Carnet de route : délégation protestante en RCA

La délégation protestante est arrivée en Centrafrique et a déjà rencontré plusieurs leaders religieux lors de sa première journée sur place. Détails.

Au cours de sa première journée en RCA, le président François Clavairoly, a visité le Centre protestant pour la jeunesse, qui comprend aujourd’hui un complexe scolaire accueillant 870 élèves, et un centre d’information et d’éducation sur le Sida pour les jeunes (voir l’article de présentation de la mission en RCA).

Ce centre, qui a subi de graves dégradations au travers de la crise centrafricaine, fait l’objet d’un projet de sécurisation et de rénovation porté par la Cevaa et le Défap, qui lui permettra de retrouver son rôle de centre culturel pour les jeunees.

 

Carte Centrafrique (Source : Google Maps)

Accueilli le matin à l’aéroport par le Pasteur Frano Mbaye Bondoie, secrétaire de l’Alliance des Evangéliques en Centrafrique (AEC), et par Bertin Oundagnon, vice-président de l’Eglise protestante du Christ Roi, le président de la FPF est accompagné par sa vice-président Christiane Enamé (ADFPF), le pasteur Marc Deroeux, Secrétaire Général de la Fédération des Eglises Evangéliques Baptistes, le Pasteur Rober Radix de la Communion des Eglises de l’Espace Francophone, et le Pasteur Jean-Arnold de Clermont, président du Défap.

Au cours de la journée, la délégation de la FPF a été reçue par le président et le vice-président de l’EPCR et a rencontré, à l’Eglise Protestante du Christ Roi, des représentants de l’AEC qui souhaitaient préparer les rencontres de la semaine à venir.

A cette occasion, le Président de la FPF a pu remettre au Pasteur Sing-Na, chargé de l’action sociale de l’AEC, le reliquat des dons des Eglises de Lyon, qui ont été affecté à un programme d’éducation et d’information sur la « santé de reproduction, VIH-Sida » dans les Eglises de la ville de Bangui.

 




Analyse de la situation en Centrafrique : troisième partie

Dans le cadre d’une série de trois vidéos, le Défap vous présente un résumé et une analyse de la situation en République centrafricaine. Troisième et dernière partie.

Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président du Défap, est un spécialiste de la Centrafrique où il a passé plusieurs années.
Il présente ici quelques points de repères de l’histoire de ce pays depuis la colonisation française. Troisième partie.

Si vous n’êtes pas familier avec l’histoire de la Centrafrique, voici une chronologie.

 

Liste des présidents centrafricains cités

Barthélémy Boganda
David Dacko
Jean-Bedel Bokassa
Ange-Félix Patassé
François Bozizé
Michel Djotodia

 

Lexique

Force africaine Misca : La Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine est une mission de protection des biens et des personnes autorisée le 5 décembre 2013 par le Conseil de sécurité des Nations unies. Elle précède la MINUSCA (septembre 2014) et a été mise en place pour lutter contre les violences surgies après le coup d’État de 2013 contre le président François Bozizé. Elle a été déployée à partir du 19 décembre 2013 sous la houlette de l’Union africaine.

 

Force Sangaris : Sangaris est le nom d’une opération militaire de l’armée française conduite en République centrafricaine à partir du 5 décembre 2013. C’était la septième intervention militaire française depuis l’indépendance du pays en 1960.

 

Carte de la Centrafrique (Source : Google Maps)

Les étoiles correspondent aux quatre villes suivantes (de l’ouest à l’est) : Bangui, Damara, Mabaye, Birao

 




Mission en Centrafrique

Du 23 au 30 juin 2015, cinq représentants de diverses Eglises protestantes de France vont se rendre en Centrafrique pour une mission à plusieurs enjeux.

La délégation protestante en mission sera composée de : François Clavairoly, président de la FPF, Christiane Enamé, vice-présidente, et Robert Radix, membres d ‘Églises pentecôtistes, Marc Deroeux, Secrétaire Général des Eglises baptistes, ainsi que Jean-Arnold de Clermont, président du Défap.

 

Durant cette semaine de mission, plusieurs visites sont prévues.

 

La délégation se rendra au KM17 (quartier de Bangui), au Centre Protestant pour la jeunesse (CPJ) et à l’Église Baptiste de Sica 3 (quartier de Bangui).

La Cevaa et le Défap financent ces deux gros projets (KM17 et CPJ) pour trois ans.

L’Église Baptiste de Sica 3 a mis en place des écoles pour près de 800 enfants, aucune ne fonctionnant dans le quartier. Ces écoles sont également destinées aux parents. En effet, le taux d’analphabétisme de la Centrafrique étant de 63%.

 

Carte de la Centrafrique (Source : Google Maps)

 

Des rencontres avec les responsables politiques, Présidente de la transition, Premier Ministre, Ambassadeur de France et des rencontres avec les leaders religieux sont également au programme.

 

Le dimanche 28,  François Clavairoly participera au culte de l’Eglise protestante du Christ Roi, Marc Deroeux à celui d’une Eglise Baptiste, Robert Radix à celui d’une Eglise Pentecôtiste.

 

Enfin, une journée inter-protestante est organisée à la Faculté de théologie, avec notamment une célébration commune. 53% de la population en RCA est protestante mais avec une énorme diversité.

 

Cette semaine de mission a pour but d’apporter un message de solidarité des Eglises protestantes de France aux Eglises protestantes de RCA et de faciliter les relations inter-protestantes.

 




Analyse de la situation en Centrafrique : deuxième partie

Dans le cadre d’une série de trois vidéos, le Défap vous présente un résumé et une analyse de la situation en République centrafricaine.

Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président du Défap, est un spécialiste de la Centrafrique où il a passé plusieurs années.

Il présente ici quelques points de repères de l’histoire de ce pays depuis la colonisation française. Deuxième partie.

Si vous n’êtes pas familier avec l’histoire de la Centrafrique, voici une chronologie.

 

Liste des présidents centrafricains cités

Barthélémy Boganda
David Dacko
Jean-Bedel Bokassa
Ange-Félix Patassé
François Bozizé
Michel Djotodia

 

Lexique

Zaghawa : communauté culturelle tchadienne

Seleka : « coalition » en sango, langue la plus répandue en Centrafrique

Anti-balaka : milices mises en place dans les campagnes à la fin des années 2000 pour lutter contre les coupeurs de route. L’origine de ce nom est obscure mais il est admis qu’il signifie « anti-balles AK », une référence aux gris-gris portés par les combattants et qui leur confèreraient l’immunité contre les tirs des Kalachnikov, les « AK » 47.

 

Carte de la Centrafrique (Source : Google Maps)

Les étoiles correspondent aux quatre villes suivantes (de l’ouest à l’est) : Bangui, Damara, Mabaye, Birao

 




Analyse de la situation en Centrafrique : première partie

Dans le cadre d’une série de trois vidéos, le Défap vous présente un résumé et une analyse de la situation en République centrafricaine.

Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président du Défap, est un spécialiste de la Centrafrique où il a passé plusieurs années.

Il présente ici quelques points de repères de l’histoire de ce pays depuis la colonisation française. Première partie.

 

Si vous n’êtes pas familier avec l’histoire de la Centrafrique, voici une chronologie.

 

Liste des présidents centrafricains cités

  • Barthélémy Boganda
  • David Dacko
  • Jean-Bedel Bokassa
  • Ange-Félix Patassé
  • François Bozizé
  • Michel Djotodia

 

Carte de la Centrafrique (Source : Google Maps)

Les étoiles correspondent aux quatre villes suivantes (de l’ouest à l’est) : Bangui, Damara, Mabaye, Birao




Centrafrique : «Les vieilles recettes de sortie de crise ne marcheront pas»

En RCA, le passage de relais entre la Misca, la force africaine, et la Minusca, la force de stabilisation des Nations Unies, a eu lieu officiellement le 2 septembre. Le début du déploiement de cette nouvelle mission internationale est prévu le 15. Elle doit notamment protéger les populations et soutenir la transition politique. Une transition qui semble aujourd’hui bien difficile à mettre en œuvre.

Bangui, avril 2014 : des jeunes de l’Eglise protestante Christ-roi présentent une scénette où la lumière de la persévérance garde allumées celles de la paix, de la joie, de l’amour et du pardon. © Claire Bernole pour Défap

La République centrafricaine, championne des missions de l’Onu, en a déjà connu plus d’une dizaine : il y a eu la Misab, la Minurca, le Bonuca, la Fomuc, la Micopax… Voici désormais la Minusca, ou Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine. L’accord sur le transfert de la force africaine Misca (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine) vers la Minusca a été signé ce mardi 2 septembre entre le Représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour la RCA, le général Babacar Gaye, et le ministre centrafricain des Affaires étrangères Toussaint Kongo Doudou.

Prévue pour comporter, à terme, 10.000 soldats et 1800 policiers, la Minusca a été officiellement créée par une résolution du Conseil de sécurité des Nations-Unies votée à l’unanimité le 10 avril 2014, et sa mission débute le 15 septembre. Près de 7600 Casques bleus devraient prendre part à l’opération dans un premier temps ; la plupart opèrent déjà sur place dans le cadre de la Misca, déployée depuis décembre 2013 et qui compte 6000 soldats. La France est présente pour sa part à travers l’opération Sangaris qui regroupe 2000 hommes, et l’UE a envoyé 150 hommes dans le cadre de l’opération de l’Union européenne pour la stabilisation en RCA (Eufor). Le déploiement de la Minusca devrait se poursuivre jusqu’au 30 avril 2015. Les soldats de l’ONU seront envoyés sur tout le territoire centrafricain avec trois états-majors: un dans l’Ouest, à Bouar du pays ; un autre dans le Centre-Ouest, à Kaga-Bandoro ; un troisième dans le Centre-Est, à Bria.

« Personne n’est dupe »

Pour soutenir le programme d’aide à la population centrafricaine, adressez vos dons à :

 – Fondation du Protestantisme, 47 rue de Clichy – 75 311 Paris cedex 09.
Dons en ligne : www.fondationduprotestantisme.org
Les chèques ou virements doivent être libellés à l’ordre de «Fondation du protestantisme». Porter la mention «Solidarité protestante-RCA» au verso des chèques.
IBAN : FR76 3078 80010010 2078 2350 030
Banque Neuflize OBC Paris 8° (Pour les virements bancaires).
CODE BIC : NSMBFRPPXXX
Les dons versés à la Fondation du protestantisme, fondation reconnue d’utilité publique, sont déductibles des impôts. Merci d’indiquer vos coordonnées pour l’envoi du reçu fiscal.

La Minusca a reçu pour mission de protéger les populations, soutenir la transition politique, désarmer les ex-combattants, aider à la distribution de l’aide humanitaire et à la protection des droits de l’homme. Ce qui cantonne l’essentiel de son action à la sphère sécuritaire – là où les missions précédentes ont, précisément, montré leurs limites. Les armes circulent toujours, la criminalité se développe sans police et sans justice, rendant illusoire la protection des droits, le pays est dépendant d’une aide insuffisante, le gouvernement ne parvient à assurer aucune de ses missions régaliennes… et quant à la transition politique, beaucoup doutent qu’elle puisse se mettre en place dans les délais prévus. Elle doit théoriquement s’achever par des élections prévues en février 2015 ; c’est du moins la date qui a été arrêtée en novembre 2013 par le groupe international de contact. Dans cette optique a été mise sur pied une Autorité nationale des élections (ANE), qui a toutes les peines du monde à fonctionner, et dont le président Dieudonné Kombo-Yaya a reconnu lui-même lundi dernier sur RFI : « Personne n’est dupe. Aujourd’hui, les conditions actuelles font que le délai de février 2015 est peu envisageable. (…) Il faut penser automne 2015 plus qu’entre juillet et septembre où c’est la plus forte saison des pluies. C’est la version optimiste. ».

En début d’année, le diplomate français Didier Niewiadowski, longtemps en poste à Bangui, jugeait que la Centrafrique aujourd’hui n’est même plus un Etat fantôme : c’est désormais « un Etat fictif ». Interviewé en mars dans Libération, il mettait en garde : « Les vieilles recettes de sortie de crise ne marcheront pas. C’est privilégier la facilité, mais encourir aussi un cuisant échec que d’imaginer sortir de la crise par des élections avec une organisation étatique similaire (…) et en raisonnant dans un cadre uniquement étatique alors que la crise est aussi régionale. »

« Mauvaise gouvernance et prédation ont détruit ce qui restait de l’Etat »

En ce qui concerne la situation sécuritaire, pourtant au cœur du mandat des missions internationales jusqu’alors déployées dans le pays, il se montrait tout aussi critique : « Les milices anti-balaka, souvent dénommées à tort « milices chrétiennes » par opposition à l’ex-Séléka musulmane, ne sont toujours pas cantonnées à ce jour et encore moins désarmées, et cela en dépit des résolutions de l’Onu et de l’Union africaine. Cette situation les autorise à perpétrer leurs exactions en toute impunité. Les désœuvrés – paysans spoliés, coupeurs de route au chômage, enfants des rues non scolarisés – ont été rejoints par d’anciens militaires des Forces armées centrafricaines et par des boutefeux partisans de l’ancien président Bozizé (…) Ce ramassis, tout aussi inorganisé que l’ex-Séléka mais éparpillé en des groupuscules de quelques individus, se trouve livré à lui-même, obligé pour survivre de s’emparer des biens d’autrui et le plus souvent avec une violence extrême. »

Une analyse qui rejoint celle de l’International Crisis Group : son dernier rapport, La crise centrafricaine : de la prédation à la stabilisation, affirme la nécessité d’une approche qui articule l’opération de maintien de la paix avec la relance de l’activité économique, le soutien à la reconstruction de l’Etat et la lutte contre les trafics. « La mauvaise gouvernance et la prédation ont détruit ce qui restait de l’Etat, de l’économie et ont appauvri la population », affirme Thibaud Lesueur, analyste pour l’Afrique centrale. « L’actuel mandat de la mission de maintien de la paix n’est pas à la hauteur du défi centrafricain ».

Franck Lefebvre-Billiez

Pour aller plus loin :
Centrafrique: une nouvelle opération de l’ONU, pour quoi faire ? (sur le site de Libération)
Elections en RCA: le délai de février 2015 n’est «pas tenable» (sur le site de RFI)
La crise centrafricaine : de la prédation à la stabilisation (rapport, International Crisis Group)
Le mandat de la Minusca (sur le site de l’Onu)



Chrétiens et musulmans, ensemble pour le peuple syrien

Des organisations religieuses françaises et des organisations de solidarité internationale, dont le Défap, signent un appel pour dénoncer « la situation dramatique vécue par le peuple syrien », qui représente un « défi à l’humain et une atteinte à nos principes religieux ». Elles annoncent la visite d’une délégation de 11 représentants chrétiens et musulmans en Jordanie et au Liban, du 7 au 11 octobre prochain.

Face aux conditions du conflit en Syrie, qui « tuent l’âme d’un peuple, dont l’une des richesses est d’avoir vécu dans une cohabitation multiséculaire », des associations tant françaises qu’internationales, des personnalités catholiques, protestantes ou musulmanes, s’associent pour dénoncer le calvaire du peuple syrien. Elles ont décidé deux types d’actions :

• Un « Appel pour le peuple syrien » lancé par voie de presse aux instances nationales et régionales. Ses signataire soulignent « que nous sommes convaincus que la paix est un impératif absolu et qu’il n’y a pas de paix sans justice », et « que nous croyons que cette paix est un don que Dieu ». Ils affirment aussi leur volonté de « dire au peuple syrien que nous sommes à ses côtés dans son malheur ». Ils demandent « à tous les responsables politiques » de « mettre en œuvre prioritairement un cessez-le-feu immédiat et de garantir l’accès humanitaire aux populations ».

Retrouvez ici le texte intégral de l’Appel pour le peuple syrien

• La visite d’une délégation de 11 représentants chrétiens et musulmans en Jordanie et au Liban, du 7 au 11 octobre prochain.

Retrouvez ici le texte intégral du communiqué

LISTE DES PARTICIPANTS À LA DÉLÉGATION EN JORDANIE ET AU LIBAN :

Mgr Marc STENGER, évêque de Troyes, président de Pax Christi France
L’Œuvre d’Orient
Secours Catholique-Caritas France
Secours Islamique France
Tareq Oubrou, Recteur de la grande mosquée de Bordeaux
CCFD-Terre Solidaire
SRI (Service des Relations avec l’Islam)
Action Chrétienne en Orient
Réseau Chrétiens de la Méditerranée

 




Plaidoyer pour Madagascar

Le Défap propose un dossier de plaidoyer afin que les paroisses puissent interpeller leur sénateur ou leur député sur la situation de Madagascar.

Chantier sur une route à Madagascar © Albert Huber

Nous avons à rendre plus visible la diversité du reseau d’engagement des protestants français avec les protestants de Madagascar. Nous avons vocation à être le plus ouvert possible. Il y a une visibilité qui construira la densité nécessaire au pays, notamment par une densification de nore travail qui est lié à un réseau de relations franco-malgaches extrêmement fort. Nous avons vocation à faire plus que d’être des seuls chrétiens s’occupant de leur seules affaires; nous inscrivons notre action dans un espace beaucoup plus vaste : les relations entre la France et Madagascar. On ne peut pas faire comme si de rien n’était face, notamment, au pillage du pays. Nous sommes dans les relations d’Eglises à Eglises et devont rester dans ce secteur mais ces relations sont conditionnées et environnées par les relations de note pays, des autrres pays avec Madagascar.

C’est pourquoi le Défap vous propose un dossier de plaidoyer (téléchargeable ci-dessous) afin d’interpeller votre sénateur ou votre député sur la situation de Madagascar.




Appel d’urgence pour l’Eglise luthérienne de Madagascar

Le 22 février 2013, le cyclone Haruna a frappé la région sud-ouest de Madagascar avec des vents qui ont atteint 200 km/h et des pluies violentes qui ont causé de graves inondations dans toute la région.


Les districts les plus affectés sont ceux de Toliara et Fort Dauphin. Le bilan est lourd pour la population : 18 morts et 16 personnes disparues, 81 blessés, 10 000 personnes sans abri à la suite de la destruction complète de 1 120 habitations et de 2776 maisons dont le toit a été arraché par la tempête. Près de 2000 habitations ont été inondées. Les bâtiments publics ne sont pas en reste puisqu’ont été endommagés également : 117 bâtiments administratifs, 68 écoles, 9 centres de santé. On estime à 1500 ha, la surface de rizières détruites par les inondations.

L’Eglise FLM déplore elle aussi plus d’une centaine de bâtiments endommagés : églises, écoles, presbytères.
Les secours se déploient dans toute la région pour venir en aide aux populations sinistrées :

  • Fourniture d’électricité par l’installation de générateurs dans les hôpitaux
  • Distribution de 250 tonnes de nourriture à la population
  • Distribution de kits de filtration pour l’eau et de nécessaire de cuisine
  • Distribution de bâches et de tentes pour les familles sans abri
  • Distribution de médicaments contre les diarrhées et la malaria

L’Eglise luthérienne malgache s’est engagée aux côtés des autorités du pays pour porter secours aux populations sinistrées. En lien avec le synode régional de Toliary, un programme d’action s’est mis en place pour venir en aide prioritairement :

  • aux personnes sont la maison a été détruite,
  • aux veuves et aux personnes âgées ou handicapées
  • aux familles nombreuses de plus de 6 personnes
  • aux femmes qui élèvent seules leurs enfants

Selon les estimations, ces critères représentent environ 1 200 familles dans la région de Toliary, que l’Eglise luthérienne prévoit d’aider pendant quatre mois, le temps pour elles de se réinstaller et de retrouver une vie normale.
L’Eglise luthérienne fait appel à ses partenaires internationaux pour l’aider à faire face à ce défi. M. Stéphan ANDRIAMANDRAINIRINA a été désigné comme coordinateur de ce programme, sous la responsabilité de Georges SAMOELA, secrétaire général de l’Eglise.

 




Vers une plateforme « Madagascar » ?

Une journée d’échange et de débats sur Madagascar organisée par le Défap pour les membres des Eglises, avec Denis Andriamandroso et Julia Darso-Rafenonirina a mis en évidence la force des liens entre le protestantisme français et malgache. La diversité et le grand nombre de ces échanges ecclésiaux ont montré l’importance et la vitalité des liens entre ces Eglises soeurs.

Depuis 2009, le pays est déstabilisé par une crise politique profonde qui, par un jeu de personne, a mis à mal les Eglises elles-mêmes. La situation économique et sociale est grave, la paupérisation atteint un seuil dramatique.

Les Eglises de France sont très liées à Madagascar, que ce soit par des projets ou bien parce que bon nombre de leurs paroissiens sont malgaches ou d’origine malgache. De nombreux projets touchent différents domaines : jumelage, camps de jeunes, soutien à l’enseignement, à la santé, ou bien parrainages d’enfants (souvent avec la Fondation La Cause).

Ces liens d’Eglises à Eglises sont forts, nombreux mais restent dispersés et ne pèsent que très faiblement dans l’amélioration de la situation. Comme le déplore Denis Andriamandroso , ancien ambassadeur de Madagascar à Berlin nous en restons à du saupoudrage.

En concentrant les efforts, le problème de densité, en terme de population, de circulation des biens, des services, capacité financière pourraient être, au moins en partie, résolus.
Julia Darso-Rafenonirina, pasteur à Choisy, va dans le même sens et déplore l’absence de lieu de discussion et de concertation pour les actions menées à Madagascar. Les Malgaches résidant en France ont souvent peur de parler, notamment à cause de la famille restée sur place. Mais on ne peut pas continuer à se taire. Les participants à cette journée l’appellent de leurs vœux : il est de la responsabilité des chrétiens de venir en soutien aux efforts des Malgaches pour rétablir leur pays et sa souveraineté.

Les Eglises de France, via le Défap, pourraient créer un espace à la fois de dialogue et de concertation qui serait aussi un lieu de parole pour la diaspora.

Il a été convenu de poursuivre ce type de rencontre pour travailler sur des thèmes spécifiques et mieux articuler nos actions les uns avec les autres.