Étienne : «N’ayez pas peur de prendre le temps»

Étienne est parti avec le Défap en Côte d’Ivoire, avec le statut de Volontaire de solidarité internationale sur une mission de gestion de projets. Son conseil pour ceux qui comptent partir : « Prenez le temps de découvrir les gens qui vous entourent, la culture, la langue ». Plutôt que de « venir, faire, et repartir ». Car au terme de la mission, « vous aurez beau laisser tout ce que vous voulez, si vous n’avez pas pris le temps de développer des relations, vous n’aurez rien laissé ».

Étienne : « N’ayez pas peur de prendre le temps »


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AG de la Cevaa : «Les questions écologiques ne doivent pas rester l’apanage de quelques chrétiens engagés»

À l’occasion du culte d’ouverture de la 12e Assemblée Générale de la Cevaa, son Président, le pasteur Michel LOBO, est revenu sur les conditions de la naissance de la Communauté, issue en même temps que le Défap de la mue de la SMEP, et sur l’esprit qui unit encore aujourd’hui ses 35 Églises. Il a aussi mis en avant les principaux défis qui se posent à elle, au premier rang desquels il place l’urgence climatique – un des thèmes prioritaires du Défap et de ses Églises membres.

Claudia SCHULZ, Secrétaire générale de la Cevaa et le Président de la Communauté, Michel LOBO lors du culte d’ouverture à Jacqueville © Cécile Richter pour la Cevaa

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« Monsieur le Président de l’Église Méthodiste Unie Côte d’Ivoire, Bishop Benjamin BONI ;
Distinguées Autorités Politique, Administrative, Militaire ; Religieuse et Coutumière du pays et de la région ;
Madame la Secrétaire Générale de la Cevaa;
Chers Partenaires venus de France, Suisse, Allemagne, Corée du Sud, Kenya ;
Chers membres du Conseil Exécutif ;
Chers membres du Secrétariat ;
Chers Délégués de l’Assemblée Générale ;
Mesdames et Messieurs les invités ;
Bien-aimés ;

La grâce et la paix de Dieu vous soient multipliées au nom du Seigneur et Sauveur.

« Deux hommes marchent-ils ensemble sans s’être concertés ? » Amos 3 : 3. C’est par la première des sept questions rhétoriques relatives à des certitudes de la nature posées par l’Éternel pour démontrer que rien ne pouvait arriver à Israël en dehors de sa volonté souveraine, que nous voudrions faire monter vers le Tout-Autre, le Dieu créateur du monde, notre accent reconnaissant, Lui, qui rend possible cette rencontre.

Par pure grâce de Dieu, il nous échoit la responsabilité de prendre la parole en notre qualité de Président de la Cevaa, mandaté par les délégués de l’Assemblée Générale d’Octobre 2021 à Montpellier pour saluer avec déférence les autorités du pays avec à la tête son Excellence le Président Alassane OUATTARA, qui ont accepté de nous ouvrir la porte d’entrée de la Côte d’Ivoire, le pays de l’hospitalité et la terre de l’Espérance.

Les délégués à la 12e Assemblée générale de la Cevaa lors du culte d’ouverture le 16 octobre 2023 © Cécile Richter pour la Cevaa

Saluer avec respect les autorités de la Région de Jacqueville qui nous accueillent en ces lieux propices à la réflexion et qui, à la fin de la cérémonie, veulent nous donner le sens de l’hospitalité en Côte d’Ivoire. Nous saluons en terme de profonde gratitude l’Église Méthodiste Unie Côte d’Ivoire avec à sa tête le Président Bishop Benjamin BONI, qui, à la demande de la Cevaa d’organiser cette Assemblée Générale nous a dit : « C’est une affaire de famille, c’est notre affaire à tous, venez, vos frères et sœurs vous attendent ».

Monsieur le Président, Infiniment merci nous nous sentons réellement en famille.

Nous saluons toutes et tous les bien-aimés pour votre présence qualitative et quantitative qui donne un cachet particulier à cette cérémonie d’ouverture de la 12eme Assemblée Générale de la Cevaa ; ce qui nous donne d’espérer en des lendemains meilleurs pour notre communauté au sortir de ces assises.

Distinguées autorités tout protocole respecté, Mesdames et Messieurs, la Cevaa c’est quoi. Que fait-elle ?

En effet, à l’Assemblée Générale de la Société des Missions Évangéliques de Paris en 1964, le Pasteur Jean KOTTO, Président de l’Église Évangélique du Cameroun (le Sud considérée comme Église fille), prêchant sur le texte d’Esaïe 54, versets 2 à 4, apostrophe directement le Président Marc Boegner (le Nord considérée comme Église Mère): et nous citons « Le Seigneur lui-même sait, si par la puissance de son Saint Esprit, à travers cette action missionnaire commune, au moment où il le faudra, Il nous rassemblera en une communauté nouvelle, intercontinentale, supranationale et multiraciale… » fin de citation et il poursuit, nous citons « Monsieur le Président, élargis l’espace de ta tente, déploie les couvertures de ta demeure, tu te répandras à droite et à gauche, ta postérité envahira des nations ; ne crains pas car tu ne seras pas confondu(e)’.» fin de citation.

Les fiançailles inspirées par le Saint Esprit entre les Églises dites mères et celles dites filles venaient de voir le jour. Dans l’attente de l’enfant qui va naitre, de 1967 à 1969, deux Actions Apostoliques communes voient le jour au Dahomey (Benin) en milieu Fon et dans le Poitou (France).

En Octobre 1971, ces Églises protestantes de divers continents, réunies à Paris, décident de constituer la Communauté Évangélique d’Action Apostolique Cevaa. Ainsi, le 30 octobre 1971 est née la fille appelée Cevaa, devenue aujourd’hui dame Cevaa.

De gauche à droite : les pasteurs Marcel TATA, Martin BURKHARD, Claudia SCHULZ, Michel LOBO et le Président de l’EMU-CI Benjamin BONI © Cécile Richter pour la Cevaa

La Cevaa est née dans l’esprit de l’Église primitive décrite dans le livre des Actes des Apôtres, en vue de susciter une autre forme d’être Église par le dynamisme des communautés ecclésiales croyantes, priantes, unies et mettant ensemble leurs moyens, leurs talents et leurs atouts au service de la mission pour la transformation du monde : une utopie ! D’ailleurs, le philosophe et théologien Paul Ricoeur disait qu’il fallait entendre l’utopie, non comme une illusion, mais comme un horizon. Ce grand rêve de changer le monde par le témoignage chrétien commun en paroles, en actions et par les actes entre Églises du Nord et celles du Sud est placé sous le triptyque : Partager, Agir, Témoigner.

D’année en année, la communauté Cevaa se sent la responsabilité d’explorer, de concevoir et de proposer des orientations de la formation de l’esprit avec des thématiques communes vécues à des degrés divers par toutes ses Églises membres.

Aujourd’hui, la vision dynamique et réaliste des pères fondateurs de notre Communauté, leur sens profond de l’universalité du corps de Christ, nous donnent de compter 35 Églises et Union d’Églises, membres dans 24 pays en Europe, en Afrique, en Amérique latine, dans l’Océan indien et dans le Pacifique. Ainsi, après un peu plus de 50 années, la collaboration, l’écoute mutuelle et la mise en question sont pour nous plus que nécessaires et appelées à être perpétuées pour « maintenir la flamme ». Les défis dans leurs différents contextes appellent à des réflexions continues et même à des actions par l’animation théologique, l’échange de personnes, la bonne gouvernance, la santé, la rigueur financière, la démocratie, l’évangélisation, la stratégie jeunesse, les programmes missionnaires, les actions communes, la communication…

Dans la perpétuation de notre thèse de transformation, notre présence ici en terre ivoirienne est pour nous l’occasion idoine pour affirmer que nous sommes des responsables dont la mutualisation de la foi authentique, appelle à exercer une influence chrétienne sur la société, et à la transformer en nous fondant sur des valeurs et des principes bibliques. Dans les domaines tels que l’éducation, la santé, le développement, l’environnement, etc… notre désir de servir doit rencontrer la responsabilité de nos différents États en veillant au bien-être de nos concitoyens.

Les délégués durant la première session de travail, dans l’après-midi suivant le culte d’ouverture de l’AG © Cécile Richter pour la Cevaa

Pour notre Communauté, « Maintenir la Flamme » veut dire, prendre soin de la création en n’ignorant plus ce qui se passe autour de nous. Comme Noé dans la Bible au temps du déluge, nous avons alors l’obligation de sauver toutes les créatures menacées d’extinction en répondant favorablement aux problèmes de la pollution, du changement climatique, de la pêche intensive… à soutenir les politiques pour la protection de notre environnement et l’utilisation efficiente des ressources naturelles à travers le financement de projets fiables. C’est ainsi que nous confirmons que le développement matériel n’est pas un frein pour une vie spirituelle saine. En effet, dans sa Mission d’éveilleuse de conscience, notre Communauté s’est appropriée la thématique qui émerge de plus en plus, et qui occupe désormais la place centrale tant au plan sociétal que scientifique : « la Gestion de notre environnement et sa finalité ». D’où le thème de notre Assemblée Générale : « Habiter Autrement la Création »Cf. Genèse 2 : 15. C’est pour nous l’occasion de confirmer que nous sommes dans un monde où la fertilité de nos sols et les services écosystémiques sont de plus en plus compromis. La plupart de nos populations vivant dans les zones rurales subissent de plein fouet les effets du changement climatique. Les écosystèmes et la biodiversité dont elles dépendent sont de plus en plus dégradés ; l’accès aux terres cultivables et leur qualité diminuent ; les ressources forestières sont plus que jamais limitées et détériorées ; l’agriculture paysanne non irriguée prédomine et l’eau se fait plus rare et par endroit elle est polluée. La tendance à long terme des prix de l’énergie et des intrants agricoles est haussière ; enfin, le déclin de nos ressources halieutiques et marines nous prive de plus en plus de revenus et d’aliments essentiels. Ce triste tableau, au lieu de nous tétaniser pour nous pousser à l’inaction, nous persuade au contraire à admettre que la gestion durable de notre environnement et de nos ressources naturelles est essentielle à la réduction de la pauvreté dans ces zones rurales. Ce qui nous invite à agir afin que nos populations qui y vivent, résolvent l’ensemble imbriqué de ces problèmes. Nous dirions même que nous n’avons pas le choix que de faire un choix, si nous voulons autrement habiter la création. Soit nous vivons en prenant soin de la création tout en renonçant à certaines pratiques dégradantes de l’environnement. Soit nous dégradons la terre en nous détruisant nous-mêmes et alors nous périssons sans la terre. La destruction de l’environnement équivaut à la destruction de l’homme lui-même. Vous avez donc ici, des délégués qui veulent être accompagnés par vos prières ferventes, afin que cette Assemblée Générale favorise une Cevaa offrant à notre humanité de plus en plus d’acteurs transposant à plus grande échelle, des approches ruralistes et paysagistes pour réduire la pauvreté, renforcer la capacité d’adaptation, augmenter la sécurité alimentaire, diminuer les émissions de gaz à effet de serre et surtout favoriser la protection de notre environnement (qui à l’origine, est celui de notre liberté, de notre respiration, de notre apaisement, de notre bonheur).

Les questions écologiques ne doivent pas rester l’apanage de quelques chrétiens engagés seulement ; mais elles nous concernent et nous engagent toutes et tous.

Distinguées autorités, auguste Assemblée, avec Martin Luther, nous voulons à la Cevaa continuer d’affirmer avec véhémence que « l’Écriture Sainte ne contient pas, comme les gens le pensent, des mots à lire, mais des mots à vivre, qui ne nous sont pas donnés en vue de la spéculation ou de l’imagination, mais en vue de la vie et de l’action ». C’est pourquoi avec vous, en plus de nos réflexions bibliques et théologiques, nous souhaiterions mener une action concrète dans l’esprit du thème « Habiter Autrement la Création » au lieu qui nous sera indiqué afin qu’au sortir de cette Assemblée générale, la Côte d’Ivoire soit le point de départ d’une action commune qui, ira de partout vers partout.

Pour y parvenir, demeurons donc dans la mutualisation de nos efforts puisés dans le Seigneur Dieu, Auteur de la Création, qui, par sa mystérieuse présence nous aidera à valoriser notre double citoyenneté (terrestre et céleste) et à tendre vers l’environnement des origines de notre histoire, de nos activités, de nos affections, de nos espoirs, celui de notre liberté, de notre respiration, de notre apaisement, de notre foi et de notre prière.

Que Dieu bénisse le monde, sa création.
Qu’Il bénisse nos pays et nos Églises.
Qu’Il bénisse la Cevaa, la Côte d’Ivoire et l’EMUCI.
Qu’Il bénisse notre Assemblée Générale et vous toutes et tous qui la soutenez.

Je vous remercie de m’avoir écouté !

Pasteur Michel LOBO
Président de la Cevaa

Le Président de l’Église Méthodiste du Togo, Godson Téyi LAWSON KPAVUVU © Cécile Richter pour la Cevaa

« Nous devrons intégrer la gouvernance dans notre approche »
Au cours de la première séance de travail en plénière, dans l’après-midi suivant le culte d’ouverture, le Président de l’Église Méthodiste du Togo, Godson Téyi LAWSON KPAVUVU, est intervenu sur le choix du thème de l’Assemblée générale, approfondissant le verset de Genèse 1, 28.
« Dominer (kabash), soumettre (radah), ces deux verbes nous mettent en face d’une réalité qui dit que les grands commentateurs de la Bible étaient des hommes, et qu’ils n’ont apporté qu’une approche masculine. J’aimerais ce soir que chacun et chacune repense les termes hébreux traduits par faire violence, soumettre et que nous abondions en comprenant les termes en intégrant la valeur de garder, de contenir, de maîtriser, de gouverner. Ainsi donc nous sommes appelés à garder, à contenir et à gouverner. Gouverner, c’est aussi définir les règles de la gouvernance. Au sortir de cette Assemblée Générale, nous devrons intégrer la gouvernance dans notre approche. Que le Seigneur nous accompagne. »



La sauvegarde de la création, thème de l’AG de la Cevaa en Côte d’Ivoire

La Communauté d’Églises en mission se réunit du 16 au 22 octobre en Assemblée générale à Jacqueville. Pour cette 12ème AG (la première à se tenir en présentiel depuis 5 ans), elle est accueillie par l’EMU-CI (Église Méthodiste Unie – Côte d’Ivoire). Cette année, le thème retenu est « Habiter autrement la Création ».

L’affiche de la 12ème AG de la Cevaa © Cevaa

Après une onzième Assemblée générale retardée d’un an et finalement tenue en « distanciel », Covid oblige, retour aux rencontres en « présentiel » : la douzième AG de la Cevaa se tient du 16 au 22 octobre 2023 en Côte d’Ivoire. Pour les instances de la Cevaa qui avaient été renouvelées en octobre 2021, et notamment pour sa Secrétaire générale, Claudia Schulz, il s’agit donc de la première occasion de rencontrer tous les délégués des Églises membres en un même lieu. Le Défap y est représenté par son Secrétaire général, Basile Zouma.

La Cevaa, c’est un peu, par certains côtés, l’institution jumelle du Défap, puisque ces deux organisations issues de la Société des Missions Évangéliques de Paris (SMEP) sont nées en même temps, en 1971. Avec des objectifs similaires : entretenir des relations de partenariat entre Églises du Nord et du Sud, afin qu’elles puissent se soutenir les unes les autres dans leurs activités missionnaires. Mais la Cevaa est aussi beaucoup plus que cela : si le Défap est le service missionnaire de trois unions d’Églises protestantes françaises (l’EPUdF, l’UEPAL et l’Unepref), la Cevaa est une Communauté rassemblant 35 Églises dans le monde. Principalement en Afrique et en Europe, mais aussi dans l’Océan Indien, dans le Pacifique et en Amérique latine. Et c’est au sein de la Cevaa que se développent la plus grande partie des relations établies par le Défap.

« Habiter autrement la création » : un thème qui reflète des préoccupations environnementales croissantes au sein des Églises

Votes pour les membres du Conseil lors de l’Assemblée Générale de Sète, France (octobre 2016) © Cevaa

Plutôt une réunion de famille qu’une réunion de l’Onu : une Assemblée Générale de la Cevaa, ce n’est pas seulement un grand rassemblement de délégués de 35 Églises qui débattent des orientations des années à venir, c’est avant tout une communauté de partage, où l’accent est mis sur ce qui se vit ensemble. La liste des membres illustre ce parti-pris qui distingue la Cevaa de grandes organisations œcuméniques internationales : 345 pour le Conseil Œcuménique des Églises (COE) ; dix fois moins pour la Communauté d’Églises en Mission, mais répartis sur 24 pays, avec la volonté affichée de garder des liens dans une communauté à taille humaine.

Les AG se tiennent tous les deux ans, accueillies alternativement par une Église d’Europe et par une Église d’un pays du Sud. S’y retrouvent, pendant quelques jours, tous les délégués représentant les Églises membres, qui sont nommés pour quatre ans. Ensemble, ils ont pour tâche d’évaluer les besoins de la Communauté, d’élaborer une stratégie, de prendre les décisions définissant la politique à mettre en œuvre, de voter le budget. À chaque renouvellement, ils désignent parmi eux ceux qui feront partie du Conseil Exécutif. Sachant qu’au-delà de l’aspect formel, des plénières et des décisions à prendre, de telles réunions sont aussi l’occasion de rencontrer l’Église d’accueil : en l’occurrence, l’Église Méthodiste Unie – Côte d’Ivoire, dont est issu l’actuel président de la Cevaa, le Pasteur Michel Lobo. Les délégués présents lors d’une AG ont ainsi régulièrement l’occasion de participer à des cultes organisés dans diverses paroisses locales. Et une AG de la Cevaa, c’est aussi, entre deux sessions, ces rencontres informelles entre représentants d’Églises de divers continents. Ou encore ces temps de méditation matinale par petits groupes…

Selon une pratique bien établie au sein de la Cevaa, chaque Assemblée Générale a un thème spécifique, choisi sur proposition du Secrétariat, qui lui donne sa coloration propre. Il peut s’agir d’un verset, ou d’une thématique liée à des préoccupations concernant largement les Églises. Lors de l’AG de Douala, la dernière à s’être tenue en présentiel, le Secrétariat avait proposé de réfléchir sur les questions du radicalisme, de l’intolérance religieuse, à travers le thème : « Le chrétien et l’intolérance religieuse », ce qui avait donné lieu à de nombreux travaux de groupes et débats en plénière. Pour cette douzième AG en Côte d’Ivoire, le thème choisi est : « Habiter autrement la création ». Il s’appuie sur le verset de Genèse 2,15 : « L’Eternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour le garder ». Un thème qui témoigne des préoccupations croissantes portées à la sauvegarde de la création dans les Églises : plusieurs de celles qui font partie de la Cevaa se situent dans des pays déjà largement frappés par les effets du changement climatique.

Travaux de groupes lors de la séance d’animation sur le thème de la dixième Assemblée Générale de la Cevaa à Douala, Cameroun (octobre 2018) © Cevaa




Réciprocité : et si vous accueilliez un.e volontaire en mission ?

Si vous êtes une association qui œuvre en lien avec une des Églises membres du Défap, vous pouvez, vous aussi, accueillir prochainement un.e volontaire venant de nos Églises partenaires pour vous aider dans vos activités. C’est le moment de nous contacter, pour construire les prochaines missions !

Les échanges, ça nous change ! © Défap

Vous avez déjà pu faire la connaissance de Magda, Believe et Mona : les trois premières volontaires en service civique accueillies en France via le Défap, dans le cadre du volontariat de réciprocité. Elles sont venues d’Égypte et du Togo, pour des missions à Strasbourg et Marseille. Il est déjà temps de construire les prochaines missions, pour les volontaires qui viendront courant janvier 2024. Avis aux associations qui œuvrent en lien avec le milieu des Églises : c’est le moment de vous manifester si vous souhaitez accueillir un.e ou plusieurs services civiques afin de vous aider dans vos activités !

Depuis longtemps, le Défap favorise les échanges de personnes pour permettre le partage et une meilleure connaissance mutuelle entre Églises partenaires. Le volontariat, mis en place après la fin du service militaire et de la coopération, est un régime juridique qui a permis de nombreux envois depuis les Églises de France vers des Églises sœurs, pour des périodes allant de quelques mois à plusieurs années. Depuis 2010, ce statut a évolué pour permettre non plus seulement d’envoyer, mais aussi d’accueillir des volontaires de pays partenaires. Le volontariat de réciprocité est ainsi une manière de vivre la solidarité qui enrichit à la fois les volontaires et les structures qui les accueillent : de part et d’autre, il représente une ouverture à une autre culture, et une façon de vivre de manière concrète l’Église universelle. Pour l’organisme qui accueille, c’est un soutien à ses activités. Pour le ou la volontaire, c’est une expérience nouvelle dans un pays différent.

De gauche à droite : Believe (venue du Togo), Mona et Magda (venues d’Égypte), lors de leur session d’accueil au Défap © Défap

Le cadre juridique s’adapte tout à fait aux activités diaconales. Accueillir en France des volontaires venant des Églises partenaires du Défap est ainsi possible aux conditions suivantes :

  • pour les associations loi 1901
  • œuvrant en lien avec des Églises membres du Défap : Église protestante unie de France (EPUdF), Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL) ou Union nationale des Églises protestantes réformées évangéliques de France (Unepref)
  • œuvrant pour l’intérêt général dans les domaines de :
    • la solidarité
    • la santé
    • l’environnement
    • l’éducation
    • la culture

C’est le moment de nous contacter ! Pour tout savoir, contactez nous à : animation@defap.fr.

 

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Réciprocité : une session d’accueil pour les volontaires du Défap

Pendant trois jours, les premières volontaires accueillies en France via le Défap dans le cadre du volontariat de réciprocité participent à une session d’accueil à Paris : l’occasion de faire le point sur leurs missions respectives, un mois et demi après leur arrivée en France, et de leur donner des clés concernant les relations interculturelles.

De gauche à droite : Magda, Believe et Mona, photographiées dans le jardin du Défap © Défap

Elles viennent d’Égypte et du Togo, pour des missions de solidarité en lien avec les Églises de France. Elles sont arrivées depuis un mois et demi, et sont déjà à pied d’œuvre dans les organismes qui les accueillent : Magda, Mona et Believe sont les premières volontaires à venir en mission en France via le Défap et avec le statut de service civique, dans le cadre du volontariat de réciprocité. En ce lundi 24 avril, elles sont toutes trois au 102 boulevard Arago, à Paris, pour une session d’accueil destinée à faire le point sur leurs premières impressions et leurs découvertes après quelques semaines en France, et pour leur fournir des éléments destinés à faciliter la suite de leur travail et de leur séjour.

Le volontariat de réciprocité offre un cadre juridique, encore trop peu utilisé, qui permet d’accueillir en France des volontaires de pays partenaires. Concrètement, le principe de réciprocité permet, à tous les pays accueillant des volontaires français, d’envoyer des jeunes pour une mission en France. Dans le cas du Défap, cela implique la possibilité non seulement d’envoyer à l’étranger, mais aussi d’accueillir en France des jeunes pour des missions utiles aux Églises. La possibilité juridique d’une telle forme de volontariat existe depuis 2010 ; mais elle commence à peine à être utilisée. Cette volonté de rééquilibrage est portée depuis des années par France Volontaires, la plateforme française des engagements volontaires et solidaires à l’international, dont fait partie le Défap : elle a déjà publié deux guides sur le sujet et plaide régulièrement pour une meilleure connaissance de ce dispositif.

Au menu des échanges : interculturalité, questions administratives, rencontre avec l’équipe du Défap

Le développement de la réciprocité dans le volontariat international permet ainsi de nourrir des relations plus équilibrées, des liens de coopération et de solidarité entre les pays plus solides. Cette invitation à regarder le monde d’un point de vue différent que représente la réciprocité, à travers des regards croisés, présente de nombreux bénéfices, pour les volontaires impliqués comme pour les structures d’accueil et d’envoi. Dans le cadre des échanges noués via le Défap, cette possibilité d’accueillir des volontaires de pays et d’Églises partenaires peut concerner toute association loi 1901 œuvrant en lien avec les Églises membres du Défap, et elle représente, outre une ouverture à une autre culture, un moyen concret de vivre l’Église universelle.

En cette année 2023, les premières structures à accueillir des services civiques arrivées en France via le Défap sont les Diaconesses à Strasbourg, et l’Association diaconale protestante Marhaban (ADPM) à Marseille. Les Diaconesses accueillent deux jeunes filles venues du Caire pour des missions très diversifiées : animation, avec l’équipe, d’ateliers de type travaux manuels, lecture, jeux de société pour les personnes âgées ; lecture pour les personnes âgées mal-voyantes ; visites de convivialité auprès de résidents et résidentes âgées isolées dans leur chambre ; accompagnement de sorties de la vie courante (courses, rendez-vous médicaux) ; aide à l’accès aux outils informatiques pour maintenir le lien et la communication avec les proches… À Marseille, la volontaire togolaise a déjà été amenée à faire tour à tour de l’accueil, de l’animation d’ateliers d’anglais ou de couture, ainsi qu’à s’occuper d’une épicerie autogérée.

Pour cette session d’accueil au Défap, il s’agira de donner un aperçu du Défap, de son histoire et de ses missions – avec notamment un mot d’accueil du Secrétaire général Basile Zouma, et une visite de la bibliothèque ; mais aussi, sur un plan plus pratique, de faire le point sur les questions administratives ; de permettre aux trois services civiques de faire un premier retour d’expérience au bout d’un mois en France… Cette session permettra aussi de leur donner des éléments sur la manière dont se vit la laïcité en France, sur les questions de communication (et de droit à l’image, notamment en lien avec les réseaux sociaux)… Elle permettra également de les outiller pour mieux comprendre et gérer les situations de tension en milieu interculturel. Enfin, ce sera l’occasion pour les trois volontaires, réparties dans des villes éloignées, de faire le point entre elles et d’apprendre à connaître l’équipe du Défap.




Volontariat de réciprocité : de partout vers partout…

Le Défap se lance dans le volontariat de réciprocité : les premières missions de service civique organisées en France dans ce cadre concerneront, au premier trimestre 2023, des jeunes venus d’Égypte, du Togo et du Bénin, qui seront accueillis à Rouen, Marseille et Strasbourg. Concrètement, le principe de réciprocité permet, à tous les pays accueillant des volontaires français, d’envoyer des jeunes pour une mission en France. Une manière de rééquilibrer les échanges entre le Nord et le Sud…

Visite d’un groupe de jeunes au Défap © Défap

Entretenir les liens entre Églises protestantes au près et au loin, c’est le rôle du Défap depuis plus d’une cinquantaine d’années. Et ces liens peuvent prendre aujourd’hui de multiples formes : des projets, du soutien à des instituts de formation théologique ou à des bibliothèques… et surtout, des échanges de personnes. Voyages de groupes, jeunes ou adultes ; échanges de professeurs ; accueil ou envoi de pasteurs, soutien aux recherches de boursiers, envoi de volontaires…

Dans le cas des volontaires, toutefois, les missions du Défap concernaient jusqu’à présent plutôt des ressortissants français partant à l’étranger. Or le volontariat de réciprocité offre un cadre juridique, encore trop peu utilisé, qui permet d’accueillir en France des volontaires de pays partenaires. Concrètement, le principe de réciprocité permet, à tous les pays accueillant des volontaires français, d’envoyer des jeunes pour une mission en France. Dans le cas du Défap, cela implique la possibilité non seulement d’envoyer à l’étranger, mais aussi d’accueillir en France des jeunes pour des missions utiles aux Églises. La possibilité juridique d’une telle forme de volontariat existe depuis 2010 ; mais elle commence à peine à être utilisée. Cette volonté de rééquilibrage est portée depuis des années par France Volontaires, la plateforme française des engagements volontaires et solidaires à l’international, dont fait partie le Défap : elle a déjà publié deux guides sur le sujet et plaide régulièrement pour une meilleure connaissance de ce dispositif.

Des missions à Rouen, Marseille et Strasbourg

Quatre volontaires venus de trois pays (Égypte, Togo et Bénin) seront ainsi accueillis au cours du premier trimestre 2023 à l’occasion de missions à Rouen, Marseille et Strasbourg. La première se déroulera au sein de l’Entraide de l’Église protestante unie de Rouen. Le projet de l’Entraide est de venir en aide aux personnes en situation de précarité par la préparation et la distribution de colis alimentaires, l’aide financière et l’organisation de la vente annuelle de solidarité. Dans le cadre de cette mission, le volontaire sera amené à accueillir et orienter les bénéficiaires, animer les temps de partage autour de boissons chaudes et fraîches par des groupes de parole, des jeux de société ; participer à l’animation d’ateliers informatiques pour faciliter l’accès numérique aux bénéficiaires ; participer ponctuellement à des activités socio-culturelles d’accompagnement de personnes âgées ou migrantes comme des sorties culturelles, ateliers créatifs ou repas.

À Marseille, une autre de ces missions de service civique s’effectuera au sein de l’Association diaconale protestante Marhaban (ADPM). Engagée dans le centre-ville de Marseille depuis plus de 30 ans, elle a pour but de développer les liens sociaux, dans le contexte de l’immigration, par l’accueil inconditionnel, la solidarité et le partage. Les activités auxquelles sera associé le volontaire sont intégrées à des objectifs locaux de développement en lien avec la métropole, la mairie de Marseille et le département : aide alimentaire, alphabétisation, orientation sociale, avec pour finalité le développement des compétences linguistiques et sociales et l’amélioration du vivre ensemble. Dans le cadre de cette mission, le volontaire sera amené à accueillir et orienter les bénéficiaires de l’association en fonction de leurs besoins ; à participer à l’animation de groupes de parole, à des ateliers de cohésion sociale (couture, sport…), à des cours de français ou d’anglais et à l’aide aux devoirs, ainsi qu’à l’organisation de fêtes et repas conviviaux pour créer du lien dans le quartier.

À Strasbourg, ce sont deux jeunes filles venues du Caire qui seront accueillies par les Diaconesses. Avec, là encore, des missions très diversifiées : animation, avec l’équipe, d’ateliers de type travaux manuels, lecture, jeux de société pour les personnes âgées ; lecture pour les personnes âgées mal-voyantes ; visites de convivialité auprès de résidents et résidentes âgées isolées dans leur chambre ; accompagnement de sorties de la vie courante (courses, rendez-vous médicaux) ; aide à l’accès aux outils informatiques pour maintenir le lien et la communication avec les proches… Toutes ces activités s’inscriront dans la vie quotidienne de la Maison, qui accueille également des jeunes de passage.




Côte d’Ivoire : « Akwaba » Étienne !

Étienne est parti avec le Défap en tant que Volontaire de solidarité internationale sur une mission de Gestion de projets en Côte d’Ivoire. C’est un envoyé « porté », formé par le Défap, mais parti pour travailler sur un projet de la Mission biblique, et avec son partenaire ivoirien : l’Union des Églises Évangéliques Services et Œuvres (UEESO), et plus particulièrement son Service d’Animation Rural (SAR), installé à Danané depuis 1983.

Étienne accueilli à France Volontaires lors de son arrivée à Abidjan © France Volontaires Côte d’Ivoire

Depuis quand es-tu arrivé en Côte d’Ivoire et comment as-tu vécu ce retour ?

Étienne : J’ai atterri le 1er novembre à Abidjan vers 20 heures et je suis allé rencontrer l’équipe une semaine plus tard. C’est la troisième fois que je viens dans ce pays, mais je crois que je sens toujours autant le décalage par rapport à la manière de conduire. Il y a aussi un autre aspect : ce que les gens partagent facilement ou au contraire gardent plutôt pour eux. Ici, les réticences ne concernent pas tellement les biens matériels, mais plutôt les connaissances : autant, en Côte d’Ivoire, on prête à l’autre ou on l’accueille sans problème, autant il est difficile de partager les informations. Un exemple qui me vient en tête : j’ai rencontré à Abidjan un Guinéen qui apprend un travail aux jeunes de la rue. Il m’a expliqué qu’en Côte d’Ivoire, l’apprentissage se faisait uniquement en regardant. Les apprentis sont autour de leur formateur et observent ses gestes, mais n’ont pas le droit de poser de questions. Ce formateur guinéen au contraire, ayant appris auprès d’un Suisse, en a gardé une autre manière d’enseigner : il insiste auprès des jeunes pour qu’ils posent des questions durant l’apprentissage. Et il obtient ainsi de meilleurs résultats que des apprentis formés à la manière habituelle…

À quoi as-tu consacré ta première semaine à Abidjan ?

J’ai commencé à m’acclimater au temps ivoirien, et je me suis lancé dans les nécessaires démarches administratives. J’ai aussi rencontré les différents dirigeants de l’organisation qui m’accueille cette année : l’UEESO (Union des Églises Évangéliques Services et Œuvres), qui est le partenaire en Côte d’Ivoire de la Mission biblique. Et j’ai été accueilli par Sarah qui m’a présentée France Volontaires, puis par Souleymane qui dirige France Volontaires Côte d’Ivoire. J’ai pu leur présenter le projet sur lequel je vais être amené à travailler. Ils ont bien évidemment commencé en me souhaitant « Akwaba » (ce qui signifie « bienvenue » ou plutôt « bonne arrivée » en langue Akan) et ont fini par me « donner la route » (formulation rituelle pour prendre congé à l’issue d’une visite).

Où en es-tu du projet ?

Il commence doucement. Je suis parti d’Abidjan il y a deux semaines pour Danané, à l’ouest de la Côte d’Ivoire. Je vais être chargé de développer l’animation jeunesse pour les jeunes sur le plan local, et d’apporter une expertise dans la construction de bâtiments et dans le développement d’activités génératrices de revenus.

Dans le cadre de ma mission au sein de l’UEESO, je vais travailler d’abord au sein du SAR, le service d’animation rurale, implanté à Danané. C’est au sein du SAR que j’effectuerai des animations jeunesse. Ensuite, je vais être amené à collaborer avec une association partenaire du SAR : une ONG locale du nom de Profev Union ; et je mettrai à son service mes compétences dans le domaine de la construction. C’est avec elle que je vais aider à développer des activités génératrices de revenus. Il s’agira d’abord de construire des escargotières. J’ai eu l’occasion de rencontrer le directeur de ce partenaire du service d’animation rurale de l’UEESO : le pasteur Antoine Troh Koya, qui m’a détaillé le projet. Les escargots ivoiriens sont une denrée assez prisée, d’après ce qu’il m’a dit ; et leur élevage est assez simple. Il faut principalement de la place pour construire les bâtiments ; éviter que des escargots ne puissent se répandre et provoquer des dégâts aux cultures alentour… Je participerai à une session de formation à l’élevage, au cours de laquelle mon rôle sera d’apprendre aux participants à construire les locaux destinés aux escargots.

Et ensuite ?

Il y aura d’autres activités génératrices de revenus à développer… Je peux y apporter mes compétences en construction – en plus des compétences en animation que j’ai eu l’occasion de développer ici même de par mes activités passées. Outre le fait d’être directement utile dans ces projets, cela me permettra d’apprendre à mieux connaître les différents besoins locaux, ainsi que la culture ivoirienne d’une manière générale. Car je compte entreprendre un projet sur du long terme, soit en Côte d’Ivoire même, soit dans un autre pays d’Afrique subsaharienne, et cela me permettra de cibler le domaine dans lequel je veux m’investir.




Retour sur la rencontre des Coordinations de la Cevaa

La rencontre annuelle des Coordinations de la Cevaa a eu lieu du 27 janvier au 02 février 2020 à Jacqueville, en Côte d’ivoire, dans le village d’Abreby.

L’ensemble des participants aux Coordinations Cevaa 2020 © Défap

Elle a rassemblé une vingtaine de délégués des Églises membres et organismes partenaires (Défap et DM-échange et mission). Le Défap était représenté par les pasteurs Basile Zouma, secrétaire général  et Tünde Lamboley, secrétaire exécutive, responsable de la formation théologique. Le DM, était quant à lui, représenté par son directeur, le pasteur Nicolas Monnier et M. Jean-Daniel Peterschmitt. L’Église méthodiste unie, membre de la Cevaa qui a organisé l’accueil, a trouvé un cadre de travail adapté pour permettre à la délégation de joindre l’utile à l’agréable.

Un temps pour réfléchir et travailler ensemble

Les Coordinations (pôle animations et pôle projets) sont des commissions techniques mises en place par l’Assemblée générale. Le pôle Animations est chargé de l’examen des demandes de bourses des Églises membres, ainsi que de l’examen des projets jeunesse. Le pôle Projets et échange de personnes est chargé de travailler sur les actions de témoignage et de solidarité des Églises.

Les discussions et débats autour de ces projets ont permis de toucher du doigt les préoccupations des Églises membres, leurs actions et les domaines d’activités qu’elles souhaitent développer. Il a été souligné le soin et l’attention particulière que chaque Église a consacré à l’élaboration et la présentation de ses projets.

Le séjour s’est clôturé le dimanche 02 février par un culte au temple du Jubilé à Cocody où la délégation a vécu avec la communauté EMU-CI, un temps fort de communion.

Culte de clôture des Coordinations Cevaa © Défap