Il est passé par ici ! Il reviendra !

 

Environ huit jours après avoir dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier. Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage changea et son vêtement devint d’une blancheur éclatante.

Et voici que deux hommes s’entretenaient avec lui: c’étaient Moïse et Elie  apparaissant dans la gloire, ils parlaient de son prochain départ qui allait s’accomplir à Jérusalem.

Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil mais, restés éveillés, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui étaient avec lui.

Au moment où ces hommes se séparaient de Jésus, Pierre lui dit: «Maître, il est bon que nous soyons ici. Faisons trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.» Il ne savait pas ce qu’il disait.

Il parlait encore quand une nuée vint les couvrir; les disciples furent saisis de frayeur en les voyant disparaître dans la nuée.

Et de la nuée sortit une voix qui dit: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le!»

Quand la voix se fit entendre, Jésus se retrouva seul. Les disciples gardèrent le silence et, à cette époque-là, ils ne racontèrent rien à personne de ce qu’ils avaient vu.

Luc 9, 28-36

 

 

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Source : Pixabay


 

Quand on célèbre la cène, faisant mémoire avec un récit, des mots et des gestes, du dernier repas de Jésus avec ses disciples, avant qu’il soit arrêté, jugé, condamné, exécuté, quand au moment de la rupture du pain et de l’élévation de la coupe l’assemblée forme son cercle, puis communie, dans la joie, le recueillement et la reconnaissance, quand des regards émus s’échangent, et que le silence, ou la musique de cet instant, résonnent d’une qualité particulière …. passe un souffle d’éternité, se perçoit comme un soupir de Dieu, soupir heureux, car ses enfants reçoivent et accueillent en eux et entre eux sa véritable paix !  C’est indicible, c’est d’un autre ordre que l’ordre quotidien des choses. Et il est impossible de retenir ce temps, ce passage de « l’ange ».

Il en va de même de cette expérience extraordinaire sur la montagne offerte par Jésus à ses disciples Pierre, Jean et Jacques. Heureusement l’événement a donné lieu à un récit, écrit dans les évangiles, ce qui nous permet de le goûter. Mais comme la célébration de la cène, l’histoire de la transfiguration relève d’un moment de pure grâce, où tout est lumière, transparence, et où la communion des saints, figurée par la présence de Moïse et d’Elie auprès de Jésus et des siens prend corps et réalité, fait sens. 

Nous n’en saurons pas davantage mais, qui que nous soyons et où que nous soyons, nous aurons pu recevoir dans la foi et la confiance l’assurance que l’amour est plus fort que la mort et que Dieu est présent au milieu des siens.

 

 

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Cette semaine nous prions pour nos envoyés en Haïti et pour le peuple haïtien.

 

Je crois à la miséricorde de Dieu :
Il est venu partager la condition des plus pauvres,
Qui sont victimes de l’oppression politique,
Des accidents économiques ou de toute domination idéologique.
Par la naissance du Christ, je découvre que tous les réfugiés de la terre sont nos frères
Et que le Seigneur les aime, eux, en priorité.

Je crois aussi à la miséricorde de Dieu :
Pour les responsables de toutes ces souffrances.
C’est par la révolte contre le Seigneur de toute vie, ou par idolâtrie d’une idéologie
Qu’ils méprisent ou écrasent leurs frères.
Mais ils s’enferment dans la solitude et la peur.
Sur la croix, Christ leur offre le pardon.
Il les appelle à changer de vie et à reconnaître leurs frères.

Je crois à la miséricorde de Dieu pour moi aussi :
Bien souvent j’ai renié mes frères, sourd et aveugle à leurs souffrances.
Peut-être même ai-je participé à leur oppression.
Bien souvent j’ai perdu courage,
J’ai fui, j’ai abandonné ma vocation.
Mais sur la croix le Christ m’a pardonné à moi aussi.
Ressuscité, il vient à moi et m’appelle de nouveau à sa suite.
Par son esprit, il me redonne l’espérance à partager
Et le courage de le servir.


Eglise évangélique de Djibouti 1984

 

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Source : Pixabay

 




Universelles tentations !

 

Jésus, rempli du Saint-Esprit, revint du Jourdain. Il fut conduit par l’Esprit dans le désert où il fut tenté par le diable pendant 40 jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là et, quand cette période fut passée, il eut faim.
Le diable lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. »                               

Jésus lui répondit : « Il est écrit: L’homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole de Dieu. »
Le diable l’emmena plus haut, sur une haute montagne, et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre. Puis il lui dit : « Je te donnerai toute cette puissance et la gloire de ces royaumes, car elle m’a été donnée et je la donne à qui je veux.  Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi. »

Jésus lui répondit: « Retire-toi, Satan! En effet, il est écrit: C’est le Seigneur, ton Dieu, que tu adoreras et c’est lui seul que tu serviras. »

Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça au sommet du temple et lui dit: « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas, car il est écrit: Il donnera, à ton sujet, ordre à ses anges de te garder et: Ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »

Jésus lui répondit : « Il est dit: Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu. »

Après l’avoir tenté de toutes ces manières, le diable s’éloigna de lui jusqu’à un moment favorable.

Luc 4,1-13

 

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Que nous soyons d’Orient ou d’Occident, du Nord ou du Sud,  le désir de pouvoir sur la matière,  – pouvoir magique, technique, scientifique, informatique, quand il s’empare totalement de nous, peut nous conduire à la défiguration de la vie et du monde.

A la tentation de changer les pierres en pains Jésus oppose la nourriture du cœur par la Parole de Dieu.
Que nous soyons d’Orient ou d’Occident, du Nord ou du Sud,  la soif incontrôlée de dominer les autres – y compris pour leur soit- disant bien –  peut générer de terribles tyrannies familiales ou sociales, et les dictatures les plus sanglantes, les totalitarismes les plus déshumanisants.

A la tentation d’exercer la toute-puissance sur les hommes Jésus oppose la sagesse et la joie de n’adorer que Dieu seul.

Que nous soyons d’Orient ou d’Occident, du Nord ou du Sud, le désir de posséder Dieu est la tentation des  tentations. Cela commence par la confusion des affaires du ciel et de la terre pour sa propre gloire, cela continue par la manipulation des esprits et des cœurs,  la diffusion du fanatisme comme seule vérité, la calomnie du monde et de la civilisation, pour enfin justifier ou commanditer le meurtre au nom de Dieu.
La réponse de Jésus à cette tentation diabolique est de la nommer pour ce qu’elle est, en l’interdisant : « Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu. »

Mais ces tentations, que Jésus a vaincues, sont récurrentes dans l’histoire humaine ; elles naissent et grandissent au cœur de nos manques, de nos blessures, et de l’illusion que nous pouvons échapper à notre condition humaine. A chacun de nous d’identifier ses tentations, et de « les fracasser contre le Christ » comme y invite la règle de St Benoît de Nursie, le fondateur du monachisme occidental.

 

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En ce début de Carême, nous prions pour nos envoyés au Cameroun et le peuple camerounais.

Vois, Jésus, les peuples des vertes forêts,
Peuples aux mains d’ébène.
Dans tes mains le manioc et le mil leur donneront faim d’être peuples de frères.
Vois, Jésus, les peuples de l’océan bleu, peuples parsemés.
Dans tes mains, le poisson partagé sera communion pour les îles dispersées.

Vois, Jésus, les peuples de la couleur de leurs temples d’or.
Dans tes mains le riz deviendra nourriture de vie pour les multitudes

Vois, Jésus, les peuples aux mains brunes et ces épis de maïs.
Dans tes mains ils deviendront aliment du grand respect du pauvre.

Vois, Jésus, les peuples des grandes plaines de blé et leurs richesses engrangées.
Dans tes mains le pain consacré se transformera en un pain partagé avec l’étranger.

Alors peuples d’Afrique et d’Océanie, d’Afrique, d’Europe et des Amériques,
Nous serons en tes mains.

Jacques Lancelot

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Annoncer l’évangile, ce n’est pas « bateau » !

 

Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il vit au bord du lac deux barques, d’où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule.

Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon: Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait.

Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit: Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.

Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon.

Alors Jésus dit à Simon: Ne crains point; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent.

Luc 5,1-1

 

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Rattraper l’insuccès total de la nuit par une pêche surabondante relève d’un miracle. On n’est plus dans l’ordre des guérisons que Jésus vient d’effectuer, mais dans l’ordre de la profusion comme ce sera le cas avec la multiplication des pains. Une parole de Jésus et les poissons affluent dans les filets. Combien de pauvres pécheurs en charge de famille aimeraient vivre cette scène, sur mer, dans les lacs ou les rivières!
Mais Pierre et ses compagnons sont gagnés par la crainte ! Il s’agit d’autre chose que d’un miracle. La barque deviendra à l’avenir l’image de l’Eglise, la pêche figurera l’évangélisation, et le poisson au singulier sera l’anagramme de Jésus-Christ Fils de Dieu Sauveur en grec : IXTUS.

Et Simon ? Il peut nous rappeler Moïse ou Jérémie, désirant échapper à leur mission en alléguant qu’ils ne savaient pas parler. La pêche miraculeuse de Simon l’effraie, car en manifestant la puissance divine elle le renvoie à sa double condition de pêcheur pécheur. Plus tard Il ira jusqu’à renier son maître lors de son arrestation et de son jugement.

Pourtant Jésus lui confie une mission, figurée par la foule qui depuis la rive du lac reçoit l’enseignement du maître, mais également symbolisée par la multitude des poissons pris dans les filets : il sera pêcheur d’hommes !

 

Bandeau de la méditation du jeudi

Cette semaine nous prions pour nos envoyés à Madagascar et pour tout le peuple malgache.

 

O Jésus,

Sois la pirogue qui nous porte sur la mer de la vie.

Sois la pagaie qui nous maintient dans le droit cap.

Sois le balancier qui nous soutient lors des grandes épreuves.

Que ton Esprit soit la voile qui nous pousse à travers chaque jour.

Fortifie nos corps afin que nous puissions pagayer avec constance dans le voyage de la vie.

Prière mélanésienne

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L’appel à la mission : une porte vers la liberté !

 

La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

Avant que je t’aie formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu sois sorti de son sein, je t’avais consacré, je t’avais établi prophète des nations.

Je répondis: Ah! Seigneur Eternel! Voici, je ne sais point parler, car je suis un enfant.

Et l’Eternel me dit:

Ne dis pas: Je suis un enfant. Car tu iras vers tous ceux auprès de qui je t’enverrai, et tu diras tout ce que je t’ordonnerai. Ne les crains point, car je suis avec toi pour te délivrer, dit l’Eternel.

Puis l’Eternel étendit sa main, et toucha ma bouche; et l’Eternel me dit:

Voici, je mets mes paroles dans ta bouche. Regarde, je t’établis aujourd’hui sur les nations et sur les royaumes, pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes.

Jérémie 1,4-10

 

Illustration méditation du jeudi

Source : Pixabay

 

Comment entendre l’appel de Dieu à Jérémie ? Peut-on parler de liberté si tout est joué à l’avance, avant même notre naissance ?

Mais sommes-nous libres ? L’instinct nous assujettit à ses lois, pour notre conservation par exemple, ou la perpétuation de l’espèce. Et nous savons par expérience que dominer nos instincts ou leur résister n’est pas chose facile. Il faut de la discipline. Quant au destin, c’est le nom donné à ce qui nous arrive, plus souvent dans le malheur que dans la joie, à moins que ce ne soit pour certains dans la grandeur. Et il nous arrive de l’attribuer à la volonté toute-puissante de Dieu, comme s’il décidait de tout.

Pourtant la vocation, cet appel venu de Dieu ou du plus profond de nous-même, pourrait signifier le contraire d’un enfermement dans l’instinct ou le destin. Ce serait un chemin d’ouverture et d’accomplissement pour notre humanité.

Alors la foi serait un acquiescement, une confiance accordée à la voix qui nous secoue, nous libère et nous confie une mission en ce monde : mission de vie, de justice et de fraternité.

Que cet appel ait résonné à l’origine de nous-même, comme dans le cas de Jérémie, nous pouvons le comprendre comme une promesse : rien ne nous sera demandé qui dépasse les forces qui nous seront données. Et même aux moments les plus sombres de l’existence, une force ultime, le souffle de l’amour, nous seront donnés et nous relèveront pour que nous poursuivions notre route.

 

Bandeau méditation du jeudi

 

Nous prions pour nos envoyés en Egypte, pour les chrétiens et tout le peuple de ce pays, avec les mots de SCHENOUTÉ qui fut au 5ème siècle l’un des fondateurs de la vie monastique en Egypte.

 

DIEU, protège-moi, sans cesse, dans le travail, dans la parole et dans la pensée du cœur.

Dieu, aie pitié de moi, dans ce monde et dans celui qui doit venir.

Dieu, aie pitié de moi, car j’ai péché contre toi, comme un mortel; mais toi, Maître bon et doux, pardonne-moi.

Dieu, ne m’effraie pas et ne me trouble pas à l’heure où l’âme quitte le corps.

Dieu, ne me réprimande pas alors dans ta colère et ne me châtie pas dans ton courroux.

Dieu, ne t’irrite pas contre moi, comme le méritent mes péchés et mes actions mauvaises.

Dieu, ne me cache pas ton visage, lorsque je paraîtrai devant toi et ne détourne pas ta face de moi au jour où tu jugeras les actions cachées et connues des hommes.

Dieu, ton Verbe, s’est incarné, il a été crucifié pour moi, il est mort, a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour; attache-moi à toi, pour que les mauvais esprits ne dominent pas sur moi et ne m’arrachent pas de tes mains

Dieu, ne me laisse pas succomber à la perfidie, ne permets pas que l’Adversaire trouve en moi quelque chose qui lui appartienne.

Dieu, rends mon cœur comme un glaive aiguisé contre toute pensée de péché, afin que je puisse les chasser de mon cœur.

Dieu, qui as parlé à la mer et elle s’est apaisée, chasse les passions mauvaises de ma nature pécheresse, afin que le péché soit éteint et disparaisse de tous mes membres.

Dieu donne-moi pour toujours un cœur pur plein de foi, dans les siècles des siècles.

Amen.

 

La prière que nous citons est utilisée à l’office de midi et du soir.

 

Illustration méditation du jeudi

Source : Pixabay

 




Consolation active

 

Jésus, revêtu de la puissance de l’Esprit, retourna en Galilée, et sa réputation gagna toute la région. Il enseignait dans les synagogues et tous lui rendaient gloire.

Jésus se rendit à Nazareth où il avait été élevé et, conformément à son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture, et on lui remit le livre du prophète Esaïe. Il le déroula et trouva l’endroit où il était écrit :

« L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par onction pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux prisonniers la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour proclamer une année de grâce du Seigneur. »

Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur et s’assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui. Alors il commença à leur dire :                            

«Aujourd’hui cette parole de l’Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie.»

Luc 4,14-21

 

Illustration de la méditation du jeudi

Source : United Methodist News Service

 

Un Jésus bien inscrit dans sa tradition, fréquentant la synagogue, montant à la torah, commentant et expliquant, suscitant l’admiration de ses coreligionnaires. Puis à Nazareth, c’est la haftarah qui lui est présentée, c’est-à-dire le passage prophétique correspondant à la torah du jour.

Alors l’enseignement devient annonce, s’actualise : « Aujourd’hui cette parole de l’Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie. »

Mais en quoi est-elle accomplie ? Derrière l’évidence du nom de Jésus, que pouvons-nous retenir ?
Jésus ne parle que de consolation, car plus que quiconque il a ressenti la souffrance humaine, et compris la profondeur du besoin de consolation de chacun d’entre nous !

Pourtant le mot pourrait sembler faible, en ces temps où nous vivons dans le pessimisme et l’angoisse entretenus par le terrorisme, les guerres, la menace écologique, le chômage, et la misère du monde.

Mais si nous suivons l’exemple de Jésus, nous devrions tous pouvoir nous engager comme consolateurs, non seulement de notre prochain, mais de Dieu lui-même. Pas avec des petits mouchoirs, mais en écoutant de manière concentrée ce que nous inspire l’Esprit de sainteté, en œuvrant à la réparation du monde, et en nous consacrant généreusement aux missions qui nous sont confiées : vivre dans la vérité, soigner, partager, encourager, répandre l’indestructible joie de l’Evangile contre tous les discours de néant !

 

Bandeau de la méditation du jeudi

En cette semaine de l’unité nous nous joignons à cette prière prononcée lors de la première conférence spirituelle et interreligieuse réunie en Inde, à Calcutta, en 1968.

 

Dieu, nous sommes un avec Toi.
Tu nous as faits un avec Toi.
Tu nous as enseigné que, si nous sommes accueillants les uns aux autres,
tu demeures en nous.

Aide-nous à garder cette ouverture
et à nous battre pour elle de toutes nos forces.
En nous acceptant les uns les autres, complètement, totalement, le cœur grand ouvert,
c’est toi que nous acceptons,
c’est toi que nous aimons de tout notre être.

Car notre être est au cœur de ton être
et notre esprit s’enracine dans ton esprit.
Emplis-nous d’amour et fais que l’amour nous lie les uns les autres
tandis que nous parcourons nos chemins divers.

Thomas Merton, moine cistercien britannique (1915-1968) et précurseur du dialogue interreligieux.

Illustration de la méditation du jeudi

Source : Pixabay




C’est cadeau d’être ce que nous sommes !

 

Il y a diversité de dons, mais le même Esprit; diversité de ministères, mais le même Seigneur ; diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune. En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; à un autre, la foi, par le même Esprit ; à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit ; à un autre, le don d’opérer des miracles ; à un autre, la prophétie; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre, la diversité des langues ; à un autre, l’interprétation des langues. Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut.

1 Corinthiens 12,4-11

 

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Source : Pixabay

 

Je viens de lire un livre très intéressant sur le sentiment d’imposture. Par là il faut entendre cette inquiétude qui nous saisit quand nous nous demandons si nous sommes à la bonne place, si nous avons vraiment autorité pour parler en public, si on ne nous a pas surestimé en nous appelant à telle responsabilité, en nous confiant telle mission…

Si nous l’éprouvons parfois, ce sentiment d’imposture, alors l’enseignement de Paul sur les divers dons, talents, vocations peut nous rasséréner. La mission confiée à chacun d’entre nous ne repose sur aucune imposture ou surestimation, nous ne sommes pas attendus comme des champions tous-terrains ! Au contraire c’est toujours quelque chose de précis, de concret qui nous est demandé, car nous avons été pourvus dans cette perspective. Cela donne une conscience de soi, nourrie par la prière et la méditation, où l’intime voix de Dieu se conjugue aux appels qui nous viennent des autres et du monde.

Alors dans le souffle de l’Esprit nous connaissons la merveilleuse et agissante joie d’être tout simplement ce que nous sommes : sage, connaisseur, orateur, soignant, poète, chanteur ou simplement croyant… par Dieu et pour Dieu, pour le service des autres et du monde.

 

Bandeau méditation du jeudi

Nous prions pour nos envoyés au Togo et pour le peuple togolais.

Dieu de bonté ouvre mes oreilles afin que je perçoive ta parole,

Que je l’entende avec mon cœur

et que je me laisse transformer.

Ouvre ma bouche,

afin que je puisse te louer et chanter tout ce que tu as fait.

Par ton Esprit Saint,

rends-moi capable de redresser et d’encourager :

Que mes paroles soient créatrices de relation,

des paroles de guérison et de consolation,

de libération et de réconciliation,

des paroles capables de révéler des horizons neufs,

de faire s’entrouvrir le ciel

et de permettre à tous de saisir

combien leur vie est précieuse et unique.

Anselm Grün, moine bénédictin allemand

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Tu me nommes et je trouve le courage

 

Le peuple était dans l’attente et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Messie.

Alors il leur dit : «Moi, je vous baptise d’eau; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de détacher la courroie de ses sandales. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. Il a sa pelle à la main; il nettoiera son aire de battage et il amassera le blé dans son grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint pas. » C’est ainsi, avec encore beaucoup d’autres encouragements, que Jean annonçait la bonne nouvelle au peuple.

Cependant, Hérode le tétrarque, à qui Jean faisait des reproches au sujet d’Hérodiade, la femme de son frère [Philippe], et de toutes les mauvaises actions qu’il avait commises, ajouta encore à toutes les autres celle d’enfermer Jean en prison.

Comme tout le peuple était baptisé, Jésus aussi fut baptisé. Pendant qu’il priait, le ciel s’ouvrit et le Saint-Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles: «Tu es mon Fils bien-aimé, tu fais ma joie. »

Luc 3,15-22

 

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« Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ! » chantait Guy Béart. Comment Jean le baptiseur, homme de vérité, aurait-il pu échapper à ce destin de prophète assassiné? Non seulement il prononça la vérité sur lui-même, annonça Celui qui allait venir, mais encore il s’attaqua aux puissants  du moment, révélant leurs turpitudes.

Le miracle est qu’à chaque génération, sous tous les cieux du monde, des femmes et des hommes reprennent le flambeau de la vérité, de l’amour et de la bonté au péril de leur vie. Ainsi ils témoignent des forces de l’Esprit et de la voix encourageante de leur Dieu.

Qu’est cet encouragement ?

Sans doute ont-ils entendu ce même appel, cette même confirmation intime que Jésus reçut après son baptême ! « Tu es mon enfant bien-aimé. Tu fais ma joie. » Conscience et courage peuvent grandir, dans l’écho de cette nomination ? Alors prier pour demeurer dans la confiance, cela revient à offrir sa propre voix, sa propre pensée, son propre souffle au silence parlant de Celui qui nous sourit, nous guide, nous protège et nous envoie.

Commençons cette année dans le compagnonnage des deux fils d’Israël : le dernier des prophètes et  le Fils premier-né : alors notre joie sera forte.

 

Bandeau méditation du jeudi

 

C’est avec les mots de Johnson Gnanabaranam, théologien luthérien indien, que nous portons dans la prière nos envoyés au Congo et tout le peuple congolais.

 

Mon Jésus, beaucoup de gens se sont réjouis parce qu’ils t’ont cherché et trouvé.

Moi je me réjouis, parce que tu m’as cherché et que tu m’as trouvé.

Les bergers de Bethléem, à qui les anges sont apparus, étaient dans la joie :

ils ont entendu le message et ils t’ont vu.

Moi je suis plus joyeux que les bergers, parce que j’ai entendu l’Evangile de ta propre bouche,

et non de celles des anges.

Tu as dit : Viens à moi, je vais alléger ton fardeau.  Voilà pourquoi je suis

plus joyeux que les bergers de Bethléem.

Les mages d’Orient, ils ont vu l’étoile ! Ils étaient heureux : ils t’ont cherché et t’ont apporté de riches

présents. Mais je suis plus heureux que les mages, car c’est toi qui m’as cherché.

Tu m’as apporté le plus riche présent du monde, ton salut.

Voilà pourquoi je suis plus heureux que les mages d’Orient.

Marie est bénie : enfant tu as habité pendant quarante semaines dans son sein. Mais je suis béni plus

que Marie, parce que, au long de ma vie, tu habites dans mon cœur, toi, le Christ ressuscité. Voilà

pourquoi je suis béni plus que Marie, ta mère.

Siméon le prophète s’est réjoui et il a chanté : Mes yeux ont vu le Sauveur ! Je ne t’ai pas vu, mais je

crois en toi.

Et comme tu déclares bienheureux ceux qui ont cru sans avoir vu, j’atteins les sommets de la

béatitude.

Johnson Gnanabaranam.

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Dieu au ciel et sur la terre

 

Au commencement était la Parole, la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu.

Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait, n’a été fait sans elle.

En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Et la lumière a lui dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.

Il y eut un homme, appelé Jean, qui fut envoyé de Dieu. Il vint pour être témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. Il n’était pas la lumière, mais il était envoyé pour rendre témoignage à la lumière.

La véritable lumière qui éclaire tout homme était venue dans le monde.  Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle; mais Lui le monde ne l’a pas connu.

Il est venu chez les siens; et les siens ne l’ont point reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être faits enfants de Dieu, savoir, à ceux qui croient en son nom, qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.

Et la Parole a été faite chair, et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père.

Jean lui rendit témoignage, lorsqu’il s’écria en disant: C’est ici celui dont je disais: Celui qui vient après moi est au-dessus de moi, parce qu’il était avant moi. Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce sur grâce. Car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ.

Personne n’a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître.

Jean 1,1-18

 

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Le grand théologien protestant Karl Barth nous a offert cette prière :


Seigneur notre Dieu tu n’as pas voulu habiter au ciel seulement, mais aussi avec nous sur la terre. Tu ne t’es pas contenté d’être le Très-Haut, mais tu t’es abaissé et tu as voulu être petit comme nous. Tu n’as pas voulu régner seulement mais nous servir. Tu n’as pas voulu seulement être Dieu  dans ton éternité mais pour nous tu as voulu naître, vivre et mourir comme un homme.

Non seulement Dieu est au milieu de nous, mais par Jésus-Christ il est en nous, en chacun d’entre nous, du plus petit au plus grand. Cela signifie que nous devons prendre soin de lui en nous, comme entre nous ;  nous avons la responsabilité de le faire vivre et agir en ce monde. Mais cette mission, nous ne pouvons la remplir si nous ne prenons pas d’abord le temps d’écouter sa respiration d’amour, sa Parole qui était et qui est au commencement de toute chose. 

Mais si nous écoutons Dieu en nous, nous le verrons à l’œuvre près de nous, autour de nous, et nous apprendrons qu’en tout lieu, sur toute la terre, y compris dans les lieux les plus douloureux, son amour veut vivre, et sa joie résister aux forces les plus sombres.  

 

 

bandeau méditation du jeudi

 

 

Réjouissons-nous en ce temps de Noël avec ce poème de Charles Péguy

 

Sous le regard de l’âne et le regard du boeuf
Cet enfant reposait dans la pure lumière.
Et dans le jour doré de la vielle chaumière
S’éclairait son regard incroyablement neuf.

 

Le soleil qui passait par les énormes brèches
Eclairait un enfant gardé par du bétail.
Le soleil qui passait par un pauvre portail
Eclairait une crèche entre les autres crèches.

 

Mais le vent qui soufflait par les énormes brèches
Eût glacé cet enfant qui s’était découvert.
Et le vent qui soufflait par le portail ouvert
Eût glacé dans sa crèche entre les autres crèches

 

Cet enfant qui dormait en fermant les deux poings
Si ces deux chambellans et ces museaux velus
Et ces gardes du corps et ces deux gros témoins
Pour le garder du froid n’eussent soufflé dessus.

 

Sous le regard du bœuf et le regard de l’âne
Cet enfant respirait dans son premier sommeil.
Les bêtes calculant dedans leur double crâne
Attendaient le signal de son premier réveil.

 

Et ces deux gros barbus et ces deux gros bisons
Regardaient s’éclairer la lèvre humide et ronde.
Et ces deux gros poilus et ces deux gros barbons
Regardaient sommeiller le premier roi du monde.

 

Charles Péguy né en 1873 et tué durant la guerre le 5-09-1914

 

Illustration de la méditation du jeudi

Source : Pixabay

 




L’attente qui est en nous

Bougie de l'Avent Bougie de l'Avent Bougie de l'Avent Bougie de l'Avent

 

A la même époque, Marie s’empressa de se rendre dans une ville de la région montagneuse de Juda. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth. Dès qu’Elisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant remua brusquement en elle et elle fut remplie du Saint-Esprit.

Elle s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie parmi les femmes et l’enfant que tu portes est béni. Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne vers moi? En effet, dès que j’ai entendu ta salutation, l’enfant a tressailli de joie en moi.

Heureuse celle qui a cru, parce que ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s’accomplira. »  

 

Luc 1,39-45

 

Illustration méditation du jeudi

Source : WikiCommons

C’est certainement pour marquer le caractère unique de la visite de Marie à Elisabeth qu’on l’appelle Visitation. Car derrière la joie des deux femmes à se retrouver, à s’étreindre, à se confier l’une à l’autre leurs joies et leurs soucis, derrière les agréables rites de l’hospitalité se joue une autre rencontre, voilée : celle de l’éternité de Dieu et du temps des hommes, avec ces deux naissances annoncées qui vont changer le destin du monde. Et déjà le futur petit Jean s’esbaudit dans le ventre maternel, impatient peut-être de l’œuvre à accomplir et du rôle qu’y tiendra le futur petit Jésus qui, pour être de quelques mois son puîné n’en sera pas moins « plus grand » que lui.

 

Mais n’anticipons pas ! Arrêtons-nous à ce temps de la visitation, et qu’elle nous inspire de nous visiter les uns les autres, de nous offrir mutuellement l’épiphanie de la présence de Dieu. Dans l’être ensemble de ce temps de l’Avent, nous pouvons goûter la joie mystérieuse des accomplissements à venir. La prière et le chant y ont leur part, le silence aussi, et toutes les agapes qui peuvent réunir des êtres humains autour des fruits de la terre, en attendant la venue du Prince de la paix.

 

 

Bandeau de la méditation du jeudi

 

En ce temps d’Avent nous prions pour nos envoyés aux Antilles, et pour ceux qui se préparent à la joie de Noël.

 

Dieu tu as choisi de te faire attendre tout le temps d’un Avent.

Moi je n’aime pas attendre dans les files d’attente.

Je n’aime pas attendre mon tour.

Je n’aime pas attendre le train.

Je n’aime pas attendre pour juger.

Je n’aime pas attendre le moment.

Je n’aime pas attendre un autre jour.

Je n’aime pas attendre parce que je n’ai pas le temps et que je ne vis que dans l’instant.

Tu le sais bien d’ailleurs, tout est fait pour m’éviter l’attente :

les cartes bleues et les libre services,

les ventes à crédit et les distributeurs automatiques,

les coups de téléphone et les photos à développement instantané,

les télex et les terminaux d’ordinateur, la télévision et les flashes à la radio…

Je n’ai pas besoin d’attendre les nouvelles : elles me précèdent.

Mais Toi Dieu tu as choisi de te faire attendre le temps de tout un Avent.

Parce que tu as fait de l’attente l’espace de la conversion,

le face à face avec ce qui est caché, l’usure qui ne s’use pas.

L’attente, seulement l’attente, l’attente de l’attente, l’intimité avec l’attente qui est en nous

parce que seule l’attente réveille l’attention et que seule l’attention est capable d’aimer.

Tout est déjà donné dans l’attente, et pour Toi, Dieu, attendre se conjugue Prier.

Auteur : Jean Debruynne

Illustration méditation du jeudi

Source : Pixabay




D’eau et de feu

Méditation du jeudi 10 décembre 2015 – En ce temps de l’Avent nous prions pour nos envoyés de Tunisie

illustration méditation du jeudi

La foule interrogeait Jean, disant : Que devons-nous donc faire?

Il leur répondit : Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a point, et que celui qui a de quoi manger agisse de même.

Il vint aussi des publicains pour être baptisés, et ils lui dirent : Maître, que devons-nous faire?

Il leur répondit : N’exigez rien au-delà de ce qui vous a été ordonné.

Des soldats aussi lui demandèrent : Et nous, que devons-nous faire?
Il leur répondit : Ne commettez ni extorsion ni fraude envers personne, et contentez-vous de votre solde.

Comme le peuple était dans l’attente, et que tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ, il leur dit à tous: Moi, je vous baptise d’eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera le blé dans son grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point.

C’est ainsi que Jean annonçait la bonne nouvelle au peuple, en lui adressant encore beaucoup d’autres exhortations.

Luc 3,10-18

 

illlustration de la méditation du jeudi

Source : Pixabay

 

Que devons-nous faire ?

La voix de celui qui crie dans le désert a été entendue.

Et des voix inquiètes, sincères, lui répondent, le sollicitent : Si nous avons mal agi, si nous n’avons pas fait ce qu’il fallait, ou si nous avons fait ce qu’il ne fallait pas faire, si nous nous sommes comportés injustement…

Comment pouvons-nous réparer ? Que devons-nous faire ?

Alors Jean répond très simplement, par la loi et la sagesse de Dieu : Accomplissez les commandements qui vous ont été donnés, soyez généreux, justes, honnêtes.

Mais si cela ne vous suffit pas, si vous imaginez un Messie-champion  à votre convenance, si vous attendez qu’il vienne vous protéger des dangers de la vie, si vous espérez de lui une bonne petite religion à bon marché, des passe-droits et des privilèges, alors sachez que c’est par un baptême de feu qu’il vous fera naître à la vie nouvelle, et par ses exigences qu’il fera de vous ses disciples et ses amis, car il n’est pas venu abolir la loi de Dieu mais l’accomplir, ce Dieu qui veut le droit, la justice, et la bonté sur cette terre, ce Dieu qu’avec lui vous nommerez Père.

 

bandeau méditation du jeudi

 

Nous prions pour nos envoyés en Tunisie, pour les chrétiens et tout le peuple tunisien.

 

Ô notre Dieu, ce monde est le tien, aide-nous à le faire tien.

Cette Création vit de ton amour, aide-nous à la faire vivre de ton amour
Ce monde marche vers l’avenir que tu lui donnes, aide-nous à le faire marcher
Vers l’avenir que tu lui donnes.

Tu fais de nous tous tes enfants, aide-nous à vivre comme tes enfants
Tu prépares de bonnes œuvres pour chacun de nous
Aide-nous à accomplir ces bonnes œuvres.

Ô notre Dieu, si nous ne croyons pas, si nous n’agissons pas,
Les ténèbres nous envahiront
Et tout ce que nous aurons espéré,
Tout ce que tu auras voulu perdra toute existence.

Mais si nous croyons, si nous agissons,
Les ténèbres nous envahiront sans doute
Mais la lumière y brillera
Nous verrons ton nouveau ciel, ta nouvelle terre
Et tu feras par la puissance qui agit en nous
Infiniment au-delà
De ce que nous demandons ou pensons par Jésus-Christ.

Evan Lewis, Dunedin, Nouvelle Zélande,trad.Gilles Castelnau.

illustration méditation du jeudi

Source : Pixabay




L’urgence de Dieu : la bonté de l’homme et la beauté de la création

La quinzième année du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate était gouverneur de la Judée, Hérode tétrarque de la Galilée, son frère Philippe tétrarque du territoire de l’Iturée et de la Trachonite, Lysanias tétrarque de l’Abilène, et Anne et Caïphe étaient grands-prêtres.

C’est alors que la parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie, dans le désert, et Jean parcourut toute la région du Jourdain ; il prêchait le baptême de repentance pour le pardon des péchés, conformément à ce qui est écrit dans le livre des paroles du prophète Esaïe :
C’est la voix de celui qui crie dans le désert:                      

« Préparez le chemin du Seigneur, rendez ses sentiers droits.   

Toute vallée sera comblée, toute montagne et toute colline seront abaissées;                   

ce qui est tortueux sera redressé et les chemins rocailleux seront aplanis.          

Et tout homme verra le salut de Dieu. »

Luc 3,1-6

 

illustration méditation du jeudi

Source : Pixabay

Y a-t- il un sens à l’histoire des hommes et du monde ? Une direction ? Un destin déjà scellé ou un horizon encore indéchiffrable ?
Le prophète n’est ni un savant ni un astrologue qui essaierait de répondre à ces questions à partir de calculs ou d’observation.                                        

Le prophète est un être entièrement requis par sa sensibilité à Dieu. Sensibilité au besoin de Dieu : besoin que Dieu a de l’humain, que l’humain a de Dieu, et que la création tout entière a de Dieu.
Et il prête son corps, son cœur, son esprit, sa gorge, sa bouche, sa vie à l’expression de ce besoin. De tout son être il dit une Parole de Dieu, il annonce un événement de l’âme du monde.                  
Et sa voix porte, même dans le désert, car elle doit pouvoir réveiller, chez ses contemporains,  ce même besoin de l’homme, de Dieu, et de la création. 

 

Le prophète veut éveiller en chacun cette nécessité vitale du Dieu de justice et de bonté, enfouie sous l’oubli, les petites affaires et les grands désespoirs de l’existence, l’horloge du temps qui tourne en rond.

C’est cette possibilité d’éveil qu’exprime Jean le baptiste, à l’instar de tous ceux qui l’ont précédé, quand il propose haut et fort le baptême de repentance pour le pardon des péchés. Depuis les rives du Jourdain il fait entrevoir l’aube nouvelle, la pleine réconciliation offerte, entre Dieu, l’humanité, et toute la création.

 

Bandeau méditation du jeudi

En ce temps d’Avent, nous prions pour nos envoyés et les chrétiens du Bénin. A l’occasion de la COP21, c’est le Cantique des créatures, attribué à François d’Assise, qui nous inspirera dans notre prière :

 

Très haut, tout puissant et bon Seigneur à toi louange, gloire, honneur
et toute bénédiction !
A toi seul ils conviennent, ô Très Haut,
et nul homme n’est digne de te nommer.

Loué sois tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,
spécialement messire frère Soleil, par qui tu donnes le jour, la lumière;
il est beau, rayonnant d’une grande splendeur
et de toi, le Très Haut, il nous offre le symbole.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Lune et les étoiles ;
dans le ciel tu les as formées, claires, précieuses et belles.

 

Loué sois tu mon Seigneur, pour frère Vent, et pour l’air et pour les nuages, pour l’azur calme et tous les temps :
grâce à eux tu maintiens en vie toutes les créatures.

Loué sois tu mon Seigneur pour sœur Eau, qui est très utile et très humble,
précieuse et chaste.

Loué sois-tu mon Seigneur, pour frère Feu, par qui tu éclaires la nuit :
il est beau et joyeux, indomptable et fort.

Loué sois tu mon Seigneur, pour notre sœur la Terre,
qui nous porte et nous nourrit,
qui produit la diversité des fruits,
avec les herbes diaprées et les herbes.

Loué sois tu mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi,
qui supportent épreuves et maladies :
heureux s’ils conservent la paix, car par toi, le Très-Haut, ils seront couronnés.

Loué sois tu, mon Seigneur, pour notre sœur la Mort corporelle,
à qui nul vivant ne peut échapper.

Malheur à ceux qui meurent en péché mortel;
heureux ceux qu’elle surprendra faisant ta volonté,
car la seconde mort ne pourra leur nuire.

Louez et bénissez mon Seigneur, rendez lui grâce et servez-le en toute humilité !

illustration méditation du jeudi

Source : Pixabay




Au-delà de l’apocalypse la vie !

 

illustration méditation du jeudi

Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, les nations seront dans l’angoisse, épouvantées par le bruit de la mer et des vagues. Des hommes rendront l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra sur la terre, car les puissances célestes seront ébranlées.

Alors on verra le Fils de l’homme venir sur une nuée avec beaucoup de puissance et de gloire.              

Quand ces événements commenceront à se produire, redressez-vous et relevez la tête, parce que votre délivrance est proche.

Puis il leur dit une parabole: «Regardez le figuier et tous les autres arbres. Dès qu’ils bourgeonnent, vous savez de vous-mêmes que déjà l’été est proche.                                       

De même, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le royaume de Dieu est proche.                          

Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive.

Le ciel et la terre disparaîtront, mais mes paroles ne disparaîtront pas.

Faites bien attention à vous-mêmes, de peur que votre cœur ne devienne insensible, au milieu des excès du manger et du boire et des soucis de la vie, et que ce jour ne fonde sur vous à l’improviste. En effet, il s’abattra comme un piège sur tous les habitants de la terre. Restez donc en éveil, priez en tout temps, afin d’avoir la force d’échapper à tous ces événements à venir et de vous présenter debout devant le Fils de l’homme. »

Luc 21,25-36

 

Illustration méditation du jeudi 26 novembre 2015

Source : Pixabay

Chaque année, l’Avent commence par une évocation effrayante de la fin des temps et une mise en garde contre l’oubli et l’inconscience. Il faut veiller car les temps sont proches ! A la terreur succèdera la joie du Royaume pour laquelle il faut se préparer.

Ceci résonne particulièrement en ces jours de terrible violence terroriste et guerrière, en France, au Moyen-Orient, en Afrique, mais qui voient également se rassembler à Paris des représentants de nombreux pays, avec l’objectif de travailler ensemble pour réduire les risques d’une possible catastrophe climatique.

Aussi bien dans la douleur infligée par une violence fanatique que dans l’espérance née d’une coopération mondiale en faveur de la planète, nous apprenons, une fois de plus, combien les habitants de cette terre sont  tous engagés dans un destin commun et responsables ensemble de l’avenir.

Et si nous, chrétiens, sommes invités à nous présenter debout devant le Fils de l’homme, de même que nous serons bientôt conviés à nous pencher sur le berceau de la crèche, ce n’est pas à notre seul bénéfice, mais pour porter la lumière de l’espérance devant le monde entier, au regard de tous les humains, qu’ils soient chrétiens, juifs, musulmans, bouddhistes, hindouistes, sikhs, agnostiques ou athées.

Il n’y a de salut qu’universel, car nous sommes une seule et même humanité, créée et aimée par Dieu.

 

Bandeau méditation du jeudi

 

Nous prions avec les envoyés et les chrétiens du Cameroun.

Nous croyons au Dieu unique, source de toute vie sur terre,

seul fondement et origine de toute la terre et de ses créatures.

Nous croyons à l’excellence de toute vie sur terre,

à la valeur innée de tous les êtres,

à la participation des humains à la vie de la nature.

Nous croyons que le Christ nous montre la tâche confiée à l’être humain:

être l’image de Dieu en œuvrant avec la terre et en prenant soin d’elle,

en cherchant à comprendre ses mystères et ses énergies

et en les utilisant de manière à contribuer au bien de tous ses enfants.

Nous croyons que l’Esprit de Dieu nous conduira

pour que nous trouvions un style de vie modeste, désintéressé, miséricordieux,

afin que les générations à venir héritent en paix de la terre

et qu’à leur tour, elles vivent en sorte que, avec l’aide de ses dons,

toutes les créatures aient part à la justice. Amen.

Propositions liturgiques de la Communauté œcuménique de travail Église et environnement, Suisse

Illustration méditation du jeudi 26 novembre 2015

Source : Pixabay