  la diffusion du fanatisme comme seule vérité, la calomnie du monde et de la civilisation, pour enfin justifier ou commanditer le meurtre au nom de Dieu.
La réponse de Jésus à cette tentation diabolique est de la nommer pour ce qu’elle est, en l’interdisant : « Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu. »

Mais ces tentations, que Jésus a vaincues, sont récurrentes dans l’histoire humaine ; elles naissent et grandissent au cœur de nos manques, de nos blessures, et de l’illusion que nous pouvons échapper à notre condition humaine. A chacun de nous d’identifier ses tentations, et de « les fracasser contre le Christ » comme y invite la règle de St Benoît de Nursie, le fondateur du monachisme occidental.

 

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En ce début de Carême, nous prions pour nos envoyés au Cameroun et le peuple camerounais.

Vois, Jésus, les peuples des vertes forêts,
Peuples aux mains d’ébène.
Dans tes mains le manioc et le mil leur donneront faim d’être peuples de frères.
Vois, Jésus, les peuples de l’océan bleu, peuples parsemés.
Dans tes mains, le poisson partagé sera communion pour les îles dispersées.

Vois, Jésus, les peuples de la couleur de leurs temples d’or.
Dans tes mains le riz deviendra nourriture de vie pour les multitudes

Vois, Jésus, les peuples aux mains brunes et ces épis de maïs.
Dans tes mains ils deviendront aliment du grand respect du pauvre.

Vois, Jésus, les peuples des grandes plaines de blé et leurs richesses engrangées.
Dans tes mains le pain consacré se transformera en un pain partagé avec l’étranger.

Alors peuples d’Afrique et d’Océanie, d’Afrique, d’Europe et des Amériques,
Nous serons en tes mains.

Jacques Lancelot

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Source : Pixabay




Annoncer l’évangile, ce n’est pas « bateau » !

 

Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule.

Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon: Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait.

Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit: Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.

Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon.

Alors Jésus dit à Simon: Ne crains point; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent.

Luc 5,1-1

 

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Rattraper l’insuccès total de la nuit par une pêche surabondante relève d’un miracle. On n’est plus dans l’ordre des guérisons que Jésus vient d’effectuer, mais dans l’ordre de la profusion comme ce sera le cas avec la multiplication des pains. Une parole de Jésus et les poissons affluent dans les filets. Combien de pauvres pécheurs en charge de famille aimeraient vivre cette scène, sur mer, dans les lacs ou les rivières!
Mais Pierre et ses compagnons sont gagnés par la crainte ! Il s’agit d’autre chose que d’un miracle. La barque deviendra à l’avenir l’image de l’Eglise, la pêche figurera l’évangélisation, et le poisson au singulier sera l’anagramme de Jésus-Christ Fils de Dieu Sauveur en grec : IXTUS.

Et Simon ? Il peut nous rappeler Moïse ou Jérémie, désirant échapper à leur mission en alléguant qu’ils ne savaient pas parler. La pêche miraculeuse de Simon l’effraie, car en manifestant la puissance divine elle le renvoie à sa double condition de pêcheur pécheur. Plus tard Il ira jusqu’à renier son maître lors de son arrestation et de son jugement.

Pourtant Jésus lui confie une mission, figurée par la foule qui depuis la rive du lac reçoit l’enseignement du maître, mais également symbolisée par la multitude des poissons pris dans les filets : il sera pêcheur d’hommes !

 

Bandeau de la méditation du jeudi

Cette semaine nous prions pour nos envoyés à Madagascar et pour tout le peuple malgache.

 

O Jésus,

Sois la pirogue qui nous porte sur la mer de la vie.

Sois la pagaie qui nous maintient dans le droit cap.

Sois le balancier qui nous soutient lors des grandes épreuves.

Que ton Esprit soit la voile qui nous pousse à travers chaque jour.

Fortifie nos corps afin que nous puissions pagayer avec constance dans le voyage de la vie.

Prière mélanésienne

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