Écouter : Animation

Écouter

Cette activité concerne en priorité les jeunes, mais elle peut être vécue dans le cadre d’une catéchèse intergénérationnelle.

Objectifs :

  • Découvrir ce qu’écouter peut signifier dans le contexte biblique, dans la relation à Dieu, aux autres, à soi-même.
  • Prendre conscience que si écouter fait référence à notre organe auditif, écouter fait appel à bien plus que nos seules oreilles.
  • Il y a une différence considérable entre écouter et entendre, percevoir un son ou le laisser résonner en nous, dans notre corps, dans notre esprit et notre intelligence.

 

Questions

Que représente cette image ? Comment la comprendre, quel est son message ?
Quel lien entre l’image et le verbe « écouter » ?
Qui écoutons-nous pour définir notre propre conduite dans les différentes situations qui se présentent à nous ?

 

Écouter et discerner…

Jésus pendant 40 jours au désert. L’histoire de la tentation de Jésus nous montre que Jésus, tout au long de son parcours et dès le début, a dû faire face à des situations complexes, semblables à ce que nous pouvons vivre aujourd’hui. L’écoute implique toujours la réflexion, le dilemme, la prise de décisions, et l’action ou… le refus de l’action.

Puis Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné 40 jours et 40 nuits, il eut faim.
Le tentateur s’approcha et lui dit: «Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.» Jésus répondit: «Il est écrit: L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.»
Le diable le transporta alors dans la ville sainte, le plaça au sommet du temple et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ! En effet, il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet et ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre.» Jésus lui dit :
« Il est aussi écrit : Tu ne provoqueras pas le Seigneur, ton Dieu.»
Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire 9 et lui dit : « Je te donnerai tout cela, si tu te prosternes pour m’adorer.» Jésus lui dit alors : « Retire-toi, Satan ! En effet, il est écrit : C’est le Seigneur, ton Dieu, que tu adoreras et c’est lui seul que tu serviras.»
Alors le diable le laissa. Et voici que des anges s’approchèrent de Jésus et le servirent.

Matthieu 4 : 1-11

Questions

Qu’entend Jésus dans les propositions du tentateur ? Comment parvient-il à les refuser ?
D’où puise-t-il ses ressources, qui écoute-t-il ? Comment comprendre aujourd’hui cette histoire ?
En quoi peut-elle être pour nous une source d’enseignement ? Que dit-elle de nous ?

 

Ouvertures pour aujourd’hui

Y a-t-il aujourd’hui des discours, autour de nous, sur les réseaux sociaux, qui nous incitent à des comportements négatifs ? (par ex : stigmatiser quelqu’un, dire du mal d’un(e) copine, copain, prononcer des paroles qui peuvent conduire jusqu’au harcèlement d’une personne ? ) Est-il facile ou difficile de les rejeter ? Pourquoi ?
Comment lutter pour ne pas se soumettre à ces discours ? Est-ce que c’est facile, difficile ? Qu’est-ce qui peut nous aider à prendre de bonnes décisions et adopter les bonnes attitudes ?

Et si on jouait !
Se saluer, s’écouter, se comprendre…

Jeux « Salutations du monde »
Ce jeu est issu de : https://discri.be/wp-content/uploads/02-SalutationsDuMonde.pdf

Public et contexte :
Tout public (mais maîtrisant suffisamment la langue pour pouvoir réagir ensuite à propos de l’animation). Entre 8 et 20 participants.

Durée de l’animation :
30 minutes pour un groupe de 10 personnes.

Matériel nécessaire :
Petites bandelettes de papier comportant chacune une instruction pour les salutations (voir en annexe)

Objectif :
Écouter l’autre et essayer de comprendre (vivre de l’intérieur) ce qui peut nous choquer dans les comportements liés à des codes culturels différents. Le but n’est pas de proposer une étude ethnographique des manières de saluer, mais d’expérimenter la rencontre avec des personnes qui ont des cadres de référence différents.

Déroulement :
Les participants doivent pouvoir se déplacer dans le local. Il s’agit «d’expérimenter» en toute sécurité un petit choc culturel. Il s’agit également d’amener les participants à explorer la façon dont les gens négocient les différences culturelles et de voir comment ils se sentent quand on leur demande de changer leurs habitudes comportementales. L’animateur distribue au hasard, à chacun des participants, une bandelette de salutation (elle reste confidentielle ; si le groupe est important, plusieurs personnes peuvent recevoir les mêmes consignes). Tous les participants se rencontrent et se saluent comme indiqué sur leur fiche, sans donner d’explication. L’activité prend fin lorsque tout le monde a eu l’occasion de saluer chacun. On reforme le groupe et on ouvre la discussion à partir de quelques questions telles que : Qu’est-ce que cela vous fait d’utiliser une gestuelle peu habituelle ? Comment vous êtes-vous senti lorsque quelqu’un a utilisé envers vous une gestuelle peu familière ? Quels sont les obstacles rencontrés ? Donner des exemples d’autres normes sociales qui demandent un temps d’adaptation.

Durée :
20 à 30 minutes

Remarques, variantes, adaptations et prolongements :
Cet exercice permet d’expérimenter l’écoute, la compréhension et l’interprétation des paroles et des gestes de l’autre, venant d’une autre culture. Avec des groupes pour lesquels on sait que cela risque de provoquer des difficultés, certains suggèrent de ne pas sélectionner de salutations trop extrêmes. D’autres pensent qu’il faut trouver des moyens de réguler les malaises éventuels, car retirer des salutations reviendrait à «aseptiser» l’exercice et à lui faire perdre tout son sens. Il est important de sélectionner ces salutations en fonction de la composition du groupe.
En plus, dans ce cas, il y a un cadre, celui de l’exercice. Il est important pour chaque thème abordé dans le groupe de proposer aux personnes de cultures différentes d’échanger sur les manières de faire. Cela est valorisant et permet d’éviter les chocs. On pourrait travailler tout ce qui touche aux usages et aux coutumes, par exemple, ce que l’on fait quand on est invité chez quelqu’un, comment on s’habille…

Références bibliographiques :
Antidefamation league, A classroom of difference, unité 1, pp 42

Annexe :

  • Inde : Le «namaste». Placez vos mains jointes en position de prière sur la poitrine et incli- nez-vous légèrement.
  • États-Unis : Agitez fermement votre poignée de main et regardez votre vis-à-vis droit dans les yeux ou faire un hug.
  • Moyen-Orient : Le «salaam». Faites un mouvement de balayage de votre main droite, en tou- chant d’abord votre cœur, ensuite votre front, et finalement en dirigeant la main vers le haut. Accompagnez cette gestuelle par la formule «salaam alaykum»,qui signifie «la paix soit avec vous».
  • Malaisie : Tendez vos mains et ramenez les bouts de vos doigts contre ceux de l’autre per- sonne. Ensuite ramenez vos mains vers votre cœur, ce qui signifie «je vous accueille du fond du cœur». Les hommes ne peuvent faire ce geste qu’envers d’autres hommes et les femmes envers d’autres femmes.
  • Les Maoris de Nouvelle Zélande : Contenez votre vis-à-vis en posant votre main soit sur sa tête soit sur ses épaules.
  • Polynésie : Embrassez et frottez le dos des personnes que vous voulez saluer. (C’est un geste réservé aux hommes).
  • Chez les Eskimos : Accueillez votre partenaire en frottant votre nez contre le sien.
  • Quelques communautés d’Afrique de l’Est : Crachez sur les pieds de la personne que vous saluez.
  • Tibet : Tirez la langue.
  • Japon : Inclinez-vous depuis la taille, dans un angle de 15%. Il s’agit d’un salut informel, qui convient à tous les rangs et en toute occasion.
  • Russie : Secouez les mains fortement. Continuez par une «étreinte d’ours» ainsi que par deux ou trois baisers en alternant les joues.
  • Amérique latine : Prenez la personne dans vos bras (ça s’appelle un «abrazo») et donnez-lui quelques tapes chaleureuses dans le dos.
  • Kenya : Claquez-vous respectivement les paumes des mains et agrippez les doigts (fermés en poing) de l’autre personne.
  • Thaïlande : Le «Wai». Comme le «namaste» indien, placez vos mains jointes en position de prière sur votre poitrine et inclinez-vous légèrement. Plus vos mains sont placées haut sur votre poitrine, plus vous montrez de respect à l’autre, mais ne placez pas vos mains au-dessus de votre tête car ce serait interprété comme une insulte.
  • Europe du Sud : Secouez les mains chaleureusement et attardez-vous plus longtemps que dans la poignée de main du Nord. Poursuivez en touchant l’avant-bras, le coude ou le revers d’habit de la personne.
  • Turquie : Dans la poignée de mains, serrez les deux mains ou prenez la personne dans vos bras pendant que vous lui embrassez les deux joues. (Cette gestuelle a généralement cours entre vieux amis, mais dans le cadre de cette activité, faites-le avec chacun).
  • Israël : En disant «shalom», secouez les mains ou embrassez la personne, selon que vous la connaissez bien ou non.
  • Belgique : Trois baisers, en passant d’une joue à l’autre.
  • Afrique Centrale : On se dit bonjour tête contre tête en se touchant la tempe de droite à gauche.
  • Côte d’Ivoire : on se serre la main en finissant par un claquement de doigts
  • Et le langage non verbal ? Savez-vous comment on se salue dans la langue des signes ?

Pour finir cette animation vous pouvez lire ce texte qui donne à réfléchir :

Écouter est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu’un…
C’est lui dire, non pas avec des mots, mais avec ses yeux, son visage, son sourire et tout son corps : tu es important pour moi, tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là…

Écouter, c’est commencer par se taire…
Écouter, c’est accueillir l’autre avec reconnaissance tel qu’il se définit lui-même, sans se substituer à lui pour dire ce qu’il doit être. C’est être ouvert à toutes les idées, à tous les sujets, à toutes les expériences, à toutes les solutions, sans interpréter, sans juger, laissant à l’autre le temps et l’espace de trouver la voie qui est la sienne.

Écouter, c’est vraiment laisser tomber tout ce qui nous occupe pour donner tout son temps à l’autre. C’est comme une promenade avec un ami: marcher à son pas, proche mais sans gêner, se laisser conduire par lui, s’arrêter avec lui, repartir avec lui, pour rien, pour lui.

Écouter, ce n’est pas vouloir que quelqu’un soit comme ceci ou comme cela, c’est apprendre à découvrir ses qualités qui sont en lui spécifiques. Être attentif à quelqu’un qui souffre, ce n’est pas de donner une solution ou une explication à sa souffrance, c’est lui permettre de la dire et de trouver lui-même son propre chemin pour s’en libérer.

Écouter, c’est donner à l’autre ce que l’on ne nous a peut-être jamais donné : de l’attention, du temps, une présence affectueuse.

André Gromolard

Version téléchargeable :

 

« Écouter – Animation » : le document complet en pdf

 

 




Écouter : Réflexion

Écouter

Méditer

« L’Éternel apparut en rêve à Salomon pendant la nuit et lui dit : « Demande-moi ce que tu veux que je te donne. » …. « Accorde donc à ton serviteur un cœur apte à écouter pour juger ton peuple, pour distinguer le bien du mal ! En effet, qui serait capable de juger ton peuple, ce peuple si important ? »
1 Rois 3, 5 ;9

Prenez un temps personnel pour méditer sur cette photo et ce verset.

Puis, en quelques mots, exprimez ce que vous inspire cette photo en lien avec le verbe écouter.

Quelle résonance ce verset trouve-t-il en vous ?

Et pour vous, que signifie écouter ?

Voici quelques exemples de verbes qui résonnent avec le verbe écouter, dans le même sens ou à l’opposé. En voyez-vous d’autres ? Que vous inspirent ces exemples ?

Et dans la Bible ?

De l’Ancien au Nouveau Testament, les cinq sens sont très sollicités pour la réception et la mise en pratique de la Parole de Dieu. Mais souvent, l’accent est mis sur la vue et l’ouïe, pour déplorer que les humains ne sachent pas les utiliser à bon escient : « ils ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas ». Cette difficulté est mystérieuse, car elle ne résulte pas toujours d’une mauvaise volonté mais d’une sorte de faiblesse propre à l’humain. D’où cette insistance de Dieu sur l’écoute : « Écoute Israël … » est un texte central dans la prière juive. Et Jésus ne cesse d’appeler à l’écoute ; il guérit même un sourd-muet. Mais le grand secret de l’écoute, c’est que l’exemple nous vient de Dieu lui-même, et de Jésus.

Sans que le verbe soit même mentionné, découvrons dans l’histoire suivante comment circule l’écoute et à quoi elle aboutit.

Jésus a été appelé d’urgence par un chef de synagogue car sa petite fille est mourante et il va croiser le chemin d’une femme souffrante.

« Jésus partit avec lui. Une grande foule l’accompagnait et le pressait de tous côtés. Il y avait là une femme qui avait des pertes de sang depuis douze ans. Elle avait été chez de nombreux médecins, dont le traitement l’avait fait beaucoup souffrir. Elle y avait dépensé tout son argent, mais cela n’avait servi à rien ; au contraire, elle allait plus mal. Elle avait entendu parler de Jésus. Elle vint alors dans la foule, derrière lui, et toucha son vêtement. Car elle se disait : « Si je touche au moins ses vêtements, je serai guérie. » Sa perte de sang s’arrêta aussitôt et elle se sentit guérie de son mal. Au même moment, Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna au milieu de la foule et demanda : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois que la foule te presse de tous côtés, et tu demandes encore : “Qui m’a touché ?” » Mais Jésus regardait autour de lui pour voir qui avait fait cela. La femme tremblait de peur parce qu’elle savait ce qui lui était arrivé ; elle vint alors se jeter à ses pieds et lui avoua toute la vérité. Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t’a guérie. Va en paix, délivrée de ton mal. » Marc 5, 24-34

Questions

Pouvez-vous retracer le parcours d’écoute de cette femme ?
Vis-à-vis de son propre corps, de son propre sort ? Vis-à-vis du voisinage ? Vis-à-vis de Jésus ?

Et le parcours d’écoute de Jésus ?
Vis-à-vis de son propre corps ? Vis-à-vis de ses disciples ? Vis-à-vis de cette femme ?

Pouvons-nous actualiser ces parcours et cette relation entre les deux ? Nous les approprier ? Quand nous sommes dans une relation entre personnes de cultures différentes, sur quels points communs pouvons-nous fonder notre écoute mutuelle ?

Pouvons-nous partager avec le groupe une expérience d’écoute où nous avons été l’écoutant (e), puis l’écouté (e) ? Et une expérience où nous n’avons pas été écoutés ?

Quelqu’un a dit : « : Écouter, c’est commencer par se taire… Écouter, c’est accueillir l’autre avec reconnaissance tel qu’il se définit lui-même, sans se substituer à lui pour dire ce qu’il doit être. C’est être ouvert à toutes les idées, à tous les sujets, à toutes les expériences, à toutes les solutions, sans interpréter, sans juger, laissant à l’autre le temps et l’espace de trouver la voie qui est la sienne.»

 

Version téléchargeable :

 

« Écouter – Réflexion » : le texte complet en pdf

 

 




Enseigner : Animation

Enseigner

Cette activité concerne en priorité les jeunes, mais elle peut être vécue dans le cadre d’une catéchèse intergénérationnelle.

Objectifs :

  • Prendre conscience de la richesse et la complexité de la signification du verbe enseigner.
  • Découvrir à travers différentes animations (lecture d’image, jeu, réflexion biblique, animation) les applications de ce verbe, ainsi que les « mises en route » qu’enseigner opère en chacun de nous : les joies et les difficultés, et même parfois l’impossibilité, les interactions entre celui qui enseigne et celui est enseigné.

Que représente cette image ? Comment la comprendre, quel est son message ?

 

Questions

Qu’évoque en vous cette image en lien avec le verbe enseigner ?
Qui enseigne qui ?
Quelle différence entre enseigner hier et enseigner aujourd’hui ?

 

Exercice pour expérimenter l’apprentissage

Diviser le groupe en sous-groupes de 5 personnes. Penser à varier les âges.

Présenter une phrase particulièrement longue écrite sur un papier aux groupes. Chaque groupe a 5 minutes pour apprendre la phrase par cœur et la réciter ensuite. Le groupe qui réussit le mieux l’exercice a gagné. L’exercice peut être répété plusieurs fois.

Exemple de phrase longue :

«Une grande foule, ayant afflué de chaque ville, s’était rassemblée autour de lui. Alors Jésus leur raconta cette parabole : Un semeur sortit pour faire ses semailles. Pendant qu’il répandait sa semence, des grains tombèrent au bord du chemin, furent piétinés par les passants, et les oiseaux du ciel les mangèrent. D’autres tombèrent sur de la pierre. A peine eurent-ils germé que les petits plants séchèrent parce que le sol n’était pas assez humide. D’autres grains tombèrent au milieu des ronces ; celles-ci poussèrent en même temps que les bons plants et les étouffèrent. Mais d’autres tombèrent dans la bonne terre ; ils germèrent et donnèrent du fruit : chaque grain en produisit cent autres. Et Jésus ajouta : Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende !»

 

Enseigner : une mise en pratique par Jésus

Jésus a raconté beaucoup de paraboles pour enseigner les personnes qui venaient le rencontrer et se rassemblaient autour de lui pour l’écouter.

« Une parabole est une comparaison qui veut montrer quelque chose d’invisible que l’homme ne peut pas dire directement, mais qu’il peut faire comprendre en racontant une histoire », nous dit Mary Balmary, psychanalyste.

Voici une des paraboles de Jésus, l’histoire du semeur :

«Une grande foule, ayant afflué de chaque ville, s’était rassemblée autour de lui. Alors Jésus leur raconta cette parabole : Un semeur sortit pour faire ses semailles. Pendant qu’il répandait sa semence, des grains tombèrent au bord du chemin, furent piétinés par les passants, et les oiseaux du ciel les mangèrent. D’autres tombèrent sur de la pierre. A peine eurent-ils germé que les petits plants séchèrent parce que le sol n’était pas assez humide. D’autres grains tombèrent au milieu des ronces ; celles-ci poussèrent en même temps que les bons plants et les étouffèrent. Mais d’autres tombèrent dans la bonne terre ; ils germèrent et donnèrent du fruit : chaque grain en produisit cent autres. Et Jésus ajouta : Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende !
Les disciples lui demandèrent ce que signifiait cette parabole.
Il leur dit : Vous avez reçu le privilège de connaître les secrets du royaume de Dieu, mais pour les autres, ces choses sont dites en paraboles. Ainsi, bien qu’ils regardent, ils ne voient pas ; bien qu’ils entendent, ils ne comprennent pas.
Voici donc le sens de cette parabole : La semence, c’est la Parole de Dieu. « Au bord du chemin » : ce sont les personnes qui écoutent la Parole, mais le diable vient l’arracher de leur cœur pour les empêcher de croire et d’être sauvées.
« Sur de la pierre » : ce sont ceux qui entendent la Parole et l’acceptent avec joie ; mais, comme ils ne la laissent pas prendre racine en eux, leur foi est passagère. Lorsque survient l’épreuve, ils abandonnent tout.
« La semence tombée au milieu des ronces » représente ceux qui ont écouté la Parole, mais en qui elle est étouffée par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, de sorte qu’elle ne donne pas de fruit.
Enfin, « la semence tombée dans la bonne terre », ce sont ceux qui, ayant écouté la Parole, la retiennent dans un cœur honnête et bien disposé. Ils persévèrent et ainsi portent du fruit.»
Luc 8 : 4-21

 

Questions

Que comprenez-vous de cette parabole ?
Pourquoi la parabole est-elle si efficace comme outil d’enseignement ? Pourquoi cette parabole est-elle toujours aussi actuelle ?
Que dit-elle de nous ?
Imaginez une manière de transmettre ce message, de l’enseigner, avec une image actuelle de votre quotidien. Exemple : l’envoi d’un mail. Il peut tomber dans les spams, arriver sur une mauvaise adresse, être partagé dans une chaîne que personne ne lit…

 

Ouvertures pour aujourd’hui

Est-ce que vous connaissez une parabole moderne ?
Est-ce que vous connaissez d’autres méthodes d’enseignement ? Quel type d’enseignant aimez-vous ?
Pensez-vous qu’il est plus facile d’enseigner ou d’être enseigné ?

Apprendre d’autres cultures

  • Animation :Dans certaines cultures, l’enseignement des plus jeunes se fait également par des proverbes qui sont des véritables mini-paraboles de la vie quotidienne. Voici un échantillon de proverbes issues de la sagesse populaire africaine et malgache.
  • Durée de l’animation : 30 minutes pour un groupe de 10 personnes.
  • Matériel nécessaire : des proverbes préalablement imprimés et disposés. Animation adaptable sur zoom
  • Objectif :
    • Faire prendre conscience que l’enseignement se fait par l’échange mutuel, en transmettant le fruit des expériences diverses de la vie ;
    • Découvrir que des enseignements venant de l’autre bout du monde peuvent nous enseigner également.
  • Déroulement : imprimer chaque proverbe sur une feuille et les disposer sur une table ou les afficher sur le mur. Les participants pourront ainsi les lire, puis chaque participant pourra en choisir un. Chaque participant pourra expliquer pourquoi il /elle a choisi ce proverbe, et ce qu’il signifie pour elle/lui.
  • Proverbes :
    • Pour qu’un enfant grandisse il faut tout un village.
    • L’homme jeune marche plus vite que l’ancien. Mais l’ancien connaît la route.
    • Quiconque taquine un nid de guêpes doit savoir courir.
    • Si tu parles à quelqu’un qui ne t’écoute pas, tais-toi.
    • Traverse la rivière avant d’insulter le crocodile.
    • Le grain de maïs a toujours tort devant la poule.
    • Si tu lances la flèche de la vérité, trempe la pointe dans du miel.
    • Ce n’est pas avec ma bouche que tu vas manger ton piment.
    • Quand on n’a qu’une lance, on ne doit pas s’en servir contre un léopard.
    • Un morceau de bois a beau séjourner dans l’eau, il ne deviendra jamais un caïman.
    • Même s’il n’y a pas de coq pour chanter à l’aube, le jour se lèvera.
    • Le pied gauche marche toujours à gauche.
    • Le passé appartient aux ancêtres, l’avenir appartient à Dieu, seul le présent t’appartient !
    • Mieux vaut perdre un peu d’argent que l’amitié.
    • Ça touche au porte-monnaie et non à la santé.
    • C’est comme l’huile sur l’eau
  • Questions : Quels proverbes français connaissez-vous ? Qu’enseignent-ils selon vous ?

Version téléchargeable :

 

« Enseigner – Animation » : le document complet en pdf

 

 




Enseigner : Réflexion

Enseigner

Méditer

« Allez chez tous les peuples pour que les gens deviennent mes disciples. Baptisez-les au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint. Enseignez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » Matthieu 28, 19-20

Prenez un temps personnel pour méditer sur cette photo et ce verset.

Puis, en quelques mots, exprimez ce que vous inspire cette photo en lien avec le verbe enseigner.

Quelle résonance ce verset trouve-t-il en vous ?

Sous toutes les latitudes et à toutes les époques, les générations aînées enseignent à celles qui les suivent…

Entendre les langues de la Terre

En hébreu lelamed ( דֵמַלְל ) signifie enseigner, et le limoud est l’étude, qui est centrale dans la vie juive.

En grec διδάσκo (didasko) veut dire enseigner, tenir un discours. Ce mot a donné en français « didactique », mais aussi didascalie, qui correspond aux indications scéniques que l’on trouve dans les pièces de théâtre.

En latin doceo a donné docteur.

En espagnol enseñar veut également dire montrer, ce qui donne un accent très concret à l’enseignement.

Et dans d’autres langues ?

Il s’agit de langues maternelles ou usuelles de membres de l’équipe et de personnes en relation avec le Défap. Vous pouvez vous adresser à la bibliothèque pour plus d’information : bibliotheque@defap.fr.

Et pour vous, que signifie enseigner ?

Voici quelques exemples de verbes qui résonnent avec le verbe enseigner, dans le même sens ou à l’opposé. En voyez-vous d’autres ? Que vous inspirent ces exemples ?

Et dans la Bible ?

À l’opposé d’une idole, qui exige adoration aveugle et soumission, le Dieu biblique désire que ses enfants soient clairvoyants. Il guide son peuple, lui montre le chemin, lui donne un enseignement, répète, lui communique ses commandements, l’éduque au choix et à la responsabilité, l’admoneste, le menace quand c’est nécessaire, lui donne quand même un espoir, et se réjouit de l’intelligence du simple qui a compris le sens profond de son projet divin.

Toutes les Écritures témoignent de cette pédagogie de Dieu, qu’il s’agisse des récits, des prophéties, des paroles de sagesse… Et Jésus, dans les Évangiles, accomplit cette même mission d’enseignement, par la parole et par les actes, en racontant des histoires et en guérissant les malades. Envoyés par Jésus, ses disciples reçoivent mission d’enseignement. Cela n’est-il pas, encore et toujours, la vocation première de tout chrétien, de toute Église ?

Nous lisons le début du Ps 78 :

« Mon peuple, écoute mon enseignement, tends l’oreille à mes paroles !
Je vais utiliser des comparaisons et tirer du passé un enseignement caché.
Nous avons entendu parler des événements d’autrefois, nous les connaissons.
Nos parents nous les ont racontés : nous ne les cacherons pas à nos enfants.
Nous raconterons aux générations qui viennent les actions glorieuses du SEIGNEUR,
Sa puissance et les choses magnifiques qu’il a faites.
Il a donné des commandements au peuple de Jacob, il a établi une loi en Israël.
Il a ordonné à nos ancêtres de faire connaître ces choses à leurs enfants.
Ainsi les générations qui viennent, les enfants qui vont naître, connaîtront cette histoire et ils
la raconteront à leurs enfants.
Et les enfants de leurs enfants pourront mettre leur confiance en Dieu. » 

Questions

En écho à ce psaume, vous souvenez-vous de ce que vous avez reçu de vos aînés et comment ?

Parents ou grands-parents, professeurs, pasteurs, catéchètes… ?

Faites-vous la même chose vis-à-vis des enfants d’aujourd’hui ? Ou pensez-vous que les choses ont changé ? Si c’est le cas, pouvez-vous dire en quoi et pourquoi ?

Pour transmettre, la répétition vous semble-t-elle nécessaire ? Contreproductive ? Et l’innovation ?

Quelles méthodes aimez-vous utiliser ? Raconter des histoires, dessiner, organiser des saynètes ? Autres ?

Quel lien voyez-vous entre un enseignement religieux et/ou spirituel, et un enseignement profane ?

Quelqu’un a dit : « Je me souviens de mon institutrice de CM2 ; c’était une merveilleuse pédagogue ; elle m’a donné le goût d’apprendre et la curiosité pour des matières très différentes. Et surtout elle m’a assuré et prouvé que j’étais capable, que je devais prendre confiance en moi. Elle aimait ses élèves. Sans elle je ne serai pas ce que je suis aujourd’hui. Mais il m’a fallu beaucoup de temps pour réaliser vraiment ce que je lui devais. Merci à elle !»

 

Version téléchargeable :

 

« Enseigner – Réflexion » : le texte complet en pdf

 

 




Traduire : Témoignage

Traduire

Quels témoignages et pourquoi ?

Durant toute cette année de Cinquantenaire, nous vous partagerons des témoignages divers et variés. Pour «Dis-moi la mission» nous avons choisi de plonger avec vous dans nos archives. Ces écrits d’acteurs de la mission, d’hier à aujourd’hui, contribueront, nous l’espérons, à nourrir et éclairer votre réflexion autour de chacun des «verbes de la mission».

La mission a évolué, elle n’est plus unilatérale heureusement ! Pourtant, la plupart des témoignages que vous découvrirez ici seront ceux d’envoyés partis de France pour l’étranger : ceux-ci écrivaient, plus ou moins régulièrement, des lettres de nouvelles, dont beaucoup ont été conservées.

Nous aurions aimé vous proposer des écrits de «partout vers partout» à l’image des échanges vécus avec le Défap. Mais les témoignages des stagiaires, étudiants, professeurs, pasteurs, hommes et femmes accueillis en France, envoyés eux-aussi dans le cadre de leur Église, ou encore de paroisses ou groupes de jeunes ayant vécu des échanges sont nettement plus rares.

Durant dix mois, vous pourrez découvrir la diversité de ces expériences et des réflexions qu’elles ont suscitées.

Restez connectés sur notre site internet et nos réseaux sociaux pour découvrir d’autres formes de témoignages !

Témoignage d’il y a environ 50 ans :

Témoignage d’Étienne, issu du journal des missions évangéliques de 1977 (n°7-8-9, p. 126-131)

Étienne était pasteur en Zambie depuis 1934. Sur un appel de l’Église Unie de Zambie, il accepta de prolonger au-delà de l’âge de sa retraite sa présence en Zambie pour animer et coordonner des équipes chargées de traduire la Bible dans un travail collectif.


Témoignage d’Anne, issu du journal des missions évangéliques de 1987 (n°2)

Anne était interprète-traductrice à la Conférence des Églises du Pacifique, Suva, Fidji pendant deux ans.

Témoignage d’aujourd’hui :

Témoignage d’Alexandra et Gérard, issu du journal des envoyés de 2018

Alexandra est administratrice d’école et Gérard est coordinateur de l’enseignement ainsi que superviseur des œuvres sociales de l’EADS au Sénégal..

Version téléchargeable :

 

« Traduire – Témoignage » : le texte complet en pdf

 

 




Traduire : Animation

Traduire

Cette activité concerne en priorité les jeunes, mais elle peut être vécue dans le cadre d’une catéchèse intergénérationnelle.

Objectifs :

  • Prendre conscience de la multiplicité des langues qui se parlent parmi nous et autour de nous, mais aussi des malentendus possibles quand on parle la même langue.
  • Appréhender à travers différentes animations (lecture d‘image, jeu, réflexion biblique) le rôle de l’interprétation : les joies et les difficultés, et même parfois l’impossibilité, de se comprendre entre nous.

Que représente cette image ? Comment la comprendre, quel est pour vous son message ?

 

Questions

Combien y a-t-il de chrétiens dans le monde ?
Dans quels pays sont-ils les plus nombreux ?
Dans quels pays sont-ils persécutés pour leur foi ?
En combien de langues la Bible est-elle traduite ?
Et dans ma famille ou ma paroisse, parle-t-on d’autres langues que le français ?

 

Au commencement était la traduction

Le récit de Pentecôte nous décrit l’événement merveilleux et unique de la traduction simultanée du témoignage de Pierre en plusieurs langues. Tous ceux qui étaient rassemblés ce jour-là à Jérusalem ont pu entendre et comprendre son message dans leur propre langue.

« Quand le jour de la Pentecôte arriva, ils étaient tous ensemble au même endroit.

Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent violent, qui remplit toute la maison où ils étaient assis.

Des langues qui semblaient de feu leur apparurent, séparées les unes des autres, et elles se posèrent sur chacun d’eux.

Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d’autres langues, comme l’Esprit leur donnait de s’exprimer. Or il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux venus de toutes les nations qui sont sous le ciel.

À ce bruit, ils accoururent en foule, et ils furent stupéfaits parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. Ils étaient tous remplis d’étonnement et d’admiration et ils se disaient les uns aux autres : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous galiléens ? Comment se fait-il donc que nous les entendions chacun dans notre propre langue, notre langue maternelle ?

Parthes, Mèdes, Elamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée, de la Cappadoce, du Pont, de l’Asie, de la Phrygie, de la Pamphylie, de l’Egypte, du territoire de la Libye voisine de Cyrène et résidents venus de Rome, Juifs de naissance ou par conversion, Crétois et Arabes, nous les entendons parler dans notre langue des merveilles de Dieu!» Tous remplis d’étonnement et ne sachant que penser, ils se disaient les uns aux autres : « Qu’est-ce que cela veut dire ?» Actes 2,1-11

 

Questions 

Que pouvons-nous dire sur les disciples présents ce jour-là à Jérusalem ? Pourquoi sont-ils là ? Et pourquoi y a-t-il tant de monde ? Imaginez l’ambiance…

En quelle langue Pierre s’adresse-t-il aux gens rassemblés ?

Comment pouvons-nous interpréter que les gens qui écoutent les apôtres les comprennent dans leur langue maternelle ?

 

Et si on jouait !

  • Animation : Jeu du « Passe-Parole » avec mime et parole.
  • Durée de l’animation : 30 minutes pour un groupe de 10 personnes. Cette animation peut être répétée plusieurs fois. Il est important de réfléchir au préalable et préparer une liste de mots, qui peuvent être prises dans la vie quotidienne (mimer des animaux, des métiers, des situations simples) ou tirés de l’univers biblique (des personnages connus, des objets, en prenant en compte les connaissances bibliques du groupe).
  • Matériel nécessaire : espace de jeu (dehors ou dedans), liste de mots préalablement notés.
    Il est possible d’adapter ce jeu pour pouvoir le jouer avec un groupe par Visio conférence (zoom), en demandant de dessiner le mot entendu au lieu de le mimer. Le dessin pourrait alors être montré à l’écran à la personne suivante qui devrait trouver le mot. Dans ce cas, prévoir des feuilles et des crayons par chaque participant. Inviter les participants pour qui ce n’est pas encore le tour à fermer les yeux. Vous pouvez aussi simplement jouer à ce jeu en ligne à l’adresse suivante : https://garticphone.com/fr
  • Objectif : faire prendre conscience :
    • Qu’on peut communiquer non seulement par la parole mais aussi par le corps, le visage, les signes.
    • Que la communication n’est pas une mécanique parfaite. On interprète toujours ce qu’on entend et ce qu’on voit. L’erreur, le malentendu, peuvent faire rire, mais parfois provoquer souffrance et colère.
  • Déroulement : les participants doivent former une ligne droite en se plaçant les uns derrière les autres. Le dernier reçoit un mot qu’il doit mimer à celui qui est en face de lui. Pour cela cette personne doit se retourner. Après avoir regardé le mime (plusieurs fois si nécessaire) cette personne doit trouver le mot mimé et à son tour transmettre à la personne qui se trouve devant lui en le lui chuchotant dans l’oreille ; Celui qui a écouté le mot trouvé, invite par une tape sur l’épaule la personne qui se trouve devant lui à se retourner, et à son tour, il mime ce qu’il a entendu, et ainsi de suite jusqu’à la dernière personne. La dernière personne de la ligne pourra révéler le mot qu’il a reçu ou qu’elle a compris à travers le mime de son voisin. Le mot initial pourrait être comparé au dernier mot entendu ou compris.

 

Ouverture pour aujourd’hui

Quel est le message du récit de Pentecôte pour nous aujourd’hui ?

Comment le message de l’Évangile résonne dans notre cœur ? Et dans nos relations avec les autres ? Parlons-nous de notre foi avec nos ami (e)s ?

Comment traduire ce que nous vivons intérieurement : notre relation à Dieu, nos convictions, notre cheminement d’enfants de Dieu pour ceux et celles qui nous entourent ?

Connaissons-nous des chrétiens d’autres Églises, d’autres pays, d’autres langues ?

 

Sans se comprendre on peut se comprendre…

Nous vous proposons de partager ce chant en arabe par de jeunes chrétiens égyptiens :

Nous vous proposons de visionner ce reportage : « Au fournil de Fewen tout le monde apprend la langue des signes ».

Un texte à méditer et à prier…

J’ai dit à Dieu que sa Pentecôte ne valait pas grand-chose
Et que son Saint-Esprit n’était pas très efficace.
Avec toutes ces guerres, ces gens qui meurent de faim,
Avec toute cette drogue et ces assassinats.

Mais Dieu m’a répondu :
« C’est à toi que j’ai remis Mon Esprit.
Qu’en as-tu fait ?
Qui fera la justice si tu ne commences pas à être juste ?
Qui fera la vérité si tu n’es pas vrai toi-même ?
Qui fera la paix si tu n’es pas en paix avec toi-même et avec tes frères et sœurs ?
C’est toi que j’ai envoyé porter La Bonne Nouvelle ! « 

Jean Debruynne

Version téléchargeable :

 

« Traduire – Animation » : le document complet en pdf

 

 




Traduire : Célébration

Traduire

Célébration :

Nous vous proposons un culte avec une liturgie centrée sur le thème de la traduction et de la compréhension, et des pistes de prédication à partir de deux récits :

  • D’un langage unique à la multiplication de langues en Genèse 11,1-9
  • Comprendre dans sa langue maternelle : Actes 2,1-13

 

Accueil – Salutation

Frères et sœurs, un jour Dieu a parlé ; tous les jours Dieu parle !
Mais que dit-il ? Qui le comprend ?
Le langage de foi est un langage de vie, de bénédiction et d’amour !
Le Seigneur notre Dieu nous appelle au rassemblement :« Ma maison sera appelée maison de prière pour tous les peuples ! »
Venez tous pour l’écouter, l’entendre, le comprendre ! Il vous accorde sa grâce.

Cantique : Nous vous proposons d’écouter le psaume 8 en hébreu Adonaï Adoneinu ma adir shimcha

 

Invocation

Au jour de la Pentecôte, l’Esprit se saisit des disciples du Christ.
Dans leur diversité, ils se font entendre des uns et des autres.
Soyez les bienvenus en ce lieu où nous devenons Église.
Que l’Esprit se saisisse de chacun de nous et nous saurons être signes de la présence de Dieu dans le monde. Amen.

 

Prière de louange

Louons le Seigneur avec le Ps 19

Le ciel raconte la gloire de Dieu, toutes les étoiles annoncent ce qu’il a fait.
Chaque jour raconte cela au jour suivant, chaque nuit le fait connaître à la nuit qui la suit.
Ce n’est pas un discours, il n’y a pas de paroles, aucun son ne se fait entendre.
Mais leur message parcourt toute la terre, et il se répand jusqu’au bout du monde.
Là-haut, Dieu a planté une tente pour le soleil.
Le matin, celui-ci est comme un jeune marié qui sort de sa maison. Il s’élance comme un champion heureux de courir sur la route.
Il se lève à un bout du ciel, il termine sa course à l’autre bout, et rien n’échappe à sa chaleur.

Ô Seigneur ce soleil brille pour tous, car tous sont tes enfants !
Ô Seigneur, en Jésus-Christ, tu as donné au monde ta lumière.
Dans toutes les langues ils te louent pour la vie que tu leur renouvelles chaque jour. Amen.

Cantique : Remplis d’amour et de reconnaissance 41-23 : 1,2,3,4

 

Prière de repentance

Seigneur, pourquoi sommes-nous venus au monde, si ce n’est pour te servir, chanter la splendeur de ta création, nous aimer les uns les autres ?
Tu nous as parlé depuis le commencement,
Tu nous as donné le langage,
La voix, les sons, les mots, les phrases.
Tu as fait de nous des êtres de paroles.
Et tu as envoyé sur terre le Christ, ta Parole, pour ouvrir à toute l’humanité le chemin de ta justice et de ta miséricorde.
Mais avons-nous fidèlement suivi ce chemin ?
Avons-nous utilisé notre bouche pour te chanter, pour te louer, pour témoigner de ton amour ?

Silence

En vérité nous avons trop souvent oublié que tu attendais de nous la bienveillance, et nous nous sommes adonnés à la médisance.
Nous avons jugé les autres, les avons condamnés, nous avons pratiqué le mensonge ou la demi-vérité, nous avons défiguré ta création.
Ô Notre Dieu, pardonne-nous d’avoir péché contre toi et contre notre prochain.
Donne-nous la conscience du mal que nous avons commis et le désir de réparer ce qui peut l’être.
Purifie nos cœurs et nos lèvres afin que nous retrouvions la joie de te chanter et de nous réconcilier les uns avec les autres.
En Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

Cantique : Souffle du Dieu Vivant 35-14 : 1

 

Annonce du pardon

Parole du Seigneur :
« Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’enlèverai votre cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon Esprit : alors vous suivrez mes préceptes, vous observerez mes commandements et vous y serez fidèles. »
Celui qui met sa confiance en Dieu et trouve sa joie en Jésus Christ est sauvé.

Cantique : 35-14 : 2

 

Invitation au chemin de Dieu

Pardonnés et libérés nous pouvons retrouver le chemin de vie sur lequel Dieu nous envoie :
Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, car l’amour vient de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et parvient à la connaissance de Dieu.
Qui n’aime pas n’a pas découvert Dieu puisque Dieu est amour.
Voici comment s’est manifesté l’amour de Dieu au milieu de nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui.
Voici ce qu’est l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils en victime d’expiation pour nos péchés.
Mes bien-aimés, si Dieu nous a aimés ainsi, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres.
Dieu, nul ne l’a jamais contemplé. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour, en nous, est accompli.
À ceci nous reconnaissons que nous demeurons en lui, et lui en nous : il nous a donné de son Esprit. 1 Jean 4,7-13

Cantique : 35-14,4

 

Prière d’illumination

Seigneur,
par le mystère de la Pentecôte,
tu répands l’Esprit saint sur l’immensité du monde.
Continue dans le cœur des croyants
l’œuvre d’amour que tu as commencée
à la naissance de l’Église.
Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,
qui vit et qui règne avec toi, Père, et le Saint-Esprit,
un seul Dieu pour les siècles des siècles. Amen.

 

Lectures bibliques

Genèse 11,1-9

À ce moment-là, tous les habitants de la terre parlent la même langue et ils utilisent les mêmes mots. Un jour, les gens vont vers l’est. Ils trouvent une plaine au sud de la Mésopotamie et ils s’installent là. Ils se disent entre eux : « Allons ! Faisons des briques et cuisons-les au feu. » Les briques leur servent de pierres, et le bitume leur sert de ciment. Puis ils disent : « Allons ! Construisons une ville et une grande tour aussi haute que le ciel. Ainsi, nous deviendrons célèbres et nous pourrons rester tous ensemble. » Alors le Seigneur descend du ciel pour voir la ville et la tour que les êtres humains sont en train de construire. Ensuite, il dit : « Ils forment tous un seul peuple et ils parlent la même langue. Cela commence bien ! Alors maintenant, jusqu’où vont-ils aller ? Rien ne pourra plus les arrêter. Ils vont faire tout ce qu’ils veulent. Ah non ! Je vais mélanger leur langage. Il faut les empêcher de se comprendre entre eux ! » Le Seigneur les chasse de leur ville et il les envoie un peu partout dans le monde. Ils arrêtent de construire la ville. C’est pourquoi on donne à cette ville le nom de Babel. En effet, c’est là que le Seigneur a mélangé le langage des habitants de la terre. Et c’est à partir de là qu’il les a envoyés un peu partout dans le monde entier.

Actes 2,1-8

Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme si un vent violent se mettait à souffler, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent alors apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et elles se posèrent une à une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer. A Jérusalem vivaient des Juifs pieux, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. Ils étaient remplis d’étonnement et d’admiration, et disaient : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? »

Cantique : Masithi, aussi connu sous le nom Amen siyakudumisa (Amen, nous louons ton nom), un cantique d’Afrique du Sud. La partition est disponible sur ce site ; voici une vidéo de ce chant :

 

Prédication

Pistes pour la prédication sur Genèse 11,1-9 et Actes 2,1-8 :

  • Introduction :
    C’est par la Parole que Dieu a créé le monde. C’est comme Verbe de Dieu que le Christ est annoncé dans l’Évangile de Jean. C’est la proclamation, l’enseignement, le partage de la Parole qui font vivre la foi de génération en génération. Cette parole a été confiée à l’humanité, en même temps qu’elle a bénéficié du don de parole. Aussi le langage, les langues, la traduction, l’interprétation, la compréhension sont des questions fondamentales. Les deux textes de Babel et de Pentecôte vont nous aider à poser ces questions.
  • Le beau rêve d’une langue unique :
    Un seul peuple, une même langue, un projet rassembleur ! Quel rêve ! Quelle tentation ! Les conflits entre les humains ne viennent-ils pas de ce qu’ils ne se comprennent pas, aussi bien sur le plan linguistique que culturel et tout ce qui en découle ? Dans les années 1880, un jeune médecin juif, Zamenhof, commença à construire son projet d’une langue unique et universelle, qui allait s’appeler l’esperanto. Cette idée lui était venue en constatant les démêlés et les conflits qui régnaient dans sa ville de Bialystock, alors situé dans l’empire des tsars, où se côtoyaient des polonais, des russes, des allemands et des juifs parlant yiddish. L’objectif de Zamenhof était la compréhension et la réconciliation par le partage d’une même langue. L’esperanto existe encore et est enseigné dans de nombreux pays, mais il ne concerne qu’une toute petite minorité de militants. Il n’a jamais eu le succès rêvé par son fondateur, ni d’impact sur les grands conflits mondiaux.
  • Langue d’espérance ou de puissance ?
    Évoquer l’esperanto et ses motivations permet, par contraste, de proposer une interprétation très différente de la langue de Babel. D’abord, contrairement à l’esperanto, celle-ci est très efficace puisque la tour projetée par les humains s’élève rapidement dans le ciel, au point d’effrayer Dieu. Pourquoi donc ? Où est le problème ? Dans un commentaire rabbinique on lit cette interprétation : « À Babel quand un ouvrier tombait d’un échafaudage on y prêtait à peine attention, mais on pleurait quand la moindre brique se cassait. » Si on suit ce commentaire, on découvre l’inhumanité du projet de Babel. Alors « cette même langue parlée par tous » peut être comprise comme la langue de la tyrannie technique ou politique. C’est la langue de la pure efficacité, qui méprise ou chosifie l’humain. On pense à la novlangue totalitaire du livre 1984, qui s’appauvrit en même temps qu’elle étend sa domination sur les esprits. Mais on peut également évoquer le langage de la communication informatique, quand voulant régner en maître, il tue la nuance, brouille la temporalité, ridiculise le style, l‘humour, la poésie, le temps gratuit.  Alors que Dieu soit remercié pour sa réaction devant Babel, quand, jetant la confusion dans le langage, il le réhumanise en multipliant les langues de l’humanité.
  • Les langues des uns et des autres :
    La nécessité de traduire est aussi ancienne que le langage. Pour se rencontrer, échanger, il faut se comprendre. Et cela concerne aussi bien les affaires profanes que les questions religieuses. Il faut s’entendre sur le sens des sons, des mots, des phrases. Dans une langue, à l’intérieur d’un groupe, mais aussi dans la langue des voisins ou des étrangers. Que le contexte soit de conquête, ou de rencontre pacifique, il faut disposer de personnes connaissant plusieurs langues, ou disposées à en apprendre de nouvelles. A ce sujet c’est intéressant de se pencher sur l’histoire missionnaire. Certains d’entre eux ont fait un travail remarquable sur les langues des pays où ils étaient envoyés : apprentissage, traduction, lexique, grammaire. Prenons l’exemple de Victor Ellenberger, puis de son fils Paul qui ont été des pasteurs missionnaires au Lesotho au tournant du XXème siècle. Comme ils étaient de la deuxième et troisième génération, la langue du pays était pleinement la leur. Et ils n’ont pas traduit la Bible en sotho, mais ont consacré leur énergie à traduire en français des auteurs sotho, écrivains méconnus dont certains seront finalement reconnus (au nombre desquels un certain Thomas Mofolo). D’un autre côté, dans l’histoire coloniale, les colonisateurs ont imposé leur langue. Et souvent, après la décolonisation, celle-ci est restée comme langue administrative, ou langue de communication et d’enseignement. Par exemple au Cameroun, où sont parlées plus de 200 langues, la pratique du français est essentielle, ou de l’anglais dans les deux régions anglophones. Tout ceci nous alerte sur l’importance de la langue dans les relations humaines, comme au niveau politique et géopolitique. La langue peut être un instrument de pouvoir, mais également un instrument de libération, quand on veut faire revivre une langue nationale ou régionale par exemple. Et la traduction peut être considéré comme la marque du respect et de la reconnaissance de toutes les langues, dans leur diversité et leurs singularités. Ainsi, selon l’Alliance biblique universelle, la Bible est aujourd’hui traduite en 704 langues parlées au total par 5,7 milliards de personnes.
  • Si Dieu est universel, il doit pouvoir toucher le cœur de tous !
    On ne sait pas vraiment ce qui s’est concrètement passé à Jérusalem le jour de la Pentecôte. Comme tous les juifs de la diaspora, les apôtres étaient présents pour la fête de Shavvouot, qui célèbre le don de la Torah sur le Mont Sinaï. Et le souffle de Dieu, descendu sur les Douze, leur a donné le charisme d’un enseignement universel. En quelle langue ? Et quelles langues parlaient leurs auditeurs ? Eux devaient utiliser l’araméen, leurs coreligionnaires de la diaspora sans doute le grec, peut-être quelques formes dialectales, tous connaissaient l’hébreu de la synagogue. Il y avait donc, de toute façon, un terrain de compréhension possible. La question n’est pas purement de nature linguistique. Mais ce qui frappe, c’est cette impression des uns et des autres : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? » Comment interpréter ces paroles, et cette mention de la langue maternelle ? La langue maternelle, c’est la langue de l’éveil à la vie, la langue dont on saisit les nuances, les sonorités, les odeurs, langue charnelle, langue du corps, langue du cœur. La langue que l’on comprend sans avoir conscience qu’on la comprend. Alors le miracle de Pentecôte, loin de correspondre à une prouesse de polyglottisme, c’est peut-être le miracle d’un Dieu qui s’est approché de chacun pour lui parler intimement, comme une mère. L’universalité dont il est question, c’est celle qui concerne toute l’humanité, non comme totalité anonyme, mais parce qu’elle concerne tout un chacun dans son humanité profonde.

En écho à notre méditation je vous invite à partager l’annonce du Christ ressuscité en plusieurs langues.

Confession de foi

Avec l’Église universelle nous confessons la foi chrétienne :

Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant, créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible, Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu
Engendré non pas créé, de même nature que le Père ; et par lui tout a été fait. Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin. Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes.
Je crois en l’Église, une, sainte, universelle et apostolique. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir. Amen

Cantique : Tous unis dans l’Esprit tous unis en Jésus 36-24

 

Offrande

Seigneur nous t’ouvrons notre cœur, nous mettons à ta disposition notre vie, nous te présentons nos offrandes d’argent, afin de mettre tout cela au service de ta mission dans le monde. Amen.

Prière d’intercession

Sur les Églises répandues dans tout l’univers,
sur les communautés aux mille visages et aux mille langues,
sur les croyants isolés dans le vaste monde,

Seigneur, envoie ton Esprit.

Sur les responsables des Églises,
sur les pasteurs, les diacres, les missionnaires,
comme sur tous ceux qui exercent un ministère ou un service,

Seigneur, envoie ton Esprit.

Sur ceux qui annoncent l’Évangile,
Sur ceux qui les écoutent, sur ceux qui sont libérés par le pardon,
Comme sur ceux que leurs fautes retiennent liés,

Seigneur, envoie ton Esprit.

Sur ceux qui doutent ou qui hésitent,
Sur ceux qui te reconnaissent comme leur Seigneur,
Sur ceux qui témoignent de leur foi, même au prix de persécutions,

Seigneur, envoie ton Esprit.

Sur ceux qui ont déserté les assemblées chrétiennes,
Sur les nouveaux baptisés et les nouveaux confirmés,
Sur nous qui sommes rassemblés en ton nom, comme sur les absents,

Seigneur, envoie ton Esprit.

Dans le silence, confions à Dieu ce qui nous tient particulièrement à cœur.
Silence
Seigneur, ton Esprit souffle sur le monde.
Tu es béni pour les siècles des siècles. Amen.

Notre Père

 

Exhortation

Nelson Mandela, qui après 27 ans d’emprisonnement devint le premier président noir d’Afrique du Sud, écrivit son autobiographie. Quand celle-ci fut traduite en Afrikaans, la langue de ses anciens oppresseurs, il dit ceci : « Je veux faire partie de toutes les langues de mon pays ».
En ce jour de Pentecôte, frères et sœurs, que cette parole nous inspire à l’échelle de notre pays, de l’Europe, et du monde.
Nous ne parlerons jamais toutes les langues de la terre, mais nous pouvons en connaître quelques-unes, et les considérer toutes !
Car toutes contiennent, protègent, voilent et dévoilent, le langage du cœur et de l’amour, celui qui fait vivre tout être humain, quel qu’il soit, dès qu’il vient au monde.

 

Bénédiction

Le Seigneur vous bénit et vous garde, il tourne vers vous son visage et vous donne sa paix. Allez dans la joie et la reconnaissance, avec énergie, avec confiance ! Amen !

Nous vous proposons de partager ce chant en arabe avec de jeunes chrétiens égyptiens, depuis l’Église Mina du Caire, qui a subi un attentat en 2017 :

 

Version téléchargeable :

 

« Traduire – Célébration » : le texte complet en pdf

 

 




Traduire : Réflexion

Traduire

Méditer

« Ils étaient tous dans l’étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres : Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle ? » Actes 2,7-8

Prenez un temps personnel pour méditer sur cette photo et ce verset.

Puis, en deux mots, exprimez ce que vous inspire cette photo en lien avec le verbe traduire.

Quelle résonance ce verset trouve-t-il en vous ?

Sommes-nous conscients des langues qui se parlent parmi nous et autour de nous ?

Partageons cette annonce du Christ ressuscité en plusieurs langues :

Parmi nous, autour de nous, dans nos familles, et chez nos ancêtres, quelles langues sont ou ont été parlées ?

Pouvez-vous ajouter d’autres traductions de « Christ est ressuscité » ?

Traduire, c’est plus que traduire…

Voici quelques exemples de verbes qui résonnent avec le verbe traduire, dans le même sens ou à l’opposé. En voyez-vous d’autres ? Que vous inspirent ces exemples ?

Et dans la Bible ?

L’exigence biblique fondamentale, de l’Ancien au Nouveau Testament, est l’écoute et la mise en pratique de la Parole de Dieu. L’échec se traduit souvent par cette expression : « ils ont des oreilles et ils n’entendent pas ». La traduction, comme mise à disposition du sens, est donc une nécessité, autant pour Dieu qui veut se faire comprendre que pour les humains qui désirent se comprendre entre eux. Dans le livre du prophète Esaïe au chapitre 56, on entend l’appel de Dieu au rassemblement de toute l’humanité dans sa maison appelée maison de prière pour tous les peuples. Et à partir de Pentecôte l’Évangile est annoncé sur toute la terre.

« Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme si un vent violent se mettait à souffler, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent alors apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et elles se posèrent une à une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer. A Jérusalem vivaient des Juifs pieux, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. Ils étaient remplis d’étonnement et d’admiration, et disaient :« Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas Galiléens ? Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? » Actes 2,1-8

Questionner

Que représente la langue maternelle pour chacun d’entre vous ? Connaissez-vous d’autres langues que votre langue maternelle ? Quel impact cela a-t-il sur votre manière de penser, de croire, de voir le monde ?

Même quand nous parlons la même langue, sommes-nous sûrs de nous comprendre ? N’avez-vous pas des exemples de malentendus, dans la famille, la communauté, au travail ?

Êtes-vous conscients qu’autour de vous, tous n’ont pas la même langue maternelle ? Êtes-vous curieux de la langue des autres et de leur culture ?

En France il y a beaucoup de personnes chrétiennes d’origine étrangère, et des Églises dites « issues de l’immigration ». En connaissez-vous ? Avez-vous des relations avec certaines d’entre elles ? Priez-vous ensemble ?

Et si nous partagions ce chant en arabe de jeunes chrétiens égyptiens :

Quelqu’un a dit : « Traduire fait appel à tous nos sens. Quand on entre dans la langue de quelqu’un d’autre, dans sa culture, cela ouvre tout un monde, comme si un monde nouveau s’offrait à nous. Au point que les écrivains bilingues n’écrivent pas la même chose selon la langue dans laquelle ils écrivent. »

 

Version téléchargeable :

 

« Traduire – Réflexion » : le texte complet en pdf