Choisir l’amour-la vie à chaque instant !

Méditation du jeudi 9 février 2017. Nous prions pour nos envoyés au Togo et pour le peuple togolais.


Source: Pixabay

« Ne pensez pas que je sois venu supprimer la loi de Moïse et l’enseignement des prophètes. Je ne suis pas venu pour les supprimer mais pour leur donner tout leur sens.
Je vous le déclare, c’est la vérité : aussi longtemps que le ciel et la terre dureront, ni la plus petite lettre ni le plus petit détail ne seront supprimés de la loi, et cela jusqu’à la fin de toutes choses.
C’est pourquoi, celui qui écarte même le plus petit des commandements et enseigne aux autres à faire de même, sera le plus petit dans le Royaume des cieux.
Mais celui qui l’applique et enseigne aux autres à faire de même, sera grand dans le Royaume des cieux.
Je vous l’affirme : si vous n’êtes pas plus fidèles à la volonté de Dieu que les maîtres de la loi et les Pharisiens, vous ne pourrez pas entrer dans le Royaume des cieux. »
Matthieu 5, 17-20

 


Source: Pixabay


Jésus est juif et assume la totalité de la torah, depuis la plus petite lettre et le plus petit détail jusqu’aux dix Paroles. Si dans le Sermon sur la montagne il nous conduit à un au-delà de la loi, c’est pour en ouvrir le sens et non pour la dénigrer.


Alors se posent des questions épineuses :
– Faut-il considérer à égalité des lois cérémonielles qui visent les rites religieux et les lois éthiques qui concernent l’attitude vis-à-vis du prochain et les relations familiales et sociales ?

– Sur quel principe d’interprétation justifier le discernement des prescriptions et interdits que l’on applique et ceux que l’on rejette, notamment les sanctions cruelles et inhumaines ?

– Comment échapper au légalisme, au moralisme, tout en ne tombant pas dans le laxisme et le relativisme ? Comment suivre et enseigner aux enfants une voie de liberté, qui exige en même temps la prise au sérieux de la Parole de Dieu et l’exercice de la responsabilité personnelle ?


Pour Jésus, reprenant le Lévitique, c’est l’amour de Dieu et du prochain qui sert de mesure à l’exercice de la loi.  Concrètement, c’est la règle d’or : « Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’il te fasse et fais pour lui ce que tu aimerais que l’on fasse pour toi. »
C’est ainsi que s’actualise sans cesse le choix ouvert par Dieu, celui de la vie : « Oui, je vous avertis solennellement aujourd’hui, le ciel et la terre m’en sont témoins : je place devant vous la vie et la bénédiction d’une part, la mort et la malédiction d’autre part. Choisissez donc la vie, afin que vous puissiez vivre, vous et vos descendants. » Deut 30, 19.

 

 


Nous prions pour nos envoyés au Togo et pour le peuple togolais.

Dieu de nos Pères et Seigneur de tendresse,
Toi le Maître de l’histoire,
Toi qui tiens en Tes Mains le cœur des hommes
Et garantis les droits des peuples,
Tu sais que pour la naissance de notre nation,
Tout notre peuple a crié vers Toi.

N’abandonne pas l’ouvrage de Tes Mains.
Le Togo s’était alors consacré au Cœur de Ton Fils, pour toujours.
Prends soin de Ta vigne,
Prends soin de Ton domaine.

Remplis-nous de Ton Esprit pour que tous les fils de notre cher pays,
De l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud,
Se reconnaissent vraiment frères et sœurs,
Et qu’ils deviennent capables d’Amour au lieu de la haine,
D’union au lieu de la division.

Seigneur, aide-nous par Ta grâce à faire place dans nos cœurs
A la Justice et à la Paix
Au lieu de l’injustice et de la violence,
Au Pardon,
Au lieu du désir de vengeance.

Que partout sur notre terre s’affermissent la sécurité et la paix ;
Et qu’ainsi dans notre pays les ennemis se réconcilient,
Les adversaires se tendent la main,
Les groupes et les familles qui s’opposaient
Acceptent de faire route ensemble,
Et que l’Amour triomphe de la haine.
 




Servir Dieu avec ses cinq sens !

Méditation du jeudi 2 février 2017. Nous prions pour nos envoyés au Cameroun et pour le peuple camerounais.

« C’est vous qui êtes le sel du monde. Mais si le sel perd son goût, comment pourrait-on le rendre de nouveau salé ? Il n’est plus bon à rien ; on le jette dehors, et les gens marchent dessus.
 

Le goût

Source: Pixabay

 

« C’est vous qui êtes la lumière du monde. Une ville construite sur une montagne ne peut pas être cachée. On n’allume pas une lampe pour la mettre sous un seau. Au contraire, on la place sur son support, d’où elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. C’est ainsi que votre lumière doit briller devant les hommes, afin qu’ils voient le bien que vous faites et qu’ils louent votre Père qui est dans les cieux. » Matthieu 5,13-16

 

La vue

Source: Pixabay


Méditation
Le sel c’est le goût ! Il relève et révèle le goût des aliments ! Trop concentré il les rend immangeables. Affadi il ne sert plus à rien.
La lumière c’est la vue ! Bien orientée et mesurée elle éclaire, montre, illumine … la beauté du monde et l’expression des visages ! Trop violente elle aveugle ! Cachée elle laisse gagner les ténèbres.
Ces deux métaphores que Jésus emploie pour nous envoyer en mission nous engagent à poursuivre ! Sel ! Lumière ! Quoi d’autres pour éveiller les autres sens ? 


L’ouïe

Source: Pixabay


Que serions-nous pour émouvoir l’oreille ? Musique ou parole ? Ou les deux réunis dans le chant ?
Pour atteindre le cœur et lui dire l’amour de Dieu, la joie de vivre, les mille merveilles de la création.
Et surtout nous veillerions à ne pas blesser l’ouïe en nous prêtant aux cris, aux calomnies, à la parole qui humilie et qui tue. 

 

Le toucher

Source: Pixabay


Et pour le toucher ? Serions-nous la main, qui caresse, masse, protège, donne, bénit ? Jésus ne nous a-t- il pas donné l’exemple, lui qui a si souvent mis la main à la pâte des souffrances humaines !
Alors nous nous efforcerions de ne jamais devenir la main qui frappe, défigure, maudit !


L’odorat

Source: Pixabay


Reste l’odorat. Quel doux parfum pourrions-nous devenir pour chatouiller heureusement les narines des uns et des autres ?
Le spirituel encens, qui évoque les senteurs du ciel ou les hauteurs des cathédrales ?
Ou bien le fumet du pot-au-feu qui promet aux affamés une heureuse communion autour de la table sainte et profane ?
Comme dans le fameux banquet d’Esaïe, qui se tiendra sur la montagne sainte, à base de viandes moelleuses arrosées de vins clairs ! « Alors, dit le prophète, sera enlevé, sur cette montagne, le voile qui couvre la face de tous les peuples, la couverture étendue sur toutes les nations. »
Esaïe 25,7
 

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour !

Source: Pixabay

 

 

Nous prions pour nos envoyés au Cameroun avec ces mots que Jésus nous a enseignés :
Notre Père qui es aux cieux
Que ton Nom soit sanctifié
Que ton règne vienne
Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel !
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre nous du Mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire,
Pour les siècles des siècles Amen

 

 

 




Les perles de l’évangile

Méditation du jeudi 26 janvier 2017 – Nous prions pour nos envoyés à Madagascar et pour le peuple malgache.

Quand Jésus vit ces foules, il monta sur une montagne et s’assit. Ses disciples vinrent auprès de lui et il se mit à leur donner cet enseignement :

Heureux ceux qui se savent pauvres en eux-mêmes, car le Royaume des cieux est à eux !

Heureux ceux qui pleurent, car Dieu les consolera !

Heureux ceux qui sont doux, car ils recevront la terre que Dieu a promise !

Heureux ceux qui ont faim et soif de vivre comme Dieu le demande, car Dieu exaucera leur désir !

Heureux ceux qui ont de la compassion pour autrui car Dieu aura de la compassion pour eux !

Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu !

Heureux ceux qui créent la paix autour d’eux, car Dieu les appellera ses fils !

Heureux ceux qu’on persécute parce qu’ils agissent comme Dieu le demande, car le Royaume des cieux est à eux !

Heureux êtes-vous si les hommes vous insultent, vous persécutent et disent faussement toute sorte de mal contre vous parce que vous croyez en moi.

Réjouissez-vous, soyez heureux, car une grande récompense vous attend dans les cieux. C’est ainsi, en effet, qu’on a persécuté les prophètes qui ont vécu avant vous. » Matthieu 5,1-12

 

Source: Pixabay

 

Il faut être Jésus pour prononcer de telles paroles du haut de la montagne !

A nous il n’est pas aisé de trouver le ton juste : chuchotement, confidence, chant psalmodié ? Car cette Parole des béatitudes cherche le fond de notre cœur. Là seule elle peut résonner, être entendue, reçue. Dans le recueillement et la méditation.

Là, dans ce temps ouvert à Dieu où c’est Dieu lui-même qui vit en nous, nous pouvons comprendre que la simplicité de cœur donne la véritable intelligence du monde, que la compassion humaine , au moment où elle s’épuise, est relayée par l’infinie compassion de Dieu, que nos larmes de douleur deviennent source de don spirituel, que le dénuement se revêt parfois d’une richesse inépuisable, que paroles et gestes d’apaisement peuvent se multiplier par contagion, que la soif de justice crée de fraternelles communions et que même la persécution pour cause de fidélité peut recéler une joie insoupçonnable.

Cet inattendu de Dieu qui transforme nos vies, des témoins de tous les temps en ont fait un jour l’expérience, et parfois le récit, avec étonnement et reconnaissance.

Merci à eux qui ouvrent notre regard sur la vie intérieure, celle du Christ en nous, toujours prête à féconder notre vie quotidienne dans le monde. 

 


En écho aux Béatitudes, nous prions pour nos envoyés à Madagascar avec cette prière d’un frère franciscain.


Seigneur, réconcilie-moi avec moi-même.
Comment pourrais-je rencontrer et aimer les autres
Si je ne me rencontre et ne m’aime plus ?

Seigneur, Toi qui m’aimes tel que je suis
Et non tel que je me rêve,
Aide-moi à accepter ma condition d’homme
Limité mais appelé à se dépasser.

Apprends-moi à vivre
Avec mes ombres et mes lumières, mes douceurs et mes colères,
Mes rires et mes larmes, mon passé et mon présent.

Donne-moi de m’accueillir comme Tu m’accueilles,
De m’aimer comme Tu m’aimes.
Délivre-moi de la perfection que Tu veux me donner,
Ouvre-moi à la sainteté que Tu veux m’accorder.

Epargne-moi le remords de Judas
Rentrant en lui-même pour n’en plus sortir,
Epouvanté et désespéré par son péché.

Accorde-moi le repentir de Pierre,
Rencontrant le silence de ton regard
Plein de tendresse et de pitié.

Et si je dois pleurer, que ce ne soit pas sur moi-même
Mais sur ton Amour offensé.

Seigneur, tu connais le désespoir qui ronge mon coeur.
Le dégoût de moi-même, je le projette sans cesse sur les autres !
Que ta tendresse me fasse exister à mes propres yeux !
Je voudrais tellement déverrouiller la porte de ma prison
Dont je serre moi-même la clef !

Donne-moi le courage de sortir de moi-même.
Dis-moi que tout est possible à celui qui croit.
Dis-moi si je peux encore guérir
Dans la lumière de ton regard et de ta Parole.

 

Source: Pixabay

 

 




Avec Jésus la vie se lève !

Méditation du jeudi 19 janvier 2017. En cette semaine de l’unité des chrétiens nous prions pour toutes les Églises et pour notre envoyé en Afrique du Sud.

Quand Jésus apprit que Jean avait été mis en prison, il s’en alla en Galilée. Il ne resta pas à Nazareth, mais alla demeurer à Capernaüm, ville située au bord du lac de Galilée, dans la région de Zabulon et de Neftali.
Il en fut ainsi afin que se réalisent ces paroles du prophète Ésaïe :
« Région de Zabulon, région de Neftali, en direction de la mer, de l’autre côté du Jourdain, Galilée qu’habitent des non-Juifs ! Le peuple qui vit dans la nuit verra une grande lumière. Pour ceux qui vivent dans le sombre pays de la mort, la lumière apparaîtra ! »
Dès ce moment, Jésus se mit à prêcher :
« Changez de comportement, disait-il, car le Royaume des cieux s’est approché ! »
Jésus marchait le long du lac de Galilée, lorsqu’il vit deux frères qui étaient pêcheurs, Simon, surnommé Pierre, et son frère André ; ils pêchaient en jetant un filet dans le lac.
Jésus leur dit : « Venez avec moi et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, ils laissèrent leurs filets et le suivirent.
Il alla plus loin et vit deux autres frères, Jacques et Jean, les fils de Zébédée. Ils étaient dans leur barque avec Zébédée, leur père, et réparaient leurs filets.
Jésus les appela ; aussitôt, ils laissèrent la barque et leur père et ils le suivirent.
Jésus allait dans toute la Galilée ; il enseignait dans les synagogues de la région, proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissait les gens de toutes leurs maladies et de toutes leurs infirmités.

Matthieu 4, 12-23


Source: Pixabay

Zébédée, pêcheur sur le lac de Tibériade, n’a pas dû être ravi de la défection de ses fils partis à la suite de ce Jésus prêcheur de conversion. Mieux se conduire dans la vie, certes, mais conduire ses pas loin de la famille alors qu’elle a besoin des bras de ses fils, c’est une autre affaire !
Nous trouvons que les vocations radicales à suivre le Christ sont belles dans l’évangile, ou encore quand il s’agit  d’enfants d’amis, mais quand cela se passe chez nous, nous grinçons parfois des dents !
Pourtant ce qu’il y a d’extraordinaire dans l’appel personnel que Jésus lance à des femmes et des hommes, c’est qu’il les invite à un choix, donc à la liberté, il reconnaît leur caractère unique et irremplaçable, il leur exprime combien ils sont personnellement précieux aux yeux de Dieu, et parfaitement qualifiés pour ce qu’il attend d’eux. 
Jésus ne désire pas devenir le gourou d’une foule anonyme, mais le vis-à-vis de Simon, André, Jacques, Lévi, Marc, Marie, Marthe… Et de chacun de nous. Et c’est dans ce vis-à-vis que naît la foi, la confiance. C’est là que Dieu se fait connaître dans l’amour.
Jésus enseigne par des mots et des actes de guérison. Il nous guérit de nos peurs, de nos complexes, de notre auto- dévaluation en nous confiant des responsabilités et des missions pour ce monde.

 

 


Source: Pixabay

En cette semaine de l’unité des chrétiens nous prions pour toutes les Eglises et pour notre envoyé en Afrique du Sud avec cette prière proposée par l’équipe de préparation de la célébration 2017.
 

Dieu tout-puissant, tu as envoyé ton Fils Jésus Christ pour réconcilier le monde avec toi.
Nous te glorifions pour ceux que, dans la puissance de ton Esprit, tu as envoyés proclamer l’Évangile à toutes les nations.

Nous te rendons grâce pour les Églises et communautés ecclésiales répandues sur toute la terre qui prient et travaillent à la réconciliation et la paix.

Nous te rendons grâce pour tes serviteurs qui en tout lieu invoquent ton nom.
Que ton Esprit éveille en chacune et chacun une faim et une soif d’unité en toi.

Nous t’en prions, Seigneur.

Dieu de bonté, nous te prions pour nous qui sommes les disciples de ton Fils.
Remplis-nous de vérité et de paix.

Fais tomber les murs qui nous séparent ; unis-nous par les liens de ton amour.
Là où il y a la haine, que nous mettions l’amour,
Là où il y a l’offense, que nous mettions le pardon,
Là où il y a la discorde, que nous mettions l’union.

Nous t’en prions, Seigneur.

Dieu créateur de l’univers, tu nous as faits à ton image et tu nous as sauvés en ton Fils Jésus-Christ. Regarde avec bienveillance toute la famille humaine,

Qu’elle soit libérée de l’arrogance et de l’hostilité qui empoisonnent les cœurs.
Dans toutes nos œuvres, toi-même, agis pour nous, afin que ton dessein de salut et d’unité s’accomplisse sur la terre.

Que les peuples et les nations te rendent grâce tous ensemble, prémices du rassemblement céleste.

Nous t’en prions, Seigneur.

Esprit Saint, toi qui donnes la vie, nous avons été créés pour devenir un en toi
Et pour partager cette vie sur terre avec nos frères et sœurs humains.

Ranime en chacun de nous ta compassion et ton amour.

Donne-nous le courage et la force d’œuvrer pour la justice dans nos lieux de vie et de travail,
Et d’apporter la paix dans nos familles.

Permets-nous d’être source de réconfort pour les malades et les mourants
Et de partager ce que nous possédons avec les plus démunis.

Pour que tous les cœurs humains soient un jour transformés, nous t’en prions Seigneur
 




Quand le regard de Dieu écoute l’arc-en-ciel !

Méditation du jeudi 12 janvier 2017. Nous prions pour nos envoyés au Burkina Faso et pour les Burkinabés.

Dieu dit alors à Noé et à ses fils :
« Je vous fais une promesse, ainsi qu’à vos descendants et à tout ce qui vit autour de vous : oiseaux, animaux domestiques ou sauvages, ceux qui sont sortis de l’arche et tous ceux qui vivront à l’avenir sur la terre. Voici à quoi je m’engage : Jamais plus la grande inondation ne supprimera la vie sur terre. Il n’y aura plus de grande inondation pour ravager la terre. »
Et Dieu ajouta : « Voici le signe que je m’y engage envers vous et envers tout être vivant, aussi longtemps qu’il y aura des hommes :  Je place mon arc dans les nuages ; il sera un signe qui rappellera l’engagement que j’ai pris à l’égard de la terre.
Chaque fois que j’accumulerai des nuages au-dessus de la terre et que l’arc-en-ciel apparaîtra, je penserai à l’engagement que j’ai pris envers vous et envers toutes les espèces d’animaux : il n’y aura jamais plus de grande inondation pour anéantir la vie. Je verrai paraître l’arc-en-ciel, et je penserai à l’engagement éternel que j’ai pris à l’égard de toutes les espèces vivantes de la terre. »
Et Dieu le répéta à Noé : « L’arc-en-ciel est le signe de l’engagement que j’ai pris à l’égard de tous les êtres qui vivent sur la terre. »

Genèse 9,8-17


Source: Pixabay

 

Méditation
Dans le premier chapitre de la Genèse, le regard de Dieu joue un rôle d’encouragement à poursuivre l’œuvre de création. A 5 reprises on lit : « Dieu vit que cela était bon ». Jusqu’au 6ème jour où, après avoir créé l’homme, il considère que c’est très bon.
Au temps de Noé, le regard de Dieu devient porteur d’un jugement négatif sur le mal qui se commet dans le monde, et sur les humains qui s’y adonnent de tout leur cœur et en tout temps. « Dieu vit la terre et elle était pervertie car toute chair avait perverti son chemin sur la terre. » Le déluge est présenté comme le châtiment à la mesure de ce mal.
Après la catastrophe du déluge, où tous ont sombré hormis Noé et les siens ainsi que le règne animal représenté par un couple de chaque espèce, Dieu scelle une alliance avec l’humanité, qu’il somme d’obéir à certaines lois -notamment l’interdit de meurtre, et par laquelle il s’engage lui-même à ne plus détruire le monde. Cette alliance est symbolisée par l’arc-en-ciel.
Le regard de Dieu va encore jouer un rôle essentiel. Quand les nuages, annonciateurs de pluie, voire de déluge, sembleront annoncer une nouvelle colère de Dieu devant le mal, il promet lui-même qu’il regardera alors l’arc- en- ciel pour se rappeler son alliance, et renoncer à anéantir la vie.
Ce regard porté sur l’arc-en-ciel incarne la part de miséricorde divine qui vient limiter les effets dévastateurs de la stricte justice. Mais ne doit-on pas voir un signe d’humilité de la part de Dieu dans le fait qu’il « avoue » une sorte de besoin d’un signe extérieur à lui-même pour se souvenir de son engagement et pour exercer cette miséricorde ?
En mettant ainsi une limite à sa « sainte » colère, Dieu nous donne une leçon d’interprétation. Personne n’a le droit de dire que Dieu veut anéantir ce monde pécheur. Il ne l’a pas créé pour le détruire. En revanche nous devons prendre nos responsabilités pour habiter le monde de la manière la plus juste et fraternelle possible !
Ne nous laissons donc jamais entraîner à cette attitude des fanatiques et des intégristes qui consiste à condamner ce monde et vouloir châtier les impies -soit- disant au nom de Dieu ! Dieu lui-même, après avoir constaté le désastre du déluge, a suscité l’arc-en-ciel de la miséricorde. Et il nous a donné le Christ, dont le visage doit toujours nous faire souvenir que tout être humain est porteur de l’image et de la ressemblance du Créateur.
Cette méditation a été donnée à l’UPAC à Yaoundé, le mercredi 14 décembre dans le cadre du Colloque de l’Astheol.

 

Prions pour nos envoyés au Burkina-Fasso et pour les Burkinabais

Tu as aimé notre terre, Seigneur Jésus
Et les fleurs des champs dans leur robe de couleur,
Plus belles que le manteau de salomon,
Et les oiseaux du ciel qui adorent le Père
En battant des ailes et en criant de joie :
Ils sont le signe , disais-tu, de la Providence. 
Béni sois-tu Seigneur Jésus !

Tu as aimé notre terre seigneur,
Et les gamins qui jouaient dans la rue à la flûte et à la danse,
Et les tout-petits que les mamans te présentaient dans elurs bras. 
tu les as aimés, tu les as même embrassés.
Béni sois-tu Seigneur Jésus !

Tu as aimé notre terre, Seigneur !
Tu as regardé le blé en herbe se dépêcher de pousser de jour comme de nuit
Et mûrir aussi sûrement que vient le Royaume. 
Béni sois-tu Seigneur Jésus.

Nous te prions Seigneur Jésus :
Puisque tu as aimé notre terre,
Qui est devenue tienne par ta naissance à Bethléem,
Fais qu’en l’aimant à notre tour,
Nous apprenions à la préférer au ciel,
Jusqu’au jour où tu créeras, pour l’éternité,
Les cieux nouveaux et la terre nouvelle.
Lucien Deiss


Source: Pixabay




Lumière dans les ténèbres !

Méditation du jeudi 5 janvier 2017. En ce temps d’Epiphanie, nous prions pour nos envoyés au Sénégal et pour le peuple sénégalais.

Jésus naquit à Bethléem, en Judée, à l’époque où Hérode était roi.
Après sa naissance, des savants, spécialistes des étoiles, vinrent d’Orient. Ils arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est l’enfant qui vient de naître, le roi des Juifs ? Nous avons vu son étoile apparaître en Orient et nous sommes venus l’adorer. »
Quand le roi Hérode apprit cette nouvelle, il fut troublé, ainsi que toute la population de Jérusalem. Il convoqua tous les chefs des prêtres et les maîtres de la loi, et leur demanda où le Messie devait naître.
Ils lui répondirent : « A Bethléem, en Judée. Car voici ce que le prophète a écrit :  
« Et toi, Bethléem, au pays de Juda, tu n’es certainement pas la moins importante des localités de Juda ; car c’est de toi que viendra un chef qui conduira mon peuple, Israël. »
Alors Hérode convoqua secrètement les savants et s’informa auprès d’eux du moment précis où l’étoile était apparue. Puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez chercher des renseignements précis sur l’enfant ; et quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j’aille, moi aussi, l’adorer. »
Après avoir reçu ces instructions du roi, ils partirent. Ils virent alors l’étoile qu’ils avaient déjà remarquée en Orient : elle allait devant eux, et quand elle arriva au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant, elle s’arrêta. Ils furent remplis d’une très grande joie en la voyant là. Ils entrèrent dans la maison et virent l’enfant avec sa mère, Marie. Ils se mirent à genoux pour adorer l’enfant ; puis ils ouvrirent leurs bagages et lui offrirent des cadeaux : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Ensuite, Dieu les avertit dans un rêve de ne pas retourner auprès d’Hérode ; ils prirent alors un autre chemin pour rentrer dans leur pays.

Matthieu 2,1-12



Source: Pixabay


Un événement très privé : la naissance d’un bébé !
Une publicité mondiale : Trois sages lisent dans les étoiles que ce petit être bouleversera et éclairera la terre entière !
Une tragédie annoncée : un roi jaloux et fou de sa puissance fomente et organise un massacre d’enfants par peur que le futur roi des juifs lui ravisse son pouvoir !
Cette imbrication entre le sujet de l’extrême joie et celui de l’extrême douleur est terrible!
Déjà les petits contemporains de Moïse furent mis à mort à cause de l’angoisse mortifère et meurtrière du Pharaon devant la croissance du peuple hébreu en Egypte.
Maintenant c’est la croissance d’un Seul, celui qui est annoncé comme Messie d’Israël, qui  pousse Hérode au crime.
Même quand nous fêtons joyeusement Noël et l’Epiphanie, nous ne pouvons oublier la part de terreur et d’horreur liée à cet événement unique de notre histoire. Dieu s’incarne dans le monde tel qu’il est, et non tel qu’il devrait être.
Et dans le monde tel qu’il est, le surgissement de la lumière provoque souvent la réaction violente des ténèbres. De cela Dieu souffre le premier, et il souffre avec toutes les victimes des passions ténébreuses et violentes des hommes.
Alors faudrait-il renoncer à la lumière par peur des ténèbres ?
Non !  Car cette lumière est la lumière du premier jour. Elle est la vie même ! Elle doit absolument demeurer en ce monde pour l’éclairer, donner sens à la vie humaine, et illuminer la création toute entière.

 

 

En ce temps de l’épiphanie, prions pour nos envoyés au Sénégal et pour le peuple sénégalais avec cette prière de sœur Danielle, diaconesse de Strasbourg, à l’intention des enfants des rues.

 

Mon Dieu nous venons vers toi le cœur habité par tous ces enfants livrés à eux-mêmes,
Dans les rues des cités,
Dans les bidonvilles,
Dans les camps de réfugiés.
Ils ne connaissent ni paix ni avenir,
Ni amour ni sécurité.
Ils sont victimes de la folie des hommes,
Génération sacrifiée.

Mon Dieu nous venons vers toi,
Le cœur habité par tous ces jeunes qui se cherchent,
Qui te cherchent sans le savoir.
Ils sont là dans les rues, à crier leur désarroi.
Ils n’osent plus croire en l’avenir.

Seigneur tu as pris les petits dans tes bras,
Et de tes mains tu les as bénis.
Tu as regardé le jeune homme riche avec compassion, avec amour.
Toi le Dieu de la vie tu as une espérance pour chacun d’eux.

Rends-nous attentifs à ta voix, à ta volonté.
Et fais de nous aujourd’hui des témoins d’espérance et de vie
Pour tous ceux qui croiseront notre chemin.

 


Source: Pixabay




Noël, cela sent la vie !

Méditation du jeudi 22 décembre 2016. Nous prions pour notre envoyé en Afrique du Sud, pour les victimes de l’attentat de Berlin et leurs familles, et pour tous les enfants du monde.

Elle mit au monde un fils, son premier-né. Elle l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’abri destiné aux voyageurs.
Dans cette même région, il y avait des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leur troupeau. Un ange du Seigneur leur apparut et la gloire du Seigneur les entoura de lumière. Ils eurent alors très peur.
Mais l’ange leur dit : « N’ayez pas peur, car je vous apporte une bonne nouvelle qui réjouira beaucoup tout le peuple : cette nuit, dans la ville de David, est né, pour vous, un Sauveur ; c’est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous le fera reconnaître : vous trouverez un petit enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche. »
Tout à coup, il y eut avec l’ange une troupe nombreuse d’anges du ciel, qui louaient Dieu en disant : « Gloire à Dieu dans les cieux très hauts, et paix sur la terre pour ceux qu’il aime !»
Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres : « Allons donc jusqu’à Bethléem : il faut que nous voyions ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. »
Ils se dépêchèrent d’y aller et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. Quand ils le virent, ils racontèrent ce que l’ange leur avait dit au sujet de ce petit enfant. Tous ceux qui entendirent les bergers furent étonnés u de ce qu’ils leur disaient. Quant à Marie, elle gardait tout cela dans sa mémoire et y réfléchissait profondément. Puis les bergers prirent le chemin du retour. Ils célébraient la grandeur de Dieu et le louaient pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, car tout s’était passé comme l’ange le leur avait annoncé.
Le huitième jour après la naissance, le moment vint de circoncire l’enfant ; on lui donna le nom de Jésus, nom que l’ange avait indiqué avant que sa mère devienne enceinte.

Luc 2,7-21


Source: Pixabay

 

Le chœur des anges ne peut nous faire oublier que, de façon bien terrestre, Noël rime, presque en tous lieux, avec plats traditionnels, viandes rôties ou recettes qui cuisent longuement au four ou sur la braise, gâteaux et confiseries, fruits…. Et c’est ce que les chanceux de ce monde souhaitent aux plus démunis !
La naissance du Pain de vie est célébrée dans la gastronomie, même si nous évoquons, année après année, le souvenir d’une pauvre naissance, dans une pauvre étable !
Mais à vrai dire, une étable, est-ce que cela ne sent pas bon, à sa façon ? En même temps que le sein et le lait de sa mère l’enfant Jésus n’a- t- il pas humé la rude odeur du bœuf et de la vache, le crottin de l’âne ? Et les bergers venus à son chevet, pour l’adorer, ne portaient-ils pas sur eux le parfum fermenté du troupeau, mêlé à celui des maigres herbages de Judée ? Sans parler de l’encens et des effluves orientaux entourant ces trois bizarres personnages accourus de si loin pour rendre hommage au roi des rois ! 
L’odeur de sainteté n’est pas celle des armées célestes qui, tout en chantant divinement à l’oreille de nos âmes, n’en sont pas moins privées de certains sens bien terrestres. L’odeur de sainteté est celle de la vie, la vraie vie, celle que Dieu n’a pas dédaigné d’habiter, avec nous, en s’incarnant en ce petit enfant merveilleux dont nous reconnaissons le visage dans celui de tous les petits enfants qui viennent au monde chaque jour.
Qu’ils soient tous bienvenus, aimés, nourris, heureux en cette existence !
Que leur joie soit la joie du Christ, la joie de Dieu !

 

 

Nous prions pour notre envoyé en Afrique du Sud, pour les victimes de l’attentat de Berlin et leurs familles, et pour tous les enfants de ce monde, avec cette prière du Pasteur Gérard Delteil :

Que jamais le bonheur de la vie n’éteigne en nous
La révolte contre ce qui la défigure
Mais que jamais non plus le scandale du mal
N’efface en nous la louange de la vie.

Que jamais les mots qui nous font vivre :
Tendresse, plaisir, liberté, confiance,
Ne se referment en des certitudes figées,
Mais qu’ils soient source d’une quête toujours inachevée.

Que notre foi ne soit jamais sans le doute,
Et que nos doutes ne soient jamais sans la confiance.

Que l’émerveillement de recevoir la vie
Comme un don, comme une grâce
N’altère pas nos capacités d’indignation devant l’injustice,
Mais soutienne en nous la promesse
Et la passion d’un monde autre.

Tel est le désir qui nous porte !
Telle est la prière qui nous met en route !

Que la petite espérance nous prenne par la main,
Qu’elle nous entraîne
Sur des chemins inattendus,
Et qu’elle chante en nous,
Comme un défi,
L’amour de la vie !

 


Source: Pixabay




Que toute naissance soit joie !

Méditation du jeudi 15 décembre 2016. Nous entrons dans la quatrième semaine de l’Avent et nous prions pour nos envoyés au Congo

Voici dans quelles circonstances Jésus-Christ est né. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph ; mais avant qu’ils aient vécu ensemble, elle se trouva enceinte par l’action du Saint-Esprit. Joseph, son fiancé, était un homme droit et ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de rompre secrètement ses fiançailles. Comme il y pensait, un ange du Seigneur lui apparut dans un rêve et lui dit : « Joseph, descendant de David, ne crains pas d’épouser Marie, car c’est par l’action du Saint-Esprit qu’elle attend un enfant. Elle mettra au monde un fils, que tu appelleras Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela arriva afin que se réalise ce que le Seigneur avait dit par le prophète : « La vierge sera enceinte et mettra au monde un fils, qu’on appellera Emmanuel. »
— Ce nom signifie « Dieu est avec nous ». —
Quand Joseph se réveilla, il agit comme l’ange du Seigneur le lui avait ordonné et prit Marie comme épouse. Mais il n’eut pas de relations avec elle jusqu’à ce qu’elle ait mis au monde son fils, que Joseph appela Jésus.

Matthieu 1,18-25

 


Source: Pixabay

L’histoire de Marie de Nazareth pourrait faire partie de ces histoires de grossesses malheureuses, où la jeune femme se retrouve abandonnée à son sort, méprisée par la société ambiante, regardée comme une femme de mauvaise vie, une pécheresse.

Mais dans la Bible la venue d’un enfant, même si elle commence mal, comme celle d’Ismaël dans le sein d’Agar, devient vite un sujet de joie et un signe d’accomplissement. Elle sanctifie aux yeux de Dieu la porteuse de vie.
L’évangéliste Matthieu prend soin de nous décrire la belle attitude de Joseph qui, choisissant la compassion au moment où il a toutes les bonnes raisons de se sentir bafoué, n’hésite pas à faire confiance à la parole de l’ange quand il lui dit :
« Joseph, descendant de David, ne crains pas d’épouser Marie, car c’est par l’action du Saint-Esprit qu’elle attend un enfant. Elle mettra au monde un fils, que tu appelleras Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés. »
Que tous les pères, biologiques ou non, reçoivent ce même appel à la confiance et acceptent de ce même cœur la mission qui leur est confiée d’accompagner, de soutenir, de rassurer, de réjouir la mère des enfants qui viennent en ce monde !

 

Entrant dans la quatrième semaine de l’Avent, nous prions pour nos envoyés au Congo.

Nous croyons en toi, Seigneur, tu es source de vie.
Nous croyons en toi, Dieu, Père de tous les hommes,
Créateur de tout l’univers et de tout ce qui vit.
Tu as fait l’homme et la femme à ton image.

Nous croyons en toi, Seigneur, tu apportes la vraie vie.
Nous croyons en ton Fils Jésus-Christ, notre Seigneur,
Né d’une femme en notre condition humaine,
Mort et ressuscité pour nous faire partager sa vie.
Toujours vivant parmi nous, il est l’espérance du monde.

Nous croyons en toi, Seigneur, tu es vie.
Nous croyons en l’Esprit, qui vient de toi et de ton Fils.
Il soulève nos vies par la force de son amour.
Il nous rassemble en un seul peuple, dans son Église.

Nous croyons en toi, Seigneur, ton amour nous unit.
Nous croyons qu’aimés de Dieu, nous sommes tous frères
Et que notre amour doit s’étendre à tout homme.
Nous croyons que, sauvés du mal et de la mort,
Nous sommes dans la vie nouvelle, qui n’aura pas de fin.

Nous croyons en toi, Seigneur, tu nous donnes la vie.


Source: Pixabay




Partager la question de Jean-Baptiste

Retrouvez chaque jeudi la méditation sur le site du Défap. Aujourd’hui 8 décembre, nous allons entrer dans la troisième semaine de l’Avent. Nous prions pour nos envoyés au Liban, pour tous les libanais et les syriens réfugiés au Liban.

Jean-Baptiste, dans sa prison, entendit parler des oeuvres du Christ. Alors il envoya quelques-uns de ses disciples demander à Jésus : « Es-tu le Messie qui doit venir ou devons-nous attendre quelqu’un d’autre ? »
Jésus leur répondit : « Allez raconter à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts reviennent à la vie et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. Heureux celui qui n’abandonnera pas la foi en moi ! »
Quand les disciples de Jean partirent, Jésus se mit à parler de Jean à la foule en disant :
« Qu’êtes-vous allés voir au désert ? un roseau agité par le vent ? Non ? Alors qu’êtes-vous allés voir ? un homme vêtu d’habits magnifiques ? Mais ceux qui portent des habits magnifiques se trouvent dans les palais des rois. Qu’êtes-vous donc allés voir ? un prophète ? Oui, vous dis-je, et même bien plus qu’un prophète. Car Jean est celui dont l’Écriture déclare : « Je vais envoyer mon messager devant toi, dit Dieu, pour t’ouvrir le chemin. »
Je vous le déclare, c’est la vérité : parmi les humains, il n’a jamais existé personne de plus grand que Jean-Baptiste ; pourtant, celui qui est le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui.

Matthieu 11,2-11


Source: Pixabay

Un de ses amis interrogea un jour un très vieux prêtre en lui demandant : « Et si à la fin de votre vie vous perdiez la foi, vous cessiez de croire en tout ce à quoi vous avez dédié votre vie ? » Le vieux prêtre lui répondit : « Toute ma vie j’ai cru à l’amour ! Je pourrais cesser de croire à tout le reste, mais pas à l’amour. Et on ne peut se tromper quand on croit à l’amour. Or pour moi Dieu est l’amour. »
Jean-Baptiste est en prison quand il s’interroge sur Jésus. Il sait qu’il risque sa vie. Cela donne à sa question ce caractère ultime. S’est-il trompé sur le Messie ? Il veut vraiment savoir !
Jésus ne répond pas en termes identitaires, mais par des actes de vie, qui témoignent de l’amour de Dieu. Comme l’avaient annoncé les prophètes la réalité est transformée : « les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts reviennent à la vie et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. »
Témoigner du Christ messie et sauveur ne relève pas du slogan ou de l’affirmation dogmatique mais d’un changement à l’intérieur et à l’extérieur de nous-mêmes. Si nous n’émettons aucun signe d’engagement, d’accompagnement et de consolation, alors quel est le sens de la foi chrétienne ?
Les hauts – faits appartiennent à Dieu, et nous devons les proclamer ; à nous incombent les attentions et actions quotidiennes en faveur de tous les petits qui nous entourent, et qui sont les plus grands dans le Royaume de Dieu.

 

En entrant dans la troisième semaine de l’Avent nous prions pour nos envoyés au Liban et pour tous les Libanais et les Syriens réfugiés au Liban avec cette prière écrite par le Pasteur André Dumas.

Notre Dieu, nous sommes en solidarité avec ceux qui vivent dans le danger et dans le combat.
De loin ou de près, nous partageons leur détresse et leur espoir.


Apprends-nous à étendre nos vies au-delà de nous-mêmes et à étirer notre cœur jusqu’aux frontières
où les hommes souffrent et transforment le monde.


Mets-nous en solidarité avec l’étranger, que nous ignorons, avec le démuni, que nous effaçons,
avec le prisonnier, que nous évitons.


Oh Dieu, que la solidarité soit ainsi un nom nouveau, un nom actuel pour cette fraternité
à laquelle tu nous appelles sans cesse.
Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires dans la vérité et non pas dans le mensonge des tactiques.


Délivre-nous de toute solidarité qui tournerait à la partialité destructrice et qui nous entraînerait
dans la captivité de nos propres amis.


Car tu nous veux solidaires, mais non pas partisans, toi qui as pris parti pour nous,
sans jamais nous mentir sur nous-mêmes.


Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires dans l’efficacité et non pas dans le verbalisme des déclarations.


Délivre-nous de toute solidarité qui tournerait à l’inflation vaine et qui nous plongerait dans la paille
des mots sans le grain des choses.


Car tu nous veux solidaires, mais non pas tribuns, toi qui es toujours parole unie à la vie,
parole en acte, fût-ce dans le silence.


Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires dans l’espérance et non pas dans la dramatique des catastrophes.


Délivre-nous de cet obscur besoin que nous avons parfois de la souffrance humaine,
comme si la souffrance pouvait être un quelconque bien, sauf pour celui qui dure en l’endurant.


Car tu nous veux solidaires, mais non pas prophètes de malheur, toi qui as toujours voulu
pour les hommes la justice et la liberté, la joie et la paix.


Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires en humilité, car nous ne sommes pas capables de porter la terre entière.


Délivre-nous de l’accablement qui n’aide personne et de la pitié,
qui empoisonne tout.


Car tu nous veux solidaires de celui dont nous devenons vraiment le prochain.


Ô Dieu, purifie nos solidarités. Rends-les vraies, fécondes, ardentes et humbles.


Nous te le demandons au nom de Celui qui a été résolument solidaire
de l’homme abandonné et méprisé, Jésus.

André Dumas


Source: Pixabay




De l’amour naît déjà le monde autre !

Méditation du jeudi 1er décembre 2016. En entrant dans la deuxième semaine de l’Avent, nous prions pour les envoyés à Madagascar et pour le peuple malgache.

Tout ce que nous trouvons dans l’Écriture a été écrit dans le passé pour nous instruire, afin que, grâce à la patience et au réconfort qu’elle nous apporte, nous possédions l’espérance. Que Dieu, la source de la patience et du réconfort, vous rende capables de vivre en bon accord les uns avec les autres en suivant l’exemple de Jésus-Christ. Alors, tous ensemble et d’une seule voix, vous louerez Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ.

Ainsi, accueillez-vous les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu. En effet, je vous l’affirme, le Christ est devenu le serviteur des Juifs pour accomplir les promesses que Dieu a faites à leurs ancêtres et montrer ainsi que Dieu est fidèle. Il est venu aussi afin que les non-Juifs louent Dieu pour sa bonté, comme le déclare l’Écriture :

« C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, et je chanterai en ton honneur. » 

Romains 15,4-9

 

Source: Pixabay

 

Par l’Ecriture et ce qu’elle raconte, Dieu instruit ses enfants afin de leur donner l’espérance.

A Madagascar, d’où je reviens, cela prend particulièrement sens : la Bible se trouve partout. Non seulement dans les Eglises mais aussi dans les hôtels, sur les étals de marché, dans la portière des voitures et la poche des gens…. Et sur les bus, taxis-brousse et véhicules en tout genre, des versets bibliques viennent rappeler, dans le flot d’une circulation difficile, que notre Père céleste nous aime et que Jésus est notre sauveur.

Cette omniprésence de la Parole de Dieu est-elle liée à la pauvreté ? Les hommes sont-ils plus croyants quand ils ont du mal à vivre et pour certains à se nourrir ? L’espérance spirituelle compense-t-elle le désespoir d’un monde miné par la misère ?

C’est vrai que le bien-être nous fait souvent oublier ce que nous devons à notre Créateur et Père. Mais la misère génère plus facilement l’obscurantisme religieux et l’analphabétisme qu’une disponibilité à vivre la foi, l’espérance et l’amour.

Pourtant la moitié de la population malgache est chrétienne, et l’on y rencontre des gens très courageux, porteurs de projets et d’avenir. Ils se veulent pour leur peuple les témoins fidèles des promesses de Dieu. Alors chaque jour des chants à la gloire du Très-Haut résonnent d’une allégresse peu commune, depuis la bouche des tout-petits jusqu’aux chorales d’adultes qui louent le Seigneur à pleine voix !

 

Prions pour les envoyés à Madagascar et pour tout le peuple malgache, avec ces paroles du Père Pedro, engagé à Madagascar depuis plus de 40 ans auprès des plus pauvres pour leur redonner vie et dignité.

Aimer

C’est être capable de dire « Viens faire un tour chez moi »

C’est pouvoir dire à l’autre « J’ai besoin de toi »

C’est reconnaitre sans gêne que l’autre peut avoir raison

C’est être capable de dire « Je te félicite »

C’est être capable de dire « Excuse-moi »

C’est être capable de pardonner

C’est être capable d’ouvrir la bouche pour ne dire que la vérité

C’est être capable de tenir sa langue pour ne pas offenser

C’est être capable d’encaisser les coups sans vouloir les rendre

C’est être capable de se battre dans la vie sans écraser les autres

C’est accepter d’être dérangé par les autres

C’est être capable de dire à l’autre qu’on l’aime sans jamais se lasser

C’est être capable de vivre ensemble.

 

Source: Pixabay




Chrétiens, à quoi sommes-nous prêts ?

Méditation du jeudi 24 novembre. Nous entrons dans le temps de l’Avent qui nous conduit au mystère et à la joie de Noël. Et nous prions particulièrement pour notre envoyé en Guyane et pour tous les habitants de la Guyane.

illustration méditation du jeudi

 

Ce qui s’est passé du temps de Noé se passera de la même façon quand viendra le Fils de l’homme.  En effet, à cette époque, avant la grande inondation, les gens mangeaient et buvaient, se mariaient ou donnaient leurs filles en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; ils ne se rendirent compte de rien jusqu’au moment où la grande inondation vint et les emporta tous w.

Ainsi en sera-t-il quand viendra le Fils de l’homme.  Alors, deux hommes seront aux champs : l’un sera emmené et l’autre laissé. Deux femmes moudront du grain au moulin : l’une sera emmenée et l’autre laissée.
Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra.
Comprenez bien ceci : si le maître de la maison savait à quel moment de la nuit le voleur doit venir, il resterait éveillé et ne le laisserait pas pénétrer dans sa maison.  C’est pourquoi, tenez-vous prêts, vous aussi, car le Fils de l’homme viendra à l’heure que vous ne pensez pas. »

Matthieu 24,37-44


Source : Pixabay

En se faisant homme Jésus nous a appris une chose : l’humanité est une ! Nous avons la même chair, le même sang, nous éprouvons la même douleur quand on nous blesse, la même joie quand on nous fait du bien. Nos rires, nos pleurs, nos rêves ne sont pas si différents. Ni notre capacité à faire le mal et à faire le bien ! Et nous partagerons le même sort !
Donc nous qui sommes chrétiens ne sommes ni meilleurs ni pires que les autres humains.
Mais si nous reconnaissons le Dieu de Jésus-Christ comme notre Seigneur, nous avons la responsabilité d’agir selon ses attentes. En particulier en nous abstenant de scandaliser, de mépriser, les petits, les faibles, les sans pouvoir et sans défense !
Car si nous le faisons, nous discréditons, nous disqualifions, Dieu, son Fils et son Esprit ! Et alors le déluge de la désespérance humaine s’abat sur le monde, avec les conséquences catastrophiques pour tous.
Alors certes nous ne connaissons pas le jugement divin, ni qui sera pris et qui sera laissé. Il suffit que le Fils de l’homme lui les connaisse.
Accrochés à lui montrons-nous à tout instant attentifs aux êtres vivants qui peuplent ce monde si beau, et qui pourrait être meilleur pour tous, pour peu que nous accomplissions notre tâche quotidienne au service de Dieu et de nos frères et sœurs en humanité.

 

Bandeau méditation du jeudi

 

Chanter c’est prier deux fois disait Martin Luther. C’est avec les paroles du « Psaume de la création » de Patrick Richard que nous allons prier pour notre envoyé en Guyane et pour tous les habitants de la Guyane.

Par les cieux devant toi, splendeur et majesté,
Par l’infiniment grand, l’infiniment petit,
Et par le firmament, ton manteau étoilé,
Et par frère soleil, je veux crier…

Mon Dieu, tu es grand, tu es beau,
Dieu vivant, Dieu Très-Haut,
Tu es le Dieu d’amour !
Mon Dieu, tu es grand, tu es beau,
Dieu vivant, Dieu Très-Haut,
Dieu présent en toute création !

Par tous les océans et par toutes les mers,
Par tous les continents et par l’eau des rivières,
Par le feu qui te dit comme un buisson ardent,
Et par l’aile du vent, je veux crier…

Par toutes les montagnes et toutes les vallées,
Par l’ombre des forêts et par les fleurs des champs,
Par les bourgeons des arbres et l’herbe des praires,
Par le blé en épis, je veux crier…

Par tous les animaux de la terre et de l’eau,
Par le chant des oiseaux, par le chant de la vie,
Par l’homme que tu fis juste moins grand que toi,
Et par tous ses enfants, je veux crier…


Source : Pixabay




Rester humain face à l’extrême !

Méditation du jeudi 17 novembre 2016. Nous prions pour nos envoyés au Sénégal et pour le peuple sénégalais.

Le peuple se tenait là et regardait. Les chefs juifs se moquaient de lui en disant : « Il a sauvé d’autres gens ; qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie, celui que Dieu a choisi ! » Les soldats aussi se moquèrent de lui ; ils s’approchèrent, lui présentèrent du vinaigre et dirent : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Au-dessus de lui, il y avait cette inscription : « Celui-ci est le roi des Juifs. »
L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’insultait en disant : « N’es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même et nous avec toi ! » Mais l’autre lui fit des reproches et lui dit : « Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même punition ? Pour nous, cette punition est juste, car nous recevons ce que nous avons mérité par nos actes ; mais lui n’a rien fait de mal. » Puis il ajouta « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras pour être roi. » Jésus lui répondit : « Je te le déclare, c’est la vérité : aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. »

Luc 23,37-43

 


Source : Pixabay

 

Que reste-t-il de l’humain dans les situations d’extrême méchanceté et d’extrême souffrance ? Y a- t – il encore place pour des sentiments autres que la haine, la révolte, l’humiliation, le désespoir ?
Des 4 évangélistes, Luc est le seul à avoir donné la parole à chacun des deux brigands qui sont crucifiés en même temps que Jésus. L’un vocifère et insulte Jésus, à l’instar des responsables religieux. Il entre dans le chœur des foules déshumanisées par la violence.
L’autre reste homme jusqu’au bout, capable, dans sa douleur, de justice et de compassion. Conscient de ses forfaits il ne confond pas l’innocent et le coupable. Ouvert à la relation il demande à Jésus l’impensable : ne pas être oublié, être intégré dans son règne !
Oui lui dit Jésus, dès aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis.
Face à l’extrême, Dieu n’abandonne pas le monde. Il se réfugie dans le cœur des hommes pour le maintenir ouvert, malgré les affreuses contractions de la cruauté et de la souffrance.  Certains restent insensibles à ce geste de Dieu en eux, d’autres lui répondent.
Alors surgit l’ultime possibilité que la vie soit plus forte que la mort. Et que l’avenir paraisse !
Merci ô douloureux compagnon de Jésus, pour avoir déchiré le voile de la désespérance !

Nous prions pour nos envoyés au Sénégal et pour le peuple sénégalais avec ces paroles écrites par un détenu.

Seigneur, Tu connais cette tristesse qui me ronge parfois le cœur.
Réconcilie-moi avec moi-même.
Que ta grande tristesse me rende confiance en moi,
me fasse exister à mes propres yeux !
Comment pourrais-je te rencontrer et aimer les autres,
si je ne m’aime plus et ne m’aime plus ?
Je voudrais avoir le courage de déverrouiller la parole.
Je tiens moi-même la clé !
Donne-moi la force de sortir de moi-même :
Dis-moi que je peux encore guérir.
Dans la lumière de ton regard et de ta parole.
Seigneur,
Toi qui m’aimes tel que je suis et non tel que je rêve d’être,
aide-moi à vivre avec mes ombres et lumières,
mes douceurs et mes colères,
mes rires et mes larmes,
mon passé et mon présent.
Donne-moi de m’accueillir comme toi tu m’accueilles,
de m’aimer comme toi tu m’aimes.
Délivre-moi de la perfection que je veux donner.
Ouvre-moi à la sainteté que tu veux m’accorder.
Délivre-moi du remords de Judas qui, rentrant en lui-même,
n’a pas pu en sortir, épouvanté et désespéré devant l’immensité de son péché.
Accorde-moi le repentir de Pierre qui a su rencontrer ton regard,
appel silencieux chargé de tendresse,
et si je dois comme lui pleurer,
que ce ne soit pas sur mon orgueil humilié
mais sur ton amour offensé et blessé.

Jean-Pierre. En détention, mai 2002


Source : Pixabay