Faire jaillir l’eau du rocher !

Méditation du jeudi 16 mars 2017. Nous entrons dans la troisième semaine du Carême et nous prions pour notre envoyé en Guyane et pour toute la communauté protestante de Guyane.


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Assoiffé, le peuple se mit à protester contre Moïse en disant :
« Pourquoi nous as-tu fait quitter l’Égypte ? Est-ce pour nous faire mourir de soif ici, avec nos enfants et nos troupeaux ? »
Moïse implora le secours du Seigneur :
« Que dois-je faire pour ce peuple ? demanda-t-il. Encore un peu et ils vont me lancer des pierres ! »
Le Seigneur lui répondit :
« Passe devant le peuple, accompagné de quelques-uns des anciens d’Israël. Tu t’avanceras en tenant à la main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil. Moi, je me tiendrai là, devant toi, sur un rocher du mont Horeb ; tu frapperas ce rocher, il en sortira de l’eau et le peuple pourra boire. »
Moïse obéit à cet ordre, sous le regard des anciens.
On a appelé cet endroit Massa et Meriba — ce qui signifie  «Épreuve» et «Querelle» — parce que les Israélites avaient cherché querelle à Moïse et avaient mis le Seigneur à l’épreuve, en demandant : «Le Seigneur est-il parmi nous, oui ou non ?»

Exode 17,3-7

 

 

La situation des hébreux dans le désert, angoissés par la soif et la faim, les pousse à une réaction tellement humaine : regretter le passé, lui trouver des qualités qu’il n’avait pas. Et en tout cas renoncer à un avenir qui leur semble barré par un voile de mort. 
Humain encore le réflexe de s’en prendre à Moïse, jugé responsable de l’histoire, qui de chef bien-aimé se transforme en bouc émissaire.
Simplement le passé est aussi illusoire que l’avenir si nous ne faisons pas face au présent.  Et le Dieu vivant d’Israël est Dieu du temps présent.
Il est bon d’apprendre de la Bible que les temps de crise, les temps où nous nous sentons le plus abandonnés, livrés aux mirages du passé et au trou noir de l’avenir, prêts à nous entredéchirer, peuvent se transformer en temps de révélation, où des sources nouvelles jaillissent des rochers silencieux et stériles que nous portons en nous-mêmes.
A condition que, comme Moïse, nous acceptions le défi de la foi et de la confiance ! En ce temps de Carême, c’est dans les profondeurs de la prière et de la méditation que nous pouvons trouver la force et l’inspiration nécessaires pour relever ce défi.

 

 


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Nous prions pour notre envoyé en Guyane et pour la communauté protestante de Guyane.

Ecoute le silence !
Son langage est sans bruit.
Ni paroles parlées ni paroles écrites mais le silence parle…
Dans les profondeurs du silence, écoute les mouvements du temps, de la nature, des hommes, et de l’Esprit…
Regarde le monde.
Il a détruit le silence salutaire.
L’homme devient malheureux, il est en quête de ce silence :
Silence-joie, silence-paix, silence-justice, silence qui fait sourire et danser le monde…
Réfléchis, prie, apprends à vivre et à souffrir dans le silence de Dieu.
Son silence vient briser nos faux et amers silences :
Silence-peur, silence-angoisse, silence-inquiétude, silence-mort…
Maintenant, dans le silence, espère pour toi et pour tous un monde meilleur tissé d’amitié.
C’est pourquoi dans ton silence, écoute les gémissements des sans-paroles, des prisonniers, des opprimés.
Ecoute les cris des affamés, des chômeurs, des sans-parents, des sans-enfants, des sans-terre, des sans-logis…
Dans les battements de ton cœur écoute pour bien sentir les souffrances amères de la terre…
Dans le silence écoute les hommes solitaires.
Ecoute leurs cris de solitude.
Vis avec eux et meurs pour eux, dans le silence de ton cœur !
Wanir Welepane pasteur et poète kanak.  Paroles lointaines, paroles si proches

 




En chemin avec Abraham !

Méditation du jeudi 9 mars 2017. Entrant dans la deuxième semaine du Carême nous prions pour nos envoyés au Sénégal et pour le peuple sénégalais.

Le Seigneur dit à Abram :
« Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père et va dans le pays que je te montrerai.  Je ferai naître de toi une grande nation ; je te bénirai et je rendrai ton nom célèbre. Tu seras une bénédiction pour les autres. Je bénirai ceux qui te béniront, mais je maudirai ceux qui te maudiront. A travers toi, je bénirai toutes les nations de la terre. »
Abram, qui était âgé de soixante-quinze ans, accepta de quitter Haran comme le lui ordonnait le Seigneur.

Genèse 12,1-4

 


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Abraham est l’homme de confiance, celui qui fait confiance à Dieu et celui en qui Dieu a confiance. En hébreu la confiance est de la même famille que la foi, la fidélité et la vérité : emouna (foi, confiance) et emet (fidélité, vérité).
Abram, avant de devenir Abraham, a prêté foi à cette voix qui l’appelait pour lui ouvrir une voie nouvelle, lui enjoignant de tout quitter, de se mettre en route vers une terre de promesse et un avenir fécond.
Abram laisse ses morts derrière lui, dont Térah, son père. Mais en poursuivant la route, Abram manifeste aussi une fidélité profonde envers Térah, car c’est celui-ci qui, le premier, avait pris la décision de quitter Our en Chaldée pour se rendre sur la terre de Canaan. Cependant Térah n’avait pas reçu d’appel de Dieu. Et il est mort à mi-route et à mi-projet, dans la ville de Haran.
Abraham deviendra père de tous ceux qui se reconnaîtront en lui, juifs, chrétiens, musulmans, et bénédiction pour toutes les familles de la terre.
Contrairement à l’humanité de Babel, qui rêvait de concurrencer Dieu dans ses hauteurs célestes, l’humanité abrahamique reçoit vocation de se déployer sur les chemins de la terre, de la vie et de la rencontre, guidé par son Dieu, qui marche devant elle.

 


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Nous prions pour nos envoyés au Sénégal et pour le peuple sénégalais à travers ce poème de Nafi, un enfant du Sénégal.

Unissons-nous
Enfants d’Europe
Enfants d’Afrique
Enfants d’Asie
Enfants du monde

L’amitié se lie pour l’éternité
L’amitié fait la force
Unissons-nous pour éviter la guerre
Unissons-nous pour éviter la famine
Unissons-nous pour vaincre le mal

Le bonheur ne pourrait s’acquérir
Que par une relation d’amitié.
Grâce à l’amitié,
J’ai oublié la peine et la souffrance
Partageons-nous l’amitié car
C’est la chose la plus merveilleuse au monde.

 




Me trouves-tu injuste ?

Méditation du jeudi 2 mars 2017. En entrant dans le temps du Carême nous nous joignons à la Journée Mondiale de Prière 2017 préparée par des femmes des Philippines. Nous prions également pour nos envoyés au Laos.


Source: Tableau réalisé par l’artiste Rowena “Apol” Laxamana-Sta.
Rosa pour la Journée Mondiale de Prière 2017 – DR

« Voici, en effet, à quoi ressemble le Royaume des cieux :
Un propriétaire sortit tôt le matin afin d’engager des ouvriers pour sa vigne. Il convint avec eux de leur payer le salaire habituel, une pièce d’argent par jour, et les envoya travailler dans sa vigne.
Il sortit de nouveau à neuf heures du matin et en vit d’autres qui se tenaient sur la place sans rien faire. Il leur dit : « Allez, vous aussi, travailler dans ma vigne et je vous donnerai un juste salaire. » Et ils y allèrent.
Le propriétaire sortit encore à midi, puis à trois heures de l’après-midi et fit de même. Enfin, vers cinq heures du soir, il sortit et trouva d’autres hommes qui se tenaient encore sur la place. Il leur demanda : « Pourquoi restez-vous ici tout le jour sans rien faire ?»
« Parce que personne ne nous a engagés », répondirent-ils. Il leur dit : « Eh bien, allez, vous aussi, travailler dans ma vigne. »
« Quand vint le soir, le propriétaire de la vigne dit à son contremaître : « Appelle les ouvriers et paie à chacun son salaire. Tu commenceras par les derniers engagés et tu termineras par les premiers engagés. » 
Ceux qui s’étaient mis au travail à cinq heures du soir vinrent alors et reçurent chacun une pièce d’argent.
Quand ce fut le tour des premiers engagés, ils pensèrent qu’ils recevraient plus ; mais on leur remit aussi à chacun une pièce d’argent.
En la recevant, ils critiquaient le propriétaire et disaient : « Ces ouvriers engagés en dernier n’ont travaillé qu’une heure et tu les as payés comme nous qui avons supporté la fatigue d’une journée entière de travail sous un soleil brûlant !» 
Mais le propriétaire répondit à l’un d’eux : « Mon ami, je ne te cause aucun tort. Tu as convenu avec moi de travailler pour une pièce d’argent par jour, n’est-ce pas ? Prends donc ton salaire et va-t’en. Je veux donner à ce dernier engagé autant qu’à toi. N’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon argent ? Ou bien es-tu jaloux parce que je suis bon ?»

Matthieu 20,1-16

 


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La justice de Dieu n’est pas la justice des hommes ! Pourtant la seconde est invitée à se laisser transformer par la première, et Jésus nous y invite par son enseignement. 
Quelle que soit l’heure d’arrivée des ouvriers dans la vigne, il ne peut y avoir de bonnes vendanges sans l’intégration de tous.
Au niveau socio-économique, cela signifie que chacun est nécessaire, et qu’à chacun doivent être donnés les moyens de se nourrir et de subvenir aux besoins de sa famille. C’est ce que fait le maître de la parabole.
Au niveau religieux, cela signifie qu’il y a place pour tous dans le cœur du Père, et que la joie divine de voir arriver enfin les derniers les propulse à une place de choix ! Ne s’agit-il pas de leur manifester qu’ils sont vraiment les bienvenus ?  
Riches et pauvres, puissants et faibles, croyants héréditaires ou convertis de fraîche date, chrétiens d’ici ou d’ailleurs, enthousiastes ou dans le doute, nous sommes tous acteurs de l’histoire sainte et habitants de ce monde créé par Dieu. 
Et cela implique un combat pour les droits à une vie décente, la solidarité, la recherche de la justice. Le travail n’est pas uniquement un moyen d’acheter mais aussi une contribution pour une économie juste au bénéfice de tous.
Dans le tableau qu’elle a réalisé pour la JMP 2017, l’artiste Rowena “Apol” Laxamana-Sta.Rosa, exprime son regard sur la situation aux Philippines aujourd’hui, en évoquant à la fois le monde urbain et industriel avec des scènes sombres et le monde souriant et coloré de la campagne et de la pêche.

A travers les personnages, notamment la femme qui se tient au centre avec le fléau d’une balance en forme de croix, elle semble signifier que le royaume de Dieu est ouvert à tous, même à ceux et celles qui ne connaissent pas Dieu ou qui ne le reconnaissent pas.
Aux pieds de la femme, une scène d’abondance : trois femmes soutiennent une nappe chargée du pain et du vin de la communion, de poissons, de riz, de légumes, de poulet, et des fruits de la terre.
Que la joie du Seigneur soit notre joie !

 

 

Nous nous joignons à la Journée Mondiale de Prière organisée par les femmes des Philippines.
Et nous prions pour nos envoyés au Laos et pour le peuple laotien.

 

Seigneur, fais de nous un instrument de paix
Bénis toutes les femmes qui oeuvrent chaque jour à apporter la paix à leur communauté, leur foyer et leur coeur.

Donne-leur la force de continuer à changer les épées en socs.

Là où est la haine, que je mette l’amour
Nous te prions pour toutes les femmes qui sont confrontées au préjudice, à l’inégalité et à la discrimination sexuelle.
Aide-nous à voir et affronter la discrimination contre les femmes, quelle que soit la forme qu’elle prenne.

 

Là où est l’offense, que je mette le pardon
Réconforte toutes les femmes qui subissent la douleur de la guerre, de la violence et des abus.
Aide-les à devenir les instruments de leur propre réconciliation et apaisement.

 

Là où est la discorde, que je mette l’union
Pardonne à toutes les femmes et les hommes qui ont laissé les différences nourrir la haine et la discrimination.
Que l’exemple de ton respect pour toute la création nous aide à voir que nous sommes des partenaires égaux dans l’intendance de notre monde.

 

Là où est l’erreur, que je mette la vérité
Réconforte toutes les femmes qui luttent dans l’obscurité de l’abus, de la pauvreté et de la solitude.
Puissions-nous nous tenir avec elles dans la lumière, pour reconnaître leur douleur et tâcher d’enlever les fardeaux de la honte ou de la gêne.

Là où est le doute, que je mette la foi
Nous te prions pour toutes les femmes qui vivent dans la peur de leur mari, de leur frère, de leur père… et des forces qui contrôlent leur vie.
Aide-les à devenir capables d’être elles-mêmes en vérité grâce à votre amour éternel et votre foi.

 

Là où est le désespoir, que je mette l’espérance
Nous te prions pour toutes les femmes qui vivent dans le désespoir de la pauvreté, de la violence, du trafic, de l’esclavage, et des abus.
Que la lumière de ton amour leur porte l’espérance.

 

Là où est la tristesse, que je mette la joie
Aide-nous à voir la force et la bonté dans chaque femme et chaque homme.
Transforme nos coeurs pour qu’ils célèbrent l’amour et la grâce de toutes les personnes.

 




Que tous puissent chanter avec les fleurs des champs et les oiseaux du ciel !

Méditation du jeudi 23 février 2017. Nous prions pour notre envoyé aux Antilles, sa famille et tous les habitants des Antilles.


Source: Pixabay

« Personne ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra le premier et aimera le second ; ou bien il s’attachera au premier et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »
« Voilà pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas au sujet de la nourriture et de la boisson dont vous avez besoin pour vivre, ou au sujet des vêtements dont vous avez besoin pour votre corps. La vie est plus importante que la nourriture et le corps plus important que les vêtements, n’est-ce pas ? Regardez les oiseaux : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent pas de récoltes dans des greniers, mais votre Père qui est au ciel les nourrit ! Ne valez-vous pas beaucoup plus que les oiseaux ? Qui d’entre vous parvient à prolonger un peu la durée de sa vie p par le souci qu’il se fait ?
« Et pourquoi vous inquiétez-vous au sujet des vêtements ? Observez comment poussent les fleurs des champs : elles ne travaillent pas, elles ne se font pas de vêtements. Pourtant, je vous le dis, même Salomon, avec toute sa richesse, n’a pas eu de vêtements aussi beaux qu’une seule de ces fleurs. Dieu habille ainsi l’herbe des champs qui est là aujourd’hui et qui demain sera jetée au feu : alors ne vous habillera-t-il pas à bien plus forte raison vous-mêmes? Comme votre confiance en lui est faible !
Ne vous inquiétez donc pas en disant : « Qu’allons-nous manger ? qu’allons-nous boire ? qu’allons-nous mettre pour nous habiller ?» Ce sont les païens qui recherchent sans arrêt tout cela. Mais votre Père qui est au ciel sait que vous en avez besoin. Préoccupez-vous d’abord du Royaume de Dieu et de la vie juste qu’il demande, et Dieu vous accordera aussi tout le reste. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain : le lendemain se souciera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » Matthieu 6,24-34

 


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Si nous faisons de l’argent une idole et l’angoisse de nos jours nous aurons du mal à servir Dieu. Et ceci peut arriver aussi bien au riche obsédé de l’accroissement de sa fortune qu’au pauvre obsédé de pouvoir nourrir sa famille. Mais comme nous le montre la Bible, le pauvre se remettra plus volontiers aux mains du Père que le riche, étouffé par ses biens.
Mais se vouer au service de Dieu signifie-t-il que nous puissions devenir comme les lys des champs et les oiseaux du ciel qui ne sèment ni ne moissonnent ?
Ainsi se comportaient, dans les premiers temps du christianisme, les pieux anachorètes qui vivaient au désert, se nourrissant de la charité de ceux qui venaient les visiter sur leur colonne ou dans leur grotte.
Mais dès que la vie monastique se fut organisée de manière communautaire, la règle devint : Ora et labora ! Prie et travaille. Et même si les moines faisaient vœu de pauvreté, les monastères ont créé de la richesse, une richesse bonne non seulement pour eux-mêmes mais aussi pour les contrées où ils se trouvaient. 
Le risque est la passion sans limite pour l’économie et l’oubli de l’écologie ! Le regard fixé sur l’or et l’oreille inattentive au chant de l’oiseau !
Mais le mépris de l’économie peut conduire à ne réserver l’écologie qu’aux nantis ! Il faut éprouver une certaine sécurité pour vivre dans l’apparence de la gratuité !
Que l’argent soit, non pas notre maître mais notre serviteur, assigné à l’entraide et au bien-être de tous !  Et que nous puissions, comme rappelait Luther, « agir comme si tout dépendait de nous et prier comme si tout dépendait de Dieu ! »
Alors ensemble, riches et pauvres, nous pourrons partager, avec les fleurs des champs et les oiseaux du ciel, de purs moments de grâce où nous chanterons à la gloire de notre Père céleste !

 

 

Nous prions pour notre envoyé aux Antilles, sa famille et tous les habitants des Antilles.
 

Jésus est ma vie
La parole à dire.
La Vérité à faire connaître.
Le chemin à parcourir.
La lumière à diffuser.
La Vie à vivre.
L’Amour à aimer.
La joie à répandre.
Le sacrifice à offrir.
La Paix à donner.
Le Pain de Vie à manger.
L’affamé à nourrir.
L’assoiffé à rassasier.
L’être nu à vêtir ;
Le sans-abri à loger.
Le malade à guérir.
L’isolé à aimer.
L’indésirable à accueillir.
Le lépreux pour laver ses plaies
Le mendiant pour lui sourire.
L’ivrogne à écouter.
Le malade mental à protéger.
Le tout-petit à embrasser.
L’aveugle à guider.
Le muet pour parler à sa place.
L’estropié pour marcher avec lui.
Le drogué à secourir.
La prostituée à sortir du danger et à secourir.
Le prisonnier à visiter.
Le vieillard à servir.
Pour moi : Jésus est mon Dieu.
Jésus est ma vie.
Jésus est mon seul amour.
Jésus m’est indispensable.
Jésus est mon tout.
    Mère Térésa (1910-1997)
 




D’abord aider son ennemi ! L’aimer ensuite !

Méditation du jeudi 16 février 2017. Nous prions pour nos envoyés en Tunisie.


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« Vous avez entendu qu’il a été dit :  « Oeil pour oeil et dent pour dent.»

Eh bien, moi je vous dis de ne pas vous venger de celui qui vous fait du mal. Si quelqu’un te gifle sur la joue droite, laisse-le te gifler aussi sur la joue gauche. Si quelqu’un veut te faire un procès pour te prendre ta chemise, laisse-le prendre aussi ton manteau. Si quelqu’un t’oblige à faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.

Donne à celui qui te demande quelque chose ; ne refuse pas de prêter à celui qui veut t’emprunter. »

« Vous avez entendu qu’il a été dit :  « Tu dois aimer ton prochain et haïr ton ennemi. »

Eh bien, moi je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. Ainsi vous deviendrez les fils de votre Père qui est dans les cieux. Car il fait lever son soleil aussi bien sur les méchants que sur les bons, il fait pleuvoir sur ceux qui lui sont fidèles comme sur ceux qui ne le sont pas.  Si vous aimez seulement ceux qui vous aiment, pourquoi vous attendre à recevoir une récompense de Dieu ? Même les collecteurs d’impôts en font autant ! Si vous ne saluez que vos frères, faites-vous là quelque chose d’extraordinaire ? Même les païens en font autant !

Soyez donc parfaits, tout comme votre Père qui est au ciel est parfait. » Matthieu 5,38-48

 


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La règle de la vengeance est la démesure.  La loi du talion introduit déjà l’idée de justice, même si l’œil pour l’œil nous apparaît comme une punition insatisfaisante. Mais celle-ci sera remplacée par la réparation ou la compensation : non plus l’œil pour l’œil, la dent pour la dent, mais la valeur de l’œil pour un œil, la valeur de la dent pour une dent.

Alors comment mesurer cette valeur ? Dans la Mishna, livre de la tradition juive, cinq obligations incombent à celui qui blesse son prochain. Il doit réparer : le dommage physique, la douleur, les soins médicaux, la cessation de travail, le préjudice moral (honte, humiliation). Seule la vie échappe à cette loi du talion car sa valeur est au-delà de toute évaluation. Alors c’est Dieu qui juge.

Jésus nous invite à sortir de l’esprit de vengeance, et sans doute à rendre une justice qui soit le plus satisfaisante possible pour tous. Pourtant il est conscient que seul Dieu est juste et que la justice humaine ne peut pas tout. Ainsi comment évaluer le préjudice d’une gifle dont la blessure n’est pas d’ordre physique -au-delà de la douleur passagère-, mais morale -elle humilie. Au danger de la colère, -devenir le meurtrier de son frère, Jésus oppose une maîtrise de soi qu’on prend à tort pour de la passivité.

Tendre l’autre joue suppose de l’intelligence et une grande force morale, de même que donner son manteau au procédurier qui en veut à notre chemise. Ou encore se montrer pleinement disponible et généreux envers quiconque requiert cette disponibilité et cette générosité. Ah ! Comment faire, nous qui sommes si occupés ? A des tâches si importantes ?


Mais Jésus, qui nous fait confiance, nous demande même d’aimer nos ennemis, de prier pour eux ! Que signifie aimer ? Que signifie le mot ennemi ? S’il s’agit de ne rien faire contre celui qui nous a fait du mal, de ne pas lui souhaiter de mal -comme dans l’expression « Je ne souhaiterais pas cela même à mon pire ennemi » et de le remettre à Dieu quand nous ne pouvons pas lui pardonner de tout cœur… le défi est à la mesure de l’amour que Dieu nous porte à tous mais aussi à la mesure de ce que chacun a ou non subi.


Très simplement, il est écrit dans le Livre de l’Exode : « Si vous rencontrez le boeuf ou l’âne égaré de votre ennemi, ramenez-le-lui. Si vous apercevez son âne effondré sous la charge qu’il porte, ne passez pas outre ; aidez plutôt votre ennemi à remettre la bête sur ses pattes. » Exode 23,4-7


Merci au gros bœuf et au petit âne quand il se font artisans de la paix entre les hommes!

 

 

Nous prions pour nos envoyés en Tunisie et pour le peuple tunisien avec cette méditation de St Cyprien de Carthage sur la patience de Dieu

« Quelle immense patience en Dieu !

Nous voyons, par un effet de sa Patience égale et sans faille pour les coupables et pour les innocents,
Pour les gens pieux et pour les impies,
Pour ceux qui témoignent de la reconnaissance et pour les ingrats,
Sur un Signe de Dieu les saisons obéir, les éléments accomplir leur service,

Les vents souffler, les sources couler, les moissons croître en abondance, les raisins de la vigne mûrir, les arbres se charger de fruits, les bois se couvrir de feuilles, les prés de fleurs.

Et bien que Dieu soit douloureusement affecté par nos péchés fréquents, que dis-je ? continuels, Il maîtrise son Indignation et attend patiemment le jour de la rétribution, fixé d’avance une fois pour toutes.

Et bien qu’il tienne la vengeance en son pouvoir, Il préfère conserver longtemps la patience, supportant et retardant avec une évidente clémence pour que, si possible, la méchanceté, à force d’avoir duré, se transforme un jour et que l’homme, après s’être vautré dans les égarements et les crimes contagieux, revienne à Dieu :
« Je ne veux pas la mort de celui qui meurt, mais qu’il se convertisse et qu’il vive » (Ez 18, 32).

Frères très aimés, la Patience est un attribut de Dieu, et quiconque est bon, patient et doux imite Dieu le Père ! Amen. »

 




Choisir l’amour-la vie à chaque instant !

Méditation du jeudi 9 février 2017. Nous prions pour nos envoyés au Togo et pour le peuple togolais.


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« Ne pensez pas que je sois venu supprimer la loi de Moïse et l’enseignement des prophètes. Je ne suis pas venu pour les supprimer mais pour leur donner tout leur sens.
Je vous le déclare, c’est la vérité : aussi longtemps que le ciel et la terre dureront, ni la plus petite lettre ni le plus petit détail ne seront supprimés de la loi, et cela jusqu’à la fin de toutes choses.
C’est pourquoi, celui qui écarte même le plus petit des commandements et enseigne aux autres à faire de même, sera le plus petit dans le Royaume des cieux.
Mais celui qui l’applique et enseigne aux autres à faire de même, sera grand dans le Royaume des cieux.
Je vous l’affirme : si vous n’êtes pas plus fidèles à la volonté de Dieu que les maîtres de la loi et les Pharisiens, vous ne pourrez pas entrer dans le Royaume des cieux. »
Matthieu 5, 17-20

 


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Jésus est juif et assume la totalité de la torah, depuis la plus petite lettre et le plus petit détail jusqu’aux dix Paroles. Si dans le Sermon sur la montagne il nous conduit à un au-delà de la loi, c’est pour en ouvrir le sens et non pour la dénigrer.


Alors se posent des questions épineuses :
– Faut-il considérer à égalité des lois cérémonielles qui visent les rites religieux et les lois éthiques qui concernent l’attitude vis-à-vis du prochain et les relations familiales et sociales ?

– Sur quel principe d’interprétation justifier le discernement des prescriptions et interdits que l’on applique et ceux que l’on rejette, notamment les sanctions cruelles et inhumaines ?

– Comment échapper au légalisme, au moralisme, tout en ne tombant pas dans le laxisme et le relativisme ? Comment suivre et enseigner aux enfants une voie de liberté, qui exige en même temps la prise au sérieux de la Parole de Dieu et l’exercice de la responsabilité personnelle ?


Pour Jésus, reprenant le Lévitique, c’est l’amour de Dieu et du prochain qui sert de mesure à l’exercice de la loi.  Concrètement, c’est la règle d’or : « Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’il te fasse et fais pour lui ce que tu aimerais que l’on fasse pour toi. »
C’est ainsi que s’actualise sans cesse le choix ouvert par Dieu, celui de la vie : « Oui, je vous avertis solennellement aujourd’hui, le ciel et la terre m’en sont témoins : je place devant vous la vie et la bénédiction d’une part, la mort et la malédiction d’autre part. Choisissez donc la vie, afin que vous puissiez vivre, vous et vos descendants. » Deut 30, 19.

 

 


Nous prions pour nos envoyés au Togo et pour le peuple togolais.

Dieu de nos Pères et Seigneur de tendresse,
Toi le Maître de l’histoire,
Toi qui tiens en Tes Mains le cœur des hommes
Et garantis les droits des peuples,
Tu sais que pour la naissance de notre nation,
Tout notre peuple a crié vers Toi.

N’abandonne pas l’ouvrage de Tes Mains.
Le Togo s’était alors consacré au Cœur de Ton Fils, pour toujours.
Prends soin de Ta vigne,
Prends soin de Ton domaine.

Remplis-nous de Ton Esprit pour que tous les fils de notre cher pays,
De l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud,
Se reconnaissent vraiment frères et sœurs,
Et qu’ils deviennent capables d’Amour au lieu de la haine,
D’union au lieu de la division.

Seigneur, aide-nous par Ta grâce à faire place dans nos cœurs
A la Justice et à la Paix
Au lieu de l’injustice et de la violence,
Au Pardon,
Au lieu du désir de vengeance.

Que partout sur notre terre s’affermissent la sécurité et la paix ;
Et qu’ainsi dans notre pays les ennemis se réconcilient,
Les adversaires se tendent la main,
Les groupes et les familles qui s’opposaient
Acceptent de faire route ensemble,
Et que l’Amour triomphe de la haine.
 




Servir Dieu avec ses cinq sens !

Méditation du jeudi 2 février 2017. Nous prions pour nos envoyés au Cameroun et pour le peuple camerounais.

« C’est vous qui êtes le sel du monde. Mais si le sel perd son goût, comment pourrait-on le rendre de nouveau salé ? Il n’est plus bon à rien ; on le jette dehors, et les gens marchent dessus.
 

Le goût

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« C’est vous qui êtes la lumière du monde. Une ville construite sur une montagne ne peut pas être cachée. On n’allume pas une lampe pour la mettre sous un seau. Au contraire, on la place sur son support, d’où elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. C’est ainsi que votre lumière doit briller devant les hommes, afin qu’ils voient le bien que vous faites et qu’ils louent votre Père qui est dans les cieux. » Matthieu 5,13-16

 

La vue

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Méditation
Le sel c’est le goût ! Il relève et révèle le goût des aliments ! Trop concentré il les rend immangeables. Affadi il ne sert plus à rien.
La lumière c’est la vue ! Bien orientée et mesurée elle éclaire, montre, illumine … la beauté du monde et l’expression des visages ! Trop violente elle aveugle ! Cachée elle laisse gagner les ténèbres.
Ces deux métaphores que Jésus emploie pour nous envoyer en mission nous engagent à poursuivre ! Sel ! Lumière ! Quoi d’autres pour éveiller les autres sens ? 


L’ouïe

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Que serions-nous pour émouvoir l’oreille ? Musique ou parole ? Ou les deux réunis dans le chant ?
Pour atteindre le cœur et lui dire l’amour de Dieu, la joie de vivre, les mille merveilles de la création.
Et surtout nous veillerions à ne pas blesser l’ouïe en nous prêtant aux cris, aux calomnies, à la parole qui humilie et qui tue. 

 

Le toucher

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Et pour le toucher ? Serions-nous la main, qui caresse, masse, protège, donne, bénit ? Jésus ne nous a-t- il pas donné l’exemple, lui qui a si souvent mis la main à la pâte des souffrances humaines !
Alors nous nous efforcerions de ne jamais devenir la main qui frappe, défigure, maudit !


L’odorat

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Reste l’odorat. Quel doux parfum pourrions-nous devenir pour chatouiller heureusement les narines des uns et des autres ?
Le spirituel encens, qui évoque les senteurs du ciel ou les hauteurs des cathédrales ?
Ou bien le fumet du pot-au-feu qui promet aux affamés une heureuse communion autour de la table sainte et profane ?
Comme dans le fameux banquet d’Esaïe, qui se tiendra sur la montagne sainte, à base de viandes moelleuses arrosées de vins clairs ! « Alors, dit le prophète, sera enlevé, sur cette montagne, le voile qui couvre la face de tous les peuples, la couverture étendue sur toutes les nations. »
Esaïe 25,7
 

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour !

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Nous prions pour nos envoyés au Cameroun avec ces mots que Jésus nous a enseignés :
Notre Père qui es aux cieux
Que ton Nom soit sanctifié
Que ton règne vienne
Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel !
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre nous du Mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire,
Pour les siècles des siècles Amen

 

 

 




Les perles de l’évangile

Méditation du jeudi 26 janvier 2017 – Nous prions pour nos envoyés à Madagascar et pour le peuple malgache.

Quand Jésus vit ces foules, il monta sur une montagne et s’assit. Ses disciples vinrent auprès de lui et il se mit à leur donner cet enseignement :

Heureux ceux qui se savent pauvres en eux-mêmes, car le Royaume des cieux est à eux !

Heureux ceux qui pleurent, car Dieu les consolera !

Heureux ceux qui sont doux, car ils recevront la terre que Dieu a promise !

Heureux ceux qui ont faim et soif de vivre comme Dieu le demande, car Dieu exaucera leur désir !

Heureux ceux qui ont de la compassion pour autrui car Dieu aura de la compassion pour eux !

Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu !

Heureux ceux qui créent la paix autour d’eux, car Dieu les appellera ses fils !

Heureux ceux qu’on persécute parce qu’ils agissent comme Dieu le demande, car le Royaume des cieux est à eux !

Heureux êtes-vous si les hommes vous insultent, vous persécutent et disent faussement toute sorte de mal contre vous parce que vous croyez en moi.

Réjouissez-vous, soyez heureux, car une grande récompense vous attend dans les cieux. C’est ainsi, en effet, qu’on a persécuté les prophètes qui ont vécu avant vous. » Matthieu 5,1-12

 

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Il faut être Jésus pour prononcer de telles paroles du haut de la montagne !

A nous il n’est pas aisé de trouver le ton juste : chuchotement, confidence, chant psalmodié ? Car cette Parole des béatitudes cherche le fond de notre cœur. Là seule elle peut résonner, être entendue, reçue. Dans le recueillement et la méditation.

Là, dans ce temps ouvert à Dieu où c’est Dieu lui-même qui vit en nous, nous pouvons comprendre que la simplicité de cœur donne la véritable intelligence du monde, que la compassion humaine , au moment où elle s’épuise, est relayée par l’infinie compassion de Dieu, que nos larmes de douleur deviennent source de don spirituel, que le dénuement se revêt parfois d’une richesse inépuisable, que paroles et gestes d’apaisement peuvent se multiplier par contagion, que la soif de justice crée de fraternelles communions et que même la persécution pour cause de fidélité peut recéler une joie insoupçonnable.

Cet inattendu de Dieu qui transforme nos vies, des témoins de tous les temps en ont fait un jour l’expérience, et parfois le récit, avec étonnement et reconnaissance.

Merci à eux qui ouvrent notre regard sur la vie intérieure, celle du Christ en nous, toujours prête à féconder notre vie quotidienne dans le monde. 

 


En écho aux Béatitudes, nous prions pour nos envoyés à Madagascar avec cette prière d’un frère franciscain.


Seigneur, réconcilie-moi avec moi-même.
Comment pourrais-je rencontrer et aimer les autres
Si je ne me rencontre et ne m’aime plus ?

Seigneur, Toi qui m’aimes tel que je suis
Et non tel que je me rêve,
Aide-moi à accepter ma condition d’homme
Limité mais appelé à se dépasser.

Apprends-moi à vivre
Avec mes ombres et mes lumières, mes douceurs et mes colères,
Mes rires et mes larmes, mon passé et mon présent.

Donne-moi de m’accueillir comme Tu m’accueilles,
De m’aimer comme Tu m’aimes.
Délivre-moi de la perfection que Tu veux me donner,
Ouvre-moi à la sainteté que Tu veux m’accorder.

Epargne-moi le remords de Judas
Rentrant en lui-même pour n’en plus sortir,
Epouvanté et désespéré par son péché.

Accorde-moi le repentir de Pierre,
Rencontrant le silence de ton regard
Plein de tendresse et de pitié.

Et si je dois pleurer, que ce ne soit pas sur moi-même
Mais sur ton Amour offensé.

Seigneur, tu connais le désespoir qui ronge mon coeur.
Le dégoût de moi-même, je le projette sans cesse sur les autres !
Que ta tendresse me fasse exister à mes propres yeux !
Je voudrais tellement déverrouiller la porte de ma prison
Dont je serre moi-même la clef !

Donne-moi le courage de sortir de moi-même.
Dis-moi que tout est possible à celui qui croit.
Dis-moi si je peux encore guérir
Dans la lumière de ton regard et de ta Parole.

 

Source: Pixabay

 

 




Avec Jésus la vie se lève !

Méditation du jeudi 19 janvier 2017. En cette semaine de l’unité des chrétiens nous prions pour toutes les Églises et pour notre envoyé en Afrique du Sud.

Quand Jésus apprit que Jean avait été mis en prison, il s’en alla en Galilée. Il ne resta pas à Nazareth, mais alla demeurer à Capernaüm, ville située au bord du lac de Galilée, dans la région de Zabulon et de Neftali.
Il en fut ainsi afin que se réalisent ces paroles du prophète Ésaïe :
« Région de Zabulon, région de Neftali, en direction de la mer, de l’autre côté du Jourdain, Galilée qu’habitent des non-Juifs ! Le peuple qui vit dans la nuit verra une grande lumière. Pour ceux qui vivent dans le sombre pays de la mort, la lumière apparaîtra ! »
Dès ce moment, Jésus se mit à prêcher :
« Changez de comportement, disait-il, car le Royaume des cieux s’est approché ! »
Jésus marchait le long du lac de Galilée, lorsqu’il vit deux frères qui étaient pêcheurs, Simon, surnommé Pierre, et son frère André ; ils pêchaient en jetant un filet dans le lac.
Jésus leur dit : « Venez avec moi et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, ils laissèrent leurs filets et le suivirent.
Il alla plus loin et vit deux autres frères, Jacques et Jean, les fils de Zébédée. Ils étaient dans leur barque avec Zébédée, leur père, et réparaient leurs filets.
Jésus les appela ; aussitôt, ils laissèrent la barque et leur père et ils le suivirent.
Jésus allait dans toute la Galilée ; il enseignait dans les synagogues de la région, proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissait les gens de toutes leurs maladies et de toutes leurs infirmités.

Matthieu 4, 12-23


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Zébédée, pêcheur sur le lac de Tibériade, n’a pas dû être ravi de la défection de ses fils partis à la suite de ce Jésus prêcheur de conversion. Mieux se conduire dans la vie, certes, mais conduire ses pas loin de la famille alors qu’elle a besoin des bras de ses fils, c’est une autre affaire !
Nous trouvons que les vocations radicales à suivre le Christ sont belles dans l’évangile, ou encore quand il s’agit  d’enfants d’amis, mais quand cela se passe chez nous, nous grinçons parfois des dents !
Pourtant ce qu’il y a d’extraordinaire dans l’appel personnel que Jésus lance à des femmes et des hommes, c’est qu’il les invite à un choix, donc à la liberté, il reconnaît leur caractère unique et irremplaçable, il leur exprime combien ils sont personnellement précieux aux yeux de Dieu, et parfaitement qualifiés pour ce qu’il attend d’eux. 
Jésus ne désire pas devenir le gourou d’une foule anonyme, mais le vis-à-vis de Simon, André, Jacques, Lévi, Marc, Marie, Marthe… Et de chacun de nous. Et c’est dans ce vis-à-vis que naît la foi, la confiance. C’est là que Dieu se fait connaître dans l’amour.
Jésus enseigne par des mots et des actes de guérison. Il nous guérit de nos peurs, de nos complexes, de notre auto- dévaluation en nous confiant des responsabilités et des missions pour ce monde.

 

 


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En cette semaine de l’unité des chrétiens nous prions pour toutes les Eglises et pour notre envoyé en Afrique du Sud avec cette prière proposée par l’équipe de préparation de la célébration 2017.
 

Dieu tout-puissant, tu as envoyé ton Fils Jésus Christ pour réconcilier le monde avec toi.
Nous te glorifions pour ceux que, dans la puissance de ton Esprit, tu as envoyés proclamer l’Évangile à toutes les nations.

Nous te rendons grâce pour les Églises et communautés ecclésiales répandues sur toute la terre qui prient et travaillent à la réconciliation et la paix.

Nous te rendons grâce pour tes serviteurs qui en tout lieu invoquent ton nom.
Que ton Esprit éveille en chacune et chacun une faim et une soif d’unité en toi.

Nous t’en prions, Seigneur.

Dieu de bonté, nous te prions pour nous qui sommes les disciples de ton Fils.
Remplis-nous de vérité et de paix.

Fais tomber les murs qui nous séparent ; unis-nous par les liens de ton amour.
Là où il y a la haine, que nous mettions l’amour,
Là où il y a l’offense, que nous mettions le pardon,
Là où il y a la discorde, que nous mettions l’union.

Nous t’en prions, Seigneur.

Dieu créateur de l’univers, tu nous as faits à ton image et tu nous as sauvés en ton Fils Jésus-Christ. Regarde avec bienveillance toute la famille humaine,

Qu’elle soit libérée de l’arrogance et de l’hostilité qui empoisonnent les cœurs.
Dans toutes nos œuvres, toi-même, agis pour nous, afin que ton dessein de salut et d’unité s’accomplisse sur la terre.

Que les peuples et les nations te rendent grâce tous ensemble, prémices du rassemblement céleste.

Nous t’en prions, Seigneur.

Esprit Saint, toi qui donnes la vie, nous avons été créés pour devenir un en toi
Et pour partager cette vie sur terre avec nos frères et sœurs humains.

Ranime en chacun de nous ta compassion et ton amour.

Donne-nous le courage et la force d’œuvrer pour la justice dans nos lieux de vie et de travail,
Et d’apporter la paix dans nos familles.

Permets-nous d’être source de réconfort pour les malades et les mourants
Et de partager ce que nous possédons avec les plus démunis.

Pour que tous les cœurs humains soient un jour transformés, nous t’en prions Seigneur
 




Quand le regard de Dieu écoute l’arc-en-ciel !

Méditation du jeudi 12 janvier 2017. Nous prions pour nos envoyés au Burkina Faso et pour les Burkinabés.

Dieu dit alors à Noé et à ses fils :
« Je vous fais une promesse, ainsi qu’à vos descendants et à tout ce qui vit autour de vous : oiseaux, animaux domestiques ou sauvages, ceux qui sont sortis de l’arche et tous ceux qui vivront à l’avenir sur la terre. Voici à quoi je m’engage : Jamais plus la grande inondation ne supprimera la vie sur terre. Il n’y aura plus de grande inondation pour ravager la terre. »
Et Dieu ajouta : « Voici le signe que je m’y engage envers vous et envers tout être vivant, aussi longtemps qu’il y aura des hommes :  Je place mon arc dans les nuages ; il sera un signe qui rappellera l’engagement que j’ai pris à l’égard de la terre.
Chaque fois que j’accumulerai des nuages au-dessus de la terre et que l’arc-en-ciel apparaîtra, je penserai à l’engagement que j’ai pris envers vous et envers toutes les espèces d’animaux : il n’y aura jamais plus de grande inondation pour anéantir la vie. Je verrai paraître l’arc-en-ciel, et je penserai à l’engagement éternel que j’ai pris à l’égard de toutes les espèces vivantes de la terre. »
Et Dieu le répéta à Noé : « L’arc-en-ciel est le signe de l’engagement que j’ai pris à l’égard de tous les êtres qui vivent sur la terre. »

Genèse 9,8-17


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Méditation
Dans le premier chapitre de la Genèse, le regard de Dieu joue un rôle d’encouragement à poursuivre l’œuvre de création. A 5 reprises on lit : « Dieu vit que cela était bon ». Jusqu’au 6ème jour où, après avoir créé l’homme, il considère que c’est très bon.
Au temps de Noé, le regard de Dieu devient porteur d’un jugement négatif sur le mal qui se commet dans le monde, et sur les humains qui s’y adonnent de tout leur cœur et en tout temps. « Dieu vit la terre et elle était pervertie car toute chair avait perverti son chemin sur la terre. » Le déluge est présenté comme le châtiment à la mesure de ce mal.
Après la catastrophe du déluge, où tous ont sombré hormis Noé et les siens ainsi que le règne animal représenté par un couple de chaque espèce, Dieu scelle une alliance avec l’humanité, qu’il somme d’obéir à certaines lois -notamment l’interdit de meurtre, et par laquelle il s’engage lui-même à ne plus détruire le monde. Cette alliance est symbolisée par l’arc-en-ciel.
Le regard de Dieu va encore jouer un rôle essentiel. Quand les nuages, annonciateurs de pluie, voire de déluge, sembleront annoncer une nouvelle colère de Dieu devant le mal, il promet lui-même qu’il regardera alors l’arc- en- ciel pour se rappeler son alliance, et renoncer à anéantir la vie.
Ce regard porté sur l’arc-en-ciel incarne la part de miséricorde divine qui vient limiter les effets dévastateurs de la stricte justice. Mais ne doit-on pas voir un signe d’humilité de la part de Dieu dans le fait qu’il « avoue » une sorte de besoin d’un signe extérieur à lui-même pour se souvenir de son engagement et pour exercer cette miséricorde ?
En mettant ainsi une limite à sa « sainte » colère, Dieu nous donne une leçon d’interprétation. Personne n’a le droit de dire que Dieu veut anéantir ce monde pécheur. Il ne l’a pas créé pour le détruire. En revanche nous devons prendre nos responsabilités pour habiter le monde de la manière la plus juste et fraternelle possible !
Ne nous laissons donc jamais entraîner à cette attitude des fanatiques et des intégristes qui consiste à condamner ce monde et vouloir châtier les impies -soit- disant au nom de Dieu ! Dieu lui-même, après avoir constaté le désastre du déluge, a suscité l’arc-en-ciel de la miséricorde. Et il nous a donné le Christ, dont le visage doit toujours nous faire souvenir que tout être humain est porteur de l’image et de la ressemblance du Créateur.
Cette méditation a été donnée à l’UPAC à Yaoundé, le mercredi 14 décembre dans le cadre du Colloque de l’Astheol.

 

Prions pour nos envoyés au Burkina-Fasso et pour les Burkinabais

Tu as aimé notre terre, Seigneur Jésus
Et les fleurs des champs dans leur robe de couleur,
Plus belles que le manteau de salomon,
Et les oiseaux du ciel qui adorent le Père
En battant des ailes et en criant de joie :
Ils sont le signe , disais-tu, de la Providence. 
Béni sois-tu Seigneur Jésus !

Tu as aimé notre terre seigneur,
Et les gamins qui jouaient dans la rue à la flûte et à la danse,
Et les tout-petits que les mamans te présentaient dans elurs bras. 
tu les as aimés, tu les as même embrassés.
Béni sois-tu Seigneur Jésus !

Tu as aimé notre terre, Seigneur !
Tu as regardé le blé en herbe se dépêcher de pousser de jour comme de nuit
Et mûrir aussi sûrement que vient le Royaume. 
Béni sois-tu Seigneur Jésus.

Nous te prions Seigneur Jésus :
Puisque tu as aimé notre terre,
Qui est devenue tienne par ta naissance à Bethléem,
Fais qu’en l’aimant à notre tour,
Nous apprenions à la préférer au ciel,
Jusqu’au jour où tu créeras, pour l’éternité,
Les cieux nouveaux et la terre nouvelle.
Lucien Deiss


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Lumière dans les ténèbres !

Méditation du jeudi 5 janvier 2017. En ce temps d’Epiphanie, nous prions pour nos envoyés au Sénégal et pour le peuple sénégalais.

Jésus naquit à Bethléem, en Judée, à l’époque où Hérode était roi.
Après sa naissance, des savants, spécialistes des étoiles, vinrent d’Orient. Ils arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est l’enfant qui vient de naître, le roi des Juifs ? Nous avons vu son étoile apparaître en Orient et nous sommes venus l’adorer. »
Quand le roi Hérode apprit cette nouvelle, il fut troublé, ainsi que toute la population de Jérusalem. Il convoqua tous les chefs des prêtres et les maîtres de la loi, et leur demanda où le Messie devait naître.
Ils lui répondirent : « A Bethléem, en Judée. Car voici ce que le prophète a écrit :  
« Et toi, Bethléem, au pays de Juda, tu n’es certainement pas la moins importante des localités de Juda ; car c’est de toi que viendra un chef qui conduira mon peuple, Israël. »
Alors Hérode convoqua secrètement les savants et s’informa auprès d’eux du moment précis où l’étoile était apparue. Puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez chercher des renseignements précis sur l’enfant ; et quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j’aille, moi aussi, l’adorer. »
Après avoir reçu ces instructions du roi, ils partirent. Ils virent alors l’étoile qu’ils avaient déjà remarquée en Orient : elle allait devant eux, et quand elle arriva au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant, elle s’arrêta. Ils furent remplis d’une très grande joie en la voyant là. Ils entrèrent dans la maison et virent l’enfant avec sa mère, Marie. Ils se mirent à genoux pour adorer l’enfant ; puis ils ouvrirent leurs bagages et lui offrirent des cadeaux : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Ensuite, Dieu les avertit dans un rêve de ne pas retourner auprès d’Hérode ; ils prirent alors un autre chemin pour rentrer dans leur pays.

Matthieu 2,1-12



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Un événement très privé : la naissance d’un bébé !
Une publicité mondiale : Trois sages lisent dans les étoiles que ce petit être bouleversera et éclairera la terre entière !
Une tragédie annoncée : un roi jaloux et fou de sa puissance fomente et organise un massacre d’enfants par peur que le futur roi des juifs lui ravisse son pouvoir !
Cette imbrication entre le sujet de l’extrême joie et celui de l’extrême douleur est terrible!
Déjà les petits contemporains de Moïse furent mis à mort à cause de l’angoisse mortifère et meurtrière du Pharaon devant la croissance du peuple hébreu en Egypte.
Maintenant c’est la croissance d’un Seul, celui qui est annoncé comme Messie d’Israël, qui  pousse Hérode au crime.
Même quand nous fêtons joyeusement Noël et l’Epiphanie, nous ne pouvons oublier la part de terreur et d’horreur liée à cet événement unique de notre histoire. Dieu s’incarne dans le monde tel qu’il est, et non tel qu’il devrait être.
Et dans le monde tel qu’il est, le surgissement de la lumière provoque souvent la réaction violente des ténèbres. De cela Dieu souffre le premier, et il souffre avec toutes les victimes des passions ténébreuses et violentes des hommes.
Alors faudrait-il renoncer à la lumière par peur des ténèbres ?
Non !  Car cette lumière est la lumière du premier jour. Elle est la vie même ! Elle doit absolument demeurer en ce monde pour l’éclairer, donner sens à la vie humaine, et illuminer la création toute entière.

 

 

En ce temps de l’épiphanie, prions pour nos envoyés au Sénégal et pour le peuple sénégalais avec cette prière de sœur Danielle, diaconesse de Strasbourg, à l’intention des enfants des rues.

 

Mon Dieu nous venons vers toi le cœur habité par tous ces enfants livrés à eux-mêmes,
Dans les rues des cités,
Dans les bidonvilles,
Dans les camps de réfugiés.
Ils ne connaissent ni paix ni avenir,
Ni amour ni sécurité.
Ils sont victimes de la folie des hommes,
Génération sacrifiée.

Mon Dieu nous venons vers toi,
Le cœur habité par tous ces jeunes qui se cherchent,
Qui te cherchent sans le savoir.
Ils sont là dans les rues, à crier leur désarroi.
Ils n’osent plus croire en l’avenir.

Seigneur tu as pris les petits dans tes bras,
Et de tes mains tu les as bénis.
Tu as regardé le jeune homme riche avec compassion, avec amour.
Toi le Dieu de la vie tu as une espérance pour chacun d’eux.

Rends-nous attentifs à ta voix, à ta volonté.
Et fais de nous aujourd’hui des témoins d’espérance et de vie
Pour tous ceux qui croiseront notre chemin.

 


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Noël, cela sent la vie !

Méditation du jeudi 22 décembre 2016. Nous prions pour notre envoyé en Afrique du Sud, pour les victimes de l’attentat de Berlin et leurs familles, et pour tous les enfants du monde.

Elle mit au monde un fils, son premier-né. Elle l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’abri destiné aux voyageurs.
Dans cette même région, il y avait des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leur troupeau. Un ange du Seigneur leur apparut et la gloire du Seigneur les entoura de lumière. Ils eurent alors très peur.
Mais l’ange leur dit : « N’ayez pas peur, car je vous apporte une bonne nouvelle qui réjouira beaucoup tout le peuple : cette nuit, dans la ville de David, est né, pour vous, un Sauveur ; c’est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous le fera reconnaître : vous trouverez un petit enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche. »
Tout à coup, il y eut avec l’ange une troupe nombreuse d’anges du ciel, qui louaient Dieu en disant : « Gloire à Dieu dans les cieux très hauts, et paix sur la terre pour ceux qu’il aime !»
Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres : « Allons donc jusqu’à Bethléem : il faut que nous voyions ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. »
Ils se dépêchèrent d’y aller et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. Quand ils le virent, ils racontèrent ce que l’ange leur avait dit au sujet de ce petit enfant. Tous ceux qui entendirent les bergers furent étonnés u de ce qu’ils leur disaient. Quant à Marie, elle gardait tout cela dans sa mémoire et y réfléchissait profondément. Puis les bergers prirent le chemin du retour. Ils célébraient la grandeur de Dieu et le louaient pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, car tout s’était passé comme l’ange le leur avait annoncé.
Le huitième jour après la naissance, le moment vint de circoncire l’enfant ; on lui donna le nom de Jésus, nom que l’ange avait indiqué avant que sa mère devienne enceinte.

Luc 2,7-21


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Le chœur des anges ne peut nous faire oublier que, de façon bien terrestre, Noël rime, presque en tous lieux, avec plats traditionnels, viandes rôties ou recettes qui cuisent longuement au four ou sur la braise, gâteaux et confiseries, fruits…. Et c’est ce que les chanceux de ce monde souhaitent aux plus démunis !
La naissance du Pain de vie est célébrée dans la gastronomie, même si nous évoquons, année après année, le souvenir d’une pauvre naissance, dans une pauvre étable !
Mais à vrai dire, une étable, est-ce que cela ne sent pas bon, à sa façon ? En même temps que le sein et le lait de sa mère l’enfant Jésus n’a- t- il pas humé la rude odeur du bœuf et de la vache, le crottin de l’âne ? Et les bergers venus à son chevet, pour l’adorer, ne portaient-ils pas sur eux le parfum fermenté du troupeau, mêlé à celui des maigres herbages de Judée ? Sans parler de l’encens et des effluves orientaux entourant ces trois bizarres personnages accourus de si loin pour rendre hommage au roi des rois ! 
L’odeur de sainteté n’est pas celle des armées célestes qui, tout en chantant divinement à l’oreille de nos âmes, n’en sont pas moins privées de certains sens bien terrestres. L’odeur de sainteté est celle de la vie, la vraie vie, celle que Dieu n’a pas dédaigné d’habiter, avec nous, en s’incarnant en ce petit enfant merveilleux dont nous reconnaissons le visage dans celui de tous les petits enfants qui viennent au monde chaque jour.
Qu’ils soient tous bienvenus, aimés, nourris, heureux en cette existence !
Que leur joie soit la joie du Christ, la joie de Dieu !

 

 

Nous prions pour notre envoyé en Afrique du Sud, pour les victimes de l’attentat de Berlin et leurs familles, et pour tous les enfants de ce monde, avec cette prière du Pasteur Gérard Delteil :

Que jamais le bonheur de la vie n’éteigne en nous
La révolte contre ce qui la défigure
Mais que jamais non plus le scandale du mal
N’efface en nous la louange de la vie.

Que jamais les mots qui nous font vivre :
Tendresse, plaisir, liberté, confiance,
Ne se referment en des certitudes figées,
Mais qu’ils soient source d’une quête toujours inachevée.

Que notre foi ne soit jamais sans le doute,
Et que nos doutes ne soient jamais sans la confiance.

Que l’émerveillement de recevoir la vie
Comme un don, comme une grâce
N’altère pas nos capacités d’indignation devant l’injustice,
Mais soutienne en nous la promesse
Et la passion d’un monde autre.

Tel est le désir qui nous porte !
Telle est la prière qui nous met en route !

Que la petite espérance nous prenne par la main,
Qu’elle nous entraîne
Sur des chemins inattendus,
Et qu’elle chante en nous,
Comme un défi,
L’amour de la vie !

 


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