L’instant du rayonnement divin !

Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, frère de Jacques, et les conduisit sur une haute montagne où ils se trouvèrent seuls.
Il changea d’aspect devant leurs yeux ; son visage se mit à briller comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.
Soudain les trois disciples virent Moïse et Élie qui parlaient avec Jésus.                                                Pierre dit alors à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici. Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. »
Il parlait encore, lorsqu’un nuage brillant vint les couvrir et du nuage une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je mets toute ma joie. Écoutez-le ! »
Quand les disciples entendirent cette voix, ils eurent tellement peur qu’ils se jetèrent le visage contre terre. Jésus s’approcha d’eux, les toucha et dit : « Relevez-vous, n’ayez pas peur. »
Ils levèrent alors les yeux et ne virent personne d’autre que Jésus. Tandis qu’ils descendaient de la montagne, Jésus leur fit cette recommandation : « Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme revienne d’entre les morts. » Matthieu 17,1-9

 

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On ne sait rien des six jours qui se sont écoulés après les derniers enseignements de Jésus, mais on le retrouve maintenant en haut de la montagne, en compagnie de Pierre, Jacques et Jean, pour un temps de révélation.
Six jours : le temps de la création !
Le temps que de l’annonce de la mort, de la résurrection et de la venue du Fils de l’homme on passe au présent d’une vision éblouissante et étrange, qui n’est pas sans rappeler le rayonnement du visage de Moïse au Sinaï, ou sans anticiper l’ange qui annoncera la résurrection de Jésus au matin de Pâques. 
Sur la montagne les disciples sont plongés dans une réalité trans – temporelle où Jésus s’entretient avec Moïse et Elie.
Le temps de Dieu n’est pas le temps des hommes, mille ans sont pour Lui comme un jour ! Cependant l’inestimable cadeau qui nous est fait, sans que nous ayons le moindre mérite à cela, c’est que parfois le temps de Dieu croise notre temps d’une manière fulgurante, nous montrant à voir l’indicible réalité de la Vie en Puissance, Vie en Eternité, Vie en Amour, laquelle se rie des frontières physiques et des comptages chronologiques.
Après tout, y a- t- il plus grand miracle dans la transfiguration de Jésus sur la montagne que dans sa présence réelle, actuelle, active en chacun d’entre nous -aujourd’hui comme hier et comme demain, quand notre regard, notre corps, notre vie se mettent au service de son merveilleux rayonnement en ce monde ?

 

 

Prions avec ces mots de Frère Roger, de Taizée. 
 

Toi, le Christ ressuscité,
T’attendre dans la paix des nuits,
Dans le silence des jours,
Dans la beauté de la création,
Comme aux heures de nos grands combats intérieurs,
C’est prier avec toi.
Tu fais alors fleurir nos déserts,
Tu nous conduis sur la montagne de la transfiguration.

 

Et notre propre transfiguration
Notre propre changement au-dedans
Est déjà sur terre le commencement
De notre résurrection avec toi.
Heureux les pèlerins qui, prenant force dans l’humble prière
Se tournent toujours à nouveau vers toi.
Pour ces pèlerins,
Même le val désertique devient un lieu de sources.

 

Loué soit l’Esprit Saint,
Esprit du Ressuscité,
Rosée recouvrant l’étonnement de nos vies

.

 


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Fragile sagesse des hommes !

Pendant que Salomon était à Gabaon, le Seigneur Dieu lui apparut durant la nuit dans un rêve et lui dit : « Que pourrais-je te donner ? Demande-le-moi. »

Salomon répondit : « Seigneur, tu as manifesté une grande bonté envers ton serviteur David mon père, tout comme lui-même s’est conduit en homme digne de confiance, juste et loyal envers toi ; et tu lui as conservé ta bonté en lui donnant un fils pour lui succéder comme roi, ainsi qu’on peut le voir aujourd’hui. Oui, Seigneur mon Dieu, c’est toi qui m’as fait roi pour succéder à mon père David. Mais moi, je suis encore trop jeune pour savoir comment je dois remplir cette tâche. Et je me trouve soudain à la tête du peuple que tu as choisi, ce peuple si nombreux qu’on ne peut pas le compter exactement. Veuille donc, Seigneur, me donner l’intelligence nécessaire pour gouverner ton peuple et pour reconnaître ce qui est bon ou mauvais pour lui. Sans cela, personne ne serait capable de gouverner ton peuple, qui est considérable. »

Cette demande de Salomon plut au Seigneur. Il répondit donc au roi : « Tu n’as demandé pour toi-même ni de vivre longtemps, ni de devenir riche, ni que tes ennemis meurent ; tu as demandé de pouvoir gouverner mon peuple avec intelligence et justice. C’est pourquoi, conformément à ce que tu as demandé, je vais te donner de la sagesse et de l’intelligence ; tu en auras plus que n’importe qui, avant toi ou après toi. 1 Rois 3,5-12


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Avant de prononcer sa demande, le Roi Salomon exprime sa connaissance des actions de Dieu dans la vie de son père David. Cette connaissance est en même temps une reconnaissance, qui le conduit à l’humilité, c’est-à-dire à la conscience de sa petitesse face à la mission qui l’attend.

Alors il sait ce qu’il doit demander à Dieu :  en tant que son serviteur il lui faut « un cœur écoutant pour juger son peuple et pour discerner entre le bien et le mal. »

Et non pas « des jours nombreux, la richesse, et la mort des ennemis », ce qui exprimerait le souci de lui-même plus que le désir de remplir sa vocation et sa mission de roi !

A cette demande qui lui agrée, Dieu répond : « Tu as demandé un cœur sage et lucide, tu l’as ». Mais il ajoute : « afin qu’il n’y ait jamais personne comme toi, ni avant ni après toi. Et je te donne le surplus, c’est-à-dire la richesse et la gloire ».

Terrible piège !  Un roi puissant et glorieux peut-il rester sage ? Salomon, saisi par l’ivresse du pouvoir, ne le resta pas. Bâtisseur du temple il sut vaincre ses ennemis, mais il eut d’innombrables épouses et concubines, qui l’entraînèrent vers l’idolâtrie !

Qu’est-ce que la sagesse pour un homme ou une femme au pouvoir ?

Cela devrait rester « la crainte de l’Eternel », comme le dit Job au sein de son épreuve.

Traduit en langage séculier cela peut signifier : l’humilité, le sens des responsabilités, l’esprit d’écoute et de concertation, un mélange subtil de confiance et de méfiance, l’amour de son peuple et la culture de l’amitié avec les autres peuples…. le goût de la mesure mais aussi le courage de prendre parfois des décisions « hors mesure » … l’engagement total en même temps que la capacité de renoncement pour soi-même et de transmission à ceux qui prendront la suite… Ainsi soit-il !
 

Nous prions pour les femmes et les hommes qui exercent des responsabilités  politiques dans leur pays, avec cette prière attribuée à Clément de Rome, Père de l’Eglise du 1er siècle, qui fut évêque de Rome.

Accorde-leur, Seigneur, la santé et la paix, la concorde,
La stabilité pour qu’ils exercent sans heurt la souveraineté que Tu leur as remise.
C’est Toi, Maître, céleste roi des siècles, qui donnes aux fils des hommes, gloire, honneur et pouvoir sur les choses de la Terre.
Dirige, Seigneur, leur conseil, suivant ce qui est bien, suivant ce qui est agréable à tes yeux,
Afin qu’en exerçant avec piété, dans la paix et la mansuétude, le pouvoir que Tu leur as donné, ils te trouvent propice.

 


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Adinkra : ( symboles de l’Afrique de l’Ouest évocateurs de la sagesse traditionnelle)
Adinkra sont des symboles visuels, créés à l’origine par l’Ashanti du Ghana et le Gyaman de la Côte d’Ivoire, qui représentent des concepts ou des aphorismes, et sont largement utilisés dans les tissus, les poteries, les logos et la publicité.

 

 




Le cadeau de la prière et de la paix

Méditation du jeudi 20 juillet 2017. Nous prions pour que soit donné à tout être humain le cadeau de la prière et de la paix.

De même, l’Esprit Saint aussi nous vient en aide, parce que nous sommes faibles. En effet, nous ne savons pas prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même prie Dieu en notre faveur avec des supplications qu’aucune parole ne peut exprimer. Et Dieu qui voit dans les coeurs comprend ce que l’Esprit Saint veut demander, car l’Esprit prie en faveur des croyants, comme Dieu le désire. Romains 8,26-27

 


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Dans ce chapitre de l’épître aux Romains, l’apôtre Paul nous enseigne la liberté que nous donne l’Esprit de Dieu. Cet Esprit nous remplit de confiance et d’espérance, il nous fait ressentir au plus profond de nous-mêmes que nous sommes enfants de Dieu.
Il agit en nous comme un souffle, une respiration qui nous traverse. Il vient enrichir notre humanité et lui donner son sens et sa place devant Dieu.
L’Esprit prie en nous et pour nous. Cela ne veut pas dire qu’il nous nie comme si nous ne valions rien. Cela ne veut pas dire qu’il fait de nous des anges purs et éthérés. Il faut que nous acceptions de rester nous-mêmes pour que l’Esprit accomplisse sa mission, qui est de nous ouvrir à tous les possibles de Dieu, et en particulier à la découverte de Sa Joie en nous pour le monde.
A tous est proposée cette expérience d’une voix qui passe par notre cœur, notre front et parfois nos lèvres… et dont nous ressentons bien qu’elle ne vient pas seulement de nous mais qu’elle nous est offerte comme le cadeau le plus précieux qui soit !  C’est la présence active du Christ en nous, par l’Esprit, pour la gloire du Père et la paix, la confiance et la joie du monde.

A travers ce grand poème du poète grec Yannis Ritsos, (1909-1990)  nous prions pour que la paix puisse être une réalité quotidienne pour tous êtres humains, tous les peuples, tous les pays.

 

 

Paix


Le rêve de l’enfant c’est la paix.
Le rêve de la mère c’est la paix.
Les paroles de l’amour sous les arbres, c’est la paix.

Le père qui s’en revient le soir un large sourire dans les yeux à la main un cabas plein de fruits et les gouttes de sueur sur son front sont comme les gouttes du pichet qui rafraîchit l’eau sur la fenêtre, c’est la paix.

Quand les cicatrices des blessures se ferment sur le visage du monde,                                                          que dans les fosses que creusèrent les obus poussent des arbres,  qu’aux cœurs calcinés par l’incendie l’espérance noue ses premiers bourgeons, et que les morts peuvent se tourner sur le côté et dormir sans plainte, sachant que leur sang n’a pas été versé pour rien, c’est la paix.

Paix est l’odeur du repas le soir, lorsque l’arrêt de l’auto dans la rue n’est pas la peur, lorsque le heurt à la porte signale l’ami, et que l’ouverture de la fenêtre à tout moment signale le ciel souhaitant leur fête à nos yeux, aux carillons lointains de ses couleurs, c’est la paix.

Paix est un verre de lait chaud et un livre devant un enfant qui se lève.
Lorsque les épis se penchent l’un sur l’autre en disant : lumière, lumière, lumière, et que la couronne de l’horizon déborde de lumière, c’est la paix.

Lorsque les prisons se transforment pour devenir bibliothèques, lorsqu’une chanson monte de seuil en seuil la nuit, lorsque la lune du printemps surgit du nuage comme surgit de chez le coiffeur du faubourg, rasé de frais, le travailleur le samedi soir, c’est la paix.

Lorsqu’un jour de passé n’est pas un jour de perdu mais la racine qui fait grandir les feuilles de cette joie dans le soir : un jour gagné et un juste sommeil, lorsqu’on sent à nouveau le soleil nouer en hâte ses lacets pour chasser le chagrin de tous les coins du temps, c’est la paix.

Paix les meules des rayons sur les plaines de l’été, l’alphabet de la bonté sur les genoux de l’aube.
Quand tu dis : mon frère – quand nous disons : demain nous construirons, quand nous construisons  et chantons, c’est la paix.

Lorsque la mort a moins de prise sur le cœur et que les cheminées montrent de leurs doigts sûrs le bonheur, lorsque le merveilleux œillet du crépuscule peut être humé de même par poète et prolétaire, c’est la paix.


La paix, c’est les mains que se serrent les hommes, c’est le pain chaud sur la table du monde, c’est le sourire de la mère.
Seulement cela.

Ce n’est rien d’autre, la paix.
Et les charrues qui gravent de profonds sillons sur toute la terre, elles tracent un nom seulement :

Paix. Rien d’autre. Paix.

Sur les rails de mes vers, le train qui avance vers l’avenir chargé d’épis et de roses,
c’est la paix.

Mes frères, dans la paix respire pleinement le monde entier avec tous ses rêves.
Donnez vos mains, mes frères, cela est la paix.
Yannis Ritsos, Αγρύπνια, 1953

 


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Quelle limite à l’amour ?

Méditation du jeudi 13 juillet 2017. Réunis au Défap pour la formation des envoyés nous prions pour eux et pour les personnes qui se préparent à les accueillir.

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Marc 12, 31

 


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Partageons cette méditation de l’un de nos envoyés, Charlie :


Qu’entendez-vous ? Pour ma part pendant longtemps j’ai entendu « Tu aimeras ton prochain ». Puis un jour, j’ai eu accès à la seconde partie de la phrase : « comme toi même ». Et alors a jailli la nouveauté : tu aimeras ton prochain avec une limite.

Aimer Dieu sans limite et aimer son prochain avec une limite.
Il y a quelques années, lorsque j’ai commencé ma mission en temps qu’humanitaire, j’ai été confronté à des hommes et des femmes qui se comportaient un peu comme des « fonctionnaires ». Je portais alors sur eux un regard sévère. Puis progressivement avec le temps, mes camarades de mission, repoussant tous leurs limites, se sont épuisés. Un jour, je me suis épuisé à mon tour.

Aujourd’hui lorsque je me remémore ces personnes, je me dis que peut-être leur posture n’était -après tout- pas dénuée de sagesse. Pour ne pas exploser en vol ils vivaient leurs engagements avec une limite.

Tu aimeras ton prochain avec une limite.

Appréciez vous la prévenance tout en délicatesse dont fait preuve notre Seigneur Jésus Christ dans son commandement ?

 

 

Ecoutez une femme qui a fait l’expérience de cette façon d’aimer. Elle s’appelait Myriam. Elle a été la 7e prieure des diaconesses de Reuilly. 
Dans cet enseignement elle nous invite au ressourcement :

Aimer, détendre l’arc !

Dégage-toi dans la mesure même où tu t’engages sans compter.
Prends de la distance dans la mesure même où tu communies fraternellement à autrui.
Le cœur humain même le plus généreux, n’est pas inépuisable.
Dieu seul est illimité.
À exiger sans cesse le maximum de lui-même, l’être profond se dissocie et se perd. La parole alors devient vide Et la prière inquiète.
Pour retrouver un regard libre sur les événements,
Il faut fuir et se tenir, tranquille et rassemblé, devant le Maître de tout. Pars donc vers la source cachée De toute chose.
Quitte tout et tu trouveras tout.
Prends le temps de vivre amicalement avec toi-même.
Respire.
Reprends haleine.
Apprends
Dans le repos du corps et de l’esprit la calme lenteur de toute germination.
Reçois la paix du Christ.
[…] 

Extrait de la Règle de Reuilly.

 


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Le cri du coeur de Jésus !

Méditation du jeudi 6 juillet 2017 – Nous te prions pour les futurs envoyés réunis en ce moment au Défap pour leur session de formation.

En ce temps-là, Jésus s’écria : « O Père, Seigneur du ciel et de la terre, je te remercie d’avoir révélé aux petits ce que tu as caché aux sages et aux gens instruits. Oui, Père, tu as bien voulu qu’il en soit ainsi.

« Mon Père m’a remis toutes choses. Personne ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et personne ne connaît le Père si ce n’est le Fils et ceux à qui le Fils veut le révéler.

« Venez à moi vous tous qui êtes fatigués de porter un lourd fardeau et je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et laissez-moi vous instruire, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes. Le joug que je vous invite à prendre est facile à porter et le fardeau que je vous propose est léger. » Matthieu 11,25-30
 


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Par les évangiles nous savons que Jésus pleura devant le corps sans vie de son ami Lazare. Nous connaissons ses colères et ses peines, ses attentes… ses cris du cœur !

C’est un tel cri du cœur que nous entendons quand Jésus parle des petits ! Petits enfants, mais surtout petits par la simplicité, l’humilité, la fraîcheur, la vérité !  Petits car dépendants de Dieu ! Petits car éloignés des turpitudes et des rancoeurs qui empoisonnent la vie !

Oui Jésus s’émeut, connaissant les dangers qui guettent les âmes droites, sachant qu’elles sont les chéries du cœur de Dieu, qui leur fait entrevoir les richesses de son royaume ! 

Et regrettant peut-être aussi pour lui-même que la pénétration des âmes sombres et tortueuses ne lui ait pas été épargnée ! Car lui, qui est le plus innocent de tous, ne peut faire partie des innocents.

Alors quand Jésus nomme les douloureux, les fatigués, les chargés de cette vie et de ce monde, nous pouvons penser qu’il s’inclue dans cette foule. Il est avec tous les autres, au milieu, afin de porter la plus lourde partie du joug et d’alléger la charge de tous ceux qui l’entourent. Et que leur fardeau devienne léger, léger !

 

 


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Nous te prions pour les futurs envoyés réunis en ce moment au Défap pour leur session de formation.


Très haut tout-puissant, bon Seigneur,
A toi sont les louanges, la gloire et l’honneur et toute bénédiction.
À toi seul, Très-haut, ils conviennent
Et nul homme n’est digne de te mentionner.

Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,
Spécialement monsieur frère Soleil,
Lequel est le jour et par lui tu nous illumines.
Et il est beau et rayonnant avec grande splendeur,
De toi, Très-Haut, il porte la signification.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur Lune et les étoiles,
Dans le ciel tu les as formées claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par frère Vent
Et par l’air et le nuage et le ciel serein et tout temps,
Par lesquels à tes créatures tu donnes soutien.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur Eau,
Laquelle est très utile et humble et précieuse et chaste.
Loué sois-tu, mon Seigneur, par frère feu
Par lequel tu illumines dans la nuit,
Et il est beau et joyeux et robuste et fort.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur notre mère Terre,
Laquelle nous soutient et nous gouverne
Et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l’herbe.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par ceux qui pardonnent pour ton amour
Et supportent maladies et tribulations.

Heureux ceux qui les supporteront en paix,
Car par toi, Très-Haut, ils seront couronnés.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur notre mort corporelle,
A laquelle nul homme vivant ne peut échapper.
Malheur à ceux qui mourront dans les péchés mortels.
Heureux ceux qu’elle trouvera dans tes très saintes volontés,
Car la seconde mort ne leur fera pas mal.

Louez et bénissez mon Seigneur,
Et rendez-lui grâce et servez-le avec grande humilité.

François d’Assise (1182-1226)

 




Passionnés comme Jésus !

Méditation du jeudi 29 juin 2017 – Nous prions pour notre envoyé à la Réunion et pour tous les réunionnais.

Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi.
Celui qui ne se charge pas de sa croix pour marcher à ma suite n’est pas digne de moi.
Celui qui voudra garder sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi la retrouvera.
Quiconque vous accueille m’accueille ; quiconque m’accueille accueille celui qui m’a envoyé.
Celui qui accueille un prophète de Dieu parce qu’il est prophète, recevra la récompense accordée à un prophète.
Et celui qui accueille un homme fidèle à Dieu parce qu’il est fidèle, recevra la récompense accordée à un fidèle. » Matthieu 10,37-42

 


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Jésus est un passionné de Dieu et de l’humain. Il est passionné par la vie et pour la vie, lisant au plus profond de son être ce que pourrait être un monde pétri d’amour, fraternel, généreux, juste, miséricordieux…un monde où la haine aurait disparu.

Cette passion joyeuse le conduira à la passion douloureuse de la croix.

Jésus veut nous entraîner dans ce même mouvement de vie en Dieu. Il nous invite à être des passionnés comme lui. Des témoins de feu.

Mais il s’agit d’une passion libératrice. Jésus ne se comporte pas en chef de bande qui voudrait nous manipuler et nous enfermer dans sa bande.

Alors il ne faudrait pas l’enfermer non plus dans ses propos, pris comme une invitation à rejeter la famille, à cultiver la douleur, à comprendre le mot martyre uniquement dans le sens de la mort sacrificielle…

Le christianisme a parfois donné cette image de lui-même, faisant peser sur les esprits une interprétation étroite de certaines paroles de l’évangile, sans prendre la peine de les insérer dans le message général, qui nous conduit sur un chemin d’amour, de liberté, de joie et de courage à la suite de Jésus.

 

 


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Prions pour notre envoyé à la Réunion et pour les réunionnais à travers ces mots passionnés de Martin Luther King :

Aujourd’hui, dans la nuit du monde et dans l’espérance de la Bonne Nouvelle,
J’affirme avec audace ma foi en l’avenir de l’humanité.

Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure.
Je refuse de croire que l’être humain n’est qu’un fétu de paille ballotté par le courant de la vie, sans avoir la possibilité, d’influencer en quoi que ce soit le cours des événements.

Je refuse de partager l’avis de ceux qui prétendent que l’homme est à ce point captif de la nuit sans étoile, du racisme et de la guerre, que l’aurore radieuse de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.

Je refuse de faire mienne la prédication cynique que les peuples descendront l’un après l’autre dans le tourbillon du militarisme vers l’enfer de la destruction thermonucléaire

Je crois que la vérité et l’amour sans condition auront le dernier mot effectivement.

La vie, même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort.

Je crois fermement que, même au milieu des obus qui éclatent et des canons qui tonnent,
il reste l’espoir d’un matin radieux.

J’ose croire qu’un jour tous les habitants de la terre pourront recevoir trois repas par jour Pour la vie de leur corps,

L’éducation et la culture pour la santé de leur esprit,

L’égalité et la liberté pour la vie de leur cœur.

 

Je crois également qu’un jour toute l’humanité reconnaîtra en Dieu la source de son amour. Je crois que la bonté salvatrice et pacifique deviendra un jour la loi.

Le loup et l’agneau pourront se reposer ensemble,

Chaque homme pourra s’asseoir sous son figuier, dans sa vigne,

Et personne n’aura plus raison d’avoir peur.

Je crois fermement que nous l’emporterons. Amen.


Martin Luther King Oslo, 10 décembre 1964

 




La Mission : du sang, des larmes et du courage !

Méditation du jeudi 22 juin 2017 – Nous prions pour nos envoyés en Egypte et pour tous les Egyptiens, en particulier les chrétiens coptes.

« Ne craignez donc aucun homme. Tout ce qui est caché sera découvert, et tout ce qui est secret sera connu. Ce que je vous dis dans l’obscurité, répétez-le à la lumière du jour ; et ce que l’on chuchote à votre oreille, criez-le du haut des toits.
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais qui ne peuvent pas tuer l’âme ; craignez plutôt Dieu qui peut faire périr n à la fois le corps et l’âme dans l’enfer.
Ne vend-on pas deux moineaux pour un sou ? Cependant, aucun d’eux ne tombe à terre sans que Dieu votre Père le sache. Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés. N’ayez donc pas peur : vous valez plus que beaucoup de moineaux ! »

« Quiconque reconnaît publiquement qu’il est mon disciple, je reconnaîtrai moi aussi devant mon Père qui est dans les cieux qu’il est à moi ; mais si quelqu’un affirme publiquement ne pas me connaître, j’affirmerai moi aussi devant mon Père qui est dans les cieux que je ne le connais pas.»

Matthieu 10,26-33


    

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Les disciples de Jésus ont reçu son enseignement. Ils ont pu constater son autorité sur les esprits impurs et sur les éléments de la nature, son pouvoir de guérison. Ainsi armés, il les envoie à leur tour en mission pour agir selon sa parole et son exemple.

Mais sans langue de bois, Jésus leur annonce les persécutions qui les attendent. Il n’est pas venu apporter la paix dans les familles et dans les peuples, car la vérité dérange l’ordre établi ; elle oppose ceux qui l’aiment et la reçoivent et ceux qui la repoussent et la haïssent.

Dans les conseils qu’il donne à ses disciples Jésus conjugue donc un réalisme rigoureux et une  confiance sans limites.

Il nous faut avoir la ruse du serpent et la candeur de la colombe, la lucidité du sage devant les turpitudes humaines en même temps que la foi de l’enfant envers ceux qui lui ont donné la vie.

Pas facile d’être chrétien ?
Non si l’on songe à tous les chrétiens persécutés en ce monde, et en particulier à nos frères et sœurs de l’Eglise copte en Egypte.

Seuls le témoignage, la prière commune, la méditation personnelle peuvent entretenir notre courage et notre assurance. Comme Jésus, il nous faut rester à tu et à toi avec Dieu notre Père qui nous nourrit, nous sauve des menaces du néant et nous accorde la vie en éternité. Alors nous apprendrons peut-être à parler sans peur, nous aussi !

 

 

Nous prions pour nos envoyés en Egypte et pour tous les égyptiens à travers cette prière de Clément d’Alexandrie (v.150-v.215), Père de l’Église, Premier Lettré grec chrétien qui chercha à harmoniser la pensée grecque et le christianisme.

Sois propice, ô divin Pédagogue, à Tes petits enfants,

Ô Père, guide d’Israël, Père et Fils tout à la fois, Seigneur.

Donne-nous qu’en suivant Tes préceptes, nous atteignions la ressemblance de l’Image,

Et que, selon nos forces, nous éprouvions la Bonté de Dieu, et non point la vindicte du Juge.

Accorde-nous de vivre tous dans ta paix,

De passer en Ta cité,
De traverser avec calme les eaux du péché, paisiblement portés par le Saint-Esprit, ta Sagesse ineffable.

Donne-nous de Te chanter un cantique d’action de grâces, nuit et jour, et jusqu’au dernier jour.

Reçois notre louange, ô seul Père et Fils, ô Fils et Père, Fils, notre Pédagogue et Maître, avec le Saint-Esprit.

Tout est à l’Unique, en qui tout est, par qui tout est un, par qui est l’éternité,
Dont nous sommes tous membres.
A Lui la gloire dans les siècles !

Tout est au Dieu bon, tout au Dieu beau, tout au Dieu sage, tout au Dieu juste.
A Lui la gloire et maintenant et dans les siècles des siècles ! Amen. »

Saint Clément d’Alexandrie (v.150-v.215)

 




Se donner corps et âme !

« Je suis le pain vivant descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra pour toujours. Le pain que je donnerai, c’est ma chair ; je la donne afin que le monde vive. »
Là-dessus, les Juifs discutaient vivement entre eux : « Comment cet homme peut-il nous donner sa chair à manger ? » demandaient-ils.

Jésus leur dit : « Oui, je vous le déclare, c’est la vérité : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. 
Celui qui mange ma chair et boit mon sang possède la vie éternelle et je le relèverai de la mort au dernier jour. Car ma chair est une vraie nourriture et mon sang est une vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure uni à moi et moi à lui.  Le Père qui m’a envoyé est vivant et je vis par lui ; de même, celui qui me mange vivra par moi.
Voici donc le pain qui est descendu du ciel. Il n’est pas comme celui qu’ont mangé vos ancêtres, qui sont morts. Mais celui qui mange ce pain vivra pour toujours. »

Jean 6,51-58

              


 Léonard de Vinci

 

Considéré comme l’évangile spirituel, l’évangile de Jean est en même temps le plus charnel. Au point de pouvoir choquer, non seulement les contemporains de Jésus, mais également les nôtres. En toutes lettres Jésus offre son corps à manger et son sang à boire !

Décréter qu’il faut comprendre symboliquement de telles paroles nous évite certes l’anthropophagie, mais nous renvoie pourtant à la force de leur sens littéral.

Etre femme peut aider à ressentir physiquement et spirituellement le sérieux de l’offrande de Jésus. Une femme enceinte nourrit le petit être qu’elle abrite de sa propre substance. Quand elle l’aura mis au monde elle l’abreuvera de son lait.

Et que dire de la suite ? La vie parentale -et non seulement maternelle, requiert l’engagement de toutes les forces vives de l’être, corps et âme confondus. Ne dit-on pas communément, pour s’en plaindre avec l’humour de l’affection, qu’on se fait « manger » par ses enfants ?

Ce n’est pas pour rien que la métaphore paternelle a été utilisée dans l’univers biblique pour exprimer la tendresse et la préoccupation divines à l’égard des humains et de la création tout entière.

Jésus d’ailleurs a été sensible à cette image de la grossesse et de l’enfantement qu’il a lui-même utilisée dans un autre chapitre de l’évangile de Jean. (Jean 14)

Quand il s’agit de donner Vie à l’autre, au prochain, à ceux qu’on aime, comment ne pas donner sa Vie ? Jusqu’à en mourir pour porter du fruit à l’infini ! 

 

 

Nous prions pour nos envoyés au Togo et pour tous les Togolais

avec cette prière de l’Eglise catholique du Togo.


Dieu de nos Pères et Seigneur de tendresse,
Toi le Maître de l’histoire,
Toi qui tiens en Tes Mains le cœur des hommes
Et garantis les droits des peuples,
Tu sais que pour la naissance de notre nation,
Tout notre peuple a crié vers Toi.

N’abandonne pas l’ouvrage de Tes Mains.
Le Togo s’était alors consacré au Cœur de Ton Fils, pour toujours.
Prends soin de Ta vigne,
Prends soin de Ton domaine.

Remplis-nous de Ton Esprit pour que tous les fils de notre cher pays,
De l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud,
Se reconnaissent vraiment frères et sœurs,
Et qu’ils deviennent capables d’Amour au lieu de la haine,
D’union au lieu de la division.

Seigneur, aide-nous par Ta grâce à faire place dans nos cœurs
A la Justice et à la Paix
Au lieu de l’injustice et de la violence,
Au Pardon,
Au lieu du désir de vengeance.

Que partout sur notre terre s’affermissent la sécurité et la paix ;
Et qu’ainsi dans notre pays les ennemis se réconcilient,
Les adversaires se tendent la main,
Les groupes et les familles qui s’opposaient
Acceptent de faire route ensemble,
Et que l’Amour triomphe de la haine.

Que tout malheur soit écarté de nous,
Et que tous les Togolais, rassemblés,
S’unissent enfin pour œuvrer généreusement
A la construction de la Cité terrestre
Dans sa marche vers la Cité Céleste.
AMEN.

 

DR

 




Dieu a besoin de l’Homme

Moïse tailla deux tablettes de pierre, semblables aux précédentes. Tôt le lendemain matin, il monta sur le Sinaï, conformément à l’ordre du Seigneur ; il emportait les deux tablettes.
Le Seigneur descendit dans la colonne de fumée et se tint là, à côté de Moïse. Il proclama son nom : « Le Seigneur ». Puis il passa devant Moïse en proclamant encore : « Je suis le Seigneur ! Je suis un Dieu compatissant et bienveillant, patient, d’une immense et fidèle bonté. Je manifeste ma bonté envers les hommes jusqu’à mille générations, en supportant les péchés, les désobéissances et les fautes ; mais je ne tiens pas le coupable pour innocent, j’interviens contre celui qui a péché, contre ses enfants et ses descendants jusqu’à la troisième ou la quatrième génération. »
En toute hâte, Moïse se jeta à terre pour adorer le Seigneur, puis il s’écria : « Seigneur, puisque tu m’accordes ta faveur, je t’en supplie, viens nous accompagner. Je sais bien que ces gens sont rebelles, mais pardonne nos péchés et nos fautes, et considère-nous comme ton peuple. »

Exode 34,4-9

 

Source : Pixabay 

 

Il existe dans la tradition juive un enseignement racontant qu’Abraham, après l’histoire de Sodome, alla plaider la cause des humains devant le Saint béni soit-il :

Maître du monde lui dit-il, si tu exerces ta justice de manière stricte, la création ne pourra pas subsister, le monde retournera au chaos, comme au temps du déluge. Il faut donc que tu exerces aussi ta miséricorde afin que le monde vive.

Alors Dieu accepta d’exercer aussi sa miséricorde.

C’est ce qu’il fit également quand Moïse plaida la cause de son peuple après l’épisode du veau d’or.  Les coupables furent punis mais le peuple fut épargné.

Alors pourquoi Dieu ferait – il retomber la faute des pères sur les descendants jusqu’à la troisième ou quatrième génération ?

La question de la punition collective et de la punition intergénérationnelle est éclairée aujourd’hui par les apports de l’anthropologie et de la psychanalyse. Ce n’est pas Dieu qui punit l’innocent, ce sont les hommes eux-mêmes qui s’infligent et se transmettent des maux terribles. De fait le mal commis et le mal souffert par une génération a des répercussions sur plusieurs autres générations. Et il arrive que des criminels plongent toute une société dans le malheur. 

Dieu veut la vie et non la mort !  A nous de nous monter responsables, vis-à-vis de nos contemporains comme vis-à-vis de nos descendants. En nous confiant à Dieu, en obéissant à sa Parole, en agissant en faveur de la création et de toutes les créatures nous participerons au grand chœur de tous ceux qui défendent la vie, pour la plus grande joie du Père, du Fils, et de l’Esprit de sainteté.

 

 

Nous prions pour notre envoyé en Afrique du Sud et pour tout le peuple de ce pays, à travers cette méditation de Nelson Mandela. (1918-2013)

Notre peur la plus profonde, c’est notre lumière
Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est au-dedans de nous. Elle est en chacun.
Notre peur la plus profonde n’est pas d’être incapable.
Notre peur la plus profonde est d’être puissant au-delà de toute mesure.
C’est notre lumière, pas notre ombre, qui nous effraie le plus.

Nous nous demandons :
Qui suis-je, pour être brillant, magnifique, talentueux et fabuleux ?
En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?
Vous êtes un enfant de Dieu.
Jouer petit ne rend pas service au monde.

Il n’y a rien de sage à vous rétrécir de telle sorte que les autres ne se sentent pas en danger à cause de vous.
Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est au-dedans de nous.
Elle est en chacun.

En laissant notre lumière briller, nous donnons incidemment aux autres la permission d’en faire autant. Lorsque nous sommes libérés de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.
Nelson Mandela (1994)

 

Source : Pixabay

 

 




Pentecôte : l’Esprit de Dieu fait pétiller nos vies !

C’est pourquoi je tiens à vous l’affirmer :

Aucun être guidé par l’Esprit de Dieu ne peut s’écrier : « Maudit soit Jésus ! », et personne ne peut déclarer : « Jésus est le Seigneur ! », s’il n’est pas guidé par le Saint-Esprit.

Il y a diverses sortes de dons spirituels, mais c’est le même Esprit qui les accorde.  Il y a diverses façons de servir, mais c’est le même Seigneur que l’on sert. Il y a diverses activités, mais c’est le même Dieu qui les produit toutes en tous. En chacun l’Esprit Saint se manifeste par un don pour le bien de tous. L’Esprit donne à l’un de parler selon la sagesse, et à un autre le même Esprit donne de parler selon la connaissance. Ce seul et même Esprit donne à l’un une foi exceptionnelle et à un autre le pouvoir de guérir les malades. L’Esprit accorde à l’un de pouvoir accomplir des miracles, à un autre le don de transmettre des messages reçus de Dieu, à un autre encore la capacité de distinguer les faux esprits du véritable Esprit. A l’un il donne la possibilité de parler en des langues inconnues et à un autre la possibilité d’interpréter ces langues. C’est le seul et même Esprit qui produit tout cela ; il accorde à chacun un don différent, comme il le veut.

Eh bien, le Christ est semblable à un corps qui se compose de plusieurs parties. Toutes ses parties, bien que nombreuses, forment un seul corps. Et nous tous, Juifs ou non-Juifs, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps par le même Esprit Saint et nous avons tous eu à boire de ce seul Esprit. 1 Corinthiens 12,3-13

 


Source : Pixabay


L’Esprit de Dieu est sa respiration, créatrice de vie, inspiratrice de vérité et d’amour.
Ce souffle ne connaît nulle barrière ; Il passe où il veut et quand il veut – sauf à rencontrer des cœurs hermétiquement fermés qui préfèrent le pouvoir et la domination à l’amour.
L’Esprit de Dieu nous atteste sa présence agissante en Jésus-Christ !
L’Esprit ne concerne pas seulement la religion, les églises …
Son champ d’action est l’univers, son ambition l’histoire du monde, depuis ce temps où  « au commencement, quand Dieu créa le ciel et la terre, l’Esprit planait sur les eaux. »
A l’heure de la mondialisation, alors que notre terre est devenue un village, la compréhension de l’œuvre de l’Esprit est primordiale. 
L’Esprit invite l’humanité à l’unité, mais il ne vise pas l’uniformité.
L’Esprit est Puissance de vie et chaque jour il doit défier les toutes-puissances mortifères.
L’Esprit est Sagesse mais il jubile des désirs, des enthousiasmes, des joies ressentis par les humains. Il féconde leur intelligence, dans toutes les cultures.
L’Esprit s’enchante de tout ce qui est bonté et beauté ! L’Esprit aime la simplicité de vie.
L’Esprit nous invite à reconnaître, aimer, encourager, conjuguer, nos talents, nos espoirs, nos projets. L’Esprit nous aide à vivre et nous fait vivre. Il assèche nos larmes, il purifie nos rires.
L’Esprit donne sens, joie, largeur et longueur, hauteur et profondeur à nos regards sur le Royaume qui vient !

 

 

Nous prions pour nos envoyés au Laos et pour le peuple laotien avec ces mots du Pasteur Michel Wagner :

 

Merci, Seigneur, pour tous ces autres qui peuplent la terre avec moi.
Pour ces prochains et ces lointains sans qui je ne serais qu’un Robinson prisonnier de son orgueil solitaire.


Merci pour tout ce qui nous est commun, au long des siècles et des continents, tissant la longue tapisserie de l’humanité.
Merci aussi pour tout ce qui nous fait différents et dont les couleurs font chanter le tissu de la vie.
Donne-moi d’accueillir la richesse de ces diversités et d’y saisir la dimension de ton amour.


Pour ceux qui me sont les plus proches, familles, amis, voisins, camarades, collègues, qui cheminent à mes côtés au long des jours, m’apportant chaleur, réconfort ou souci…                      
Pour eux tous je veux te dire merci !

Te dire aussi merci tout simplement pour la vie qui continue.
Parce que le monde n’a pas commencé ni ne se terminera avec moi.

Ouvre mes yeux quand je m’enferme ou m’isole.
Envoie-moi des compagnons fraternels quand je déprime ou désespère.

Donne-moi d’être ce petit chaînon joyeux de la grande caravane humaine en marche vers cet avenir que ton fils nous a dépeint aux couleurs de l’espérance.

 


Source : Pixabay

 

 

 




« Dans l’amour ! Dans l’amour seulement ! »

Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux vers le ciel et dit :

« Père, l’heure est venue. Manifeste la gloire de ton Fils, afin que le Fils manifeste aussi ta gloire. Tu lui as donné le pouvoir sur tous les êtres humains, pour qu’il donne la vie éternelle à ceux que tu lui as confiés.

La vie éternelle consiste à te connaître, toi le seul véritable Dieu, et à connaître Jésus-Christ, que tu as envoyé.

J’ai manifesté ta gloire sur la terre ; j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donné à faire. Maintenant donc, Père, accorde-m’en ta présence la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.

Je t’ai fait connaître à ceux que tu as pris dans le monde pour me les confier. Ils t’appartenaient, tu me les as confiés, et ils ont obéi à ta parole. Ils savent maintenant que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’as données et ils les ont accueillies. Ils ont reconnu que je suis vraiment venu de toi et ils ont cru que tu m’as envoyé.

« Je te prie pour eux. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as confiés, car ils t’appartiennent. Tout ce que j’ai est à toi et tout ce que tu as est à moi et ma gloire se manifeste en eux.
Je ne suis plus dans le monde, mais eux sont dans le monde ; moi je vais à toi. Père saint, garde-les par ton divin pouvoir, celui que tu m’as accordé, afin qu’ils soient un comme toi et moi nous sommes un. » 

Jean 17 ,1-11

 

  
Tableau d’Augustin Tshipamba-Mputu, peintre congolais (RDC)

 

Ce qui menace fondamentalement l’humanité relève de trois choses : l’idolâtrie, qui conduit au fanatisme et au mépris des êtres humains, la haine qui les divise et les détruit, et la désespérance, qui engendre le nihilisme.

Seul l’amour peut déminer ces dangers.

En nous rendant témoins de sa relation avec son Père, de la prière qu’il lui adresse dans son discours d’adieu, Jésus nous fait comprendre que Dieu n’est Dieu que dans l’amour. Un amour relationnel, anti-idolâtre par essence, car il crée un respect et une tendresse mutuels.

De Dieu nous n’avons à connaître que cet amour. C’est ce qu’il a choisi dès le commencement. Etre amour et se révéler dans l’amour. C’est si précieux, si crucial, que Jésus reste éternellement le Fils afin de nous redire d’âge en âge cette vérité de l’amour.

Seul cet amour peut lutter contre les ravages de la haine et de la division. Nous autres humains, pris dans nos passions, nos désirs, nos rivalités, nos angoisses et nos faiblesses, nous ne pouvons pas nous unir par nous-mêmes, sinon parfois pour de mauvaises raisons, comme la folie de Babel ou la détestation d’un « ennemi » véritable ou fabriqué.

En priant son Père devant nous et pour nous, Jésus nous permet à tous d’entrer dans leur relation, d’en goûter les joies merveilleuses, et de nous y trouver les uns à côté des autres, les uns avec les autres, dans un cercle d’amour, un désir de construction, de partage et de communion fraternelle.

Découvrant alors dans l’amour que la terre et le ciel ne sont pas séparés, nous échappons au troisième danger, celui de la désespérance, car notre mort n’est pas la fin de tout.  Acceptant, à cause de l’amour, de disparaître avec Jésus, comme lui, avec et comme tous ceux qui nous ont précédés dans la mort, nous recevons la promesse, l’avant-goût, la réalité de la vie éternelle, la vie en éternité.

Dans l’amour ! Dans l’amour seulement !

 

 

Prions pour nos envoyés au Congo et tous les Congolais avec cette prière inspirée du Ps 84.

Comme tes cases sont aimées, Seigneur puissant,
Tes cases de bambou, tes cases de papier,
Tes cases de chaume doré
Où tes enfants s’en vont joyeux à la source de l’Eternel,
Le cœur trop grand pour être comblé par l’humain.
Et leur chair se met à chanter devant ta face.

Tous les oiseaux ont un abri pour leurs petits.
La meilleure case pour tes enfants est ta maison, Seigneur,
Car ils peuvent t’y louer sans limite,
Y recevoir la pluie de tes bénédictions,
Se perdre en toi quand tu les nourris de ton pain.
.
Bienheureux l’homme qui se met en route à l’aube
Sur la piste qui mène à ta sainte demeure.
Nous construirons d’autres sentiers par les collines,
Par les vallons qui mènent jusqu’au sanctuaire.

Une heure à ton écoute avec une âme en feu
Redonne à nos esprits l’élan des pèlerins.
Nous restons dans l’attente du ciel à venir
Mais déjà nous sentons le vent de ton amour.
Il nous donne la forte et folle espérance
Voilà ce qu’il nous laisse à tous en héritage

Le cœur de chaque pauvre est aussi une case
Où tu as fait ton nid avec prédilection.
Chaque fois qu’on accueille un d’entre ces petits
Ton visage divin vient à notre rencontre. Amen !
 

Auteur inconnu, « Paroles lointaines, paroles si proches »

 

   
Fresque de Rhode Bath-Schéba Makoumbou
(Peintre/Sculpteuse, née en 1976 au Congo-Brazzaville)

 

 




L’Esprit souffle où il veut et quand il veut !

Méditation du jeudi 18 mai 2017. Nous prions pour nos envoyés en Tunisie

Philippe se rendit dans la principale ville de Samarie et se mit à annoncer le Messie à ses habitants. La population tout entière était très attentive aux paroles de Philippe quand elle l’entendait et voyait les miracles qu’il accomplissait. En effet, des esprits mauvais sortaient de beaucoup de malades en poussant un grand cri et de nombreux paralysés et boiteux étaient également guéris. Ainsi, la joie fut grande dans cette ville.

Un homme appelé Simon se trouvait déjà auparavant dans cette même ville. Il pratiquait la magie et provoquait l’étonnement de la population de la Samarie. Il prétendait être quelqu’un d’important, et tous, des plus jeunes aux plus âgés, lui accordaient beaucoup d’attention. On disait : « Cet homme est la puissance de Dieu, celle qu’on appelle «la grande puissance». Ils lui accordaient donc beaucoup d’attention, car il y avait longtemps qu’il les étonnait par ses pratiques magiques. Mais quand ils crurent à la Bonne Nouvelle que Philippe annonçait au sujet du Royaume de Dieu et de la personne de Jésus-Christ, ils se firent baptiser, hommes et femmes. Simon lui-même crut et fut baptisé ; il restait auprès de Philippe et il était rempli d’étonnement en voyant les grands miracles et prodiges qui s’accomplissaient.

Les apôtres qui étaient à Jérusalem apprirent que les habitants de la Samarie avaient reçu la parole de Dieu ; ils leur envoyèrent alors Pierre et Jean. Quand ceux-ci arrivèrent en Samarie, ils prièrent pour les croyants afin qu’ils reçoivent le Saint-Esprit. En effet, le Saint-Esprit n’était encore descendu sur aucun d’eux ; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean posèrent les mains sur eux et ils reçurent le Saint-Esprit. Quand Simon vit que l’Esprit était donné aux croyants lorsque les apôtres posaient les mains sur eux, il offrit de l’argent à Pierre et Jean en disant : « Accordez-moi aussi ce pouvoir, afin que ceux sur qui je poserai les mains reçoivent le Saint-Esprit. »

Mais Pierre lui répondit : « Que ton argent soit détruit avec toi, puisque tu as pensé que le don de Dieu peut s’acheter avec de l’argent ! Tu n’as aucune part ni aucun droit en cette affaire, car ton coeur n’est pas honnête aux yeux de Dieu Actes 8, 4-21

 


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Choquante, l’attitude de Simon le magicien est cependant si fréquente qu’elle a donné naissance à un mot : la simonie, signifiant le commerce des biens spirituels. En cette année où nous fêtons Luther, et évoquons sa protestation contre les abus de l’Eglise de son temps, nous pourrions penser que tout cela est d’une autre époque, et que nos contemporains ne sont pas crédules au point de se faire plumer par des faiseurs de miracles !

La réalité prouve le contraire. Bon nombre de gourous s’enrichissent grassement en vendant de la guérison et en utilisant les sentiments de culpabilité et la souffrance de leur prochain. Et les sectes pullulent de par le monde car finalement, le spirituel est un investissement qui rapporte gros.

Mais attention ! Cela ne concerne pas seulement les cyniques et l’argent. Le récit des Actes nous raconte que Simon le magicien a cru à l’enseignement des apôtres ; il a demandé le baptême au nom de Jésus. C’est dans l’enthousiasme pour l’œuvre de Pierre et Jean qu’il s’est imaginé pouvoir monnayer le don de l’Esprit-Saint ! Et cela a montré qu’il n’avait rien compris !

Quelle mise en garde pour nous croyants !

Certes nous savons que l’Esprit de Dieu ne peut ni s’acheter ni se vendre, mais comprenons-nous mieux pour autant la gratuité de l’Esprit ? Ne cédons-nous pas souvent à d’autres tentations ? Comme l’enfermer dans nos rituels et nos propres églises, nier qu’il soit à l’œuvre chez les autres et les regarder de haut, ou bien manipuler les voix de l’Esprit pour leur faire dire ce que nous avons envie de les entendre dire, ou exiger d’elles des manifestations qui n’ont pas grand-chose à voir avec le simple témoignage que tout chrétien est appelé à donner dans sa vie.

L’Esprit souffle où il veut, quand il veut… nous n’en sommes pas maîtres, mais s’il nous conduit à autre chose que l’amour, il est du diable et non de Dieu !

 

 

 

Nous prions pour nos envoyés en Tunisie, aidés par cet enseignement qui nous vient, à travers les âges, de Tertullien, théologien né entre 150 et 160 et mort en 220 à Carthage (l’actuelle Tunisie).

De Dieu l’esprit et de Dieu la parole, et de Dieu la sagesse !
Et la sagesse de la parole et l’esprit des deux !

Considérons donc, bien-aimés, la sagesse céleste. Elle s’exprime d’abord dans le commandement de prier dans le secret.

Elle veut par là que la foi de l’homme soit convaincue que Dieu peut l’entendre et le voir chez lui et dans le lieu le plus caché. Il exige, de plus, la discrétion de la foi, en sorte que le fidèle se contente d’offrir humblement l’hommage de sa foi à celui qui seul peut l’entendre et le voir partout.

La sagesse qui s’exprime dans le précepte suivant concerne la foi et la discrétion : il ne s’agit pas d’assaillir Dieu par un flot de paroles, parce que nous avons la certitude que de toute manière, il veille sur les siens.

Et pourtant la brièveté – troisième recommandation de la sagesse – est riche de substance pour qui en pénètre la grandeur et l’esprit. Plus elle est courte en paroles, plus elle est abondante en significations.

 


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