Faire désert pour revivre notre baptême !

Méditation du jeudi 7 décembre 2017, 2ème semaine de l’Avent. Nous prions pour nos envoyés au Liban et pour tous les Libanais.

 

Ici commence la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, le Fils de Dieu.

Dans le livre du prophète Ésaïe, il est écrit : « Je vais envoyer mon messager devant toi, dit Dieu, pour t’ouvrir le chemin.

C’est la voix d’un homme qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, faites-lui des sentiers bien droits ! »

Ainsi, Jean le Baptiste parut dans le désert ; il lançait cet appel : « Changez de comportement, faites-vous baptiser et Dieu pardonnera vos péchés. »

Tous les habitants de la région de Judée et de la ville de Jérusalem allaient à lui ; ils confessaient publiquement leurs péchés et Jean les baptisait dans la rivière, le Jourdain.

Jean portait un vêtement fait de poils de chameau et une ceinture de cuir autour de la taille ; il mangeait des sauterelles et du miel sauvage. Il déclarait à la foule : « Celui qui vient après moi est plus puissant que moi ; je ne suis pas même digne de me baisser pour délier la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau, mais lui, il vous baptisera avec le Saint-Esprit. » Marc 1.1-8

 


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A la différence des autres évangiles, celui de Marc n’évoque ni la naissance, ni la généalogie, ni la préexistence de Jésus, qui sera reconnu comme Christ. Avec lui la Bonne Nouvelle commence par l’annonce du prophète du désert, Jean le Baptiste. Autrement dit le mystère reste entier, la question ouverte sur Celui qui vient.

En commençant avec Jean, Marc nous met en présence d’une figure prophétique singulière, inspirée de la famille des grands prophètes bibliques et que l’on retrouvera aussi dans ces silhouettes d’hommes et de femmes, qui, aux premiers temps du christianisme, vivront parfois la même solitude érémitique que celle du baptiste.

Ce style de vie, très différent de celui de Jésus, homme des villes et des villages, homme sociable, nous interroge aujourd’hui, et, dans notre monde survolté, attire de plus en plus de gens, du moins pour un temps de retraite, de réflexion et de prière.

Un peu comme ces habitants de Jérusalem et de la Judée qui, sans journaux, sans publicité, sans téléphone ni internet, avaient cependant entendu parler de Jean et de son appel à la repentance, et y répondaient en venant se faire baptiser dans le Jourdain.

C’est peut-être ce désert que nous devons recréer au cœur de nos journées surchargées, de nos vies trop remplies, non pour nous protéger des autres, mais pour pouvoir communier ensemble à l’être du Christ en nous, pour pouvoir revivre notre baptême.

 

 


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Nous prions pour nos envoyés au Liban et pour tous les Libanais.

« Fais que j’entende au matin ton amour, car je me confie en toi.
Montre-moi le chemin que je dois prendre, car j’élève mon âme à toi. »
(Psaume 143.8).

Seigneur Dieu, Père très bon,
Je te rends grâces
Pour cette journée
Que tu m’offres et qui t’appartient.
Elle s’ouvre devant moi
Avec sa part d’inconnu.
Accorde-moi de la vivre
Sans vaines préoccupations
Et dans une sereine liberté.

Que je ne prenne appui
Ni sur mes forces
Ni sur mes richesses
Que je ne cède
Ni à mes pauvretés
Ni à mes faiblesses.

C’est vers toi, Père,
Que j’élève mon cœur
Mon regard et mes mains
Pour recevoir dans ta louange
Tout ce dont j’aurai besoin
Aujourd’hui
Afin de le partager
Comme un héritage
Que tu me confies
Pour le faire fructifier.

Dieu d’amour et de miséricorde
Sans toi je ne peux rien faire
C’est toi que j’espère tout le jour.

Claude Caux-Berthoud – « Prier, le temps d’une offrande » Editions Olivétan 2016

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Marc 1.1-8 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Scruter la réalité, guetter l’espérance !

Méditation du jeudi 30 novembre 2017. En cette entrée dans le temps de l’Avent nous prions pour notre envoyée au Timor oriental. Et nous te prions aussi pour l’Égypte et les Égyptiens frappés par le terrible attentat du 24 novembre.

 

« Attention ! Ne vous endormez pas, car vous ne savez pas quand le moment viendra.

Ce sera comme lorsqu’un homme part en voyage : il quitte sa maison et en laisse le soin à ses serviteurs, il donne à chacun un travail particulier à faire et il ordonne au gardien de la porte de rester éveillé.

Restez donc éveillés, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra : ce sera peut-être le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin. S’il revient tout à coup, il ne faut pas qu’il vous trouve endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Restez éveillés ! » Marc 13.33-37

 


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Ne pas dormir ! Rester éveillé ! Garder l’œil ouvert ! L’oreille aussi ! Facile à dire mais pas facile à faire ! Au sens propre comme au sens symbolique. Car l’habitude nous ramollit. Et même les très beaux mots de la grâce, religieusement répétés dans nos cultes et nos chants, finissent par perdre de leur force et de leur sens !

En temps de persécution, en temps de crise, il en va différemment, car notre attention est avivée et notre passion s’entretient d’émotions sans cesse renouvelées. On dit qu’en temps de guerre les Églises se remplissent !

Aujourd’hui, via la télévision et internet, nous sommes informés en temps réel des 10 000 évènements tragiques qui secouent notre monde. Cela nous tient-il éveillés pour autant ? Et accrochés à la responsabilité sans faille de témoins de Dieu et du Christ ? Au contraire nous nous sentons souvent noyés, tétanisés, impuissants devant ce qui nous dépasse. Désireux de dormir. Ou bien de nous rassurer par une piété qui nous isolerait du monde.

Comment rester éveillés ?

La fraternité des veilleurs, fondée par le Pasteur Wilfred Monod et son fils Théodore en 1923, propose une spiritualité quotidienne ancrée dans les Béatitudes, et vécue pleinement dans le monde. Nous ne pouvons rester éveillés qu’en nous laissant habiter par le Christ, qu’en scrutant la réalité avec son intelligence, en guettant l’espérance avec son regard, en parlant avec ses mots, en agissant avec ses mains. C’est l’émotion du Vivant qui nous maintient debout chaque jour dans le monde et face au monde, dans la gravité et la joie de l’Évangile.

 

 


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Nous prions pour notre envoyée au Timor oriental. Et nous prions aussi pour l’Égypte et les égyptiens meurtris par l’horrible attentat du vendredi 24 novembre..

Seigneur,
L’Egypte protestante vient de célébrer les 500 ans de la Réformation,
En rendant grâce pour les possibilités qui lui sont données
Pour témoigner en paroles et en actes de ta bonté.
A plusieurs reprises, au courant de l’année passée,
Les chrétiens en tant que tels ont été la cible d’attentats meurtriers.
Les forces de l’ordre égyptiennes aussi ont subi des attaques causant de nombreuses morts.
Et en ce jour du 24 novembre,
Une nouvelle attaque a frappé une autre communauté de croyants,
Les musulmans de la tradition soufie, massacrés au sortir de leur prière hebdomadaire.
Nous te prions pour tous les égyptiens, victimes de ces actes horribles,
De plus commis au nom de la religion.
Nous te prions pour les familles endeuillées.
Nous te prions, aide les femmes et les hommes de bonne volonté
A travailler à la justice et à la réconciliation,
En Egypte, en Orient, et dans le monde entier.
Nous te prions pour ceux qui persécutent :
Fais-les revenir de leurs chemins de mort
Et convertis leur cœur au message de vie de l’Évangile.
Amen

Prière proposée par l’ACO. (Action Chrétienne en Orient)

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Marc 13.33-37 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Bienfaisant jugement !

Méditation du jeudi 23 novembre 2017. Nous prions pour nos envoyés au Laos et pour le peuple laotien.

 

« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire avec tous les anges, il siégera sur son trône royal. Tous les peuples de la terre seront assemblés devant lui et il séparera les gens les uns des autres comme le berger sépare les moutons des chèvres ; il placera les moutons à sa droite et les chèvres à sa gauche.

Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, vous qui êtes bénis par mon Père, et recevez le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la création du monde. Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger et vous m’avez accueilli chez vous ; j’étais nu et vous m’avez habillé ; j’étais malade et vous avez pris soin de moi ; j’étais en prison et vous êtes venus me voir.»

Ceux qui ont fait la volonté de Dieu lui répondront alors : « Seigneur, quand t’avons-nous vu affamé et t’avons-nous donné à manger, ou assoiffé et t’avons-nous donné à boire ? Quand t’avons-nous vu étranger et t’avons-nous accueilli chez nous, ou nu et t’avons-nous habillé ? Quand t’avons-nous vu malade ou en prison et sommes-nous allés te voir ?»

Le roi leur répondra : « Je vous le déclare, c’est la vérité : toutes les fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.»

« Ensuite, le roi dira à ceux qui seront à sa gauche : « Allez-vous-en loin de moi, maudits ! Allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges ! Car j’ai eu faim et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’ai eu soif et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais étranger et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison et vous n’avez pas pris soin de moi. »

Ils lui répondront alors : « Seigneur, quand t’avons-nous vu affamé, ou assoiffé, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison et ne t’avons-nous pas secouru ?»

Le roi leur répondra : « Je vous le déclare, c’est la vérité : toutes les fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait ».

Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes à la vie éternelle. Matthieu 25,31-46

 


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Sommes-nous du côté des moutons ou du côté des chèvres ? Honnêtement, parfois d’un côté et parfois de l’autre ! Alors on n’aime pas beaucoup cette idée de jugement et de séparation des bons et des mauvais, où il ne semble y avoir, à la fin de l’histoire, aucune grâce accordée… aux pécheurs !

Pourtant ce jugement peut être une bonne nouvelle !

D’abord parce qu’il reconnaît la responsabilité éthique de chacun. A l’inverse le jugement originel de la Genèse se terminait par un déluge anéantissant toute la création. A part Noé et sa famille, l’humanité fut collectivement effacée de la surface de la terre, comme si le mal alors commis en notre monde avait rendu celui-ci définitivement inhabitable. Or n’y avait-il pas quelques innocents parmi les coupables ?

Ensuite parce que, tout en étant pécheur, l’être humain a soif de justice. Que le bien soit encouragé et récompensé, que le mal soit combattu et châtié. Et si ce n’est maintenant, alors dans le temps de Dieu !

Y a-t-il plus scandaleux aux yeux des enfants, des petits, des sans-pouvoir, que l’injustice qui règne en ce monde ? Non reconnue, non réparée, elle peut conduire au désespoir, parfois au nihilisme. Que le Fils de l’homme apparaisse comme le Roi qui juge toute l’humanité atteste ce besoin fondamental d’une justice, qui n’est pas vengeance. Car il est aussi celui qui s’est fait connaître parmi nous, qui a enseigné et vécu l’amour et la miséricorde.

Alors ce n’est pas la religion qui compte le plus, ce n’est même pas le degré de foi et de piété. Mais la manière dont les humains vivent entre eux leur humanité. Amour ou rejet ? Entraide ou mépris ? Accueil ou fermeture ? Il s’agit là des commandements de la torah et des prophètes, et de l’enseignement de Jésus le Christ : assister le pauvre, le vêtir, accueillir l’étranger, prendre soin du malade, visiter le prisonnier, se faire tout à tous, aimer le prochain comme soi-même.

Car Dieu est lui-même celui que l’on nourrit quand il a faim, que l’on désaltère quand il a soif, qu’étranger l’on accueille, que nu l’on habille, que malade ou prisonnier l’on visite. Autrement on ne le connaît pas …. Et on se condamne à vivre sans amour. N’est-ce pas cela l’enfer ?

 

 


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Nous prions pour nos envoyés au Laos et pour le peuple laotien.

Ils nous disent les autres :
Vous n’êtes rien
Vous n’êtes que péché et de vous on a honte
Parce qu’avec plaisir vous traînez dans le mal.
Mais toi notre Dieu tu cours vers nous et notre visage sali
Tu l’essuies de ta tendresse.

Ils nous disent les autres :
Vous n’avez rien à voir avec nous
Vous n’êtes plus de chez nous
Vous ne pensez pas comme nous
Vous n’avez pas respecté notre loi.
Mais toi notre Père tu nous ouvres les bras
Et notre vie souillée tu l’entoures de ta tendresse.

Ils nous disent les autres :
Il n’y a pas de place ici pour ceux qui ont trahi.
Il n’y a pas d’honneur ici pour celles qui sont parties.
Il n’y a pas de droit ici pour ceux qui ont déserté.
Mais toi notre Dieu tu nous prends tout contre toi
En ta grande tendresse de Père !

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Matthieu 25,31-46 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Portraits d’envoyés : Luc Carlen

Quatrième portrait vidéo : Luc Carlen, ancien envoyé du Défap au Cameroun. Infirmier libéral, il a fait deux séjours dans ce pays avec le Service protestant de mission, de 1991 à 1994 à Maroua, puis en 2010 à Pouss. Une expérience qui l’a incité à s’investir davantage auprès du Défap, dont il a intégré la Commission des projets.




Quels talents pour quelle mission ?

Méditation du jeudi 16 novembre 2017. Nous prions pour nos envoyés en Egypte et pour le peuple égyptien.

 

« Il en sera comme d’un homme qui allait partir en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. Il remit à l’un cinq cents pièces d’or, à un autre deux cents, à un troisième cent : à chacun selon ses capacités. Puis il partit.

Le serviteur qui avait reçu les cinq cents pièces d’or s’en alla aussitôt faire du commerce avec cet argent et gagna cinq cents autres pièces d’or. Celui qui avait reçu deux cents pièces agit de même et gagna deux cents autres pièces. Mais celui qui avait reçu cent pièces s’en alla creuser un trou dans la terre et y cacha l’argent de son maître.

« Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et se mit à régler ses comptes avec eux. Celui qui avait reçu cinq cents pièces d’or s’approcha et présenta les cinq cents autres pièces en disant : « Maître, tu m’avais remis cinq cents pièces d’or. J’en ai gagné cinq cents autres : les voici. »

Son maître lui dit : « C’est bien, bon et fidèle serviteur. Tu as été fidèle dans des choses qui ont peu de valeur, je te confierai donc celles qui ont beaucoup de valeur. Viens te réjouir avec moi. »

Le serviteur qui avait reçu les deux cents pièces s’approcha ensuite et dit : « Maître, tu m’avais remis deux cents pièces d’or. J’en ai gagné deux cents autres : les voici. »

Son maître lui dit : « C’est bien, bon et fidèle serviteur. Tu as été fidèle dans des choses qui ont peu de valeur, je te confierai donc celles qui ont beaucoup de valeur. Viens te réjouir avec moi. »

Enfin, le serviteur qui avait reçu les cent pièces s’approcha et dit : « Maître, je te connaissais comme un homme dur : tu moissonnes où tu n’as pas semé, tu récoltes où tu n’as rien planté. J’ai eu peur et je suis allé cacher ton argent dans la terre. Eh bien, voici ce qui t’appartient. »

Son maître lui répondit : « Mauvais serviteur, paresseux ! Tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, que je récolte où je n’ai rien planté ? Eh bien, tu aurais dû placer mon argent à la banque et, à mon retour, j’aurais retiré mon bien avec les intérêts. Enlevez-lui donc les cent pièces d’or et remettez-les à celui qui en a mille. Car quiconque a quelque chose recevra davantage et il sera dans l’abondance ; mais à celui qui n’a rien, on enlèvera même le peu qui pourrait lui rester. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors, dans le noir, là où l’on pleure et grince des dents. » Matthieu 25,14-31

 


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L’évangéliste aurait-il pu deviner que sa parabole, adressée à une communauté de croyants en temps de persécution afin de les stimuler, servirait un jour à justifier une forme dure de capitalisme ou une théologie de la prospérité ?

Malheur au faible qui n’a rien et à qui on enlèvera le peu qui lui reste ! La réalité nous montre que c’est souvent le cas, mais quand il s’agit du Royaume de Dieu, comment ne pas espérer qu’il en aille autrement, et que les petits, les sans pouvoir, déclarés chers au cœur de leur créateur, bénéficient de sa justice et de sa bonté, comme l’étranger, la veuve et l’orphelin, ou encore les ouvriers de la onzième heure ?

Mais on peut aussi entendre cette parabole comme un encouragement en temps d’urgence, et qui s’adresse à tous, quels que soient le grade ou la place de chacun dans la société ou dans l’Eglise. Avant d’entrer dans sa passion Jésus annonce la fin des temps, il appelle à la vigilance, à la lucidité, à l’espérance et à l’action. Rien n’est perdu quand tout semble perdu. Le mot-clef est le titre de serviteur, et le défi de remplacer la peur par la confiance.

En nos temps troublés cela vaut plus que jamais. Alors chaque chrétien, chaque Eglise doit s’interroger : quels sont les talents spécifiques qui nous sont confiés, quels sont les dons et les charismes que nous devons et pouvons faire fructifier, non pour notre propre gloire, mais pour le service de Dieu et de notre prochain ? Cette réflexion, ces échanges, mûris dans la prière et la méditation de la Parole de Dieu, devraient nourrir notre mission de témoignage, d’enseignement et d’encouragement auprès de nos contemporains.

 

 


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Nous prions pour nos envoyés en Egypte et pour le peuple égyptien.

Seigneur, nous voici devant toi,

et nous savons que nous ne sommes pas dignes d’être appelés tes serviteurs :

Nous ne t’avons pas donné notre vie tout entière, nous ne t’avons pas servi de tout notre coeur.

Notre foi est faible et si souvent nous n’avons pas cru que ta parole a le pouvoir de sauver tous les hommes.

Mais c’est ta parole qui nous met en route et nous place au milieu des autres.

Qu’elle nous aide à être fidèles et heureux, qu’elle nous fortifie quand notre peur, nos faiblesses et nos lâchetés gâchent notre plaisir à faire ce que tu commandes. Qu’elle nous donne les mots et les gestes pour accomplir ta volonté.

Seigneur, toi qui es fidèle

et qui nous a appelés à la communion de ton fils Jésus-Christ,

augmente notre foi.

Aide-nous à te faire confiance au-delà de nos doutes, de nos difficultés,

pour que nous puissions te louer d’un coeur sincère et plein de joie ;

Pour que nous puissions proclamer ton nom,

Et dire et partager la grâce que tu nous as manifestée en Jésus-Christ.

Aide-nous, afin que nous apprenions à vivre comme tes enfants,

à te servir de tout notre coeur,

à être tes temoins parmi les humains.

Nous te le demandons au nom de Jésus-Christ. Amen.

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Matthieu 25,14-31 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Portraits d’envoyés : Thomas Wild

Troisième de notre série de rencontres : Thomas Wild, ancien envoyé du Défap au Gabon. Il y est parti en 1975 comme animateur de jeunesse ; une expérience qui l’a durablement marqué et l’a poussé, depuis lors, dans son ministère de pasteur de l’UEPAL, à régulièrement « mettre en avant la dimension missionnaire ». Une dimension que l’on a pu retrouver durant toutes ses années d’engagement comme directeur de l’Action Chrétienne en Orient (ACO).

 




«L’interculturalité nous amène à nous dépasser pour rencontrer l’autre»

Deuxième partie de la table ronde du Défap qui s’est tenue à Strasbourg à l’occasion de Protestants en fête : Jean-Luc Blanc demande aux intervenants de revenir chacun sur un point qui lui est apparu comme fondamental à propos de l’interculturel. Pour certains, c’est la nécessité de se dépasser pour rencontrer l’autre, ou le besoin pour les Églises d’aller au-delà des pesanteurs de leurs propres structures pour s’ouvrir ; d’autres citent Senghor pour dire à quel point le vivre ensemble est un impératif, ou soulignent le poids des représentations mentales en revenant sur le concept d’inertie culturelle. Avant d’aborder des questions plus concrètes : qu’implique l’interculturalité quand on est pasteur en France, ou pasteur béninois découvrant une paroisse française ?

 




Noces en attente au Moyen-Orient

Méditation du jeudi 9 novembre 2017. Nous prions pour nos envoyés en Tunisie et pour tout le peuple tunisien.

 

« Alors le Royaume des cieux ressemblera à l’histoire de dix jeunes filles qui prirent leurs lampes et sortirent pour aller à la rencontre du marié.

Cinq d’entre elles étaient imprévoyantes et cinq étaient raisonnables. Celles qui étaient imprévoyantes prirent leurs lampes mais sans emporter une réserve d’huile. En revanche, celles qui étaient raisonnables emportèrent des flacons d’huile avec leurs lampes. Or, le marié tardait à venir ; les jeunes filles eurent toutes sommeil et s’endormirent.

A minuit, un cri se fit entendre : « Voici le marié ! Sortez à sa rencontre !»

Alors ces dix jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leurs lampes. Les imprévoyantes demandèrent aux raisonnables : « Donnez-nous un peu de votre huile, car nos lampes s’éteignent. » Les raisonnables répondirent : « Non, car il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous. Vous feriez mieux d’aller au magasin en acheter pour vous. »

Les imprévoyantes partirent donc acheter de l’huile, mais pendant ce temps, le marié arriva. Les cinq jeunes filles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle de mariage et l’on ferma la porte à clé. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent et s’écrièrent : « Maître, maître, ouvre-nous !» Mais le marié répondit : « Je vous le déclare, c’est la vérité : je ne vous connais pas. » Veillez donc, ajouta Jésus, car vous ne connaissez ni le jour ni l’heure. » Matthieu 25,1-13

 


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Pour beaucoup d’entre nous cette histoire de noces est très choquante. Il est question de royaume de Dieu, de fête, et cela se termine par un rejet de la moitié des jeunes filles, qualifiées de folles ! Pourtant toutes se sont endormies pendant l’attente du marié.

Dans le cadre des noces orientales, cette attente peut être comprise de deux manières. A un premier niveau elle correspond au temps requis par les discussions autour de la dot de la mariée. C’est important car un bon ou un mauvais accord conditionne non seulement les relations entre époux mais également celles entre les deux familles.

Mais à un deuxième niveau l’attente peut symboliser le temps de passage d’un état à un autre, de la nubilité à la conjugalité, ce qui permettra la maternité et la paternité. Or dans la Bible la conjugalité et la parentalité ont une profonde signification théologique. Dieu est l’époux d’Israël, le Christ l’époux de l’Eglise, l’alliance est la forme de la relation entre Dieu et les humains.

Dans notre récit l’attente du marié peut être comprise à la fois comme ce temps humain, où il est bon de cultiver de bonnes relations, et ce temps de Dieu d’où va surgir le Jour du Seigneur. Alors le sommeil des 10 vierges, loin d’apparaître comme une faute ou un manquement, peut nous faire penser à celui du paysan qui dort confiant car la moisson pousse et poussera quoiqu’il arrive.

Mais qu’est-ce que cette huile de réserve jalousement gardée ? S’il s’agissait simplement de la bénédiction elle se partagerait, comme le pain et les poissons. L’évangile nous a habitués à la profusion et la générosité. Qu’est donc cette huile qui ne suffirait pas si elle se partageait ?

Ne serait- ce pas la foi, ou la conscience de la foi ? Cette conscience que certains ont et d’autres pas de la présence active de Dieu dans nos vies ? Cette certitude mystérieuse qu’il est toujours déjà là.

Cette conscience produit des fruits pour les autres, mais elle est si intime qu’elle ne peut, hélas, être vraiment partagée. Chacun doit la recevoir pour lui-même, en faire provision pour la vie au jour le jour, et la travailler, par la prière et l’approfondissement de la Parole de Dieu.

 

 


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Nous prions pour nos envoyés en Tunisie et pour tout le peuple tunisien.

Nous croyons en un Dieu pèlerin
Que n’arrêtent ni les frontières, ni les barrières,
Qui renoncent à sa grandeur pour nous rejoindre sur le chemin
Et qui se présente à nous en nous tendant la main :
« Je suis le Seigneur ton Dieu, je prends soin de toi, je marche avec toi. »

Nous croyons en Jésus-Christ, qui foule notre terre,
Qui est né sans feu, qui n’a pas de lieu,
Cheminant et pérégrinant, persécuté dès son enfance,
Qui a révélé la justice et apporté la paix aux gens
Qui a misé sa vie jusqu’à la mort.

Nous croyons en l’Esprit, qui nous affirme et nous polit
Avec un vent fort et du sable,
Et qui nous donne le courage de témoigner de l’immense grâce de Dieu.

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Matthieu 25,1-13 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




«On ne peut pas réfléchir sur l’interculturel tout seul»

Présent pendant trois jours à Strasbourg au Village des Fraternités, le Défap a notamment organisé une table ronde sur l’interculturel. Elle s’est tenue le samedi à 13h30, au deuxième jour de Protestants en fête. L’idée en était née d’un stage de formation continue de pasteurs au Bénin. Sur la scène, entourant Jean-Luc Blanc, deux participants béninois et deux français. Retrouvez ici un premier extrait des échanges – avec, en introduction, une tentative de définition de l’interculturel.

 




Portraits d’envoyés : Irène Ott

Voici une série de courts entretiens en vidéo, autour de cette question : que vous a apporté votre engagement auprès du Défap ? Première interviewée : Irène Ott. Envoyée en 2014 à Madagascar, elle y a enseigné le français.

 




Que disons-nous ? Que faisons-nous ?

Méditation du jeudi 2 novembre 2017. Nous prions pour notre envoyé en Afrique du Sud et pour tous les habitants de ce pays.

 

Alors Jésus s’adressa à toute la foule, ainsi qu’à ses disciples :

« Les maîtres de la loi et les Pharisiens, dit-il, sont chargés d’expliquer la loi de Moïse. Vous devez donc leur obéir et accomplir tout ce qu’ils vous disent ; mais n’imitez pas leur façon d’agir, car ils ne mettent pas en pratique ce qu’ils enseignent. Ils attachent de lourds fardeaux, difficiles à porter, et les mettent sur les épaules des hommes ; mais eux-mêmes refusent de bouger un doigt pour les aider à remuer ces fardeaux. Ils accomplissent toutes leurs oeuvres de façon que les hommes les remarquent. Ainsi, pour les paroles sacrées qu’ils portent au front ou au bras, ils ont des étuis particulièrement grands ; les franges de leurs manteaux sont exceptionnellement larges. Ils aiment les places d’honneur dans les grands repas et les sièges les plus en vue dans les synagogues ; ils aiment à recevoir des salutations respectueuses sur les places publiques et à être appelés «Maître» par les gens.

Mais vous, ne vous faites pas appeler « Maître », car vous êtes tous frères et vous n’avez qu’un seul Maître. N’appelez personne sur la terre votre « Père », car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est au ciel. Ne vous faites pas non plus appeler « Chef », car vous n’avez qu’un seul Chef, le Messie. Le plus grand parmi vous doit être votre serviteur. Celui qui s’élève sera abaissé, mais celui qui s’abaisse sera élevé. » Matthieu 23,1-12

 


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En quelques traits Jésus brosse l’esquisse d’un tartuffe qui vise certains pharisiens de son époque, mais qui pourrait convenir à nombre de dignitaires d’Eglises, de religions, et d’autres lieux d’autorité morale, politique ou spirituelle de nos sociétés humaines.

Il est tellement humain de vouloir s’acheter de l’importance, des vertus, une supériorité sur autrui et une rédemption exclusive à coups de signes extérieurs de sainteté, d’attitudes condescendantes, en brandissant doctement des règles, des idéaux, des indignations, des condamnations à destination d’autrui et en se considérant soi-même comme au-dessus de la mêlée !

Mais attention ! Si Jésus discrédite ces comportements déplorables, il prend très au sérieux le cœur de l’enseignement de Moïse. Simplement il nous invite à la cohérence entre ce que nous croyons, communiquons, transmettons, et ce que nous faisons, la manière dont nous agissons. Il en va de la crédibilité de Dieu et de la sincérité de notre témoignage.

Alors un prédicateur honnête ne devrait sans doute parler qu’avec crainte et tremblement, conscient de ses propres faiblesses devant la parole qu’il lui est donné de prononcer en faveur de Dieu. Le métier de vivre selon la volonté du Père ne s’apprend pas à coup d’illumination, mais il s’exerce dans le temps et avec patience. Heureusement Jésus nous offre le plus beau cadeau qui soit : l’humilité, la sienne, qui peut devenir la nôtre, et qu’il n’est pas interdit de conjuguer avec un peu d’humour vis-à-vis de soi-même.

 

 


Source : Pixabay

En même temps que nous prions pour notre envoyé en Afrique du Sud nous nous associons à cette prière pour les pasteurs, qui nous semble en résonance avec l’enseignement de Jésus dans l’évangile de ce jour.

Prière pour nos pasteurs

Tout d’abord, Seigneur, merci de ce qu’ils ont accepté de devenir nos pasteurs.
Si par hasard ils avaient préféré une vie plus confortable nous serions bien ennuyés.
Béni sois-tu, Seigneur, pour les défauts de nos pasteurs.
Les gens parfaits supportent mal les défauts des autres.
Les gens toujours en bonne santé méprisent les petites natures.
Toi, Seigneur, tu as vu mieux que nous.
Alors, conscient de ta sagesse, nous te prions pour le ministère de nos pasteurs.
Fais que, s’ils réussissent, ils ne triomphent pas.
Que s’ils échouent, ils ne se découragent pas.
Ton règne n’est ni dans le succès ni dans l’échec : il est dans l’Amour.
Seigneur, garde nos pasteurs dans ton Amour.
Nos pasteurs sont des phénomènes.
Ils doivent être pédagogues pour les enfants, qualifiés dans les questions du mariage, psychologues pour les jeunes, chefs-d’oeuvre de connaissance, de délicatesse pour la cure d’âme.
Avec les athées ou les autres croyants, on attend d’eux qu’ils soient des théologiens à la fois fermes et larges et des historiens avisés.
En plus, ils doivent se tenir au courant des problèmes théologiques, oecuméniques, sociologiques ou politiques.
Ils subissent même des recyclages en tous genres pour rester toujours à l’écoute de notre monde ainsi que de leurs fidèles.
Nous oublions que s’ils nous reçoivent ou nous visitent, ils doivent être toujours souriants, bien qu’ils soient parfois harassés de fatigue.
Fais que, sur quinze spécialités, notre pasteur en pratique avec aisance la moitié, ou même le quart, nous en serons satisfaits.
O Dieu, nous te demandons de nous donner aussi de la patience et de l’amitié pour notre pasteur, celui de notre église, en pensées et en paroles.
Si notre pasteur fait merveille auprès des enfants, donne-nous d’éviter de conclure avec nos amis du 3ème âge qu’il n’a d’intérêt que pour les jeunes.
S’il a le charisme de visiter les personnes âgées, que nous n’allions pas imaginer qu’il méprise la jeunesse.
Donne-nous, Seigneur, de lui pardonner ses impatiences et ses erreurs.
Fais-nous comprendre que nous n’avons qu’un pasteur à supporter, mais que lui a tous les membres et les amis de son église sur le dos.
Donne-nous enfin, Seigneur, de lui fournir de temps en temps, par notre délicatesse, la consolation de savoir qu’il est entouré d’amitié.
Et puis, nous t’adressons une dernière requête, qui nous sera certainement utile à nous-mêmes : donne-nous, Seigneur, la persévérance dans la prière pour tes enfants, et particulièrement pour nos pasteurs. Amen !

 

 

En complément de cette méditation, retrouvez l’explication du texte biblique de Matthieu 23, 1-12 par Florence Taubmann, répondant aux questions d’Antoine Nouis pour Campus Protestant :

 




Pour aimer il faut aimer aimer !

Quand les Pharisiens apprirent que Jésus avait réduit au silence les Sadducéens, ils se réunirent. Et l’un d’eux, un maître de la loi, voulut lui tendre un piège ; il lui demanda :

« Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ? »

Jésus lui répondit : « Tu dois aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ton intelligence. C’est là le commandement le plus grand et le plus important.

Et voici le second commandement, qui est d’une importance semblable : « Tu dois aimer ton prochain comme toi-même. » Toute la loi de Moïse et tout l’enseignement des prophètes dépendent de ces deux commandements. » Matthieu 22,34-40

 


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Rendons justice aux pharisiens. Loin d’être un piège, la question qu’ils posent à Jésus est essentielle, et Jésus y répond de très bonne grâce. Car s’il peut y avoir un consensus c’est bien celui-là : l’amour de Dieu, comme commandement fondamental reçu du Deutéronome et qui constitue le fondement de la vie juive : « Écoute, Israël ! L’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. Et tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force. »  Deut 6,4-5

Quant à l’amour du prochain, il vient du Lévitique : « Tu ne te vengeras pas, et tu ne garderas pas de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Eternel. Lévitique 19,17-18

Quelle est la relation entre les deux commandements d’amour ? Pour Jésus, ils sont de même importance. Ultérieurement, on lira dans l’épître de Jean : « Si quelqu’un dit: J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas? » I Jean 4,20.

Et dans l’enseignement juif qu’en est-il ?

Le maître Hillel, contemporain de Jésus, répondit à un homme qui voulait être initié au judaïsme sans avoir de temps à consacrer à une vraie formation : « Ce qui est détestable à tes yeux, ne le fais pas à autrui. C’est là toute la Torah, le reste n’est que commentaire. Maintenant, va et étudie ». Dans la version positive, Jésus ne fait que renforcer l’impératif de cette règle d’or : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes » Matthieu 7,12

Mais aimer est difficile. Il faut vraiment désirer aimer, il faut aimer aimer. Cela s’apprend et se cultive, dans la méditation de l’Évangile, dans la prière, dans la rencontre et l’échange avec les autres.

 

 

Nous prions pour nos envoyées au Bénin et pour tous les Béninois.

Toi !
Toi qui es au-dessus de nous,
Toi qui es un de nous
Toi qui es aussi en nous
Fais que tout le monde te voie aussi en moi !
Que je prépare le chemin !

Qu’alors je te remercie de tout ce qui m’arrive.
Qu’alors je n’oublie pas la misère des autres.
Garde- moi dans ton amour
Comme tu veux que les autres demeurent dans le mien.
Que tout ce qui fait partie de mon être
Te soit gloire, et que je ne désespère jamais !
Car je suis dans ta main,
Et en toi sont toute force et toute bonté.

Donne-moi un cœur pur, afin que je voie,
Un esprit humble afin, que j’entende,
L’esprit de l’amour, afin que je te serve,
L’esprit de la foi, afin que je demeure en toi.

Toi que je ne connais pas mais à qui j’appartiens.
Toi que je ne comprends pas mais qui m’a voué à mon destin.
Toi !

Dag Hammarskjold 1905-1961,  ancien secrétaire général de l’Onu.


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