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Quels témoignages et pourquoi ?

Durant toute cette année de Cinquantenaire, nous vous partagerons des témoignages divers et variés. Pour «Dis-moi la mission» nous avons choisi de plonger avec vous dans nos archives. Ces écrits d’acteurs de la mission, d’hier à aujourd’hui, contribueront, nous l’espérons, à nourrir et éclairer votre réflexion autour de chacun des «verbes de la mission».

La mission a évolué, elle n’est plus unilatérale heureusement ! Pourtant, la plupart des témoignages que vous découvrirez ici seront ceux d’envoyés partis de France pour l’étranger : ceux-ci écrivaient, plus ou moins régulièrement, des lettres de nouvelles, dont beaucoup ont été conservées.

Nous aurions aimé vous proposer des écrits de «partout vers partout» à l’image des échanges vécus avec le Défap. Mais les témoignages des stagiaires, étudiants, professeurs, pasteurs, hommes et femmes accueillis en France, envoyés eux-aussi dans le cadre de leur Église, ou encore de paroisses ou groupes de jeunes ayant vécu des échanges sont nettement plus rares.

Durant dix mois, vous pourrez découvrir la diversité de ces expériences et des réflexions qu’elles ont suscitées.

Restez connectés sur notre site internet et nos réseaux sociaux pour découvrir d’autres formes de témoignages !

Témoignage d’il y a environ 50 ans :

Témoignage de Théo Mary, issu du journal des missions de 1977, n° 10-12, p. 157.

Théo Mary était responsable du centre protestant pour la jeunesse à Bangui, République centrafricaine.

Témoignages d’aujourd’hui :

Témoignage de Magali Jezequel, issu du journal des envoyés de 2019

Magali était enseignante de français à Dakar, Sénégal..

Témoignage de Salomé Fels, issu du journal des envoyés de Noël 2016

Salomé était ergothérapeute en service civique pour appuyer un programme de santé communautaire de l’EEC à Brazzaville, Congo..

Version téléchargeable :

 

« Partager – Témoignage » : le texte complet en pdf

 

 




Écouter : Célébration

Écouter

Célébration :

Nous vous proposons un culte avec une liturgie centrée sur le thème de l’écoute, et des pistes de prédication à partir de deux textes :

  • Exode 3,7-15 Dieu entend les cris de son peuple
  • Marc 7,31-37 Jésus guérit un homme sourd-muet

 

Accueil – Salutation

Au commencement de la prière se trouve le silence.
Si nous voulons prier, il nous faut d’abord apprendre à écouter car, dans le silence du cœur, Dieu parle. Et pour être en mesure de vivre ce silence et d’entendre Dieu, il nous faut un cœur limpide car il est seul capable de voir Dieu, d’entendre Dieu, d’écouter Dieu.
Alors seulement, de la plénitude de nos cœurs, nous pouvons parler à Dieu. Et Il écoute.
(Mère Térésa)

Frères et sœurs, faisons silence, accueillons ce silence que Dieu nous offre afin qu’y ruisselle sa
Parole d’amour et de grâce. Amen.

Cantique : 14-03 Magnifique est le Seigneur 1,4

 

Invocation

Seigneur tu t’es approché de nous. Tu nous as invités à t’écouter et à te parler. Nous te remercions pour ce temps que tu nous offres.
Rassemblés en Ton Nom, autour du Christ Jésus ton fils et notre frère,
Nous accueillons le souffle de ta présence afin d’apprendre, encore et encore, Qu’en Toi et avec Lui nous pouvons trouver communion les uns avec les autres Et redécouvrir le sens et l’orientation que tu veux donner à nos vies. Amen.

 

Prière de louange

Louons le seigneur avec les paroles du Psaume 138.

Seigneur, je te dis merci de tout mon cœur, je te chante devant les dieux.
Je me mets à genoux devant ton temple saint, je te dis merci pour ton amour et ta fidélité. Oui, tu as tenu tes promesses au-delà de ce que nous attendions de toi.
Quand je t’ai appelé, tu m’as répondu, tu m’as rempli de courage et de force.
Seigneur, tous les rois de la terre te diront merci, car ils entendront les paroles de ta bouche.
Ils chanteront tes actions en disant : « La gloire du SEIGNEUR est grande !
Le Seigneur est là-haut, mais il voit les gens simples, et les orgueilleux, il les reconnaît de loin. » Si je suis très malheureux, tu me rends la vie malgré mes ennemis en colère.
Tu étends ta main et tu me sauves par ta puissance.
Le Seigneur finira ce qu’il a commencé pour moi.
Seigneur, ton amour est pour toujours, n’abandonne pas ceux que tes mains ont formés !

Cantique : 12-07, 1,2,3 : Tournez les yeux vers le Seigneur

 

Prière de repentance

Tournons-nous vers le Seigneur :

Seigneur, tu t’es révélé à nous comme Dieu de Parole et d’écoute ; tu nous as enseigné un chemin de vie et tu as écouté nos chants, nos prières et nos plaintes. Tu nous as invités à pratiquer les uns vis-à-vis des autres l’amour qui rend heureux, et l’écoute fraternelle qui fait grandir la confiance. Mais Seigneur, nous avons beaucoup de mal à faire silence. Nous ne parvenons pas à consacrer l’attention nécessaire à l’écoute.

Vis-à-vis de toi sans cesse nous nous comportons comme si nous savions à l’avance ce que tu veux nous dire. Vis-à-vis du prochain sans cesse nous court-circuitons les paroles qui risquent de nous déranger ou de nous effrayer. Vis-à-vis du monde nous nous contentons de rumeurs qui ne nous atteignent que superficiellement.

Seigneur il n’y a pas d’amour sans écoute, pas d’intelligence sans attention et discernement. Comme au Roi Salomon donne-nous la sagesse et un cœur qui écoute ! Rends-nous attentifs et bienveillants vis-à-vis des autres. Aide-nous tous à nous encourager mutuellement, à partager nos récits, nos mémoires, nos témoignages de foi et parfois de doute.

Donne-nous l’inspiration et la bienveillance nécessaires pour nous comprendre et nous en- tendre les uns avec les autres, quelles que soient nos différences culturelles, sociales et poli- tiques. Car avec Jésus tu nous appelles à devenir ensemble artisans de paix. AMEN !

Cantique : 43-06 1 : Mon Dieu mon Père écoute-moi.

 

Annonce du pardon

Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’incline humblement, prie, et cherche ma face, s’il se détourne de ses mauvaises voies, -je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays.

Mes yeux seront ouverts désormais, et mes oreilles seront attentives à la prière faite en ce lieu. Maintenant, je choisis et je sanctifie cette maison pour que mon nom y réside à jamais, et j’aurai toujours là mes yeux et mon cœur. 2 Chroniques 7, 14-16

Cantique : 43-06, 2

 

Invitation au chemin de Dieu

Pardonnés et libérés nous pouvons recevoir cet appel de Dieu à l’écoute, qui est au cœur de la prière juive de chaque jour :
« Écoute, Israël, le SEIGNEUR notre Dieu est le seul SEIGNEUR.
Tu dois aimer le SEIGNEUR ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être et de toute ta force. Les commandements que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur. Tu les enseigneras à tes enfants. Tu en parleras quand tu seras assis chez toi, quand tu marcheras sur la route, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. Pour ne pas les oublier, tu les attacheras sur ton bras et sur ton front. Tu les écriras sur les montants de la porte de ta maison et sur les portes de tes villes. »

Cantique : 43-06, 3 et 4

 

Prière d’illumination

Seigneur, ouvre mon esprit à l’intelligence de ta Parole
Et que mon cœur demeure brûlant tandis que tu me parles. Comme la pluie féconde la terre et fait germer la semence, Que ta Parole, Seigneur, accomplisse, au cœur de ma vie, Sa mission : ta volonté.
Qu’elle féconde ma vie et lui permette de porter des fruits.
Oui que ta Parole soit la vérité de mon existence, la lampe de mes pas. Amen.

 

Lectures bibliques

Exode 3, 7-15

Et l’Éternel dit : «J’ai vu, j’ai vu l’affliction de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu les cris qu’il pousse devant ses oppresseurs, car je connais ses souffrances. Or je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et pour le faire monter de ce pays vers un pays bon et spacieux, vers un pays ruisselant de lait et de miel, vers le lieu où habitent les Cananéens, et les Héthiens, et les Amoréens, et les Phéréziens, et les Héviens, et les Jébusiens. Et maintenant, voici, les cris des fils d’Israël sont venus jusqu’à moi, et j’ai vu aussi l’oppression dont les Égyptiens les oppriment. Et maintenant, va, et je t’enverrai vers le Pharaon, et tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël.»
Alors Moïse dit à Dieu : «Qui suis-je, moi, pour que j’aille vers le Pharaon et pour que je fasse sortir d’Égypte les fils d’Israël ?»
Et Dieu dit : «[C’est] parce que je serai avec toi ! Et voici pour toi le signe que c’est moi qui t’ai envoyé : quand tu auras fait sortir d’Égypte le peuple, vous servirez Dieu sur cette montagne.» Puis Moïse dit à Dieu : «Voici, quand j’irai vers les fils d’Israël et que je leur dirai : «Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous», et qu’ils me diront : «Quel est son nom ?», que leur dirai-je ?» Et Dieu dit à Moïse : «JE SUIS CELUI QUE JE SUIS.» Et il dit : «Tu diras ainsi aux fils d’Israël : «JE SUIS m’a envoyé vers vous.» »
Et Dieu dit encore à Moïse : «Tu diras ainsi aux fils d’Israël : «L’Éternel, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob, m’a envoyé vers vous. C’est là mon nom éternellement, et c’est là mon mémorial de génération en génération.»

Marc 7,31-37

Jésus quitta le territoire de Tyr. Passant par Sidon, il prit la direction du lac de Galilée, à travers le territoire de la Décapole. On lui amena un sourd-muet, et on le pria de poser la main sur lui. Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, prenant de la salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : «Effata !», c’est-à- dire : «Ouvre-toi !»
Ses oreilles s’ouvrirent ; aussitôt sa langue se délia, et il parlait correctement.
Alors Jésus leur recommanda de n’en rien dire à personne ; mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient. Très vivement frappés, ils disaient : «Tout ce qu’il fait est admirable : il fait entendre les sourds et parler les muets.»

Cantique : 46-05 1,2,3 Mon Sauveur je voudrais être une fleur de tes parvis

 

Prédication

Pistes pour la prédication Exode 3,7-15 et Marc 7,31-37

Les deux textes que nous avons choisis pour aujourd’hui tournent autour du thème de l’écoute Dieu écoute et entend. Dieu appelle les humains à écouter et entendre. Souvent il se désespère car, « bien qu’ayant des oreilles ils n’entendent pas, des yeux et ils ne voient pas ! ». Et Jésus, dans ce récit d’évangile accomplit une guérison très symbolique, puisqu’il guérit un homme sourd et muet. Cette thématique de l’écoute est fondamentale pour la condition humaine, et à notre époque de communication démultipliée, elle peut nous inspirer des réflexions et des attentions nouvelles pour soigner nos relations les uns avec les autres.

Dieu écoute, Dieu entend

Dieu, Père de Jésus-Christ, qui a créé le monde, est un Dieu aimant qui accueille, qui enseigne, qui nous envoie les uns vers les autres. Mais c’est peut-être, plus que tout, un Dieu qui écoute ou dont on espère l’écoute, comme en témoigne tout le livre des psaumes.

En ce début du livre de l’Exode, alors que Moïse est devenu adulte, qu’il a découvert son identité hébraïque et le malheur de son peuple, il est écrit qu’à son tour Dieu voit et entend la souffrance de ce peuple. Et il décide de descendre pour le sauver. De ces paroles nous apprenons que Dieu n’est pas une idole muette et impassible, mais qu’au contraire c’est un Dieu sensible, pris aux entrailles par la souffrance du monde. C’est un Dieu qui écoute et qui entend, qui s’émeut et qui répond, qui s’approche et qui agit.

Il entend et comprend aussi l’angoisse de Moïse, son sentiment de faiblesse, et donc il le rassure, s’engage à l’accompagner, le soutenir. L’écoute est au cœur de tout cela. Et comment se présente-t-il ? « Je suis qui je serai « Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ».

Depuis le commencement Dieu écoute le monde car c’est sa création. Il écoute chacun d’entre nous car nous sommes ses créatures, ses enfants. Et ceci d’âge en âge jusqu’à l’accomplisse- ment des temps. C’est un Dieu Vivant, qui ne cesse de nous surprendre, par son écoute même.

Jésus aussi écoute

Pendant tout son ministère, Jésus ne cesse de se déplacer. Il rencontre des gens, il s’invite chez, eux, il leur donne un enseignement, il les guérit, les remet debout. En tout cela l’écoute est centrale. Jésus écoute Dieu qui l’écoute aussi, Jésus demande que ses disciples écoutent son enseignement. Et lui-même écoute les personnes qu’il rencontre.
Cette écoute de Jésus, elle ne se fait pas seulement par les oreilles, mais aussi par les yeux, et tous les autres sens. Jésus est sensible à tous ceux qu’il rencontre comme il est sensible à Dieu son Père. C’est une sensibilité émotive et active. Cela signifie que sa perception d’autrui le remue profondément, le fait bouger, alors il répond, il agit pour le bien.

Ainsi dans notre récit, il écoute la prière des amis de l’homme sourd et muet. On peut supposer qu’il entend aussi, plus mystérieusement, sa prière à lui, même s’il ne peut pas parler. Car pour Jésus un être humain ne peut en aucun cas être considéré comme un simple objet d’apitoiement et d’expérimentation.

Dès qu’il a l’homme sourd et muet en face de lui Jésus lui parle. Non avec des mots dans un premier temps mais avec des gestes : il lui met le doigt dans les oreilles et de la salive sur la langue. Puis, alors que l’homme n’a pas encore la capacité d’entendre, il lui dit « Ephata ! » «Ouvre-toi. » Alors l’homme peut entendre et parler.

Notre besoin d’écoute est immense

Si ces récits bibliques nous touchent tant, c’est que dès l’enfance, nous ressentons un besoin profond d’être écouté, entendu, compris. Quelqu’un écrivait : « C’est à l’aune de l’écoute bienveillante des adultes qui les entourent que les enfants développent leur confiance dans la parole. Et la réponse qui les nourrit véritablement n’est pas celle qui comble tous leurs désirs, mais celle qui leur assure une présence fiable à leurs côtés. »

Mais que se passe-t-il quand les adultes sont défaillants dans ce rôle ? Pour certains, c’est Dieu lui-même qui l’a assuré. Le Dieu qui écoute, console, rassure, encourage. Le Dieu que l’on prie dans le secret de son cœur ou de sa chambre, ou bien au milieu de l’assemblée.

Cependant il faut dire deux choses :

  • Dieu ne peut rien sans nous et il nous a confié ce ministère d’écoute. A la suite de Jésus, c’est un service fondamental du chrétien et de l’Église au service du prochain et du monde. On ne doit surtout pas prétexter que l’évangile est la Bonne Nouvelle à annoncer pour minimiser l’écoute et maximiser la proclamation. L’une et l’autre sont essentielles et elles se nourrissent mutuellement.
  • Même adultes nous sommes toujours des enfants en quête d’écoute. Nous avons besoin d’être écoutés, mais également d’écouter, car l’enseignement du Christ n’est pas une matière morte à digérer une fois pour toute. C’est un enseignement vivant. Souvent nous croyons avoir suffisamment accumulé de connaissances et d’expériences pour ne pas avoir besoin d’en entendre davantage. Si nous nous prenons tellement au sérieux, nous nous privons de la simplicité de l’amour de Dieu et du Christ, qui ne demandent qu’à nous écouter et nous parler.

Pour une écoute universelle cœur à cœur

Parmi les envoyés du Défap, nombreux sont ceux qui témoignent de la force des rencontres qu’ils ont vécues sur leurs lieux de mission. Ils ont expérimenté ce qu’écouter veut dire lors- qu’on est loin de chez soi, dans un nouveau contexte. Écouter, regarder, s’imprégner du monde différent qui vous entoure, avec ses bruits, ses odeurs, sa langue, ses rituels, ses codes…

Et qu’ont-ils entendu ? Finalement, beaucoup témoignent que ces expériences de déplacement leur ont permis de découvrir et d’écouter leur voix profonde. Certains ont découvert Dieu alors qu’ils étaient indifférents avant de partir. D’autres ont découvert leur vocation professionnelle. Mais surtout, à la rencontre et à l’écoute des autres, ce n’est pas tant la ou les différences qui importaient le plus, mais c’est la ressemblance entre les humains. L’esprit d’écoute nous ouvre aux deux niveaux : celui des différences entre les êtres, les cultures, les contextes, mais aussi celui de la ressemblance profonde entre les êtres humains. Tous nous naissons, nous vivons, nous aimons, nous souffrons, nous espérons, nous connaissons la soif et la joie spirituelles, même si tout cela, nous l’exprimons de manière différente, dans des langues multiples, et même des sensibilités diverses.

Ceci, qui est vrai dans les relations entre personnes de cultures et de pays différents, l’est aussi, d’une autre manière, dans chacune de nos communautés et chacun de nos groupes. Car là où nous croyons nous ressembler nous sommes plus différents que nous le pensons, et il faut faire attention à ce qu’une ressemblance de surface nous prive d’aller chercher notre ressemblance profonde d’enfants de Dieu.

Dieu nous donne son esprit d’écoute pour nous inviter à nous parler les uns aux autres, comme «des amis parlent à leurs amis.»

Pour approfondir cette réflexion sur l’écoute voici les extraits d’un texte du Père André Gromolard, qui est prêtre et écrivain.

Écouter est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu’un…
C’est lui dire, non pas avec des mots, mais avec ses yeux, son visage, son sourire et tout son corps : tu es important pour moi, tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là…

Écouter, c’est commencer par se taire…
Écouter, c’est accueillir l’autre avec reconnaissance tel qu’il se définit lui-même, sans se substituer à lui pour dire ce qu’il doit être. C’est être ouvert à toutes les idées, à tous les sujets, à toutes les expériences, à toutes les solutions, sans interpréter, sans juger, laissant à l’autre le temps et l’espace de trouver la voie qui est la sienne.

Écouter, c’est vraiment laisser tomber tout ce qui nous occupe pour donner tout son temps à l’autre.
C’est comme une promenade avec un ami : marcher à son pas, proche mais sans gêner, se laisser conduire par lui, s’arrêter avec lui, repartir avec lui, pour rien, pour lui.

Écouter, ce n’est pas vouloir que quelqu’un soit comme ceci ou comme cela, c’est apprendre à découvrir ses qualités qui sont en lui spécifiques. Être attentif à quelqu’un qui souffre, ce n’est pas donner une solution ou une explication à sa souffrance, c’est lui permettre de la dire et de trouver lui-même son propre chemin pour s’en libérer.

Écouter, c’est donner à l’autre ce que l’on ne nous a peut-être jamais donné : de l’attention, du temps, une présence affectueuse.

Confession de foi

Nous croyons en Dieu, source de toute vie et créateur de l’univers.
Nous croyons en Dieu, Seigneur des patriarches et des matriarches, de Moïse, des rois et des prophètes, Dieu qui s’est fait connaître aux nations en Jésus de Nazareth, venu et reconnu comme Christ – Messie !
Nous croyons en Dieu, qui à travers les siècles se souvient de sa création et la soutient mystérieusement.
Nous croyons en Dieu, se révélant depuis le commencement et jusqu’à la fin des temps comme Dieu de parole et d’écoute, de justice et de compassion.
Nous croyons en Dieu, Seigneur fidèle qui a écouté Abraham et lui a répondu, et parlé avec Moïse comme un ami parle à son ami.
D’âge en âge il maintient son alliance avec ses créatures et toute sa création.
Nous croyons en Dieu, Père attentif, et en Jésus-Christ, frère réceptif, qui cherchent à nous inspirer des attitudes justes et bienveillantes les uns vis-à-vis des autres, afin qu’ensemble nous soyons de véritables artisans de paix et d’avenir dans ce monde et pour ce monde. Amen !

Cantique : 52-19 1,2,3,8 Il est une foi ancienne

 

Offrande

Seigneur nous t’ouvrons notre cœur, nous mettons à ta disposition notre vie, nous te présentons nos offrandes d’argent, afin de mettre tout cela au service de ta mission dans le monde. Amen.

Prière d’intercession

Seigneur, de la même manière sur la montagne de la Transfiguration, tu as dit aux disciples :
«Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le» ! Nous désirons t’écouter nous dire de l’écouter. C’est le plus grand et le premier commandement. Que nous l’ayons constamment à l’esprit !
L’écouter avant toute prière, toute parole, toute résolution.
Prendre le temps de cette écoute. Écouter deux fois plus que parler !
L’écouter nous dire que tu es Amour et Miséricorde, que nous devons t’aimer de tout notre cœur.
L’écouter nous appeler à faire sa volonté bonne et parfaite, qu’il a réalisée jusqu’au bout. L’écouter dans l’Ancien et le Nouveau Testament, lui qui nous a fait entrer dans l’Alliance. L’écouter dans les sept Paroles qu’il a criées sur la croix, où il vit toutes les Béatitudes, toute
Parole de Dieu.
L’écouter dans sa manière d’être en relation, plein d’attention envers chacun, afin que nous aussi nous vivions son commandement nouveau.
L’écouter nous dire : « La paix soit avec vous », lui le Ressuscité qui nous redit ces paroles quand nous sommes réunis en son nom.
L’écouter dans le partage du pain et du vin, quand il nous introduit dans la maison du Père.
L’écouter ensemble dans la diversité de nos personnalités, de nos cultures, de nos Églises, afin que nous soyons unis en lui.
L’écouter dans notre cœur, où vit l’Esprit saint.
L’écouter comme Marie, avec le cœur, dans une profonde méditation.
L’écouter avec et dans l’Église aujourd’hui, partout et à travers les siècles, où tu déposes des charismes et réalises des miracles de lumière.

Notre Père

 

Exhortation

Au commencement de la prière se trouve le silence. Au commencement de tout amour une parole, une écoute, une attention, une bénédiction échangée, une consolation et une espérance offerte au monde.

 

Bénédiction

Frères et sœurs le Seigneur vous bénit et vous garde ; il vous entend et il vous parle, il tourne vers vous son visage de grâce et vous donne sa paix et sa lumière. Amen !

Cantique : 31-32 1,2,3 Ils ont marché au pas des siècles

 

Version téléchargeable :

 

« Écouter – Célébration » : le texte complet en pdf

 

 




Écouter : Témoignage

Écouter

Quels témoignages et pourquoi ?

Durant toute cette année de Cinquantenaire, nous vous partagerons des témoignages divers et variés. Pour «Dis-moi la mission» nous avons choisi de plonger avec vous dans nos archives. Ces écrits d’acteurs de la mission, d’hier à aujourd’hui, contribueront, nous l’espérons, à nourrir et éclairer votre réflexion autour de chacun des «verbes de la mission».

La mission a évolué, elle n’est plus unilatérale heureusement ! Pourtant, la plupart des témoignages que vous découvrirez ici seront ceux d’envoyés partis de France pour l’étranger : ceux-ci écrivaient, plus ou moins régulièrement, des lettres de nouvelles, dont beaucoup ont été conservées.

Nous aurions aimé vous proposer des écrits de «partout vers partout» à l’image des échanges vécus avec le Défap. Mais les témoignages des stagiaires, étudiants, professeurs, pasteurs, hommes et femmes accueillis en France, envoyés eux-aussi dans le cadre de leur Église, ou encore de paroisses ou groupes de jeunes ayant vécu des échanges sont nettement plus rares.

Durant dix mois, vous pourrez découvrir la diversité de ces expériences et des réflexions qu’elles ont suscitées.

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Témoignage d’il y a environ 50 ans :

Témoignage de Thomas, issu du journal mission de mars 1991, n° 11, p. 24-25.

Thomas était enseignant au Lycée agricole de Do Néva en Nouvelle-Calédonie.

Témoignages d’aujourd’hui :

Témoignage d’Élie, issu du journal des envoyés de 2019

Élie était assistant d’éducation et de français en service civique au centre d’Akanisoa d’Antsirabe à Madagascar..

Témoignage de Paul, issu du journal des envoyés de 2018

Paul était animateur-répétiteur en service civique au centre Mamré à Antananarivo, à Madagascar..

Version téléchargeable :

 

« Écouter – Témoignage » : le texte complet en pdf

 

 




Enseigner : Célébration

Enseigner

Célébration :

Nous vous proposons un culte avec une liturgie centrée sur le thème de l’enseignement, et des pistes de prédication à partir de deux textes :

  • Les premiers versets du Ps 78 qui parlent de transmission intergénérationnelle
  • L’envoi des disciples pour enseigner les commandements de Jésus dans toutes les nations Matthieu 28,16-20

 

Accueil – Salutation

Frères et sœurs, faisons silence, accueillons et recueillons tout ce que nous avons entendu au sujet de Dieu. Il vient nous visiter. Il nous redit son amour et sa grâce.
Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, dit Jésus, je suis au milieu d’eux.
Ensemble nous pouvons revivre les hauts faits de Dieu !
Ensemble nous pouvons nous ressourcer à sa Parole, dans la présence de Jésus-Christ. Amen.

Cantique : 51-10 1,2,3 : Laisse-nous Seigneur entrer dans ta maison

 

Invocation

Seigneur tu t’es approché de nous. Tu nous as invités à t’écouter.
Nous te remercions pour ce temps de ressourcement et d’enseignement que tu nous offres. Rassemblés en Ton Nom, autour du Christ Jésus ton fils et notre frère,
Nous accueillons le souffle de ta présence afin d’apprendre, encore et encore, Qu’en Toi et avec Lui nous pouvons trouver communion les uns avec les autres Et redécouvrir le sens et l’orientation que tu veux donner à nos vies. Amen.

 

Prière de louange

Louons le Seigneur avec ces quelques versets du Psaume 119, qui chante longuement l’enseignement de Dieu.
Ta Parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur mes sentiers. (Ps 119,105)

J’aime beaucoup ta loi, je réfléchis sur elle tous les jours.
Ton commandement me rend plus sage que mes ennemis, je le fais mien pour toujours. Je suis plus savant que tous ceux qui m’enseignent, car je réfléchis longtemps à tes ordres. Je sais mieux juger que les anciens, car j’obéis à tes exigences.
J’évite de prendre le chemin du mal, pour obéir à ce que tu dis.
Je respecte fidèlement tes décisions, car c’est toi qui me les as apprises.
Dans ma bouche, tes paroles sont douces, plus douces que le miel.
Tes exigences me permettent de bien juger. Aussi je déteste tout ce qui est mensonge. Ta parole est une lampe qui éclaire mes pas, une lumière sur ma route. (Ps 119,97-105)

Cantique : 45-15, 1,2,3 : Que ne puis-je ô mon Dieu

 

Prière de repentance

Tournons-nous vers le Seigneur :
Seigneur, tu nous as tous appelés tes enfants et tu nous rends responsables les uns des autres. Quand tu as confié ta Loi à Moïse, tu l’as envoyé vers ton peuple pour lui faire connaître tes commandements.
Par la bouche de tes prophètes tu n’as pas hésité à dire encore et encore le sens de ton projet pour le monde.
En Jésus-Christ ton Fils tu as rendu ta Parole proche de nous. Et lui-même a envoyé ses disciples vers la terre entière.
Seigneur cette mission incombe à tous ceux qui confessent ton nom ; elle est lourde, et bien souvent nous nous en détournons.
Aujourd’hui la transmission entre générations nous semble si difficile que nous partons perdants, découragés.
Et au cœur de notre société laïque nous nous interdisons la diffusion de ta Parole de vie. Donne-nous la force de ton Esprit pour nous rendre confiance en nous-mêmes ; apaise nos craintes et inspire-nous les mots, les attitudes et les actes susceptibles de témoigner fidèlement de ton amour. Amen !

Cantique : 22-08 1 : Comme un souffle fragile

 

Annonce du pardon

Rappelons-nous la bonté de Dieu :
Est-ce qu’il y a un Dieu comme toi ?
Toi, tu enlèves les fautes, tu pardonnes les péchés des gens de ton peuple qui sont restés en vie. Ta colère ne dure pas toujours, mais tu nous montres ta bonté avec plaisir. De nouveau, tu auras pitié de nous, tu écraseras nos péchés et tu jetteras toutes nos fautes au fond de la mer !

Cantique : 22-08 2 : Comme un souffle fragile

 

Invitation au chemin de Dieu

Pardonnés et libérés nous pouvons accueillir cet enseignement de Jésus dans l’Évangile de Matthieu :

« Ils sont heureux, ceux qui ont un cœur de pauvre, parce que le Royaume des cieux est à eux
! Ils sont heureux, ceux qui pleurent, parce que Dieu les consolera !
Ils sont heureux, ceux qui sont doux, parce qu’ils recevront la terre comme un don de Dieu ! Ils sont heureux, ceux qui ont faim et soif d’obéir à Dieu, parce qu’ils seront satisfaits !
Ils sont heureux, ceux qui sont bons pour les autres, parce que Dieu sera bon pour eux ! Ils sont heureux, ceux qui ont le cœur pur, parce qu’ils verront Dieu !
Ils sont heureux, ceux qui font la paix autour d’eux, parce que Dieu les appellera ses fils. Ils sont heureux, ceux qu’on fait souffrir parce qu’ils obéissent à Dieu.
Oui, le Royaume des cieux est à eux ! »

Cantique : 22-08 : Comme un souffle fragile 1, 2, 3

 

Prière d’illumination

Seigneur, ouvre mon esprit à l’intelligence de ta Parole
Et que mon cœur demeure brûlant tandis que tu me parles. Comme la pluie féconde la terre et fait germer la semence, Que ta Parole, Seigneur, accomplisse, au cœur de ma vie, Sa mission : ta volonté.
Qu’elle féconde ma vie et lui permette de porter des fruits.
Oui que ta Parole soit la vérité de mon existence, la lampe de mes pas. Amen.

 

Lectures bibliques

Psaume 78,1-7

Mon peuple, écoute mon enseignement, tends l’oreille à mes paroles !
Je vais utiliser des comparaisons et tirer du passé un enseignement caché. Nous avons entendu parler des événements d’autrefois, nous les connaissons. Nos parents nous les ont racontés : nous ne les cacherons pas à nos enfants.
Nous raconterons aux générations qui viennent les actions glorieuses du SEIGNEUR, Sa puissance et les choses magnifiques qu’il a faites.
Il a donné des commandements au peuple de Jacob, il a établi une loi en Israël. Il a ordonné à nos ancêtres de faire connaître ces choses à leurs enfants.
Ainsi les générations qui viennent, les enfants qui vont naître, connaîtront cette histoire et ils la raconteront à leurs enfants.
Et les enfants de leurs enfants pourront mettre leur confiance en Dieu.

Matthieu 28,16-20

Les onze disciples se rendirent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur avait indiquée. Quand ils le virent, ils se prosternèrent ; certains d’entre eux, pourtant, eurent des doutes. Jésus s’approcha et leur dit : « Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc au- près des gens de tous les peuples et faites d’eux mes disciples ; baptisez-les au nom du Père, du Fils et de l’Esprit saint, et enseignez-leur à pratiquer tout ce que je vous ai commandé. Et sachez-le : je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »

Cantique : 22-04 1,2,3 : Oh parle-moi Seigneur

 

Prédication

Pistes pour la prédication Psaume 78,1-7 et Matthieu 28,16-20 :

  • Introduction :
    À l’opposé d’une idole, qui exige adoration aveugle et soumission, le Dieu biblique initie avec ses créatures une relation d’amour éclairée par sa Parole. Il guide son peuple, lui montre le chemin, lui communique ses commandements, l’éduque au choix et à la responsabilité, le rappelle à l’ordre, le garde dans l’espérance, et se réjouit de l’intelligence du simple qui a compris le sens profond de son projet divin. Toutes les Écritures témoignent de cette pédagogie de Dieu, mais nous avons choisi pour aujourd’hui d’aborder la question de l’enseignement à travers le début du Ps 78 et l’envoi en mission des disciples de Jésus à la fin de l’évangile de Matthieu. Car l’enseignement n’est-il pas, encore et toujours, la vocation première de tout chrétien, de toute Église ?
  • 1) Un devoir transgénérationnel :
    la religion d’Israël est fondée sur la transmission d’un récit de génération en génération. Ce récit fondateur est la sortie d’Égypte et le don des Dix Paroles et de la Loi sur le Sinaï. Dans le psaume que nous venons de lire nous entendons que les pères ont reçu ce récit de leurs pères et doivent le transmettre à leurs enfants. Il est dit : « Nous ne cacherons pas à la génération d’après, mais nous leur raconterons les merveilles de Dieu. » De fait, dans le judaïsme, ce devoir de transmission est au cœur de la vie juive. La question porte moins sur la foi en Dieu que sur la transmission de sa Parole. Ceci peut nous interroger sur nos pratiques. Vivons-nous comme une urgence cette responsabilité d’enseigner et de transmettre ce que nous avons reçu à la génération suivante ? Dans mon premier ministère, j’ai rencontré des parents qui justifiaient par leur non-foi le fait de ne pas envoyer leurs enfants à l’école biblique.
  • 2) Un devoir de communication
    Avec le christianisme on sort du cadre familial de l’alliance pour l’ouvrir à tous les peuples. Jésus envoie ses disciples vers la terre entière. Et Paul, l’apôtre des nations, va incarner le passage de l’évangile des juifs aux non-juifs. L’enseignement est moins préoccupé par les générations suivantes que par les contemporains. Il faut dire qu’au début du christianisme, on croit que la fin des temps est proche et que Jésus va revenir très vite. Si on relit les paroles de Jésus quand il envoie les Douze, il s’agit d’une mission universelle d’enseignement. Les chrétiens ont donc la responsabilité de faire connaître l’Évangile urbi et orbi. Nous pouvons comprendre et assumer cela. Mais il y a un point qui nous fait problème aujourd’hui car il s’agit de faire de ceux qui entendent l’évangile des disciples de Jésus. Or deux choses s’opposent à ce qu’on prenne au pied de la lettre cette demande : 1) le souvenir des conversions plus ou moins forcées dans l’histoire, 2) les nouvelles relations qui se sont créées avec les autres religions depuis le XXème siècle. De nos jours nous essayons plutôt d’encourager le dialogue interreligieux, à base de respect et d’écoute mutuelle.
  • 3) Comment enseigner ? Comment annoncer l’évangile ?
    Rien ne vaut l’exemple pour nourrir l’inspiration et enrichir les savoir-faire. Concernant l’enseignement en général, qu’il soit religieux ou profane, nous avons tous le souvenir d’un ou d’une enseignant(e) qui nous a marqué, et en général c’est autant par la manière d’être que par la matière enseignée. Cela forme un tout. Et ce merveilleux enseignant dont nous nous souvenons est celui ou celle qui a créé un déclic, a fait naître en nous un désir d’étudier, et une confiance en nous-même. Comment susciter le désir de lire la Bible et de connaître l’Évangile ? Nous pouvons également nous inspirer du judaïsme, quand il se dit la religion de la question. Ouvrir le questionnement en éveillant la curiosité, c’est important car on reçoit beaucoup mieux un enseignement quand il répond à des questions que l’on se pose. Mais il faut donner confiance et courage car souvent, les gens pensent qu’ils vont poser une question « bête » ou qu’ils vont paraître ignorants. Répétons-le : aucune question n’est bête ou inconvenante. Enfin dernier exemple : autrefois les missionnaires, quand ils arrivaient dans leur lieu d’affectation, construisaient non seulement une église, mais également une école et un dispensaire. Car il y a des vases communicants entre instruction religieuse et instruction profane ; les deux visent à élever la personne, à lui donner de l’autonomie. Aujourd’hui les envoyés du Défap, pour une bonne part d’entre eux, ont une mission d’enseignement de la langue française ; d’autres travaillent dans des missions sanitaires. C’est à travers leurs engagements et leurs témoignages que l’évangile se partage.
  • 4) Comment faire face à la crise de la transmission actuelle ?
    Ce n’est un secret pour personne, beaucoup de nos Églises en France souffrent d’une absence de la jeunesse. Et les familles confient parfois leur désarroi et leurs difficultés devant leur responsabilité éducative, aussi bien au niveau religieux qu’au-delà. On a le sentiment que « l’éducation » se fait autant sinon plus par internet et les réseaux sociaux que dans la relation intergénérationnelle qui s’est fragilisée. On ne peut jeter la pierre aux nouvelles techniques de communication quand elles permettent une diffusion démultipliée de connaissances et de relations. D’autant que par ce moyen l’évangile atteint de très nombreuses personnes dans le monde. D’une certaine manière cela réalise le projet de Dieu d’Église invisible, allant au-delà de toutes les Églises visibles.
  • 5) Nous avons besoin de présence réelle.
    La crise du Covid a provoqué une multiplication des visio-rencontres ; elles nous ont permis d’entretenir des relations, de poursuivre des projets, de continuer l’enseignement et même de célébrer des cultes. Cela est positif et ouvre même de nouvelles perspectives pour l’avenir. Mais aujourd’hui nous désirons tous revenir au « présentiel ». Nous avons besoin de nous rencontrer en chair et en os, car la relation d’enseignement ne se fait pas seulement à travers la diffusion d’un savoir, mais aussi par la rencontre de l’autre qui me parle et que j’écoute, à qui je parle et qui m’écoute, et avec lequel je prie, je reste en silence, je romps le pain, bois le vin, et partage un repas complet en prenant tout le temps qu’il faut. Concernant notre responsabilité d’enseignement envers la génération suivante, et envers tous ceux qui nous entourent, nous pouvons nous poser la question : prenons-nous le temps de cette présence partagée, assumons-nous la responsabilité, – et donc l’autorité -, qui nous est confiée d’enseigner par la parole et par l’exemple ? En tant que chrétiens nous avons pour vocation de rendre concrète et sensible cette dernière parole de Jésus : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » Pour cela, n’est-il pas nécessaire de travailler de manière œcuménique, avec les autres chrétiens, et les autres Églises, notamment ceux d’autres pays et d’autres cultures ?

En écho à notre réflexion sur la transmission, je vous invite à partager cette prière pour les personnes chargées d’enseignement :

Seigneur, aide l’enseignant à exercer sa mission première qui est d’enseigner, sans perdre le contact vivant avec les élèves en se renouvelant par une résurrection quotidienne.
Aide-le surtout à comprendre et à aimer ceux qui lui sont confiés, cela malgré la différence d’âge et de formation, afin qu’ils s’épanouissent, chacun différemment, chacun selon sa personnalité, selon ses goûts, afin qu’ils découvrent l’amour plutôt que la haine, la fraternité plutôt que l’égoïsme, l’ascèse plutôt que la facilité, l’espérance plutôt que la tristesse.
Aide-le à devenir le messager fidèle, humble, tenace et efficace du message évangélique porteur du dépassement, des grandes aspirations, et de l’équilibre spirituel de la vie.
Amen.

Confession de foi

Nous croyons en Dieu, source de toute vie et créateur de l’univers.

Nous croyons en Dieu, Seigneur des patriarches et des matriarches, de Moïse, des rois et des prophètes, Dieu qui s’est fait connaître aux nations en Jésus de Nazareth, venu et reconnu comme Christ – Messie !

Nous croyons en Dieu, qui, à travers les siècles, se souvient de sa création et la soutient mystérieusement.

Nous croyons en Dieu, se révélant depuis le commencement et jusqu’à la fin des temps comme Dieu de justice, de compassion et de miséricorde.

Nous croyons en Dieu, Seigneur fidèle, qui transmet sa promesse et maintient son alliance de génération en génération.

Il a suscité dans le cœur de ses créatures le désir d’enseigner et de partager sa Parole, qui donne sens et vérité à l’existence humaine et à toute la création.

Nous croyons en Dieu, Père attentif, qui nous parle et nous inspire par son Esprit, nous considère tous comme ses enfants, et qui, partout dans le monde, nous invite à proclamer son amour.

Nous croyons en Dieu, qui, de siècle en siècle, nous sollicite pour humaniser le monde et y construire sa paix, au nom du Christ Jésus. Amen !

Cantique : 36-35 1,2,3,4 Sur les routes de l’Alliance

 

Offrande

Seigneur nous t’ouvrons notre cœur, nous mettons à ta disposition notre vie, nous te présentons nos offrandes d’argent, afin de mettre tout cela au service de ta mission dans le monde. Amen.

Prière d’intercession

Seigneur,

Nous te prions pour les familles, les écoles, les universités, les églises,
Tous ces lieux où s’exerce la mission d’éduquer et d’enseigner.
Nous te prions pour tous ceux qui transmettent un savoir, des connaissances, une catéchèse, une spiritualité, une éthique, et pour tous ceux qui les reçoivent.
Que leur vie en soit nourrie, enrichie,
Qu’ils y trouvent la joie en abondance.

Seigneur, nous te remettons professeurs, élèves et étudiants.
Que les premiers accompagnent les jeunes dans leur choix d’un métier. Qu’ils les aident à exercer librement leur discernement.
Que, par ton Esprit, ils soient assurés de te servir en servant leur prochain, pour peu qu’ils se souviennent de toi et de tes exigences dans le quotidien de leur vie.

Seigneur, nous te prions pour les pasteurs et tous les responsables religieux.
Qu’ils dispensent un enseignement fidèle de ta Parole ; qu’ils donnent à ceux qui les écoutent le désir et le bonheur de te connaître et de t’aimer.
Qu’ils ne craignent pas le doute et qu’ils s’abstiennent de tout fanatisme et de tout dogmatisme, car, en Jésus-Christ ton Fils, tu nous as enseigné à vivre dans la liberté des enfants de Dieu.

Seigneur guéris-nous de nos craintes et de notre timidité, imprègne-nous de ta tendresse et de ta délicatesse, afin qu’avec une douce assurance, nous puissions parler de toi, et faire rayonner ta promesse auprès de tous.

Notre Père

 

Exhortation

Frères et sœurs, la mission d’enseignement est difficile, que ce soit dans le domaine spirituel ou dans le domaine profane.
En réalité, les deux sont liés, car la vie de l’intellect doit être irriguée par la vie de l’Esprit, sans quoi elle se dessèche.
Il en va de notre responsabilité vis-à-vis de la jeune génération, que nous devons aider à grandir. N’ayons pas peur ! Dans la prière et le partage nous trouverons le courage et l’assurance nécessaires.
Car Dieu nous donnera son Esprit pour nous assister en tout ce que nous faisons. Amen !

 

Bénédiction

Frères et sœurs, le Seigneur vous bénit et vous garde, il se tourne vers vous et vous donne sa paix. Allez dans la joie, la reconnaissance, et la confiance ! Amen !

Cantique : 55-06 1,2,3,4 : L’Évangile est la semence

 

Version téléchargeable :

 

« Enseigner – Célébration » : le texte complet en pdf

 

 




Enseigner : Témoignage

Enseigner

Quels témoignages et pourquoi ?

Durant toute cette année de Cinquantenaire, nous vous partagerons des témoignages divers et variés. Pour «Dis-moi la mission» nous avons choisi de plonger avec vous dans nos archives. Ces écrits d’acteurs de la mission, d’hier à aujourd’hui, contribueront, nous l’espérons, à nourrir et éclairer votre réflexion autour de chacun des «verbes de la mission».

La mission a évolué, elle n’est plus unilatérale heureusement ! Pourtant, la plupart des témoignages que vous découvrirez ici seront ceux d’envoyés partis de France pour l’étranger : ceux-ci écrivaient, plus ou moins régulièrement, des lettres de nouvelles, dont beaucoup ont été conservées.

Nous aurions aimé vous proposer des écrits de «partout vers partout» à l’image des échanges vécus avec le Défap. Mais les témoignages des stagiaires, étudiants, professeurs, pasteurs, hommes et femmes accueillis en France, envoyés eux-aussi dans le cadre de leur Église, ou encore de paroisses ou groupes de jeunes ayant vécu des échanges sont nettement plus rares.

Durant dix mois, vous pourrez découvrir la diversité de ces expériences et des réflexions qu’elles ont suscitées.

Restez connectés sur notre site internet et nos réseaux sociaux pour découvrir d’autres formes de témoignages !

Témoignage d’il y a environ 50 ans :

Témoignage de Geneviève issu du journal des missions évangéliques d’avril 1985, n° 1, p. 29-33.

Geneviève a été envoyée au Lesotho de 1976 à 1979 en tant que professeur au séminaire théologique de Morija, puis de 1979 à 1984 en Polynésie française où elle a enseigné à l’École pastorale d’Hermon. Elle a écrit cet article pour faire le point sur la situation de l’enseignement théologique tel qu’il était vécu dans les Églises de la Cevaa situées en Afrique et dans le Pacifique.

Témoignage d’aujourd’hui :

Témoignage de Manon issu du journal des envoyés de 2020

Manon est envoyée, encore actuellement, en tant qu’enseignante de français au collège luthérien de Betafo à Madagascar. Elle a vécu la crise de la Covid-19 dans ce pays..

Version téléchargeable :

 

« Enseigner – Témoignage » : le texte complet en pdf