Cameroun : AG, colloque & jeunesse au programme

Le secrétaire général du Défap, le pasteur Bertrand Vergniol, se trouve en ce moment au Cameroun.

Bertrand Vergniol est présent actuellement au Cameroun pour plusieurs raisons.

Il a participé à l’Assemblée Générale du Conseil des Eglises Protestantes du Cameroun (CEPCA), qui a eu lieu du 5 au 9 mai 2016.

Le thème était le suivant : « Bonne gouvernance, lutte contre l’insécurité et le radicalisme religieux ».

Le secrétaire général du Défap est intervenu le 7 mai sur la question de la bonne gouvernance, en lien avec la mission, la laïcité et la notion de responsabilité. Il a également assuré la prédication lors du culte de clôture.

 

Voeux Défap, DR

Le président du CEPCA (Conseil des Églises protestantes du Cameroun), Robert Goyek (troisième en partant de la gauche) [DR]

 

Bertrand Vergniol s’est également rendu au Cameroun pour discuter de la mise en place d’un colloque avec le CEPCA pour lutter contre l’intégrisme religieux.

 

Dernier point majeur de ce voyage : proposer un projet pour la jeunesse afin de lutter contre la radicalisation.

 

Le pasteur Bertrand Vergniol est présent dans le pays jusqu’au 13 mai.

L’occasion de continuer à renforcer les liens entre le Défap et les institutions protestantes camerounaises.

 




Un container humanitaire pour le Cameroun

Luc Carlen est un ancien envoyé du Défap au Cameroun. Son engagement dans la Mission ne se dément pas. Aujourd’hui, il s’investit dans de nombreuses actions. Parmi elle, l’envoi d’un container au nord Cameroun.

Luc Carlen est infirmier libéral. Il a vécu avec sa famille deux années à Pouss à l’extrême nord du Cameroun. Parti en 2010 dans le cadre d’un VSI (Volontariat de Solidarité Internationale), il travaillait au sein d’un dispensaire. Mais son engagement ne s’est pas arrêté à son retour en France.

 

Un container pour le Cameroun, DR

Un container pour le Cameroun, DR

 

Durant ce séjour, Luc et sa femme, Naomy, se sont investis avec l’Eglise locale dans un projet de construction d’un cabinet dentaire, un besoin urgent. Il fallait intégrer au sein même du complexe ce type de compétence.
Depuis son retour, en 2012, Luc rassemble de l’équipement médical destiné à « l’aile » dentaire du dispensaire. Soutenu par le Défap, et avec l’aide de plusieurs personnes, il a récupéré du matériel supplémentaire pour les autres spécialités de l’hôpital et d’autres structures médicales de l’Eglise Luthérienne du Cameroun : lits, fauteuils gynécologiques, fauteuils roulants, etc.

Outre cela, des livres ont été récoltés pour l’Institut théologique de la région extrême-nord.

 

En train de remplir le container, DR

En train de remplir le container, DR

 

Tout ce matériel va transiter par container. En partenariat avec l’association « Triangle d’Afrique », dont la mission est de favoriser liens et échanges humanitaires et culturels entre la France et le Cameroun, les Carlen et les bénévoles l’ont rempli. Rempli d’objets récoltés durant un an, celui-ci est parti pour le port d’Anvers le lundi 29 février. Il devrait atteindre sa destination d’ici la fin du mois de mars.

 

En plus de l’envoi de matériel, le projet inclut la formation du personnel : l’infirmier chef du centre où Luc a travaillé débutera son apprentissage en septembre 2016, avec, de nouveau, le soutien du Défap.

 

Luc Carlen a été membre de la Coluréum (Commission luthérienne des relations avec les églises d’outre-mer). Il est actuellement membre de la commission des projets du Défap.

 




Vanessa Cavelier, Cameroun – Rhône-Alpes

Vanessa a travaillé sur un projet de la Fédération des Eglises Evangéliques Baptistes de France, en tant que VSI, comme infirmière au sein de l’hôpital baptiste de Garoua au nord du Cameroun.



Cameroun : un pays en guerre ?

Du 24 janvier au 1er février, le secrétaire général du Défap, le pasteur Bertrand Vergniol, s’est rendu au Cameroun. Retour sur un voyage qui dessine les contours d’un projet ambitieux.

Un rendez-vous attendu

 

La présence du Pasteur Bertrand Vergniol aux réunions de coordination technique de la Cevaa s’est faite dans le cadre du partenariat qui lie les deux institutions. Ce temps d’échange régulier permet toujours au Défap, en qualité d’observateur et de représentant des Eglises de France, de nouer des liens avec des invités venus du monde entier.

 

Coordinations de la Cevaa, Douala, Cameroun, Janvier 2016, DR

Coordinations de la Cevaa, Douala, Cameroun, Janvier 2016, DR

 

Cette fois-ci, il a permis de revenir sur la situation actuelle des Églises du Cameroun. En écoutant les Camerounais parler, on comprend ce qui est au centre de leurs préoccupations, à savoir le terrorisme qui endeuille régulièrement la région de l’Extrême Nord.  Un sentiment de peur s’infiltre dans la vie quotidienne, au point de gangrener les projets et les relations humaines.

 

Sinistre perspective

 

Les Camerounais craignent que la situation n’aille en se détériorant. Les mesures de sécurité, qui rendent les frontières plus difficiles à franchir, sont l’un des signes qui montrent à quel point le pays craint une certaine forme de contagion terroriste. En effet, les attentats qui sont commis de plus en plus souvent dans les villes et villages du Nord et dans toute la région du lac Tchad font peser une menace constante sur la population.

Du coup, les villageois s’organisent pour se protéger. La circulation des armes s’intensifie et c’est ce type de dégradation des relations sociales et inter-religieuses qui porte le ferment de la déstabilisation qui pourrait alors s’étendre à toute la région. Même si les terroristes djihadistes s’en prennent autant aux musulmans qu’aux chrétiens, détruisant aussi bien les mosquées que les églises.

 

Voyage au Cameroun, janvier 2016, DR

Voyage au Cameroun, janvier 2016, DR

 

Tant que la Force d’intervention conjointe multinationale, composée de militaires camerounais, tchadiens, nigériens, nigérians et béninois n’aura pas entièrement repris de contrôle de toutes les poches de résistance des islamistes se réclamant du mouvement Boko Haram, alors la vie des populations ne pourra pas reprendre son cours normal.

 

Des outils au service de la paix

 

Pour les Églises, la résistance à l’obscurantisme passe par la construction d’une parade commune et universelle faite de réflexion intelligente et constructive et soutenue par la foi.

 

Cameroun, janvier 2016, DR Cameroun, janvier 2016, DR

Cameroun, janvier 2016, DR

 

Pour le pasteur Bertrand Vergniol, cela relève aussi de l’engagement :

« Nous, Défap, ce que nous devons faire, au nom des relations que nous avons de par le monde, et en premier lieu avec les Eglises, c’est aider à réfléchir, et à se servir de ce réseau international extraordinaire que constituent chacune des Églises, pour développer la paix. Nous pouvons mettre en perspective des thématiques comme la sécularisation et l’intégrisme, qui vont servir à accompagner les Églises sœurs. Nous pouvons aussi nous inspirer de leurs réflexions pour accompagner les mouvements qui agitent nos sociétés. Les mêmes phénomènes se voient désormais en Afrique et en Europe, sous différentes formes. Il en va de la responsabilité des Églises d’aborder en commun toutes ces questions. »


Cette mission, le Défap et la Cevaa la portent ensemble : faire en sorte que la religion soit avant tout un facteur de paix.

 




Heidi Da Costa, Cameroun – Île de France

Heidi a effectué sa mission auprès de l’hôpital baptiste de Nkoteng, au Cameroun, en appui aux services d’infirmerie.




Visite au Cameroun : pour un partenariat exigeant et renouvelé

Après la venue à Paris du président du CEPCA (Conseil des Églises protestantes du Cameroun), Robert Goyek, c’est au tour du Défap de se rendre au Cameroun. Bertrand Vergniol, secrétaire général, et Jean-Luc Blanc, chargé du service Relations et Solidarité Internationale, seront sur place dès le 23 janvier.

Le programme, volontairement ambitieux, saura combler les nombreuses espérances.

 

Image du culte, UEBC, DR

 

Culte dans le cadre de la paroisse « Jérusalem » de l’Union évangélique baptiste du Cameroun

Bonaberi, quartier de Douala, dimanche 24 janvier 2016, DR

 

Les pasteurs Bertrand Vergniol et Jean-Luc Blanc participeront tout d’abord à la réunion des Coordinations de la Cevaa (pour en savoir plus sur les Coordinations). Ce rendez-vous est indispensable pour entériner les décisions urgentes, qu’il s’agisse de l’envoi des personnes, des relations avec les boursiers et des financements à mettre en place.

 

Ils ne manqueront pas de se rendre à l’Université Protestante d’Afrique Centrale (UPAC).

L’objectif : participer à la redéfinition du partenariat entre le Défap et l’UPAC, étape incontournable pour renforcer la collaboration entre ces deux acteurs historiques. Une rencontre entre anciens et futurs boursiers est également au programme.

 

La visite auprès du CEPCA est prévue dans un second temps. Elle s’inscrit dans la continuité des discussions amorcées à Paris récemment.

 

Assurément de nouvelles relations doivent se fonder entre les Eglises de France, le Défap et les Eglises protestantes du Cameroun : elles doivent être fondées sur la vérité exigeante et la fraternité rigoureuse.

 




Les vœux du Défap : entre engagement et espérance dans la foi

Mercredi 13 janvier, une centaine de personnes étaient présentes aux vœux du Défap. Un exercice incontournable et attendu par un auditoire à l’image de l’institution : bienveillant et multiculturel.

Bertrand Vergniol, secrétaire général du Défap, a ouvert la soirée en évoquant d’abord le service philatélie, l’une des très anciennes activités de l’institution, toujours assurée par des bénévoles et dont le produit sert au financement d’une école du Congo. Des planches de timbres étaient en effet disponibles à l’achat dans le « salon rouge », pour les collectionneurs.

 

Certificat de liberté, DR

Certificat de liberté, DR

 

Il s’est ensuite penché sur un moment tourmenté de notre histoire à tous, la période de l’esclavage, pour mieux mettre l’accent sur les efforts faits notamment par les Églises protestantes pour sortir de ce système. Il s’est appuyé en cela sur une série de documents très particuliers, dont les originaux figurent dans les archives du Défap, reproduits en fac-similé et mis à la disposition des invités de la soirée : des « certificats de liberté ». Ces documents administratifs émis au Sénégal, alors colonie française, datent de la fin du XIXème siècle. Ils servaient à officialiser le rachat de liberté. L’esclavage était pourtant aboli depuis 1848, mais si la traite transatlantique avait cessé, nombre de personnes, notamment cet enfant de 8 ans nommé Diéry Sidibé évoqué par Bertrand Vergniol, demeuraient encore en servitude en 1882, date de son certificat. La liberté souvent s’arrache et parfois se donne.

 

Bertrand Vergniol, lors de son discours, DR

De gauche à droite : Jean-Christophe Peaucelle, Jean-Luc Blanc, Danielle Vergniol, Bertrand Vergniol

 

Le président du Défap, le pasteur Jean-Arnold de Clermont, a ensuite dit quelques mots tout autant porteurs d’espérance. Il a évoqué sa mission en Centrafrique, où il a passé les fêtes de Noël, partageant avec l’Église protestante Christ Roi des moments de liesse que le pays n’avait plus connu depuis le début de la crise politique, en 2012 (lire son discours).


Danielle Vergniol, dont les familiers du Défap avaient découvert les talents de chanteuse et de guitariste lors de la fête de Noël, a clos ce moment de partage par un chant hérité des temps anciens de la mission, témoignant de l’espérance universelle en des temps lumineux et paisibles.

 

Le délicieux cocktail dînatoire, confectionné par Marlène Blanc avec la coopération d’une partie du personnel du Défap, a alors été servi, agrémenté par un punch maison fruité – et sagement – alcoolisé.
La soirée s’est poursuivie par un entretien croisé entre le pasteur camerounais Robert Goyek, président du Conseil des Églises protestantes du Cameroun (CEPCA), invité d’honneur du Défap et trois interlocuteurs : Jeanne-Louise Djonga, ancienne journaliste et chroniqueuse franco-camerounaise, Jean-Christophe Peaucelle, conseiller aux Affaires religieuses au ministère français des Affaires étrangères et Samuel D. Johnson, secrétaire exécutif du pôle Animation à la Cevaa – Communauté des Églises en mission.

 

Intervenants, DR

De gauche à droite : Jeanne-Louise Djonga, Bertrand Vergniol, Robert Goyek, Jean-Christophe Peaucelle

 

L’un des objectifs du programme 2015-2018 du Défap étant le dialogue inter-religieux, il était intéressant d’écouter les propos du pasteur Goyek, qui vit et travaille notamment dans le nord du Cameroun, où sévissent sporadiquement les terroristes du mouvement islamiste nigérian Boko Haram.

Il a d’abord retracé l’histoire de la mission protestante, très active en termes d’éducation et de santé, et la création des Églises protestantes au Cameroun. Depuis toujours, les familles musulmanes et chrétiennes cohabitent pacifiquement. Ce n’est que depuis quelques années que des extrémistes venus du Nigeria voisins sèment le désordre et la mort au Cameroun. Le CEPCA se positionne donc en première ligne dans les programmes de dialogue islamo-chrétien. Le pasteur Goyek demeure, avec raison, convaincu que le plus important pour assurer la paix et la concorde civile est d’assurer à tous un niveau de vie décent, autrement dit un développement durable.

 

Il a été appuyé en cela par Jeanne-Louise Djonga, qui a insisté sur la lutte contre la corruption et le népotisme, témoignant de son expérience personnelle vécue lors de son retour au pays, après ses études en France.

 

Jean-Christophe Peaucelle a, pour sa part, relevé quatre thèmes importants : le rôle des missions et des communautés religieuses, le danger que représentent les intrusions de Boko Haram, la lutte contre la pauvreté, et le dialogue interreligieux, essentiel à la paix dans le monde. Il a insisté sur l’indispensable distinction à faire entre islam et terrorisme commis au nom de l’islam. Boko Haram signifiant « l’éducation à l’occidentale est un péché », il est plus que jamais nécessaire de convaincre, à tous les niveaux de l’échelle sociale, que bien au contraire : la qualité de l’éducation est le principal rempart, avec la lutte contre la pauvreté, face au recrutement de pauvres gens qui, dûment manipulés, deviennent des terroristes. Il faut dire à tous que la liberté permet avant tout de réfléchir, critiquer, contester, défier. Un écho aux propos liminaires du secrétaire général sur le rachat de la liberté : sans elle, nul espoir.

 

Intervenants, DR

L’assistance, DR

 

Un invité présent dans la salle, Luc Carlen, ancien envoyé du Défap en tant qu’infirmier à Garoua, une ville du Nord Cameroun, est venu au micro raconter son expérience puis, gagnant en assurance, a livré quelques anecdotes cocasses sur son séjour.

C’est aussi cela, la mission : des moments graves, des étincelles de lumière et la joie, toujours, qui jaillit de l’espérance.

 

Le pasteur Samuel D. Johnson a clos le débat en rappelant la devise de la Cevaa : la mission est de partout vers partout. Malgré les critiques qu’elle reçoit parfois, l’action de la mission reste positive et conserve un rôle historique important qu’il ne faut pas occulter. Le Cameroun est doté de nombreuses ressources, tant humaines qu’économiques, qui sont autant de promesses d’un avenir meilleur, et donc porteuses d’espoir.

 




Adélie Le Cren, Bretagne – Cameroun

Adélie a apporté pendant huit mois son appui à l’accompagnement de personnes séropositives et de personnes atteintes de la tuberculose à l’hôpital de Nkoteng.




Cameroun : une jeunesse investie pour le climat

Le responsable des jeunes de l’Eglise Evangélique du Cameroun (EEC), Félix Nkam, était présent à la COP21 qui s’est terminée le 12 décembre 2015 à Paris. Cette participation est l’expression d’un engagement fort de l’EEC dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Quelques mots sur Félix


Félix est responsable des jeunes de l’EEC, en charge des projets, des programmes et des finances. C’est dans ce cadre qu’il s’occupe du programme pour la protection de l’environnement.

Mais ses fonctions ne s’arrêtent pas là. Il a participé, en tant que coordinateur, à la création d’un réseau de jeunes protestants d’Afrique Centrale, impulsé par la Cevaa.

Il est également représentant des jeunes d’Afrique au conseil de la VEM (Vereinte Evangelische Mission*). Il s’est ainsi rendu au Rwanda et au Congo, pour des formations sur la résolution pacifique des conflits.

* Mission évangélique unie, institution protestante allemande

 

Félix Nkam à la COP21, DR

Félix Nkam à la COP21, DR

 

Un engagement et des actes


En parallèle de la COP21 se tenait fin novembre la réunion des jeunes pour le climat, la COY11 (Conference of Youth). Intervenant, Félix a présenté la lutte contre les changements climatiques dans le cas des jeunes chrétiens. Il a été choisi pour représenter cette instance à la COP21.

De tous les jeunes présents, il était le seul à être issu d’un mouvement chrétien protestant d’Afrique centrale. L’idée lui est d’ailleurs venue d’organiser un forum de restitution pour informer ses jeunes concitoyens de la sous-région. Sa première action sera l’envoi d’un rapport sur l’événement.

La COY11 est constituée de jeunes volontaires qui œuvrent pour une prise de conscience globale des problématiques environnementales. Ils ont désormais la caution de certaines associations, le label COP21, et ont pu remettre à Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, leur mémento.

 

La parole, un outil inestimable


Félix insiste sur la nécessité pour les jeunes d’entreprendre eux-mêmes des actions. Il cite ce proverbe : « si chacun balaie devant sa porte, tout le village sera propre ». « Chacun doit entreprendre des choses dans sa localité », ajoute-il.

L’Eglise Evangélique du Gabon soutient ces projets. Elle a organisé une rencontre de jeunes, membres de la Cevaa, afin de parler, entre autres, des changements climatiques.**

Pour Félix, ce dialogue est indispensable : les jeunes doivent se rencontrer, échanger sur leurs expériences et trouver des activités de mobilisation pour modifier les comportements.

 

Le groupe de jeunes de la COY11, DR

Le groupe de jeunes de la COY11, DR

 

Félix a retenu deux choses importantes de la COY11 et de la COP21 :

– Le besoin d’entreprendre des actions personnelles et locales, sans attendre les accords. Il existe une « urgence environnementale » au niveau des localités, il faut y répondre par des actions, notamment des jeunes ;

– La nécessité d’organiser, au niveau de l’Eglise Evangélique du Cameroun, une journée internationale pour l’action climatique, afin de faire de la sensibilisation, avec l’appui des médias : camps de vacances écologiques, actions de reboisement etc.

 

On ne peut pas se passer de la communication et de l’information si l’on veut que les comportements changent, conclut Félix. Ce sont les petits agriculteurs qui sont les premiers touchés par les changements climatiques, et il faut les aider.

Son idée : créer un poste au niveau de l’Eglise, pour traiter des enjeux liés à l’environnement et protéger cette création que nous transmettrons à nos enfants.

 

** Retrouvez la déclaration des jeunes des Eglises membres de la sous-région Afrique centrale et de l’Est, à l’issue de la rencontre internationale de Libreville, Gabon (8-16 août 2015)

 

Lisez le manifeste de la COY11

 




Cameroun : des inondations dévastatrices

 

« Recevez nos fraternelles salutations en Christ.

Par la présente, nous venons vous tenir informés que nous avons eu une grande inondation qui s’est encore répétée dans nos zones d’action d’évangélisation, notamment dans l’arrondissement de Maga dans le département de Mayo-Danay et l’arrondissement de Zinah dans le Logone-et-Chari à Kousseri.

 

Cartes du Cameroun : 1 – en rouge, le département de Mayo-Danay, 2 – en rouge, le Logone-et-Chari ; au  niveau de l’étoile, Kousseri (Source : Google Maps)

Il y a eu des grandes pluies qui ont détruit plusieurs villages. Le Logone [NDR : fleuve à la frontière entre le Cameroun et le Tchad] étant débordé par les pluies venant de Bongor et ses environs, il est sorti de son lit, emportant tout sur son passage, détruisant des cases qui, dans la zone, sont faites en terre battue, des champs de mil, de riz, de maïs rasés, et emportant aussi les animaux des éleveurs en nombre incalculable.

Il y a beaucoup de populations déplacées vers les zones élevées.

Nous vous tenons informé de difficultés des catastrophes naturelles qui viennent s’ajouter aux malheurs de ces populations éprouvées en insécurité.
Nous sommes sur le terrain pour évaluer les dégâts.

GOYEK Robert
Président d’EFLC et du CEPCA
»




Bientôt un nouveau départ pour les Églises du Cameroun & le Défap ?

Le fronton du bâtiment du CEPCA, le Conseil des Églises protestantes du Cameroun © Défap

Qu’est-ce que le CEPCA ?

Avec ses six départements, le Conseil des Églises protestantes du Cameroun a pour mission principale de fédérer les Églises protestantes du pays autour du « témoignage de l’unité profonde du protestantisme ». Le Conseil a également pour but de « renforcer des liens de solidarité entre les communautés, en « développant et coordonnant les activités entre elles » pour « aboutir à une véritable unité de l’Église, garante de l’épanouissement de l’éthique chrétienne protestante dans le pays ».

 

Renouvellement des relations

Des années difficiles viennent de s’écouler, au cours desquelles est intervenu le tragique décès de l’envoyé du Défap Eric De Putter. L’enquête à ce sujet est d’ailleurs toujours au point mort, malgré toutes les interventions faites en France et au Cameroun.

Le pasteur Kémogne, arrivé à son nouveau poste en janvier 2015, souhaite « transcender les événements négatifs du passé » de façon à créer une « nouvelle dynamique des échanges, sur la base de l’espérance ». Pour lui, il est important de se rappeler aussi des bons moments, et des « échanges importants qui ont pu avoir lieu avec le Défap et avec la Fédération protestante de France. »

 

Projets avec la Fédération protestante de France (FPF)

 

Dans l'ordre : les pasteurs Georges Michel, François Clavairoly, et Jonas Kemogne

Dans l’ordre : les pasteurs Georges Michel, François Clavairoly, et Jonas Kemogne

Le secrétaire général du CEPCA a rencontré François Clavairoly, président de la FPF, et Georges Michel, secrétaire général de la FPF, lors de son passage à Paris. Un tour d’horizon sur le passé a permis de se rendre compte que « l’histoire des relations bilatérales est pleine de grands moments qu’il ne faudrait pas balayer d’un revers de la main ». C’est une « histoire forte », insiste le pasteur Kémogne.

Tous trois sont tombés d’accord pour dire qu’il était nécessaire « d’impulser une nouvelle dynamique dans les rapports mutuels car de grands changements structurels et à tous les niveaux de responsabilités sont intervenus de part et d’autre. »

 

Plusieurs projets ont été envisagés, qui seront peaufinés lors de la venue du président du CEPCA en janvier 2016 : entre autres, le rassemblement des Églises protestantes d’Afrique centrale autour de la question de l’extrémisme religieux dans la région, et notamment les exactions commises à l’encontre des populations par les terroristes du mouvement Boko Haram. Ce difficile problème doit être réfléchi et traité dans une optique œcuménique certes, mais également interreligieuse, avec la communauté musulmane.

En effet, il y a eu sept attentats-suicides dans l’Extrême-Nord du Cameroun depuis juillet 2015*. « Les chrétiens sont pourchassés dans le nord du Cameroun », ajoute le pasteur Jonas Kémogne.

La rencontre avec la FPF a été aussi l’occasion de discuter de la mise en place du programme pour célébrer les 500 ans de la Réforme de Luther, en 2017. Il est possible que la FPF puisse aider le Cameroun à organiser un rassemblement du type « Protestants en fête ».

 

Le Rév. Pasteur Jonas Kémogne souhaite que le projet de conseil régional des Églises protestantes d’Afrique centrale soit mis sur pied en collaboration avec la Conférence des Églises de toute l’Afrique (CETA) et puisse aboutir en 2016.
Enfin, il souhaite que la structuration de l’aumônerie des armées au Cameroun, dont un premier volet est déjà finalisé, puisse reprendre, et qu’un projet de formation de l’aumônerie des prisons soit mis en place.

 

Le CEPCA & le Défap

 

Le pasteur Bertrand Vergniol, secrétaire général du Défap, et Dans l'ordre : le rév. pasteur Jonas Kemogne

Le rév. pasteur Jonas Kemogne et le pasteur Bertrand Vergniol, secrétaire général du Défap

Le Défap a actuellement trois envoyés au Cameroun.

Le Secrétaire Général a aussi évoqué avec le pasteur Jean Luc Blanc la possibilité de la  reprise des relations avec l’Université Protestante d’Afrique Centrale (UPAC). Une réunion des partenaires de l’UPAC aura lieu au Défap le 30 septembre pour travailler cette question. Le Pasteur Kémogne insiste sur l’importance du rôle que devrait jouer l’UPAC dans la lutte des Eglises contre les extrémismes.

 

Le pasteur Jean-Luc Bland et et le rév. pasteur Jonas Kemogne

Le pasteur Jean-Luc Bland et et le rév. pasteur Jonas Kemogne

 

La venue en France du président du CEPCA sera l’occasion de poursuivre les échanges avec le Défap, en particulier sur les projets pour la lutte contre les extrémismes que les deux institutions pourraient développer ensemble.

 

*Source : Amnesty International, au 16/09/2015

 




Cameroun : témoignage d’un envoyé au Centre Technique de Garoua

Voici le deuxième témoignage de Nathan, envoyé en mission longue au Cameroun. De retour à Garoua, il atteste d’une réelle évolution et manifeste son engouement pour la vie sur place.
L’avancée du CTG (Centre Technique de Garoua)

« Il y a deux nouvelles salles de classe qui ont été construites au CTG », écrit Nathan.

Il explique les différents travaux qu’il entreprend : « Au CTG, je travaille principalement sur la conception de machines. Nous avons pu fabriquer un nouveau presse-brique, différentes machines pour un processus de fabrication de charbon à base de végétaux carbonisés, et, actuellement, j’ai lancé la fabrication d’une presse à huile manuelle.
A côté de ces nouveautés, nous avons déjà une gamme de produits que nous continuons de fabriquer en fonction des commandes (ex : lits et brancards pour l’hôpital).
»

 

Vie et travail au collège polyvalent

Avec grande joie, Nathan nous informe que « la classe de 5ème s’est ouverte au Collège Polyvalent » et que « le dernier jour d’école de 2014, le Collège a organisé une matinée animée par les élèves : sketches, danses, chants, avec pour finir les remises de bulletin et les tableaux d’honneur. »

« Sinon, côté boulot, j’ai installé un programmateur pour la sonnerie qui se déclenchait manuellement jusque-là. La récolte du matériel continue grâce aux donateurs. Le conteneur devrait voyager cet été. »

 

Carte du Cameroun (Source : Google Maps)

En rouge, Garoua

Fêtes et vie sur place

Comme partout au Cameroun, les coutumes ne font pas défaut.

« J’ai pu aussi assister à la fête traditionnelle des Sawa, qui est le peuple côtier du Cameroun. La fête « Ngondo » dure une semaine avec différentes manifestations : lutte traditionnelle, danse, élection de Miss Ngondo, course de pirogue et, à la fin, une soirée de gala. Cette année le thème était : l’espoir. »

 

Les fêtes de fin d’année, quant à elles, « sont très différentes de celles que l’on a en France », écrit-il. D’une part, parce-que « je n’ai pas pu les passer dans mon village comme d’habitude », mais surtout parce-que « nous avions des inquiétudes sur ce que Boko Haram (le groupe terroriste d’origine nigériane qui fait des incursions au Nord Cameroun, ndla) pouvait faire. Il n’y a pas eu d’incident dans la région Nord que je sache, mais nous suivons les informations comme vous à la télé, à la radio, aux blablas…  »

Fin janvier fut l’occasion pour Nathan de se présenter à l’UEBC (Union des Eglises Baptistes du  Cameroun) lors de leur conférence à Douala.