Synode national de l’Unepref : «Habitons l’Alliance, en Christ»

Le synode national de l’Union des Églises protestantes réformées évangéliques de France (Unepref), l’une des trois Églises constitutives du Défap, se tient les 13 et 14 mai à Rodez, dans l’Aveyron.
Photo de groupe du synode de l’Unepref 2019 © Unepref

 
Le Synode de l’Union nationale des Églises protestantes réformées évangéliques de France (Unepref) va se dérouler les 13 et 14 mai à Rodez sur thème « Habitons l’Alliance, en Christ ».

Le samedi 13 mai, des séances de travail se tiendront toute la journée à l’accueil Saint Joseph (9 Rue Jean XXIII, 12000 Rodez). Les rapports des commissions et des coordinations seront présentés ainsi que des points d’étapes concernant les groupes de travail (communication, violences, accompagnement des pasteurs et stratégie d’implantation) mis en place depuis septembre 2022 ainsi qu’un premier bilan des partenariats missionnaires.

Le culte synodal aura lieu le dimanche 14 mai à 10h30 au Temple (32 Rte de Sévérac, 12850 Onet-le-Château) et sera présidé par le pasteur Vivian Bénézet. Les témoignages des aumôniers y seront entendus, et la consécration du pasteur Charles Berger ainsi que la reconnaissance de ministère du pasteur Fabio Genovez auront lieu.




Une nouvelle saison pour l’Unepref

Le synode national de l’Union des Églises protestantes réformées évangéliques de France (Unepref), l’une des trois Églises constitutives du Défap, se tient les 26 et 27 mai à Alès, dans le Gard ; il verra la fin de la présidence assurée depuis 10 ans par le pasteur Jean-Raymond Stauffacher, futur Secrétaire général de la Fédération Protestante de France, ainsi que le renouvellement de l’administrateur, Gérard Kurz. Le vote de renouvellement des équipes des commissions et coordinations occupera une place importante dans ce synode dit à « élections ».

Le temple d’Alès, où se tiendra le synode national de l’Unepref © Unepref

Le synode national de l’Unepref, qui se tient en cette année 2022 au temple d’Alès, les 26 et 27 mai, est placé sous le thème : « Nous avons vu les œuvres de Dieu » (Éphésiens 2:10). Il s’agira de retracer et de mettre en récit le chemin parcouru durant ces dix dernières années qui correspondent à une saison de réforme du fonctionnement de l’Union d’Églises. La journée du 26 mai tournera ainsi largement autour du rapport de synthèse sur ces dix ans donné par le pasteur Jean-Raymond Stauffacher, actuel président de l’Unepref. En effet, l’Union des Églises protestantes réformées évangéliques a considérablement fait évoluer sa structure en abandonnant une structuration en région pour une structuration nationale. L’objectif étant de favoriser le développement d’une dynamique allant du bas vers le haut plutôt que l’inverse. L’Union d’Églises est actuellement administrée par trois Commissions : Commission Permanente (exécutif de l’Union), Commission des Finances (gestion des charges communes et salaires) et Commission des Ministères (recrutement et accompagnement des pasteurs et diacres nationaux). Le synode se réunit désormais une fois par an et chaque Église y est représentée, ce qui favorise un processus décisionnel plus direct.

Ont également été mis en place trois coordinations qui ont pour but d’animer les Églises autour de trois dynamiques perçues comme essentielles : le soutien de la vie des Églises locales, la formation et l’engagement missionnel. Ainsi, la Coordination Vocation aide les Églises à discerner, formuler et vivre leurs engagements dans la société, la Coordination Édification les assiste dans l’enseignement biblique et la formation de disciple et la Coordination Mission soutient les actions de témoignage. Les Coordinations ont pour but de mettre en place un accompagnement responsabilisant les Églises et encourageant les initiatives locales, avec le soutien des visiteurs fraternels et de groupes de travails. Ce « pas en avant » a permis des avancées mais a aussi ouvert à certains effets qu’il convient d’évaluer et d’analyser.

L’organisation de l’Unepref © Unepref

Changement de cycle

Enfin, ce synode équivaut à la fin d’un cycle avec la fin de la présidence assumée depuis 2012 par le pasteur Jean-Raymond Stauffacher, qui prendra ses fonctions de nouveau secrétaire général de la Fédération protestante de France le 1er juillet, succédant à à Georges Michel, et le renouvellement de l’administrateur, Gérard Kurz. Le vote de renouvellement des équipes des commissions et coordinations occupera une place importante dans ce synode dit à « élections ». Ces deux jours seront aussi marqués par la reconnaissance de ministère de deux pasteurs et par les prises de parole d’invités internationaux.

Ce synode se tiendra juste avant la 4ème convention nationale de l’Unepref : un événement qui aura lieu les 28 et 29 mai au centre chrétien de Gagnières, avec l’installation d’un « village missionnaire » avec de nombreuses animations et des invités comme le Suisse Alain Auderset, artiste chrétien engagé dans ses albums de BD comme sur la scène, ou le collectif de louange Tehillah :
 




«Vers une nouvelle économie de la mission»

Le colloque « Vers une nouvelle économie de la mission » qui s’est tenu le 11 octobre 2019 au Défap a permis en premier lieu d’exprimer les diverses conceptions de la mission, et les diverses attentes vis-à-vis du Défap. Il a permis d’ouvrir des pistes de réflexion, de souligner les besoins de clarification… et il a donné lieu à la publication de deux livrets, « Paroles aux Églises » et « Actes du colloque », que vous pouvez retrouver ici, soit en téléchargement et en pdf, soit pour les commander gratuitement sous forme reliée auprès du Défap.

Basile Zouma, secrétaire général du Défap, introduisant la journée © Défap

 

Pour télécharger les cahiers en pdf :

« Vers une nouvelle économie de la mission – Parole aux Églises »
« Vers une nouvelle économie de la mission – Actes du colloque »

Pour commander auprès du Défap :

Bon de commande

Pour lire ces deux cahiers en ligne sur Calaméo :

Colloque volume 1

Colloque volume 2

Une étape clé : c’est ainsi qu’a souvent été vécu et décrit par ses participants le colloque du Défap, organisé le vendredi 11 octobre 2019 au 102 boulevard Arago. «J’ai eu le sentiment de vivre un moment exceptionnel : j’ai vu trois présidents d’Église réunis», témoignait ainsi dès le lendemain en Conseil du Défap Christine Villard, de l’Église protestante unie de France, référente régionale Mission-Défap en PACCA. «J’ai entendu parler de mutualisation de moyens en matière d’international… Un autre mot important qui est ressorti, c’est celui de la complexité ; et il faut accepter que cette complexité, on ne la maîtrise pas.» Au cours de cette même réunion, Thomas Wild, de l’UEPAL, évoquait pour sa part un événement «très riche» dans lequel «les directions d’Église se sont impliquées». Quant à Joël Dautheville, président du Défap, il faisait part de son «sentiment qu’on a réussi à franchir un cap, qui de mon point de vue n’était pas évident». Et d’ajouter : «Je nous invite maintenant à prendre cette dynamique refondatrice, précisément comme une dynamique : c’est un élan…»

Ce colloque, intitulé : «Vers une nouvelle économie de la mission», avait d’abord pour but de permettre l’expression en un même temps et dans un même lieu des diverses conceptions de la mission, et des diverses attentes vis-à-vis du Défap, qui existent aujourd’hui au sein des trois Églises fondatrices : l’EPUdF (Église protestante unie de France), l’UEPAL (Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine) et l’Unepref (Union nationale des Églises protestantes réformées évangéliques de France). Il réunissait environ 80 participants. Il devait être suivi quelques mois plus tard, à Sète, d’un forum plus large, auquel il devait fournir de la matière et des éléments de réflexion – mais le contexte sanitaire a finalement contraint à changer de format, ce qui a donné naissance à la série de webinaires « Les Ateliers de la mission ».

D’où une journée dense, entre plénières et travaux en ateliers, entre table ronde avec les présidents des trois Églises constitutives du Défap et intervention d’un sociologue, Frédéric de Coninck, sur le thème : «Si proches et si loin les uns des autres – Quel défi pour la mission dans nos sociétés éclatées ?»… Le tout conclu par un retour sur les travaux de la journée par Frédéric Rognon, professeur de philosophie des religions à la Faculté de Théologie Protestante à l’Université de Strasbourg.

«Mission», «évangélisation», «témoignage»

Florence Taubmann, du service Animation – France du Défap, lors de la table ronde avec les trois présidents des Églises fondatrices © Défap

 

Outre les cahiers désormais disponibles, il reste de cette rencontre à la fois des images, des questionnements et des pistes de travail. L’image, tout d’abord, de Florence Taubmann, qui lors du temps d’aumônerie de la matinée a voulu placer les échanges de la journée sous le thème de la joie : «C’est joie que cette parole (…) Joie frémissante, fragile et imprenable. Joie mystérieusement inextinguible, qui résiste au mal et au malheur, au doute et aux échecs. Joie qui se chante ! (…) Notre mission frères et sœurs, c’est vraiment d’accueillir cette joie ; de vivre, porter, partager, cette joie.» Autre image, celle des deux présidents et de la présidente des trois Églises fondatrices siégeant côte à côte, à la même tribune, devant les participants du colloque, et évoquant tour à tour ce que signifiaient pour eux les mots de  «mission», «évangélisation», «témoignage», ou encore «institution». Ainsi pour Emmanuelle Seyboldt, présidente de l’EPUdF, «la mission, c’est James Bond (…) quelque chose de risqué, qui exige un fort investissement de la personne». Christian Albecker, président de l’UEPAL, a évoqué pour sa part son expérience à la tête de la mission intérieure de Strasbourg. Quant à Jean-Raymond Stauffacher, président de l’Unepref, il a souligné : «la mission est génétique pour moi», en se référent à sa famille marquée par «quatre générations de missionnaires».

Mais au-delà des Églises fondatrices avaient aussi été invités divers partenaires du Défap ; c’était le cas d’Étienne Roulet, alors président du Conseil de DM-échange et mission, qui au cours des échanges du matin avait évoqué les similitudes entre la dynamique de refondation lancée au sein du Défap, et la mue amorcée avec deux années d’avance au sein de DM, l’équivalent du Service protestant de mission pour la Suisse romande : «Nous avons eu un synode missionnaire qui a voté ce changement avec comme maître mot celui de réciprocité : mettre en lien les Églises d’ici et de là-bas pour qu’elles puissent s’entraider dans la mission, chacune sur son territoire».

Intervention de Frédéric de Coninck © Défap

 

Au chapitre des questionnements et des pistes de travail, Frédéric de Coninck a pointé les défis actuels que pose à la mission une société où «le loin est devenu proche», fait universellement admis aujourd’hui, mais où parallèlement «le proche est devenu loin», ce qui crée des difficultés et des tensions face auxquelles les outils d’adaptation manquent encore. Tout au long de sa carrière, cet ingénieur de formation, et sociologue, a su concilier sa carrière de chercheur, qui l’a amenée entre autres à travailler au sein du Laboratoire Ville Mobilité Transport (Université Paris-Est) sur toutes les problématiques de la Ville Durable… et son appartenance à une Église mennonite de région parisienne. Il se définit ainsi lui-même comme une «personne frontière», un possible point de passage ou relais d’information entre des sphères qui ne communiquent pas naturellement ; or ce sont précisément de telles «personnes frontières» qui, dès les premiers temps d’expansion du christianisme, ont su participer à sa diffusion dans les diverses sociétés méditerranéennes… À l’heure où l’on parle facilement de «mondialisation», les échos lointains de cette déjà ancienne «méditerranéisation» pourraient-ils apporter des outils pour s’adapter ?

Concluant la journée à l’issue des travaux en ateliers et des premiers retours des divers groupes, Frédéric Rognon a tenu à poser quelques jalons : «Le Défap a décidé de s’engager dans un processus de refondation et la journée d’aujourd’hui est un jalon sur cette route. Il a été demandé à plusieurs reprise de clarifier ce processus. Donc précisons : la refondation, ce n’est pas l’aggiornamento du type Vatican 2 ; ce n’est pas la tabula rasa ; ce n’est pas la restauration réactionnaire.» Mais s’il s’est refusé à fournir «une synthèse qui lierait la gerbe de manière prématurée», il a tout de même laissé aux participants quelques «biscuits». Tout d’abord, dans cette dynamique de refondation, il a souligné «la nécessité de tenir conjointement et fermement les deux pôles réalisme et utopie», de «ne verser ni dans la stricte gestion des flux, ni dans le rêve désincarné». Ensuite, se référant à Jacques Ellul, il a invité à poursuivre la route armé d’un «pessimisme rempli d’espérance». Paradoxalement, le «temps de la déréliction», ce terme par lequel Ellul désignait notre époque marquée par «la perte des repères spirituels», c’est aussi le temps approprié à l’espérance…




Un week-end riche en temps forts pour les Églises du Défap

Synode national de l’Église protestante unie de France, Synode des Églises réformées évangéliques… Suivez ces réunions d’Églises membres du Service protestant de mission en direct sur Facebook.

Le Synode national de l’Église protestante unie de France

Il se tiendra jeudi 30 mai à 18h au dimanche 2 juin 2019 à 13h au Centre Œcuménique Saint-Marc à Grenoble.

Le pasteur Christian Galtier, modérateur de cette session, accueillera les 220 délégués venant des neuf Régions et des invités de France et d’Europe. Il conduira leurs travaux, nourris par les divers rapports de l’Église, les réflexions en cours, ses projets et ses finances.

Dans le protestantisme, réunis lors d’une session d’un Synode, les délégués des Églises locales (formés de pasteurs et de laïcs), décident ensemble des orientations à donner à la vie de l’Église. Les synodes (régionaux, national) manifestent aussi le lien de communion unissant les Églises locales entre elles. Ils rendent visible la réalité de l’Église sur le plan régional et national. Dans l’Église protestante unie de France, le Synode national est l’instance souveraine puisque le Synode national prend toutes les décisions qui engagent les Églises locales et les paroisses. Ses débats sont relayés régionalement avant décision. Il élit un Conseil national qui gère l’Union et met en oeuvre les décisions et orientations synodales entre deux sessions annuelles.

À l’occasion de ce prochain synode, retrouvez une interview de la pasteure Emmanuelle Seyboldt, Présidente du Conseil national de l’Église protestante unie de France, sur RCF :

Le thème principal du Synode est : Vivre ensemble. Il s’agit de revoir les textes qui régissent la vie de l’Église afin de les amender.

Trois temps forts de ce Synode national :

  • Jeudi 30 mai à 18h30 avec le message d’ouverture de la présidente, la pasteur Emmanuelle SEYBOLDT,
  • Samedi 1er juin à 18h00 avec l’accueil des autorités civiles:
    Monsieur le Président de la métropole de Grenoble, Christophe FERRARI,
    Monsieur le Maire de Grenoble, Éric PIOLLE,
    Monsieur le Préfet de l’Isère, Lionel BEFFRE.
  • Dimanche 2 juin à 11h00 où neuf nouveaux pasteurs seront accueillis lors du culte final, récemment ordonnés dans leur ministère.
    Eloïse DEUKER, Mandeure, Valentigney (Est-Montbéliard),
    Corinne GENDREAU, Arcachon ‘(Sud-Ouest),

    Pierre-Alain JACOT Vallées cévenoles, (Cévennes-Languedoc-Roussillon),
    Sandrine MAUROT, Roubaix-Tourcoing (Nord-Normandie),
    Sophie OLLIER, Le Mans et la Sarthe –Ouest),
    Ivan RAKOTOVAO, Cambrésis 1 (Nord-Normandie),
    Sylvie RIGAL, Nérac (Sud-Ouest),
    Aude SEITZ, Terre du Milieu (Cévennes-Languedoc-Roussillon),
    Noé WALTER, Melun (Région parisienne).

Retrouvez ci-dessous un schéma résumant l’organisation de l’EPUdF :

Le Synode des Églises réformées évangéliques

Il se tiendra à St Jean de Maruéjols et Avéjan (30), du 30 mai au 2 juin.

«Dans un contexte de crise durable, les chrétiens s’interrogent profondément sur leur place dans la société d’aujourd’hui. Comment doivent-elles redéfinir leur mission dans un environnement en pleine mutation? A quoi ressemble affirmer ses convictions dans une société de plus en plus éclatée? Comment les Églises chrétiennes peuvent-elles s’insérer dans un tissu social en recomposition et s’engager pour plus de justice sociale? C’est à l’ensemble de ces questions que tenteront de répondre nos trois intervenants dans le cadre d’une réflexion partagée placée sous le slogan : Nos pas pour demain.

Le pasteur Etienne Lhermenault, président-sortant de l’instance représentative des évangéliques de France (CNEF), apportera une communication sur sa vision des défis sociétaux et leur implication pour nos Églises protestantes. Le pasteur Philippe Girardet, ex-président de l’UNEPREF et Directeur de Faculté Libre d’Etudes Politiques et d’Economie Solidaire (Paris Sud, Montpellier, Dakar), apportera une réflexion sur les grandes mutations sociales et leurs conséquences sur l’engagement social de nos Églises. Le journaliste et essayiste, Olivier Beylon, apportera une synthèse de la réflexion menée en ouvrant sur des pistes concrètes proposées sous forme de déclaration.

Pour marquer notre synode d’un symbole, et en écho aux paroles du Réformateur Martin Luther qui, questionné sur la fin du monde, répondit : “Même si je savais que demain le monde partirait en morceaux, je planterais tout de même mon pommier”, un olivier, symbole méditerranéen de la paix, sera planté devant le temple en présence des autorités religieuses et civiles.»

Programme de ce Synode de l’Unepref :

  • Jeudi 30 mai :
    -De 9h à 19h : séance du synode dans la salle paroissiale du Temple de St Jean-de-Maruéjols.
  • Vendredi 31 mai :
    -De 9h à 19h : séance du synode dans la salle paroissiale du Temple de St Jean-de-Maruéjols.
    -A 16h45 : communication : Nos pas pour demain en tant que protestant évangélique, par Etienne Lhermenault, président sortant du Conseil national des évangéliques de France (CNEF).
  • Samedi 1 juin :
    -A 11h15 : communication : Quels pas vers la société de demain? par Philippe Girardet, ex-président de l’UNEPREF, Directeur de la Faculté Libre d’Etudes Politiques et d’Economie Solidaire (Paris Sud, Montpellier, Dakar).
    -A 12h30 : réception des invités officiels avec prise de parole et symbole de la plantation d’un olivier sur le parvis du Temple.
    -A 15h : synthèse finale de la thématique par Olivier Beylon.
    -A 21h : “Tous en scène”, spectacle de la troupe de théâtre Agapé, salle des Annels.
  • Dimanche 2 juin :
    -A 10h30 : culte en présence des délégués avec la consécration d’un pasteur.

Retrouvez ci-dessous un schéma résumant l’organisation de l’Unepref :




Former à la rencontre

S’investir dans des actions à l’étranger, pour une année ou pour un mois, ne s’improvise pas. Jérémie Vercier, ancien envoyé du Défap à Madagascar, et chargé d’encadrer un groupe de jeunes qui doit partir trois semaines à l’été 2019 pour travailler au sein d’un orphelinat en Thaïlande, s’est ainsi souvenu de l’utilité de la formation reçue avant son départ. Il a de nouveau fait appel au Défap pour organiser une formation sur mesure. Au menu du week-end qui a eu lieu en novembre 2018 : pourquoi partir et comment, problématiques interculturelles, questions administratives et de sécurité…

Quelques-uns des pensionnaires de l’orphelinat © CCD Thaïland

 

Lorsqu’il était parti à Madagascar en 2014, Jérémie Vercier l’avait fait via le Défap. Il avait pu alors apprécier l’importance d’une formation préalable pour mieux s’adapter, une fois sur place, à un autre pays, une autre culture, d’autres modes de vie, et pour mieux comprendre le contexte de sa mission. Il avait 21 ans, un statut de service civique et une dizaine de mois pour se lancer dans l’aventure, avec dans ses bagages une formation d’électricien et diverses expériences dans l’animation de groupes d’enfants. Sur place, au Centre d’accueil des enfants orphelins et démunis Akanisoa, à Antsirabe, il était entré de plain-pied dans la vie d’une petite communauté comptant une vingtaine d’enfants et d’adolescents, et le personnel s’occupant de la structure. Une expérience forte. Et lorsque, de retour en France et investi dans l’encadrement de groupes de jeunes, il a été impliqué dans un projet d’échange avec un orphelinat de Thaïlande, il a pensé de nouveau à la formation qu’il avait reçue avant son départ pour Madagascar, et fait appel au Défap.

Période prévue pour le voyage : l’été 2019. Les participants sont un groupe d’une quinzaine de jeunes de l’Unepref, âgés de 18 à 29 ans ; ils seront accompagnés de six encadrants, dont Jérémie Vercier, aujourd’hui âgé de 25 ans. Le projet prévoit trois semaines de travail au sein d’un orphelinat (dont certains des enfants présentent divers handicaps) avec lequel deux des encadrants sont en lien depuis longtemps. Le voyage est ainsi organisé en partenariat avec CCD Thaïland (Christian Care Foundation for Children with Disabilities). Si Jérémie n’a aucun mal à convaincre le groupe de l’utilité d’une formation, à la fois sur les aspects pratiques et sur les questions interculturelles, la question qui se pose est la suivante : comment adapter, pour les besoins de ce voyage de trois semaines en Thaïlande, le contenu de la session de deux semaines que reçoivent avant leur départ tous les envoyés du Défap ? Et, question complémentaire : le groupe peut-il bénéficier d’un «parrainage» du Défap pour chercher des financements ?

Quelles postures, quels comportements privilégier ou éviter ?

Pour aller plus loin :

Contact est pris avec Tünde Lamboley, responsable Jeunesse, et avec Laura Casorio, responsable du service Envoyés du Défap. «Au fil des échanges, raconte cette dernière, nous avons essayé d’identifier, à partir des divers modules que comporte la formation des envoyés à laquelle Jérémie avait participé, ce qui serait le plus important pour ces jeunes. Sur cette base, nous avons construit une formation ad hoc pour le groupe.» La formation se met en place sur un week-end en novembre 2018. Elle sera assurée par Laura Casorio. Au menu de cette session : présentation du Défap ; pourquoi partir et comment ; construire son projet (objectif, obstacle, forces, faiblesses) ; problématiques interculturelles ; questions administratives et de sécurité…

Sur place, la secrétaire exécutive du Défap trouve des jeunes qui ne se connaissent pas encore (les accompagnateurs ne les avaient vus jusqu’alors que par groupes de deux-trois au maximum), mais motivés et qui participent activement aux divers modules de la formation. «Cette session d’un week-end a d’abord été utile pour permettre de constituer le groupe», souligne-t-elle. «L’équipe des encadrants a géré les aspects techniques de la mission, le programme, la présentation de l’orphelinat… Le Défap, pour sa part, a apporté son savoir-faire en termes de formation à l’expatriation. Ce groupe sera le premier venu de France à travailler dans cet orphelinat, qui a plutôt, pour l’instant, des partenaires dans le monde anglophone (États-Unis, Angleterre). Les questions des participants tournaient donc beaucoup autour de la manière de prendre contact, de nouer des liens, dans un contexte interculturel, et avec comme difficulté supplémentaire la barrière de la langue : la communication ne pourra se faire que via un interprète. Dès lors, comment apprendre les codes nécessaires pour bien communiquer ? Quelles postures, quels comportements privilégier ou éviter ? Qu’est-ce qui pourrait être mal vu ou blessant ? Comment construire une communication fluide, dans un laps de temps réduit ?»

Au-delà du séjour proprement dit, les enjeux sont multiples. Il s’agit tout d’abord d’essayer d’initier des échanges plus pérennes avec cet orphelinat. C’est en tout cas l’idée de l’initiatrice du projet, qui est elle-même une ancienne pensionnaire de ce centre et vit aujourd’hui en France. En ce qui concerne les participants eux-mêmes, beaucoup seraient prêts, à l’issue de cette expérience, pour d’autres formes d’engagements. Et pour Laura Casorio, «accompagner ce genre de projets par une formation rentre tout à fait dans la dynamique actuelle du Défap. Nous sommes d’ailleurs en train de construire des sessions similaires avec d’autres groupes.»