« Rendre à César ce qui est à César »

Les Pharisiens allèrent alors tenir conseil pour décider comment ils pourraient prendre Jésus au piège par une question. Ils envoyèrent ensuite quelques-uns de leurs disciples et quelques membres du parti d’Hérode dire à Jésus :

« Maître, nous savons que tu dis la vérité : tu enseignes la vérité sur la conduite que Dieu demande ; tu n’as pas peur de ce que pensent les autres et tu ne tiens pas compte de l’apparence des gens. Dis-nous donc ce que tu penses de ceci : notre loi permet-elle ou non de payer des impôts à l’empereur romain ? »

Mais Jésus connaissait leurs mauvaises intentions ; il leur dit alors : « Hypocrites, pourquoi me tendez – vous un piège ? Montrez-moi l’argent qui sert à payer l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’argent, et Jésus leur demanda : « Ce visage et ce nom gravés ici, de qui sont-ils ? » — « De l’empereur », répondirent-ils. Alors Jésus leur dit : « Payez donc à l’empereur ce qui lui appartient, et à Dieu ce qui lui appartient. » Matthieu 22,15-21

 


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Est-il permis de payer l’impôt à César ?

Au temps de Jésus, Rome occupe le pays et prélève de lourdes taxes sur les habitants. La vraie question n’est donc pas la permission de payer, mais celle de ne pas payer. En vertu de la loi du plus fort est-il possible de ne pas payer l’impôt à César ?

A moins que les interlocuteurs de Jésus ne fassent allusion à une loi religieuse qui aurait la possibilité de contrevenir à la loi politique et d’interdire aux croyants de payer les impôts à César. Telle n’est pas la loi juive, qui a édicté un principe : « La loi du pays est la loi. »

Dans l’épître aux romains au ch 13, l’apôtre Paul invite à se soumettre aux autorités de l’Etat, non par peur, mais par motif de conscience, car elles ont été instituées par Dieu. « C’est aussi pour cela que vous payez des impôts. » Ro 15,6

Mais cette conscience, pour être libre, doit pouvoir garder la possibilité d’un refus ou d’une objection. Elle doit rester critique vis-à-vis du pouvoir. Souvenons-nous de la réaction des apôtres arrêtés par le Sanhédrin et sommés de renoncer à leur enseignement au nom de Jésus. Ils répondent : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. » Actes 5,29

Alors comment comprendre « Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » ?

Le propos si juste de Jésus nous prévient contre la tentation de confondre les deux ordres du politique et du religieux, ce qui est dangereux. Utiliser le nom de Dieu pour justifier ou renforcer le pouvoir politique peut conduire à une forme de totalitarisme, ce qui finit par discréditer complètement le religieux. Mais utiliser le nom de Dieu pour nier toute valeur au pouvoir politique est également dangereux, quand il génère un fanatisme susceptible de devenir violent.

 

 

Nous prions pour notre envoyé à Djibouti, sa famille et toute l’Eglise avec cette prière d’André Dumas.
 

Notre Dieu, tu as bien mis dans ta Bible la prophétie pour nous secouer, nous réveiller, nous révolter, nous relever, nous qui toujours baissons la tête et les bras, et qui mettons le cœur en berne. Tu es comme le photographe qui nous ordonne de crier, de rire et de vivre, car sans lui, sans toi, nous resterions moroses, comme les enfants assis sur la place, pour lesquels on joue de la flûte et ils ne dansent pas, auprès desquels on entonne un chant funèbre et ils ne pleurent pas (Luc 7, 32).
Oui, ô Dieu, sans la prophétie nous resterions assis, comme si rien ne se passait, ni en arrière, ni au milieu, ni en avant. Sans la prophétie la vie est grise, l’histoire est plate, la terre est creuse, nos vies sont des feuilles mortes que n’aspire aucun vent.

Mais tu veux bien que j’ajoute aussi, ô notre Dieu : quand il n’y a que la prophétie, la parole frôle le délire, les annonces messianiques titubent entre le fanatisme et la puérilité. Il y a des jours où il suffit que j’entende : c’est prophétique, pour savoir que c’est menteur, bluffeur, meurtrier et raté.

Heureusement, mon Dieu, que tu as aussi mis dans ta Bible la sagesse et tous ces proverbes qui sont si peu prophétiques et tellement terre à terre que nos pieds s’y retrouvent et que nos mains les tâtent comme des bons fruits dans le temps présent.

Oui, ô Dieu, sans la sagesse nous resterions debout à toujours gesticuler, comme ces agités qui croient qu’à force de prédire ils vont produire et qu’en criant ils se feront mieux croire. Sans la sagesse la vie est bouffie, enflée comme une baudruche.

Nous te remercions, notre Dieu, que dans ta Bible, dans nos vies, dans nos amours, il y ait la prophétie et la sagesse, un temps pour s’enflammer et un autre temps pour s’éteindre, mais pour durer, un temps pour Esaïe, pour Jérémie, pour Ezéchiel, et un temps pour Salomon, pour l’Ecclésiaste, pour le Siracide, un temps pour que je me lève et un temps pour que je m’assoie, un temps pour la hâte et un temps pour la halte.


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Comment refuser une telle invitation ?

Jésus utilisa de nouveau des paraboles pour parler à ses auditeurs. Il leur dit :
« Voici à quoi ressemble le Royaume des cieux : Un roi organisa un repas pour le mariage de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler les invités pour ce repas, mais ils ne voulurent pas venir.
Il envoya alors d’autres serviteurs avec cet ordre : « Dites aux invités : Mon repas est préparé maintenant, mes taureaux et mes bêtes grasses sont tués, tout est prêt. Venez au repas de mariage !» Mais les invités ne s’en soucièrent pas et s’en allèrent à leurs affaires : l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres saisirent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.
Le roi se mit en colère : il envoya ses soldats tuer ces assassins et incendier leur ville.
Puis il dit à ses serviteurs : « Le repas de mariage est prêt, mais les invités ne le méritaient pas. Allez donc dans les principales rues et invitez au repas tous ceux que vous pourrez trouver. » Les serviteurs s’en allèrent dans les rues et rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons ; et ainsi, la salle de fête se remplit de monde.
Le roi entra alors pour voir les invités et il aperçut un homme qui ne portait pas de costume de fête. Il lui demanda : « Mon ami, comment es-tu entré ici sans costume de fête ?» Mais l’homme ne répondit rien. Alors le roi dit aux serviteurs : « Liez-lui les pieds et les mains et jetez-le dehors, dans le noir. C’est là qu’il pleurera et grincera des dents. »
En effet, ajouta Jésus, beaucoup sont invités, mais peu sont admis. » Matthieu 22,1-14

 


Les noces de Cana – Véronèse, Musée du Louvre

Dans toutes les sociétés, les noces signifient bombance, retrouvailles, joie. En plus il s’agit ici du mariage du fils du roi !

Lequel d’entre nous s’imagine refuser une invitation de cette nature ? Comment ne pas craindre d’offenser le souverain ?

Quelle histoire invraisemblable ! Tout au plus pourrait-on l’imaginer en contexte de crise politique, à un moment où le monarque en place, près d’être déchu, est délaissé pour une nouvelle figure de pouvoir, en pleine ascension.

Pourtant notre monarque n’a pas perdu tout pouvoir. Pour preuve il répond de manière musclée aux offenses qu’on lui fait et à la violence dont sont victimes ses serviteurs, quand il les envoie renouveler ses invitations.

De quoi est-il question ?

Du refus de l’amour ? Mais comment peut-on refuser l’amour?

Certains ont simplement autre chose à faire ; d’autres le méprisent, d’autres encore le haïssent au point de le tuer. Et l’homme qui n’a pas revêtu son habit de fête symbolise peut-être, non les pauvres qui n’ont pas de quoi se vêtir, mais « ces chiens ou ces cochons auxquels il ne faut pas offrir de perles, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, et, se tournant contre vous, ne vous déchirent ». Matthieu 7 ,6

C’est une illusion de croire que l’amour suffit à convertir le cœur des hommes. Parfois il suscite le rejet la haine, comme la lumière provoque les ténèbres. Sans doute faut-il être « petit » et garder un cœur d’enfant pour se laisser toucher, inviter, comme ces gens des rues, « les mauvais comme les bons » qui se rassemblent finalement dans la salle du festin !

A la veille de sa passion, Jésus nous invite à méditer sur les sombres aspects de la nature humaine, et à comprendre de tout notre être que nous sommes vraiment invités à entrer dans l’amour et la joie de Dieu.

 

 

Nous prions pour nos envoyées au Congo-Brazzaville et pour tout le pays.

Seigneur,
Dans un monde sans foi ni espérance,
Même si on me traite de fou je prierai.
Même si on se ligue contre moi, je prierai encore plus fort.
Même si on m’emprisonne, je conduirai vers toi prisonniers, geôliers et juges.

Aide-moi à susciter l’espérance parmi les désespérés,
Les étrangers, les réfugiés, les exclus.
Seigneur, à cause de toi, je crois que rien n’est perdu,
Que ton amour envers les hommes demeurent le même !

Je te prier pour les semeurs de tristesse et de mort,
Pour les responsables irresponsables de ce temps,
Pour ton Eglise émiettée sur la terre,
Pour l’avènement du temps promis
Où le partage équitable se fera entre les nantis et les démunis,
Entre le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest.

Seigneur apprends-moi à prier,
A compter sur toi, à œuvrer avec toi,
A prier encore et encore avec foi et persévérance.

Pasteur Samuel Noutanewo, Cameroun


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Aider les âmes et prendre soin des corps

Les relations entre la mission et l’action sociale sont au coeur du numéro 73 de « Perspectives missionnaires », titré : « Témoignage et diaconie ». Cette revue de missiologie protestante, créée en 1981, présente et analyse ainsi chaque semestre les défis du témoignage chrétien à travers le monde, ainsi que les réponses apportées par les Eglises dans le contexte de la mondialisation et des mutations culturelles.

Il ne suffit pas de vouloir témoigner ; encore faut-il savoir comment s’y prendre. C’est l’un des grands défis de la Mission aujourd’hui, dans un monde changeant, travaillé par une mondialisation qui érige souvent plus de murs qu’elle n’abat de frontières. Voilà pourquoi la Mission a besoin de lieux de débats et d’espaces de réflexion.

Pour aller plus loin :
Retrouvez les archives de « Perspectives missionnaires » sur le site de l’AFOM (Association francophone oecuménique de missiologie) en cliquant sur l’image ci-dessus. Et retrouvez ci-dessous les anciens numéros :
N° 71 – Églises et culture émergente
N° 70 – Ensemble vers la vie, Nouvelles pistes pour la mission
N° 69 – Héritiers et témoins d’une terre promise
N° 68 – Se former à la mission ?
N° 67 – Œcuménisme et mission en Europe
N° 66 – Relire David Bosh
N° 65 – Afrique en mission
N° 64 – Bible et traduction en mission
N° 63 – Prier dans un contexte interreligieux ?
N° 62 – La planète évangélique
N° 61 – Divers articles
N° 60 – Dossier Édimbourg – Cape Town 2010
N° 59 – Dossier Afrique du sud
N° 58 – La Mission : entre altérité et identité
N° 57 – Dossier Mission et communication
N° 56 – Dossier Madagascar
N° 55 – Mission en Europe
N° 54 – Christianisme en zones interdites
N° 53 – Économie et foi

C’est le rôle que joue depuis 1981 « Perspectives missionnaires », unique revue protestante de missiologie de langue française, éditée par l’association de même nom. Comment se former à la mission ? Quelles relations avec les autres chrétiens, avec les autres religions ? Comment parler de la mission en Europe aujourd’hui, comment répondre aux défis du monde actuel comme, par exemple, celui de l’écologie ? Tous ces grands thèmes ont été abordés par « Perspectives missionnaires ». Le numéro 73, sous le titre : « Témoignage et diaconie », aborde la question de l’entraide, de l’action sociale, de la solidarité sous toutes ses formes.

« De façon récurrente », souligne en introduction Marc Frédéric Muller, qui a coordonné le dossier, « on a pu considérer la mission comme une entreprise de conquête des âmes et d’appel à la conversion, sans l’associer nécessairement à un mouvement de sollicitude envers les personnes en situation de fragilité, malades, nécessiteuses ou persécutées. Cette conception réductrice de l’évangélisation semble pourtant bien souvent démentie par l’histoire des sociétés missionnaires qui, avant de construire un édifice pour le culte, avaient à coeur de bâtir une école ou un dispensaire, et se sont engagées pour l’émancipation ».

La diaconie aujourd’hui peut recouvrir des compréhensions et des pratiques très différentes. Elle fait même l’objet d’enseignements universitaires, comme le souligne l’un des contributeurs de ce numéro de « Perspectives missionnaires », Kjell Nordstokke, pasteur luthérien et professeur en diaconie à Oslo. Mais elle n’échappe pas à la problématique des déséquilibres de pouvoir, d’où une nécessaire réflexion sur la responsabilisation et l’autonomie… A découvrir dans ce numéro, outre des études théologiques sur la diaconie dans les lettres de Paul, historiques ou sociologiques sur la diaconie aujourd’hui, des témoignages de diacres protestants ou catholiques ; signalons notamment celui de Pierre Adama Faye, vice-président de l’Eglise Luthérienne du Sénégal (et responsable de l’action sociale de l’Eglise) et d’Anna Tikum, engagée au service de l’action diaconale de l’ELS.

Retrouvez ci-dessous le sommaire de ce numéro 73 de « Perspectives missionnaires » :

 




Violences autour d’une vigne !

Méditation du jeudi 5 octobre 2017. Nous prions pour notre envoyé au Cameroun et pour tous les Camerounais

   « Écoutez une autre parabole :
Il y avait un propriétaire qui planta une vigne ; il l’entoura d’un mur, y creusa la roche pour le pressoir à raisin et bâtit une tour de garde. Ensuite, il loua la vigne à des ouvriers vignerons et partit en voyage.
Quand vint le moment de récolter le raisin, il envoya ses serviteurs aux ouvriers vignerons pour recevoir sa récolte. Mais les vignerons saisirent ses serviteurs, battirent l’un, assassinèrent l’autre et tuèrent un troisième à coups de pierres.
Alors le propriétaire envoya d’autres serviteurs, en plus grand nombre que la première fois, mais les vignerons les traitèrent de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils en pensant : « Ils auront du respect pour mon fils. » Mais quand les vignerons virent le fils, ils se dirent entre eux : « Voici le futur héritier ! Allons, tuons-le et nous aurons sa propriété !» Ils le saisirent donc, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
« Eh bien, quand le propriétaire de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » demanda Jésus. Ils lui répondirent : « Il mettra à mort sans pitié ces criminels et louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui remettront la récolte au moment voulu. »
Puis Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que déclare l’Écriture ?
« La pierre que les bâtisseurs avaient rejetée est devenue la pierre principale. Cela vient du Seigneur, pour nous, c’est une merveille !»
« C’est pourquoi, ajouta Jésus, je vous le déclare : le Royaume de Dieu vous sera enlevé pour être confié à un peuple qui en produira les fruits
.  Matthieu 21,33-43

 

 


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La violence nous choque profondément, et notre réflexe est de nous en éloigner, identifiant les criminels à d’autres que nous-mêmes, et nous reconnaissant plutôt comme les nouveaux vignerons de la fin de la parabole, ceux qui « donneront au maître le produit de la récolte en temps voulu ».

C’est oublier que la tentation de la violence est récurrente dans l’histoire de l’humanité, et qu’elle nous concerne tous, chrétiens ou non.

Mais la tentation est une chose, le passage à l’acte autre chose.

Comment expliquer la folie meurtrière des premiers vignerons ? Par un manque de mémoire ? Peut-être ont-ils oublié, ou voulu oublier, que le bien qu’ils cultivaient ne leur appartenait pas ? Peut-être ont-ils caressé le doux espoir que le maître, ayant quitté le pays, n’y reviendrait jamais ? Mais au moment où ses envoyés d’abord, puis son fils ensuite, viennent réclamer son dû, comment n’ont-ils pas été arrêtés dans leur colère par « la crainte du Seigneur » ? N’ont-ils vraiment aucune conscience ? Le désir de posséder les a-t-il à ce point déshumanisés ?

De tous temps les prophètes, les témoins du Dieu vivant, ceux qui portent en son nom la vérité, la liberté, la justice et la miséricorde, ont été menacés, maltraités, tués par ceux qu’ils dérangeaient, qu’il s’agisse de foules en colère ou de défenseurs d’un système. Peu de temps avant sa passion Jésus rappelle cette réalité fondamentale qui le tuera lui aussi.

Que les nouveaux vignerons restent donc très vigilants ! Car eux-mêmes risqueront à leur tour d’oublier le maître et de devenir persécuteurs et meurtriers de ceux qui viendront les bousculer et leur demander des comptes au nom du maître.

Seul le souvenir que tout appartient à Dieu peut nous prémunir contre cette violence accaparatrice. La vigne de Dieu n’est la possession de personne, tous sont appelés à la cultiver, à la soigner pour l’amour du maître, et pour l’offrir aux générations à venir.

 

 

Nous prions pour notre envoyé au Cameroun et pour tous les Camerounais avec cette prière qui nous vient de l’Eglise Evangélique du Cameroun

 

 

Voici le jour du Seigneur. Qui viendra dans sa maison ?
Qui s’approchera ?
Celui qui se confie au Seigneur.
Qui veut vivre en sa présence ?
Qui veut marcher avec lui, sans se détourner ?
Celui qui se confie au Seigneur.
Qui veut vivre dans la paix,
Confiant en son prochain dans la charité ? Celui qui se confie au Seigneur.
Qui cesse de jeter l’opprobre
Sur son frère, son prochain Pour sauver son moi ? Celui qui se confie au Seigneur ?
Qui ne veut pas calomnier ?
Qui veut respecter son frère dans la vérité ?
Celui qui se confie au Seigneur.
Qui ne se rétractera pas ?
Qui ne dira oui et non ? Qui s’humiliera ? Celui qui se confie au Seigneur.
Qui saura donner vraiment,
Sans chercher son intérêt Pour aider son frère ? Celui qui se confie au Seigneur.

Expressions de foi de l’Eglise universelle 1987

 

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Malgré nos « oui-non » et nos « non-oui » Dieu ne démissionne pas !

Méditation du jeudi 28 septembre 2017. Nous prions pour notre envoyé à La Réunion et pour tous les habitants.

   « Que pensez-vous de ceci ? ajouta Jésus. Un homme avait deux fils. Il s’adressa au premier et lui dit : « Mon enfant, va travailler aujourd’hui dans la vigne. »
« Non, je ne veux pas », répondit-il ; mais, plus tard, il changea d’idée et se rendit à la vigne.
Le père adressa la même demande à l’autre fils. Celui-ci lui répondit : « Oui, père, j’y vais », mais il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté de son père ? »
— « Le premier », répondirent-ils.
Jésus leur dit alors : « Je vous le déclare, c’est la vérité : les collecteurs d’impôts et les prostituées arriveront avant vous dans le Royaume de Dieu. Car Jean-Baptiste est venu à vous en vous montrant le juste chemin et vous ne l’avez pas cru ; mais les collecteurs d’impôts et les prostituées l’ont cru. Et même après avoir vu cela, vous n’avez pas changé intérieurement pour croire en lui. » Matthieu 21,28-32

 

 


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L’enfer est pavé de bonnes intentions, dit un adage populaire. Jésus tape dans le mille avec le deuxième fils de la parabole, celui qui dit oui et ne fait pas ce qu’il dit. Pourquoi ?

Ne le taxons pas trop vite d’hypocrisie, à moins que nous ne soyons nous-mêmes des hypocrites ! Est-ce par légèreté, par oubli, par peur ? Est-ce un émotif qui réagit trop vite puis regrette de s’être engagé ? En tout cas il ne tient pas son oui. Cette faiblesse, cette dissolution de sa volonté peuvent nous faire penser à l’aveu de l’apôtre Paul dans l’épître aux Romains : « Je ne fais pas le bien que je voudrais faire. » Il y a quelque chose – Paul l’appelle le péché – qui provoque en nous une sorte de déviation, laquelle, au bout du compte, nous étonne parfois nous-même, et nous conduit à l’aveu de notre impuissance, et au repentir. Alors nous appelons Dieu à notre aide.

A l’opposé, le premier fils dit non et fait quand même. Pourquoi ?

Son refus peut nous rappeler, avec humour, toutes les Marthe – pour être paritaires ajoutons les Martin ! – qui ont mille raisons de bougonner, de se plaindre, de trouver injuste le maître de la vigne qui les sollicite toujours, eux. Alors ils ont envie de refuser, ou de se dire que c’est la dernière fois qu’ils acceptent ! Mais au bout du compte ils réfléchissent et, témoins et serviteurs dans l’âme, finissent par se précipiter pour cueillir et partager les fruits de la vigne.

Les deux fils, que l’on retrouve si souvent dans la Bible, représentent bien une seule et même humanité. Jésus nous invite à une juste conscience de nous-mêmes, libérée de la vanité de ceux qui se croient justes, et de la honte de ceux qui ne se pensent que mauvais. Comme les prostituées et les péagers de l’évangile, c’est par la confiance en Dieu que nous recevrons son pardon et que nous nous sentirons libérés pour une vie renouvelée.

 

Nous prions pour notre envoyé à la Réunion et pour tous les habitants, avec cette prière d’un bâtisseur de cathédrale anonyme du XIIe siècle.

 

 

Mon Dieu,
Apprends-moi à bien user du temps que tu me donnes pour travailler et à bien l’employer sans rien en perdre.
Apprends-moi à tirer profit des erreurs passées sans tomber dans le scrupule qui ronge.
Apprends-moi à prévoir le plan sans me tourmenter, à imaginer l’œuvre sans me désoler si elle jaillit autrement.
Apprends-moi à unir la hâte et la lenteur, la sérénité et la ferveur, le zèle et la paix.

Aide-moi au départ de l’ouvrage, là où je suis le plus faible.
Aide-moi au cœur du labeur à tenir serré le fil de l’attention.
Et surtout comble toi-même les vides de mon œuvre.

Dans tout labeur de mes mains, laisse une grâce de toi pour parler aux autres et un défaut de moi pour me parler à moi-même.

Garde en moi l’espérance de la perfection, sans quoi je perdrais cœur.
Garde-moi dans l’impuissance de la perfection, sans quoi je me perdrais d’orgueil.
Purifie mon regard : quand je fais mal, il n’est pas sûr que ce soit mal et quand je fais bien, il n’est pas sûr que ce soit bien.
Enseigne-moi à prier avec mes mains, mes bras et toutes mes forces.
Rappelle-moi que l’ouvrage de ma main t’appartient et qu’il m’appartient de te le rendre en le donnant.

Rappelle-moi que si je fais par goût du profit comme un fruit oublié, je pourrirai à l’automne.
Que si je fais pour plaire aux autres, comme la fleur de l’herbe, je fanerai au soir.
Mais si je fais pour l’amour du bien, je demeurerai dans le bien.
Et le temps de faire bien et à ta gloire, c’est tout de suite.

 

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Aimons que Dieu soit bon pour les autres !

Méditation du jeudi 21 septembre 2017. Nous prions pour nos envoyés à Madagascar et pour tout le peuple malgache.

« Voici, en effet, à quoi ressemble le Royaume des cieux : Un propriétaire sortit tôt le matin afin d’engager des ouvriers pour sa vigne. Il convint avec eux de leur payer le salaire habituel, une pièce d’argent par jour, et les envoya travailler dans sa vigne. Il sortit de nouveau à neuf heures du matin et en vit d’autres qui se tenaient sur la place sans rien faire. Il leur dit : « Allez, vous aussi, travailler dans ma vigne et je vous donnerai un juste salaire. » Et ils y allèrent. Le propriétaire sortit encore à midi, puis à trois heures de l’après-midi et fit de même. Enfin, vers cinq heures du soir, il sortit et trouva d’autres hommes qui se tenaient encore sur la place. Il leur demanda : « Pourquoi restez-vous ici tout le jour sans rien faire ?» « Parce que personne ne nous a engagés », répondirent-ils. Il leur dit : « Eh bien, allez, vous aussi, travailler dans ma vigne. »

« Quand vint le soir, le propriétaire de la vigne dit à son contremaître : « Appelle les ouvriers et paie à chacun son salaire. Tu commenceras par les derniers engagés et tu termineras par les premiers engagés. » Ceux qui s’étaient mis au travail à cinq heures du soir vinrent alors et reçurent chacun une pièce d’argent. Quand ce fut le tour des premiers engagés, ils pensèrent qu’ils recevraient plus ; mais on leur remit aussi à chacun une pièce d’argent. En la recevant, ils critiquaient le propriétaire et disaient : « Ces ouvriers engagés en dernier n’ont travaillé qu’une heure et tu les as payés comme nous qui avons supporté la fatigue d’une journée entière de travail sous un soleil brûlant !» Mais le propriétaire répondit à l’un d’eux : « Mon ami, je ne te cause aucun tort. Tu as convenu avec moi de travailler pour une pièce d’argent par jour, n’est-ce pas ? Prends donc ton salaire et va-t’en. Je veux donner à ce dernier engagé autant qu’à toi. N’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon argent ? Ou bien es-tu jaloux parce que je suis bon ?» Ainsi, ajouta Jésus, ceux qui sont les derniers seront les premiers et ceux qui sont les premiers seront les derniers. »   Matthieu 20,1-16

 


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Les qualités du maître : justice et bonté.

Dans notre récit la justice du maître s’exprime par le contrat qu’il conclut avec chaque groupe d’ouvriers : ceux qu’il engage à la première heure, puis à 9 heures, à midi, et à 3 heures de l’après-midi. La justice est indispensable pour la construction d’une société. Elle permet des relations fiables entre les personnes. Le contrat en est une figure.

Mais la stricte justice ne suffit pas. Si elle avait été appliquée par le maître, les derniers ouvriers n’auraient pas eu de quoi vivre et faire vivre leur famille. D’ailleurs les premiers ouvriers ne contestent pas cet aspect des choses. Ils demandent simplement à rester dans le domaine de la justice et à recevoir un salaire revu à la hausse, proportionnel à leurs heures de travail.

Or si le maître revendique sa justice pour respecter le contrat qu’il a établi avec eux, – une pièce d’argent par jour de travail – il revendique sa bonté pour améliorer le contrat passé avec les derniers ouvriers. Quant à ceux qui ont été embauchés à d’autres heures de la journée, rien ne nous est explicitement raconté.

Deux questions se posent :

  1. Aimons-nous la bonté du maître quand elle s’adresse aux autres et ne passe pas par nous ? Contrairement à la justice, que l’on peut prévoir et juger, la bonté est déstabilisante car elle relève de la liberté de celui qui l’exerce. Elle répare les failles de la justice en humanisant son application.
  2. Est-ce simplement fruit de la bonté que de donner les moyens de vivre à tout homme ? Cela n’est-il pas simplement juste, à partir d’une logique qui n’est pas le calcul selon le mérite, mais la responsabilité selon la nécessité ?

Un enseignement de la tradition juive raconte qu’Abraham, au moment de la destruction de Sodome, s’adressa à Dieu en lui disant : « Si tu accomplis strictement ta justice, ô maître du monde, alors le monde ne pourra jamais subsister, il sera entièrement détruit. Afin de préserver la vie, il faut que tu ajoutes ta miséricorde à ta justice. » Dieu nous fait grâce, car il choisit la vie !

 

 

Nous prions pour nos envoyés à Madagascar et pour tout le peuple malgache.

Tu débordes d’amour et nous calculons à l’économie.

Tu cours à notre rencontre et le premier pas déjà nous fatigue.
Tu t’engages sans compter et nous hésitons à donner même le petit doigt.
Alors que nous croyons être arrivés
Toi tu es là devant nous
Nous encourageant à te suivre.

Alors que nous avons tout classé définitivement
Toi tu sèmes à grands gestes et à larges mains
Faisant confiance à la semence qui va germer
Alors que nous risquons le marasme
Tu es source inépuisable.

Dieu, tu es merveilleux !

 

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Et si nous partagions les larmes de Joseph !

Méditation du jeudi 14 septembre 2017. Nous prions pour nos envoyés au Burundi et pour le peuple burundais

Les frères de Joseph se dirent : « Maintenant que notre père est mort, Joseph pourrait bien se tourner contre nous et nous rendre tout le mal que nous lui avons fait. »
Ils firent donc parvenir à Joseph ce message : « Avant de mourir, ton père a exprimé cette dernière volonté : « Dites de ma part à Joseph : Par pitié, pardonne à tes frères la terrible faute qu’ils ont commise, tout le mal qu’ils t’ont fait. »
Eh bien, veuille nous pardonner cette faute, à nous qui adorons le même Dieu que ton père. » Joseph se mit à pleurer lorsqu’on lui rapporta ce message. Puis ses frères vinrent eux-mêmes le trouver, se jetèrent à ses pieds et lui dirent : « Nous sommes tes esclaves. »
Mais Joseph leur répondit : « N’ayez pas peur. Je n’ai pas à me mettre à la place de Dieu. Vous aviez voulu me faire du mal, mais Dieu a voulu changer ce mal en bien, il a voulu sauver la vie d’un peuple nombreux, comme vous le voyez aujourd’hui. N’ayez donc aucune crainte : je prendrai soin de vous et de vos familles. » Par ces paroles affectueuses il les réconforta. Genèse 50,15-21

 


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La Genèse commence par le meurtre d’un frère par son frère. Elle se termine par le pardon accordé par un frère aux frères qui ont voulu le détruire.  Joseph aurait pu connaître le sort d’Abel. Epargné grâce à l’intervention de Juda et de Ruben, vendu comme esclave en Egypte, il a failli mourir exécuté dans les geôles de Pharaon. Sauvé par ses talents, il a été élevé dans la hiérarchie sociale, sans que ni sa réussite ni un désir de de vengeance n’endurcissent son cœur.

Quel est le secret de Joseph ? C’est la présence de Dieu en lui. Joseph est pourvu du plus grand des dons spirituels : les larmes. Joseph se laisse submerger par l’amour de Dieu. Ses pleurs sont comme un débordement. 

Des penseurs juifs et chrétiens se sont penchés sur le sens des larmes humaines. Outre la souffrance et le chagrin, elles peuvent exprimer le repentir, et chez certains une joie profonde. Elles sont toujours adressées à quelqu’un, témoin visible ou invisible. Les larmes sont comme la mémoire de l’alliance originelle avec Dieu, l’attestation qu’en nous il y a plus que nous. C’est une manière de protester contre le monde tel qu’il est, de résister au pouvoir de la violence et à la tentation de la vengeance.

Les larmes de Joseph sont à la fois des larmes de chagrin sur le mal commis par ses frères, de joie pour les avoir retrouvés, de foi, de confiance et de reconnaissance envers son Dieu, qui « a voulu changer ce mal en bien et sauver la vie d’un peuple nombreux »

 

 

Nous prions pour nos envoyés au Burundi et pour tout le peuple burundais.


Nous te rendons grâce Seigneur, nous te disons merci
Pour tout ce qui se dit
Tout ce qui se fait
Mais qui ne se voit pas.

Merci pour les petites choses de la vie
Celles que personne ne remarque
Celles que l’on soupçonne à peine.

Merci pour cette lueur de joie dans les yeux du malade
Pour la complicité d’un enfant
Et le passant d’un instant.

Merci pour le geste gratuit
Un sourire, une poignée de main,
Une tape sur l’épaule.

Merci pour le silence gardé aux portes de la révolte
Pour le pardon donné au lieu de la vengeance
Pour la parole d’amour à la place de l’insulte
Pour la prière muette au cœur du drame de l’autre.

Merci pour l’humble qui se tient à l’ombre du puissant
Pour l’inutile en apparence
Pour le bien qui n’a jamais pu se dire
Et pour les joies secrètes au milieu des tourments.

 


Entreprise sociale au Burundi Kaz’O’ Zah Art

 

 

 




Se parler pour s’entendre !

Méditation du jeudi 7 septembre 2017. Nous prions pour nos envoyés au Burkina Faso et pour le peuple burkinabè.

« Si ton frère se rend coupable à ton égard, va le trouver seul à seul et montre-lui sa faute. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. Mais s’il refuse de t’écouter, prends une ou deux autres personnes avec toi, afin que, comme le dit l’Écriture, « toute affaire soit réglée sur le témoignage de deux ou trois personnes. » Mais s’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église ; et s’il refuse d’écouter l’Église, considère-le comme un incroyant ou un collecteur d’impôts.
« Je vous le déclare, c’est la vérité : tout ce que vous exclurez sur terre sera exclu dans le ciel ; tout ce que vous accueillerez sur terre sera accueilli dans le ciel.
« Je vous déclare aussi que si deux d’entre vous, sur la terre, s’accordent pour demander quoi que ce soit dans la prière, mon Père qui est dans les cieux le leur donnera. Car là où deux ou trois s’assemblent en mon nom, je suis au milieu d’eux. »
Matthieu 18,15-20

 


Source : Pixabay

 

Le mal doit être radicalement combattu, nous dit Jésus. Mieux vaut mourir que causer la chute d’un petit, et perdre la main ou l’œil que les utiliser pour des actions perverses.

Pourtant Dieu ne veut pas la mort du pécheur, au point de de laisser seul le troupeau pour aller chercher la brebis égarée. Afin de nous sauver il nous propose le repentir, dont on considère, dans la tradition juive, qu’il a été créé dès l’origine du monde.

Alors, la victime est chargée d’une lourde responsabilité : essayer de provoquer le repentir chez son agresseur. Jésus nous invite à une résolution non-violente des conflits. Pour cela il faut rester discret, se rencontrer, se parler, s’écouter. Dans un premier temps aucun tiers n’est requis pour tenter une réconciliation. Après tout peut-être le frère qui m’a blessé n’en a-t- il pas eu l’intention ? Il a pu agir en toute inconscience ! Cela vaut d’être vérifié. Et si ce n’est pas le cas, la compréhension de la douleur qu’il a provoquée pourra éventuellement le conduire au regret, au repentir. Et ce sont deux frères aux liens resserrés qui sortiront de l’affaire en cours.

Mais si le coupable ne peut faire face à sa responsabilité, s’il s’enferme dans le déni ou la colère, alors le tiers s’impose. En l’occurrence, la loi deutéronomique prévoit deux ou trois témoins pour parvenir à un règlement équitable.

Hélas il arrive que même cela soit impossible. Alors c’est toute l’institution qui entre en jeu, et d’échec en échec le coupable se trouve exclu de la communauté.

La miséricorde de Jésus aurait-elle une limite ?

Non, mais l’homme étant libre, même Dieu ne peut faire son bien malgré lui. Celui qui refuse la main tendue de l’amour se condamne à une vie morte. Et Dieu en porte le deuil. Loin de nous ériger en juges, nous devons partager, dans la prière, les larmes que Dieu verse sur ses enfants perdus.

 

 


Palinfo SIE, artiste peintre calligraphe du Burkina Faso

Nous prions pour nos envoyés au Burkina Faso et pour les burkinabè

Seigneur ta force paraît dans le soleil,
Ta grandeur dans les étoiles,
Ta douceur dans la nuit,
Ta profondeur dans les eaux de la mer.

Toutes tes œuvres te louent
Et nos yeux te rendent grâce
Pour la joie du petite enfant, l’amour de la mère, la force de l’homme,
La beauté fragile du monde.

Cette fragilité est toujours devant ta face.
Accorde-nous le courage et la force de persévérer dans la solidarité
Avec nos frères et nos sœurs en Afrique

De nourrir ceux qui ont faim,
De pleurer les enfants à naître dans la pauvreté,
De pleurer les victimes des guerres,

D’avoir compassion pour ceux qui souffrent du Sida
D’apporter réconfort aux victimes de toute violence,
D’être artisans de paix dans un monde déchiré par la haine, la peur et l’orgueil.

Seigneur, viens au secours des faibles et touche le cœur des forts.

Que la plénitude de ta paix, ta justice et ta réconciliation viennent en notre temps.
Nous te prions dans le Seigneur Jésus, ton Fils et notre Sauveur.

Mgr Laurent Monsengwo Pasinya,  archevêque en République démocratique du Congo

 




Porter la croix au cœur du monde !

Méditation du jeudi 31 août 2017. Nous prions pour tous les migrants, que leur exil soit lié à la guerre, à des causes politiques, ou à des raisons économiques.

A partir de ce moment, Jésus se mit à parler ouvertement à ses disciples en disant :
« Il faut que j’aille à Jérusalem et que j’y souffre beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des maîtres de la loi. Je serai mis à mort et, le troisième jour, je reviendrai à la vie. »
Alors Pierre le prit à part et se mit à lui faire des reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! dit-il. Non, cela ne t’arrivera pas ! »
Mais Jésus se retourna et dit à Pierre : « Va-t’en loin de moi, Satan ! Tu es un obstacle sur ma route, car tu ne penses pas comme Dieu, mais comme les êtres humains. »
Puis Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut venir avec moi, qu’il cesse de penser à lui-même, qu’il porte sa croix et me suive. En effet, celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi la retrouvera. A quoi servirait-il à un homme de gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Que pourrait-il donner pour racheter sa vie ? En effet, le Fils de l’homme va venir dans la gloire de son Père avec ses anges, et alors il traitera chacun selon la façon dont il aura agi. Matthieu 16,21-27

 


Source : Pixabay

 

Il faut que je souffre et que je meure, dit Jésus.  Est-ce devoir ? Nécessité ? Destin ? Ce pourrait être paroles d’une morale héroïque : celle de l’honneur et de la gloire. Combien de soldats sont tombés pour la patrie, s’offrant en sacrifice pour « la victoire ou la mort ! »
A cette morale du héros, le philosophe Tvetan Todorov, dans son livre Face à l’extrême, opposait « le souci d’autrui », qui peut également conduire vers la mort, mais pour d’autres raisons. Il ne s’agit plus de défendre une idéologie, une cause, une nation … mais de soutenir, d’accompagner, de sauver si possible, des personnes concrètes. Soyons juste, il arrive souvent que les deux morales se conjuguent chez un individu, et chez les soldats, la solidarité n’est pas un vain mot.
Il existait au temps de Jésus un projet héroïque de libération vis-à-vis du pouvoir romain. Et certains pensaient que Jésus en était partie prenante. Mais il ne semble aucunement avoir été tenté par l’héroïsme.  Toute sa vie s’est orientée vers « le souci d’autrui », souci de Dieu, et souci des gens de rencontre.
En nous invitant à le suivre, à « porter notre croix », Jésus ne nous invite pas à fantasmer sur la souffrance rédemptrice et la mort héroïque, mais à inscrire sa croix à lui au cœur du monde, comme un signe de courage et d’espérance, en nous engageant à porter une attention délicate et concrète à tout ce qui touche à la vie physique, morale et spirituelle des autres.
C’est une rude responsabilité, qui peut nous conduire à sacrifier quelques biens, une part de nous-mêmes, et parfois notre vie. Mais ce qui se découvre au bout d’un tel chemin d’amour, c’est que la vie est sans cesse redonnée, en surabondance, par Celui qui est le Vivant !

 

 


Source : Pixabay

Avec ce poème de Francis Bebey, du Cameroun, nous prions pour tous les migrants, que leur exil soit lié à la guerre, à des causes politiques, ou à des raisons économiques

Je suis venu chercher du travail
J’espère qu’il y en aura
Je suis venu de mon pays lointain
Pour travailler chez vous.

J’ai tout laissé, ma femme, mes amis,
Au pays tout là-bas.
J’espère les retrouver tous en vie
Le jour de mon retour.

Ma pauvre mère était bien désolée
En me voyant partir.
Je lui ai dit qu’un jour je reviendrai
Mettre fin à sa misère.

J’ai parcouru de longs jours de voyage
Pour venir jusqu’ici
Ne m’a-t-on pas assuré d’un accueil
Qui vaudrait bien cette peine ?

Regardez-moi je suis fatigué
D’aller par les chemins
Voici des jours que je n’ai rien mangé
Auriez-vous un peu de pain ?

Mon pantalon est tout déchiré
Mais je n’en ai pas d’autre.
Ne criez pas, ce n’est pas un scandale.
Je suis seulement pauvre.

Je suis venu chercher du travail
J’espère qu’il y en aura
Je suis venu de mon lointain pays
Pour travailler chez vous.

 

Anthologie africaine : poésie collection Monde noir en poche

 




Que la terre soit une maison de prière pour tous les peuples !

Méditation du jeudi 24 août 2017.

Voici ce que le Seigneur déclare :
« Respectez le droit, faites ce qui est juste, car le salut que j’apporte est proche, il va venir.
On verra que je tiens ma promesse.
Heureux sera l’homme qui fait ce que j’ai dit, qui s’y tient fermement, qui respecte avec soin le shabbat et s’interdit de faire quelque mal que ce soit ! »
Il ne faut donc pas que l’étranger qui s’est attaché au Seigneur aille s’imaginer :
« Le Seigneur me met à part, à l’écart de son peuple ».
Il ne faut pas non plus que l’eunuque se mette à dire : « Je ne suis qu’un arbre sec ».
Car voici ce que le Seigneur déclare :
« Si un eunuque respecte mes shabbats, s’il choisit de faire ce qui m’est agréable, s’il se tient à l’engagement que j’attends de mon peuple,
Alors je lui réserverai, sur les murs de mon temple, un emplacement pour son nom.
Ce sera mieux pour lui que des fils et des filles.
Je rendrai son nom éternel, rien ne l’effacera. »
Quant aux étrangers qui se sont attachés au Seigneur pour l’honorer et pour l’aimer, pour être ses serviteurs, le Seigneur déclare :
« S’ils respectent avec soin le shabbat, s’ils se tiennent à l’engagement que j’attends de mon peuple,
Alors je les ferai venir sur la montagne qui m’est consacrée, je les remplirai de joie dans ma maison de prière, j’accueillerai avec faveur les divers sacrifices qu’ils m’offriront sur l’autel.
Car on appellera ma maison « Maison de prière pour tous les peuples. » Esaïe 56,1-7

 


Source : Pixabay

 

 

En octobre 1986, à Assise en Italie, eut lieu la première journée mondiale de prière pour la paix, organisée par Jean-Paul II qui invita les représentants de toutes les religions du monde à venir prier pour la paix. Cette rencontre se renouvela en 1993, en 2002, en 2011 et en 2016. A ceux qui soulignaient le danger de relativisme ou de syncrétisme religieux, et la menace pour la foi chrétienne, le pape rétorqua que l’invitation ne consistait pas à « prier ensemble mais à être ensemble pour prier. »

Par la suite cette prière a été proposée aux chrétiens :
Nous prions pour que l’amour du Christ habite en nos cœurs par la puissance de son Esprit-Saint qui purifie et pardonne. Qu’il nous donne de triompher de l’esprit d’égoïsme et de discorde et nous aide à nous sacrifier pour la paix; qu’il crée la paix avec nous-mêmes et avec les autres, de manière que nous devenions des artisans de paix, selon la volonté de Dieu.

Prions : Seigneur Dieu, que ton Esprit de sainteté et de vie anime les cœurs de tous les hommes, et tout particulièrement les cœurs de ceux qui sont ici présents, afin que les barrières qui nous séparent soient abattues, que les soupçons se dissipent et que cesse la haine; afin que nos divisions soient surmontées et que nous puissions enfin vivre dans la justice et la paix; par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.
Nous prions pour que chaque Église en particulier et toutes les Églises ensemble s’engagent totalement pour la paix dans le monde, pour la justice et l’intégrité de la création, pour les droits des plus faibles et pour les besoins des chômeurs. Puissions-nous être fermes face à la violence, à la torture, à l’abus de pouvoir et à la course aux armements.

Prions : Dieu de miséricorde, donne-nous de regarder avec tes yeux compatissants la longue épreuve de l’humanité : les guerres, les millions d’affamés, les innombrables réfugiés, les désastres des nations, les morts cruelles et inutiles, notre manque d’humanité les uns à l’égard des autres, les échecs et l’impuissance de tant de vies. Hâte la venue de ce temps où les nations seront en paix et où les peuples vivront à l’abri de la peur et du besoin, où il n’y aura plus ni douleurs ni larmes, dans la certitude de ta volonté et l’assurance de ton amour qui nous ont été manifestées en Jésus-Christ, Sauveur de tous les hommes. Amen.
Nous prions pour que nous, chrétiens, soyons plus disponibles à connaître, à apprécier les valeurs des autres religions, à collaborer avec elles et avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté ; afin que toutes les nations et tous les groupes humains se comprennent et travaillent ensemble.

Prions : Seigneur tout-puissant, de qui procède tout bien, imprime en nos cœurs l’amour de ton nom ; augmente en nous la foi ; nourris-nous de toute bonté et fais mûrir en nous le fruit des bonnes œuvres, par Jésus-Christ Notre Seigneur, qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.
Nous prions pour l’unité des chrétiens selon la volonté du Christ ; que les divisions et les rivalités entre nous disparaissent, de manière que vivant dans la communion, nous soyons partout un signe de l’unité voulue par Dieu pour la famille, humaine, et que nous nous engagions plus efficacement pour la paix et le bien intégral de l’humanité.

Prions : Dieu notre Père, bonté qui surpasse toute bonté, beauté qui surpasse toute beauté, en toi sont la paix, la tranquillité et l’harmonie. Réconcilie tes serviteurs divisés entre eux, accorde-nous ton Esprit d’unité et fais que nous soyons un. Puissions-nous devenir un dans le baiser de la charité et le lien de l’affection; un entre nous et avec les autres; un dans la paix qui vient de toi et donne harmonie à toutes choses; un dans la grâce, la miséricorde et la tendresse de ton Fils bien-aimé, qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.
Nous prions pour les peuples d’Asie, pour l’Afrique, pour les nations et les peuples de l’Amérique latine, pour l’Europe, pour les peuples du continent nord-américain et pour les peuples d’Océanie afin qu’ils recherchent, dans un esprit de paix et de joie, un avenir et une justice pour tous.

Prions : Dieu tout-puissant, en nous confiant la maîtrise de la terre, tu as fait de nous les collaborateurs de ta création. Donne-nous sagesse et respect, afin d’utiliser les ressources de la nature de telle manière que nul ne souffre de nos abus, et que les générations à venir te louent pour ta bonté. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.
Nous prions pour que tous les hommes et toutes les femmes répudient fermement la violence comme solution aux problèmes personnels, collectifs, communautaires ou internationaux et pour que les dirigeants et les gouvernements écartent tout risque de conflit nucléaire en recherchant au contraire la compréhension entre les hommes, la tolérance, le respect mutuel et la réconciliation.

Prions : Dieu éternel, dans ton Royaume parfait nulle épée n’est tirée si ce n’est l’épée de justice, nulle force ne s’exerce si ce n’est la force de l’amour : envoie ton Esprit avec puissance afin que tous les peuples se rangent sous la bannière du Prince de la paix, comme les enfants d’un même Père ; à lui la puissance et la gloire, maintenant et à jamais. Amen.
Nous prions pour que tous nos frères humains et nous-mêmes puissions grandir dans le respect de la dignité de l’homme et de ses droits inaliénables ; puissions-nous user de notre liberté dans le souci scrupuleux de ne pas enfreindre les droits des autres, en tenant compte de leurs besoins concrets et en faisant face aux conflits dans un esprit de respect et de compréhension.

Prions : Dieu tout-puissant, tu nous as liés ensemble dans une vie commune. Aide-nous, au cœur de nos luttes pour la justice et la vérité, à ne pas nous affronter dans la haine ou l’amertume, mais au contraire à travailler ensemble dans la tolérance et le respect ; par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.
Nous prions pour l’Organisation des Nations Unies et les autres instances internationales qui sont au service de la paix et de la compréhension entre les hommes, afin qu’elles contribuent avec vigueur à régler les différends dans un esprit d’honnêteté, dans le respect des droits des personnes et sans recourir à la violence ; nous prions pour les responsables politiques qui négocient la paix, afin qu’ils apprennent à se faire mutuellement confiance et que les accords qu’ils signent soient respectés. Nous prions pour les superpuissances afin qu’elles prennent conscience de la valeur et de la responsabilité de chaque nation dans la famille des nations et qu’elles se détournent des voies qui mènent à la guerre.

Prions : Seigneur, aide de ta sagesse les dirigeants des pays du monde entier et les artisans de la compréhension entre les nations afin que, par son secours, ils fassent advenir sur la terre une paix durable, le progrès social et la liberté religieuse ; par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.
En tant que chrétiens, nous nous repentons des fautes que nous avons commises contre la paix, qui ont blessé les autres et provoqué la discorde. Nous demandons à Dieu pardon pour l’orgueil, la jalousie, l’ambition et la convoitise qui nous ont parfois conduits à être infidèles à notre mission d’artisans de paix. En signe de pénitence, nous faisons à nouveau l’offrande de nous-mêmes, afin de promouvoir le plan divin d’amour, de réconciliation, de paix et de communion pour toute la famille humaine.

Prions : Seigneur Jésus-Christ, tu as étendu tes bras sur le bois rugueux de la croix, afin que tous les hommes puissent y trouver le salut ; revêts-nous de ton Esprit afin que, tendant des mains pleines d’amour, nous te fassions connaître et aimer de ceux qui ne te connaissent pas encore ; pour l’honneur de ton Nom très saint. Amen.
Nous prions Jésus-Christ Notre Seigneur de nous rendre plus fidèles, par son Esprit-Saint, à son appel, afin de mieux discerner la manière dont nous pouvons agir en faveur de la paix, partout où nous sommes et, parmi ceux dont nous sommes responsables, de promouvoir la réconciliation, la justice, la vérité et le respect mutuel, de manière que la famille humaine soit libérée des menaces de guerre et de destruction qui nous paralysent et que nous fassions le chemin de la vie, d’un même cœur et pleins d’espérance.

Prions : Père du ciel, dans ta Parole tu nous as donné la vision de cette Cité sainte à laquelle les nations du monde apportent leur gloire ; regarde et visite, nous t’en prions, les cités de la terre. Renouvelle les liens de mutuel respect qui tissent notre vie civique. Donne-nous des dirigeants honnêtes et capables. Apprends-nous à éliminer la pauvreté, les préjugés et l’oppression, afin que la paix l’emporte avec la droiture, la justice avec l’ordre, afin que les hommes et les femmes de différentes cultures et de talents variés trouvent les uns avec les autres la pleine réalisation de leur humanité ; par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

 

 


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« Et vous, qui dites-vous que je suis ? »

Méditation du jeudi 17 août 2017. C’était la question posée à tous les jeunes, de France, d’Europe, d’Afrique, de l’Océan indien, rassemblés en juillet 2016 pour le Grand Kiff à Saint-Malo. Nous pensons à eux et prions pour eux !

Jésus se rendit dans le territoire de Césarée de Philippe. Il demanda à ses disciples : « Que disent les gens au sujet du Fils de l’homme ? »
Ils répondirent : « Certains disent que tu es Jean-Baptiste, d’autres que tu es Élie, et d’autres encore que tu es Jérémie ou un autre prophète. »
« Et vous, leur demanda Jésus, qui dites-vous que je suis ? »
Simon Pierre répondit : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. »
Jésus lui dit alors : « Tu es heureux, Simon fils de Jean, car ce n’est pas un être humain qui t’a révélé cette vérité, mais mon Père qui est dans les cieux. Eh bien, moi, je te le déclare, tu es Pierre et sur cette pierre je construirai mon Église. La mort elle-même ne pourra rien contre elle. Je te donnerai les clés du Royaume des cieux : ce que tu excluras sur terre sera exclu dans les cieux ; ce que tu accueilleras sur terre sera accueilli dans les cieux. »
Puis Jésus ordonna sévèrement à ses disciples de ne dire à personne qu’il était le Messie. Matthieu 16,13-20



 

L’an passé avait lieu Le Grand Kiff, réunissant environ 1000 jeunes pendant quelques jours autour de cette question de Jésus : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? »
Cette question, elle s’adresse à chacun de manière personnelle et celui qui la pose demande une réponse personnelle.
Ce n’est pas un jeu de question-réponse où tout serait joué à l’avance et où l’on compterait les points.
Ce n’est pas une question narcissique où Jésus chercherait à se faire mousser en accumulant les titres de gloire.
Ce n’est pas une question rhétorique pour provoquer une vague de slogans chrétiens.
C’est la question d’un homme, Jésus, l’Aimant-Dieu Véritable, qui s’ouvre à toutes celles et tous ceux qui le rencontrent et s’arrêtent pour entendre sa question.
Jésus n’est vraiment lui-même que dans la relation, avec Dieu son Père, avec la création, avec les autres. Il se livre à nous au point de découvrir son être progressivement, au fil de nos paroles d’amour et de nos confessions de foi.
Parfois certains peuvent dire : « Je ne sais pas qui tu es, toi Jésus, mais je le sens. Je ne puis mettre des mots sur notre relation, mais à l’intérieur de moi-même ta voix, tes paroles, ta présence provoquent un élan, un désir d’aimer, une joie jusqu’alors inconnue. »
S’il faut une vie pour apprendre à vivre et aimer vraiment, ne faut-il pas au moins mille vies pour commencer à dire qui était, qui est, qui sera Jésus le Christ Frère et Sauveur ?

 


Et vous, qui dites-vous que je suis ?                                                                                                           
Le chant du Grand Kiff, écrit et composé par le Pasteur Eric Galia

J’ai donné mon souffle de vie, la terre entière comme jardin.
J’ai tout remis entre vos mains, j’ai libéré de l’esclavage.
J’vous ai ouvert tous les rivages, dans le désert ils m’ont suivi.
Et vous qui dites-vous que je suis ?
Refrain Et toi O O Oh !  Que dis-tu de moi O O Oh !
Dis-moi comment tu crois O O Oh ! Partage autour de toi.

J’ai ouvert le cœur des prophètes pour qu’ils annoncent l’espérance.
A toutes les âmes en errance j’ai ouvert un nouveau chemin.
J’ai de nouveau tendu la main, un horizon une nouvelle vie.
Et vous qui dites-vous que je suis ?
Refrain

J’ai appelé dans le désert. Des amis des frères m’ont suivi.
Et des cœurs ont été guéris. J’ai partagé le pain le vin.
Puis ils m’ont transpercé les mains. J’ai encore dit oui à la vie.
Et vous qui dites-vous que je suis ?
Refrain

J’vous ai rejoints sur le chemin vous tous qui me croyiez mort.
Mon amour a été plus fort. Tous ensemble on va le crier
Le Grand Kiff que j’vous ai donné comme une chanson à la vie.
Et vous, qui dites-vous que je suis ?
Refrain

 


Source : Pixabay
 

Le Christ aux mille visages, travail de collégiens et catéchistes de Péronne (1982)

 




Soyons des funambules de la vie !

Méditation du jeudi 10 août 2017. Nous prions pour tous les jeunes qui sont rassemblés cette semaine au Rwanda pour un camp international.

Aussitôt après, Jésus fit monter les disciples dans la barque pour qu’ils passent avant lui de l’autre côté du lac, pendant que lui-même renverrait la foule.  Après l’avoir renvoyée, il monta sur une colline pour prier. Quand le soir fut venu, il se tenait là, seul ; la barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent soufflait contre elle. Tard dans la nuit, Jésus se dirigea vers ses disciples en marchant sur l’eau. Quand ils le virent marcher sur l’eau, ils furent terrifiés et dirent : « C’est un fantôme ! » Et ils poussèrent des cris de frayeur. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Courage, leur dit-il. C’est moi, n’ayez pas peur ! » Pierre prit alors la parole et lui dit : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne que j’aille vers toi sur l’eau. » — « Viens ! » répondit Jésus.
Pierre sortit de la barque et se mit à marcher sur l’eau pour aller à Jésus. Mais quand il remarqua la violence du vent, il prit peur. Il commença à s’enfoncer dans l’eau et s’écria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Comme ta confiance est faible ! Pourquoi as-tu douté ? » Ils montèrent tous les deux dans la barque et le vent tomba. Alors les disciples qui étaient dans la barque se mirent à genoux devant Jésus et dirent : « Tu es vraiment le Fils de Dieu ! » Matthieu 14,22-33

 

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On pourrait croire à une scène de prestidigitation. Mais Jésus n’est pas un prestidigitateur, ni un moniteur de natation, ni un ange.
C’est le Serviteur, qui vient d’enseigner et de nourrir une foule de 5000 personnes, semble épuisé, et a besoin du recueillement nécessaire et de la prière pour reprendre des forces.
Jésus, sans sa communion avec Dieu son Père, ne pourrait supporter ce qui se dessine : un grand malentendu ! Il est pris entre son succès et son échec, piégé par ses admirateurs autant que par ses détracteurs !
Les uns voient le danger qu’il représente, les autres les bénéfices qu’ils peuvent en tirer. Jésus ne demande pas à être idolâtré, mais à être reconnu comme serviteur de Dieu seul. Il veut conduire à Dieu, rien qu’à Dieu. Dieu comme Amour !
Quelle solitude que celle de ce clairvoyant, condamné à passer pour un fantôme en cette nuit de tempête ! Même ses disciples, ses plus proches amis, ne le comprennent pas !
Alors la marche sur l’eau peut être comprise comme une métaphore. Est-il porté par les anges ? Ou guidé par une colonne de nuée comme Moïse traversant la mer rouge avec le peuple hébreu ? N’est-il pas lui-même le chemin insubmersible qui conduit au Père ?
Pierre, comme les autres disciples et comme nous tous, ne voit que la prouesse incompréhensible.  Et la peur menace de le noyer.
Pourtant la confiance et l’amour peuvent faire de nous, parfois, des funambules de la vie.

 

 

Nous prions pour tous les jeunes rassemblés au Rwanda pour un camp international. 
 

Marchons ensemble !

Que les plus vigoureux attendent et aident ceux qui sont à la traîne.
Que les plus solitaires se tournent vers les autres.

Que les plus faibles osent s’appuyer sur ceux qui tendent la main.
Que les plus inquiets te fassent confiance.
Car c’est toi, Seigneur, qui nous mets en route.


Marchons ensemble.
Que les plus actifs s’arrêtent pour réfléchir et évaluer.
Que les plus négligents reprennent courage et entendent l’appel que tu leur lances.
Que les plus sceptiques se laissent pénétrer de ton esprit.            
Car c’est toi Seigneur qui nous mets en route.

Marchons ensemble
Que les plus fidèles voient leur foi raffermie.
Que les plus étrangers ses sentent accueillis et utiles à tous.
Que les plus délaissés sachent que le monde a besoin d’eux,

Que l’Eglise a besoin d’eux, que tu as besoin d’eux,

Car c’est toi, Seigneur, qui nous mets en route.


Marchons ensemble

Que les plus bavards se taisent pour écouter les autres.

Que les muets sachent que leur façon de communiquer sera entendue.

Que ceux que l’on n’écoute jamais sachent qu’un effort sera fait
pour prendre leur parole en compte.

Car c’est toi, Seigneur, qui invites à libérer la parole.

Marchons ensemble dans le monde d’aujourd’hui.
Marchons ensemble tous avec toi Seigneur.
 


Francine Robillot « L’aumône de feu », carnet d’animation semaine Cevaa 2011

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